Les Sept Paroles


5. Doctrine de la Résurrection initiatique
7. La Lumière de l’Esprit Pur, du Christ et du Père

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Épiphanie, manifestation du Christ

Le mot Épiphanie, qui vient d’un terme grec, désigne la manifestation, la révélation ou l’Ascension du Christ en nous, après la Résurrection de notre Crestos.

Cette Ascension nous mène à l’Illumination de l’Esprit-Saint, après la récapitulation de tout notre passé dans le profond abîme du mal.

Avec l’Épiphanie, nous recevons l’Illumination, mais pendant les quarante jours qui précèdent l’Ascension, nous nous submergeons dans de profondes ténèbres.

Plusieurs Frères trouvent les sommets élevés de la Résurrection très distants et difficiles à atteindre, mais quiconque en finit avec la fornication parviendra très rapidement à ces cimes ineffables.

La Bible nous dit ceci :

« Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères. »

Hébreux 13:4

Par ce verset, la Bible, qui est la parole de Dieu, nous enseigne que la Rédemption de l’homme réside exclusivement dans la Magie Sexuelle, car le lit sans souillure, préservé de toute fornication ou adultère, est une référence directe à la pratique de la Magie sexuelle avec l’épouse-prêtresse, au lieu de l’immonde coït.

« Veillez à ce qu’il n’y ait ni impudique, ni profane comme Esaü, qui pour un mets vendit son droit d’aînesse. »

Hébreux 12:16

Ainsi, en suivant le Sentier de Sainteté, nous nous préparons pour l’Épiphanie et réalisons en nous l’Être-Christ.

Il est nécessaire que l’Initié prie Dieu tous les jours. Toute prière doit être accompagnée d’une coupe de vin et d’un morceau de pain. “Faites ceci en mémoire de moi”, a dit notre Divin Sauveur.

Le clergé catholique romain a monopolisé la Sainte Onction et, à cause de cela, la pauvre humanité en a été privée pendant vingt siècles.

Priez toujours, mes Frères, puis partagez le pain et buvez le vin. Cet enseignement solennel vient de l’Ange Aroch, un Ange de commandement.

Toute personne, même si elle est seule, peut prier et rompre le pain et le vin.

La prière la plus puissante est le Notre Père.

On mettra toujours le pain et le vin sur un linge propre et parfumé. On ne peut porter le pain et le vin à notre bouche qu’après la prière.

Avec le pain et le vin, des millions d’atomes christiques entrent dans notre organisme humain pour éveiller tous nos pouvoirs occultes.

Le Christ, en sa qualité de Christ Cosmique, a dit : “Je suis le pain de vie, je suis le pain vivant ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.”

Tout être humain peut se christifier, au moyen de la Magie Sexuelle et de la Sainte Onction Eucharistique.

Les Frères gnostiques devront toujours avoir du pain et du vin, et ils prendront quotidiennement la Sainte Onction.

La prière se fait toujours à genoux.

Il faut savoir prier, prier c’est converser avec Dieu.

Lorsque l’Ange Aroch, Ange de commandement, m’a enseigné cette clé merveilleuse de l’Onction gnostique, il m’a aussi enseigné à prier.

Quels indicibles et ineffables moments, ceux où l’Ange Aroch, sous la forme d’un enfant, à genoux et les mains jointes sur la poitrine, levait ses yeux très purs vers le ciel. Son visage à cet instant semblait de feu et, plein d’un amour profond, il s’exclamait : “Seigneur, Seigneur, ne me laisse pas tomber, ne me laisse jamais sortir de la lumière, etc.” Puis il bénit et rompit le pain, qu’il nous donna à manger, et il versa le vin dans un petit vase d’argent, le servit dans des coupes et nous en donna à boire.

Les Anges, comme l’Ange Aroch, n’utilisent plus le vieil astral lunaire, mais uniquement l’Astral supérieur, notre Benjamin, et c’est pourquoi ils semblent des enfants d’une indescriptible beauté.

Ce sont des Fils de la Résurrection, ce sont des Fils de la Vie, et de leur front immaculé jaillissent des éclairs terribles.

Avec l’aide de ces Anges, nous pouvons nous transporter avec notre corps de chair et d’os en état de Jinas aux endroits les plus éloignés de la Terre. Pendant l’état de transition entre la veille et le sommeil, nous pouvons invoquer l’un de ces Anges, en le priant de nous transporter avec notre corps physique à l’endroit où nous voulons nous rendre, et si l’Ange considère que notre requête est juste, il nous transportera au lieu désiré : il suffira de se lever de son lit avec foi, mais en conservant le sommeil. (Voir le chapitre 12 des Actes des Apôtres)

Le Benjamin d’un Maître est une précieuse acquisition. Il suffit à un Maître de penser à une certaine personne ou à un lieu éloigné pour s’y trouver en quelques instants, voyant et entendant tout ce qui s’y passe.

Lorsque le jour de son Ascension approche, le Maître commence à percevoir, dans les mondes supérieurs de conscience, où la lumière de l’Esprit resplendit, un temple clos dont les portes s’ouvriront, au bout de quarante jours, pour le recevoir et l’accepter comme un habitant authentique des mondes ineffables de l’Esprit pur, où brille l’Amour suprême du Père.

