Les Sept Paroles
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Mort, résurrection et ascension du corps Astral
Tout le secret de la Résurrection de notre Crestos réside dans la coupe d’argent de Benjamin.
Les Naasséniens utilisaient, comme symbole sacré, un calice. “Ils y prenaient le semen de Benjamin ; ils disaient que ce semen était composé de vin et d’eau.”
Benjamin est un symbole qui représente le fond même de notre véhicule astral ; il figure précisément notre Crestos, lequel doit passer par la Mort symbolique de notre Seigneur Jésus-Christ. La coupe d’argent que l’on trouva dans le sac de Benjamin est notre Saint-Graal, notre calice divin, rempli d’énergie séminale, du vin de Lumière, du sang rédempteur. En buvant dans le calice de Benjamin, nous parvenons à la Résurrection de notre Crestos.
En examinant attentivement la Résurrection de notre Crestos ou Médiateur astral, nous pouvons voir par clairvoyance un fondement essentiel, un principe animique indépendant, un Astral supérieur représenté par Benjamin, frère bien-aimé de Joseph, fils de Jacob.
Cet Astral divin demeure pendant trois jours dans son tombeau de cristal ou Saint-Sépulcre. Et au troisième jour il s’unit, fusionne avec l’Intime, et se lève de sa tombe. Tout cela est le processus initiatique de la troisième Initiation des Mystères Majeurs.
La légende de Joseph, fils de Jacob, décrit le processus initiatique de notre Crestos.

JOSEPH INTERPRÈTE LE RÊVE DU PHARAON
Joseph représente le corps astral de l’homme et Benjamin représente cet Astral supérieur, ce Crestos divin, enfermé à l’intérieur du corps astral de l’homme, comme la coupe d’argent dans le sac de Benjamin. Ce sac est le corps astral proprement dit, et la coupe d’argent de Benjamin est notre Crestos, est Benjamin lui-même, est l’Astral supérieur.
Et c’est au moyen de cet Astral divin, supérieur, que nous retournons à notre Père. Joseph est retourné voir son père Jacob au moyen de Benjamin.
Si nous observons l’épi de blé, nous le voyons croître, millimètre par millimètre, sous les puissants rayons du soleil, jusqu’à produire le grain ; une fois le grain produit, le reste meurt.
À l’intérieur de notre sac de Benjamin, c’est-à-dire à l’intérieur de notre corps astral, se trouve le calice de notre énergie sexuelle, par le pouvoir de laquelle se forme une espèce d’Astral indépendant et supérieur qui, après trois jours, s’unit et se fusionne avec l’Intime dans la Résurrection.
Ce nouvel Astral est, précisément, notre Crestos ; celui-ci quitte le sac de Benjamin, s’échappe du “sac” astral dans lequel il s’est formé, de la même façon que le papillon s’échappe de sa chrysalide. Et le nouvel Astral s’exclame : “Il est écrit, je demeurerai au milieu de tes lombes.”
La vie s’alimente avec la mort, et la mort travaille pour la vie. Nos vieilles passions meurent pour que surgisse la vie.
Ce nouvel Astral est un Plérôme ineffable. Il est un nectar rempli de perfections. Il est le summum de la Sagesse.
Les théosophes, les rosicruciens et les spiritualistes parlent beaucoup du corps astral et croient qu’ils le connaissent à merveille.
Mais lequel d’entre eux a jamais parlé une seule fois, dans sa vie, du troisième Serpent igné, de l’ultrabiologie et de l’ultraphysiologie de l’Astral supérieur ? Lequel d’entre eux sait qu’à l’intérieur du corps astral se forme un autre corps astral supérieur ? Ces frères sauraient-ils de quelle façon s’élève notre troisième Serpent par le canal médullaire extrêmement fin de notre Benjamin ou Astral supérieur ?
J’ose affirmer que tous les livres qui ont été écrits dans le monde sur la Théosophie, le Rosicrucisme, le Spiritisme, etc., sont aujourd’hui complètement désuets, révolus, dans notre Ère nouvelle du Verseau, et qu’on doit par conséquent les réviser pour en extraire uniquement l’essentiel.
Moi, Samaël Aun Weor, je livre ici à l’humanité l’authentique Message que la Loge Blanche adresse au genre humain pour la nouvelle Ère du Verseau.
Dieu a livré aux hommes la Sagesse du Serpent. Que veulent-ils de plus ? Cette Science n’est pas de moi ; cette Science vient de Dieu. Ma personne ne vaut rien ; l’Œuvre est tout ; je ne suis rien d’autre qu’un émissaire.
