Le Christ Social
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Le gouvernement
Celui qui ne sait pas se gouverner lui-même ne peut pas gouverner le peuple. Les hommes politiques d’aujourd’hui ne savent pas se gouverner eux-mêmes ; ils sont pleins de ruse, d’égoïsme, de haine, de cupidité, de luxure, de jalousie, d’envie, de gloutonnerie, d’ivrognerie, etc.
Il est absurde de voter pour un candidat qui ne sait pas se gouverner ; il est stupide d’élire un dirigeant qui ne sait pas se gouverner. Celui qui ne sait pas se gouverner lui-même, peut encore moins gouverner les autres.
Le peuple a été victime des dirigeants, il a été misérablement trompé, et nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes.
Si l’individu est réfléchi, s’il étudie la conduite du candidat et voit qu’il est un ivrogne, un glouton, un cupide, un menteur, un fornicateur, un débauché, un adultère, etc., et ne vote pas pour lui, il contribuera formidablement à sauver le monde.
La masse n’est rien d’autre qu’une somme d’individus, si les individus n’élisent pas un candidat mauvais, la masse ne l’élira pas et ainsi nous serons sauvés des mauvais gouvernants.
L’arbre est connu par son fruit, tel fruit, tel arbre, bon fruit, bon arbre, mauvais fruit, mauvais arbre.
L’heure est aux grandes réflexions car nous sommes dans une très mauvaise passe. Le monde est plein de douleur et nous ne devons pas continuer à accroître cette douleur en élisant de mauvais gouvernants.
Le peuple a été et continue d’être trompé par des politiciens rusés qui ne recherchent que le plaisir, le pouvoir et l’argent, c’est tout.
Nous ne devons plus nous laisser berner par les belles promesses et les beaux discours des renards de la politique.
Les pervers politiques ont souvent des intellects brillants et une corruption morale cachée.
Les candidats à de hautes fonctions aiment mentir, promettent des merveilles et ne tiennent jamais leurs promesses.
Les fonctionnaires de cette époque, tels que les maires, les présidents de municipalités, les commandants de police, les juges, les gouverneurs, etc., sont obligés de voler pour satisfaire leurs supérieurs, ils se vendent et, pire encore, ils sont obligés de se vendre pour ne pas perdre leur emploi, telle est la situation tragique de la justice humaine à notre époque.
Un juge ou un commandant de police, etc., qui ne donne pas satisfaction à ses supérieurs est licencié sans considération.
À notre époque, tous les juges, à de très rares exceptions près, peuvent être achetés, il n’y a pas d’autorité qui, de nos jours, ne se laisse pas corrompre, le fonctionnaire droit et honnête, s’il n’est pas démis de ses fonctions, est classé avec mépris, ils lui donnent un surnom et le ruinent pour qu’il ne se mette pas en travers du chemin.
Malheureusement nous ne pouvons pas nous plaindre, ou plutôt nous ne devrions pas nous plaindre, nous avons nous-mêmes élu nos gouvernants, chacun d’entre nous a fait l’erreur d’élire de mauvais gouvernants.
Nous avons besoin d’une compréhension profonde et de volonté pour ne plus nous laisser berner par ces politiciens cupides, rusés, luxurieux, jaloux, ivrognes, etc., nous devons observer, étudier, analyser le comportement intime de ceux qui veulent notre vote populaire.
L’homme politique qui n’a pas dissous le Moi, qui n’a pas de conscience de soi, est un aveugle et un fou, et comme le disent les Saintes Écritures :
« ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles ; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. »
Matthieu 15:14
Nous devons élire l’homme politique conscient de lui-même, l’homme de bonne conduite, l’homme de bonne pensée, de bon sentiment et de bonne action.
Nous devons choisir l’homme qui marche vraiment sur le chemin de la perfection, je le répète :
« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. »
Matthieu 7:16
Il est stupide, terriblement stupide, d’élire des démons intellectuels pour s’asseoir sur le siège du pouvoir et s’offrir le luxe de nous gouverner.
C’est le comble de l’absurdité que de donner à quelqu’un d’autre le couteau pour nous égorger ; et c’est précisément ce que nous faisons.
Malheureusement, nous avons été bien bêtes de nous laisser berner par les beaux discours et les belles promesses des politiciens menteurs et rusés.
Nous avons nous-mêmes élevé nos propres gouvernements minables, chaque individu est coupable d’élire des tyrans.
Le jour viendra où les gouvernements ne seront plus nécessaires, mais ils sont nécessaires maintenant parce que nous ne savons pas encore comment nous gouverner individuellement. Quand chaque individu sera un gouverneur, quand chacun saura se gouverner lui-même, nous n’aurons plus besoin de personne pour nous gouverner, alors nous serons libres.
Avec la dissolution du Moi, nous n’avons plus besoin de gouvernements, nous n’avons besoin que de sages conseillers compétents dans leurs domaines respectifs, mais combien nous sommes loin d’atteindre de tels sommets.
Partout où il y a de la violence, il faut de l’autorité, nous sommes pleins de violence et donc nous avons besoin d’autorité.
Il est urgent de mettre fin à la violence, il est nécessaire de dissoudre le Moi, nous avons besoin de ce qu’on appelle la compréhension.
Nous devons être honnêtes avec nous-mêmes, nous devons découvrir nos propres erreurs et cela n’est possible que dans la vie en commun, car cette convivance [8] est vraiment un miroir où l’individu peut se voir dans son corps entier, tel qu’il est.