Le Maître contemple en extase ce temple sublime, sur la coupole triangulaire duquel se pose la blanche colombe de l’Esprit-Saint, dont la tête a la divine apparence d’un vieillard vénérable.

Notre Conscience divine vibre intensément à l’intérieur du Maître interne, dans lequel notre Benjamin bien-aimé s’est totalement absorbé.

Une chose qu’il nous faut savoir, c’est qu’entre notre Conscience divine et le vieil astral, il existe, fort heureusement, un Rayon terrible du Christ Cosmique, à savoir le troisième degré du pouvoir du Feu, qui unit notre vieil astral à notre Conscience divine.

Ce Rayon christique est le médiateur entre l’astral et le Maître interne, à l’intérieur duquel vibre la vie ineffable de notre Benjamin.

Le Rayon christique, ou Kundalini du corps astral, est donc comme la main sacrée du divin Rédempteur du Monde, qui nous tire de l’abîme et nous arrache aux ténèbres pour toujours.

Il est comme la main salvatrice du Maître, qui s’étend vers nous pour nous soulever jusqu’au temple ineffable du Père.

Le Christ vient à nous comme un voleur dans la nuit lorsque nous nous y attendons le moins.

La Kundalini du corps astral, le Rayon christique, resplendit, lorsqu’elle s’éveille, comme un éclair terrible. Quand elle commence à monter, la Kundalini astrale (le Rayon de Jésus-Christ) a une belle couleur blanche éclatante, mais quand elle est parvenue à son développement total, elle est alors d’une sublime couleur dorée, pleine d’une splendeur indescriptible.

Et c’est par le troisième degré du pouvoir du Feu que le Christ accomplit sa parole, qu’il a engagée dans ce pacte solennel, signé avec son sang dans l’événement dramatique du Golgotha.

Lorsque le troisième degré du pouvoir du Feu réussit à sortir par la partie supérieure du crâne, il revêt la figure mystique d’une blanche colombe avec une tête de vieillard : c’est la colombe de l’Esprit-Saint, qui demeure dès lors posée sur la coupole triangulaire de ce temple ineffable, attendant l’instant sublime où, les jours du Maître étant accomplis, s’ouvriront les portes de ce temple du Père.

Aux portes de ce temple majestueux, où brille la lumière du Père, on voit les deux images de notre astral, attendant l’heure solennelle où les portes s’ouvriront.

Après trente-trois jours de récapitulation ténébreuse au sein de l’abîme, nos trois véhicules inférieurs ou, pour mieux dire, la conscience animique de nos trois véhicules inférieurs, est éprouvée ou examinée par le feu.

Il faut soumettre à un examen ces trois véhicules inférieurs, afin de connaître le résultat de la récapitulation ténébreuse dans l’abîme.

Un Hiérarque jette sur le sol trois pains, et ces trois pains éclatent comme des bombes explosives et se transforment en feu ardent.

Et alors, au cœur des trois flammes ardentes, nous apercevons trois belles jeunes filles résister à l’épreuve du feu.

Ces trois demoiselles sont la conscience animique et les principes éthériques de nos trois corps physique, vital et astral.

Si l’une de ces belles jeunes femmes succombait à l’épreuve du feu, si elle fuyait ou tremblait de terreur, ou tombait évanouie au cœur des flammes ardentes, il serait alors démontré par cet examen que notre pierre était encore mal taillée.

Ayant échoué, le Maître serait dans ce cas renvoyé, jusqu’à ce qu’il ait poli, avec le dur émeri de la douleur, chacune de ses facettes.

Et lorsque le diamant de notre âme a été bien poli et qu’il brille dans toute sa splendeur, il est alors tout à fait prêt pour l’Ascension du Seigneur.

Les trois jeunes filles sont l’âme de chacun de nos trois véhicules inférieurs.

Pour parvenir à l’Ascension, nous devons extraire de chacun de nos trois corps inférieurs un extrait animique pur et beau.

Ces trois corps de péché doivent nous donner une trine Âme divine, pour Dieu et pour le Père.

C’est là le mystère du Baphomet.

Nos corps physique, vital et astral sont merveilleux.

« Heureux l’homme qui en a rempli son carquois ! Ils ne seront pas confus, Quand ils parleront avec des ennemis à la porte. »

Psaume 127:5

Dans cette épreuve, nous voyons un quatrième pain qui n’entre pas en état d’ignition, parce qu’il symbolise le corps mental et la quatrième Initiation des Mystères Majeurs à laquelle le Maître ne peut accéder qu’après l’Ascension.

Lorsque le Maître sort triomphant de cet examen qui a lieu au trente-troisième jour, on lui montre une vieille lampe défectueuse, qui représente notre vieux monde submergé, et on lui dit : “Ça ne sert plus.”

Le passé a déjà donné son fruit, à la fois la fausse lumière des ténébreux lucifers, et la fausse lumière de la raison, ne servent plus à rien. Nous avons dorénavant besoin d’une nouvelle lumière, la lumière de l’Esprit pur, la lumière du Christ, la lumière ineffable du Père


5. Doctrine de la Résurrection initiatique
7. La Lumière de l’Esprit Pur, du Christ et du Père