Tout le monde ne possède pas l’Astral supérieur. Cet Astral, on doit l’engendrer, et on l’engendre en pratiquant intensément la Magie Sexuelle avec sa femme, ou la femme avec son mari. C’est ainsi que l’on forme le Christ en nous. Voilà pourquoi nous, les Gnostiques, nous affirmons qu’il existe deux sortes de naissance : la naissance de la chair, qui provient du coït, et une autre naissance, différente, dans laquelle le coït n’est pas nécessaire. Du premier type de naissance, c’est-à-dire du coït des fornicateurs, sortent des hommes condamnés à la mort, et de la deuxième forme de naissance, c’est-à-dire de la Magie Sexuelle ou conception de l’Esprit-Saint, sortent des Anges, sort notre Crestos, sort notre nouveau Corps Astral ou Christ Médiateur.
Ainsi donc, le Sentier du foyer domestique, vécu avec sagesse et amour, nous conduit au bonheur ineffable du Nirvana.
La femme est le chemin. La femme est la porte.
Après la Résurrection de notre Crestos, l’Initié doit descendre dans les mondes submergés de l’ennemi secret.
On dit qu’après la Résurrection, le Christ a dû descendre aux enfers pour en faire sortir les âmes de nos premiers parents, d’Abraham, de Jacob, etc. Ceci est un symbole vivant de ce que doit vivre l’Initié après sa Résurrection.
Il est déplorable que la Bible luthérienne ait supprimé du texte original ces passages significatifs, et il ne fait pas de doute que cela est dû à l’ignorance même des sectes protestantes. Bien que les protestants assurent que Luther a fait sa traduction à partir de l’original grec authentique, il n’en est pas ainsi, parce que Martin Luther ne connaissait pas le grec.
Nous, les Gnostiques, nous sommes les seuls à posséder les textes grecs originaux des Saintes Écritures, à l’intérieur de notre Sainte Église Gnostique. La Bible est le livre sacré des Gnostiques et seuls les Gnostiques peuvent la comprendre.
La Bible luthérienne est basée sur les travaux de saint Jérôme, lesquels sont intentionnellement incorrects, car saint Jérôme, se conformant aux ordres qu’il avait reçus du pape Damase 1er, a dû arranger les choses pour les accommoder aux intérêts du catholicisme romain. Saint Jérôme est le véritable auteur de la Vulgate latine.
Ainsi donc, avant l’Ascension, le Christ est apparu à ses disciples à plusieurs reprises. Lorsque le Christ apparut à Marie-Madeleine, l’une des saintes femmes, il lui dit :
« Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Jean 20:17
Avant l’Ascension, l’Initié doit descendre aux mondes submergés pour y détruire les racines les plus intimes du mal.
Et l’Initié pénètre alors dans des régions véritablement infernales, impossibles à décrire en mots.
Plus tard, vient l’Ascension, quarante jours exactement après la Résurrection de notre Crestos.
Nous devons faire comprendre à nos disciples gnostiques que celui qui descend dans les mondes infernaux pendant 40 jours après la Résurrection est le vieil astral de notre personnalité inférieure, pour détruire toutes les racines du mal. Avec l’ascension, cet ancien astral est alors placé dans le plan des Dieux, puis vient la Grande Illumination.
Mais comme il est logique que si l’on veut transplanter un arbre d’un endroit à un autre, il faille l’arracher ou le déraciner pour pouvoir le transplanter ailleurs, l’Initié doit effectuer un processus analogue avec son corps astral. L’Initié doit inévitablement s’immerger dans ses propres enfers intérieurs pendant 40 jours, pour déraciner son corps astral de toutes les sphères du mal. Après ces 40 jours, ce corps astral est transplanté dans le plan des Dieux, et il n’en sortira plus.
Alors l’Initié agit à tout moment en pleine conscience dans les mondes supérieurs, et son corps astral est transformé.
Benjamin, l’astral supérieur ou nouvel astral, ne pourra pas descendre dans ces sphères infernales de nos propres mondes submergés, puisqu’il est le Fils de la conception sacrée de l’Esprit-Saint et se confond totalement avec Lui, l’Intime, dans l’Initiation-Résurrection.
Mais il serait très difficile d’apporter la mémoire des mondes supérieurs de conscience au monde physique sans l’intervention de notre vieil astral. L’ancien astral est notre Médiateur et, comme nous l’avons déjà dit, il est étroitement lié à nos glandes endocrines et à notre grand système nerveux sympathique.
Chacun des sens du corps astral est intimement lié aux glandes endocrines et pour cette raison il est essentiel de déraciner le corps astral des mondes submergés et de l’enraciner dans le plan des Dieux, car c’est l’instrument que nous possédons pour lier notre personnalité terrestre à l’homme céleste.