Dans la vie en commun, en société, il y a la découverte de soi, la révélation de soi, lorsque le mental est dans un état d’alerte perception. C’est vraiment en vivant ensemble que les défauts cachés remontent à la surface, sautent aux yeux, et que nous les voyons alors tels qu’ils sont en eux-mêmes.
Analysons les défauts découverts, méditons-les profondément, et de cette façon nous les découvrirons dans leur origine et dans leurs profondeurs, le mental a beaucoup de profondeurs.
Lorsqu’un défaut a été découvert à tous les niveaux du mental, alors il est clair qu’il se désintègre, qu’il est réduit en poussière, et ainsi nous mourons d’instant en instant, et c’est ainsi que le Moi se dissout.
Le temps est venu où nous devons penser mieux. Le dirigeant qui n’a pas dissous le Moi est en fait un diable pervers, même s’il est très intellectuel, et l’élire est, je le répète : une stupidité.
Les politiciens malins disent toujours : “Ma vie privée est une chose et ma vie publique en est une autre, personne n’a à intervenir dans ma vie privée”, c’est l’échappatoire qu’ils recherchent toujours pour justifier leurs propres crimes.
Si les candidats à la présidence, les gouverneurs, etc., n’aiment pas que les gens s’immiscent dans leur vie privée, la meilleure chose à faire pour eux est de rester en dehors de la politique.
Personne ne doit vraiment se soucier de la vie des autres, mais il y a des vies d’autres personnes que nous devons inévitablement examiner, et il serait et est absurde de ne pas examiner la vie privée des candidats au gouvernement.
Le candidat qui bat sa femme et ses enfants à la maison sera un bourreau avec le peuple, et s’il est un ivrogne à la maison, il augmentera le vice parmi le peuple, et s’il vole ses amis, il volera le peuple, et s’il est lascif, il peut vendre le pays lui-même pour le plaisir de n’importe quelle femme, etc.
Le candidat qui ne sait pas comment gouverner sa maison, qui ne sait pas comment se gouverner lui-même, qui ne sait pas comment gouverner ses enfants et ses domestiques, ne peut pas non plus gouverner un pays.
Il est manifestement absurde de voter pour un candidat inconnu, pour un candidat imposé par des cliques politiques sur la base de la propagande.
Les hommes à la jambe caoutchouteuse, les flagorneurs, les hypocrites égoïstes qui entourent leurs candidats, ne pensent qu’égoïstement à leurs avantages personnels, sans se soucier le moins du monde de la moralité du candidat qu’ils imposent sur la base de la propagande.
C’est ainsi que les peuples gémissent sous le talon des tyrans, c’est ainsi que les peuples sont devenus les victimes des malveillants.
L’heure est aux grandes réflexions. Chaque individu doit avoir le courage de ne pas se laisser convaincre par la propagande, la masse est une somme d’individus et si l’individu ne vote pas, la masse ne votera pas.
Avant tout, l’individu doit avoir le courage de ne pas voter pour un candidat dont on ne connaît pas la vie privée ; nous, en tant qu’individus, ne devons pas penser que si les autres votent, nous serons isolés, nous devons être des individus, et penser en tant qu’individus, et avoir le courage de ne pas voter pour des candidats dont on ne connaît pas la moralité, quelle que soit la façon de penser des autres, car chacun est ce qu’il est.
Chaque ville, chaque village, chaque hameau, chaque canton, syndicat et cité, doit élire par vote populaire, des hommes à la moralité reconnue et irréprochable, pour enquêter soigneusement sur la vie privée du candidat à la présidence, au poste de gouverneur, au poste de juge, etc.
Le peuple ne devrait voter que pour des hommes dont la moralité est reconnue, afin de nous épargner le déshonneur de remettre le pouvoir aux malveillants.
Rappelez-vous, hommes et peuples, qu’il existe dans le monde des hommes à l’intellectualité la plus brillante et aux paroles convaincantes, mais qui sont des voleurs, des rusés, des cupides, des assassins, etc.
Il est absurde de remettre le pouvoir aux malveillants simplement parce qu’ils parlent bien et font des promesses grandioses.
Les candidats à de hautes fonctions sont généralement entourés de tueurs à gages, et ils n’ont aucun scrupule à assassiner secrètement quiconque leur fait de l’ombre.
Il a été pleinement démontré que les candidats au poste de premier ministre ne sont pas vraiment les candidats du peuple.
Normalement, les cliques de puissants choisissent les candidats et les imposent sur la base de beaucoup de propagande.
L’argent investi dans une telle propagande provient naturellement, comme toujours, du pauvre porte-monnaie des classes laborieuses.
Le plus curieux est la manière dont elle [9] s’impose aux marionnettes des cliques secrètes et puissantes.
Partout, il y a des effigies des candidats avec des phrases clinquantes et des phrases qui disent, untel ou untel : “le candidat du peuple.”
Les personnes pauvres, souffrantes et misérablement exploitées ne connaissent même pas le candidat, et si elles votent pour lui, elles le font sous pression et pour ne pas perdre leur emploi. Chacun doit défendre son emploi et doit naturellement voter pour le candidat imposé sur la base de la propagande.
Dans presque tous les pays du monde occidental, les chefs d’État sont des “marionnettes”, des “pantins” contrôlés par certains groupes de millionnaires rusés et cupides.
Presque toujours, les grands chefs d’État, tant en Europe qu’en Amérique, commandent secrètement l’assassinat de tous ceux qui leur font de l’ombre.
C’est avec une infinie tristesse que nous savons que certains de ces dirigeants, grands meurtriers, ont reçu le prix Nobel de la paix.