Ainsi seulement pouvons-nous comprendre sous quelle forme et de quelle manière surgit l’Illumination de l’Esprit-Saint, après l’Ascension. Voyons les versets bibliques concernés :
« Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.
Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. »
Actes 1:8-9
Dans la deuxième Initiation des Mystères Majeurs, nous sommes baptisés avec de l’eau, et dans la troisième Initiation des Mystères Majeurs, nous sommes baptisés avec le Feu de l’Esprit-Saint. Jean nous a baptisés avec l’eau, le Christ nous baptise avec le Feu.
« Car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit. »
Actes 1:5
Pendant ces quarante jours qui précèdent l’Ascension, l’Initié doit impérativement se garder de tout contact sexuel, car il doit maintenir son aura totalement lumineuse et sereine, libre de toute onde passionnelle.
C’est après quarante jours seulement que l’Initié peut continuer à pratiquer son rite de Magie Sexuelle. Mais pendant ces quarante jours qui précèdent son Ascension, l’Initié doit transmuter son énergie sexuelle au moyen du Mental. Durant ces quarante jours précédant l’Ascension de notre Corps Astral, il nous faut inévitablement descendre à l’abîme, pour y couper définitivement toute racine, tout lien, toute relation avec les créatures du mal.
Là-bas, nous rencontrons tous nos vieux collègues du mal, et ceux-ci se moquent alors de nous et nous attaquent sans cesse. Là-bas, il nous faut vivre ou, pour mieux dire revivre, toutes ces scènes ténébreuses de notre passé. Et ainsi nous coupons les racines qui unissent l’arbre de notre vie aux abîmes du mal. L’Initié comprendra maintenant pourquoi le Maître doit s’abstenir de son rite sexuel avec sa femme pendant ces quarante jours : il est nécessaire que son aura soit brillante et lumineuse, pour qu’il puisse se défendre contre les puissances du mal, et pour rendre plus facile aux Hiérarchies le pénible travail de déraciner notre véhicule astral de la pourriture du mal.
C’est une tâche lourde pour les hiérarchies.
Le dévot du sentier comprendra à présent la signification ésotérique du Carême. Le Carême authentique n’est pas avant la Crucifixion du Maître, mais après sa Crucifixion. Mais l’Église catholique et les autres sectes néo-catholiques, protestantes, adventistes, etc., ont perdu la tradition de tout ceci.
Il est affligeant de voir combien les êtres humains sont profondément enracinés dans l’abîme du mal. Dans ces mondes submergés surgissent devant l’Initié des scènes douloureuses du passé, qu’il doit vivre à nouveau dans l’abîme pour rompre tout lien avec les ténèbres. C’est l’adieu que l’Initié fait aux ténèbres.
Pendant ce Saint Carême, l’Initié, sans être un démon, est entouré de démons. C’est pour cela que lorsque Marie Madeleine, après s’être exclamée “Rabonni ! Rabonni !”, voulut toucher le Maître, le Christ lui dit :
« Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. »
Jean 20:17
Ainsi donc, le Christ dit à Marie Madeleine : “Ne me touche pas”, parce que le Corps Astral du Maître était entouré de démons.
Marie Madeleine aimait de toutes ses fibres le divin Rabbi de Galilée, et lorsque, debout, appuyée contre un mur, elle entendit la parole terrible : “Tibo ! Tibo ! Tibo !” qui condamnait le Christ à passer par le supplice du Golgotha, elle fut remplie d’une indicible terreur.
La mission du Christ est réellement atterrante. Le Seigneur a pris sur ses épaules tout le poids d’une Croix très lourde.
C’est la force christique qui nous rachète. C’est le sang de l’Agneau qui nous sauve des abîmes du mal. La doctrine de la Résurrection des morts est la doctrine du Christ.
Pendant ce Carême, l’Initié rompt pour toujours les amarres qui attachent la barque de sa vie au port d’Aeodon (l’affliction).
Dans ce livre nous avons parlé exclusivement de la Résurrection et de l’Ascension de notre Corps Astral ou Crestos Médiateur : c’est la Doctrine du Nazaréen.
Dans “La Révolution de Bel”, nous parlons de la Résurrection de notre Conscience divine (la Haute Initiation) et aussi de cette Ascension transcendantale que réalise le Nirvani sans résidus, lorsqu’il fusionne avec son Glorian.
Mais dans ce livre-ci, nous nous concentrerons exclusivement sur la Mort, la Résurrection et l’Ascension de notre Corps Astral ou Crestos Médiateur.