Les Sept Paroles
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Doctrine de la Résurrection initiatique
Au cours de l’Ascension du Seigneur, notre Corps Astral se libère de l’abîme et s’élève dans l’aura lumineuse de notre Père qui est aux Cieux.
Lorsque le Maître interne, à genoux sur l’Autel sacré de la troisième Initiation des Mystères Majeurs, reçoit son Initiation, alors au-dessus de l’Autel sacré apparaît, resplendissant et comme s’il descendait de l’azur infini, Sanat Kumara, au nom de qui sont reçues toutes les Initiations.
La sublime prestance de cet Ancien des Jours est indescriptible. Sa chevelure blanche tombe sur ses épaules et semble n’avoir jamais été touchée par des lames de ciseaux. Sa barbe chenue et son visage majestueux nous apparaissent comme la figure de Dieu.
Avec son corps semi-dénudé et son bâton à la main, Sanat Kumara a l’air d’un Adamite [3].
Sanat Kumara est le résultat de purifications millénaires.
Le Maître intérieur reçoit la troisième Initiation des Mystères Majeurs dans les mondes supérieurs de conscience, et il assiste à son Initiation sans véhicule matériel d’aucune sorte.
Toutes les sectes gnostiques des temps anciens, toutes les sociétés initiatiques du passé : Nazaréens, Pérates [4], Pythagoriciens, etc., ont connu cette vieille doctrine de la Résurrection initiatique. La Résurrection a été cultivée dans les Mystères d’Égypte, de la Grèce, de Rome, de Babylone, de la Syrie, de la Perse, de l’Inde, du Mexique, du Pérou, de Troie, de Carthage, etc.
La Résurrection a été la doctrine des Esséniens, la Résurrection a été la doctrine de tous les sages du passé ; elle est la sagesse des Gnostiques.
Isis vit toujours, ressuscitant continuellement Osiris au moyen du Phallus sacré.
La Sagesse du Sexe est le fondement de toute authentique École de Mystères. C’est le Lingam-Yoni des Mystères antiques.
La Rédemption réside exclusivement dans la Magie Sexuelle.
Au moyen de la Magie Sexuelle et de la sainteté parfaite, tout homme peut se convertir en un Maître des Mystères Majeurs de la Grande Fraternité Blanche Universelle.
Le processus scientifique de l’Ascension engendre, dans le corps de l’Initié, un processus de transformation biologique, dont les symptômes s’expriment sous la forme d’un dépérissement ou d’un affaiblissement organique, spécialement lorsqu’arrive l’heure du crépuscule.
Cependant, cela ne signifie pas une maladie ou une faiblesse organique proprement dite ; il s’agit simplement de phénomènes passagers résultant de la transformation du corps astral pendant ces quarante jours de l’Ascension du Seigneur.
Il est logique que toute transformation du corps astral produise une transformation similaire dans les processus catalytiques cellulaires et dans le mécanisme électrobiologique de nos glandes endocrines qui, comme de merveilleux laboratoires, transforment les Tattvas en diverses substances biochimiques, lesquelles, au terme de multiples combinaisons, finissent par se cristalliser en hormones.
Le corps astral a son siège dans le foie. Si nous examinons le mot espagnol “Hígado”, qui veut dire foie, nous remarquons qu’il comporte les trois voyelles I, A, O.
Diodore [5] déclare, dans l’une de ses poésies :
« Sachez qu’entre tous les Dieux, le plus élevé est IAO. Hadès est l’hiver. Zeus règne au printemps. Hélios en été. Et en automne, redevient actif IAO, qui travaille constamment. IAO est Jovis-Pater, il est Jupiter, que les Juifs appellent, de façon illégitime, Yahvé. IAO offre le substantiel Vin de Vie, tandis que Jupiter est un esclave du Soleil. »
Extrait du livre L’Église Gnostique,
du Maître Huiracocha
Il est nécessaire d’arracher le corps astral des enfers de l’homme.
Dans la chambre ésotérique reliée au signe zodiacal de la Vierge, on nous enseigne que les racines de l’arbre même de l’existence résident dans le ventre. Un examen approfondi des intestins nous permet de corroborer cette affirmation. Qu’on observe la curieuse analogie qui existe entre les racines des arbres et les racines de l’arbre de notre propre vie : ces racines sont nos intestins, lesquels sont en relation intime avec le signe zodiacal de la Vierge.
Tout comme les racines des arbres tirent leur vie du limon de la terre, transformant ce limon en sève nutritive qui se répand partout dans les veines et cellules de l’arbre, ainsi nos racines intestinales extraient savamment des aliments les principes vitaux les plus variés pour en nourrir l’arbre merveilleux de notre propre biologie organique.
De même que les assises profondes des racines des arbres se trouvent dans l’obscur limon terrestre, ainsi, dans les assises profondes de notre bas-ventre et de notre foie nous découvrons les enfers de l’homme, sous forme de strates, de sphères ou de mondes submergés, constitués par les atomes de l’ennemi secret.
Durant ces quarante jours qui précèdent l’Ascension du Seigneur, les Hiérarchies Créatrices doivent dégager notre corps astral de ces enfers de l’homme, où nous revivons et récapitulons toutes les scènes ténébreuses de notre passé.
Cette récapitulation commence après la Résurrection de notre Crestos.
Le processus de récapitulation commence par la sphère submergée la plus ténébreuse de l’Univers, qui est couleur de sang ; dans les horribles abîmes de cette sphère vivent tous les monstres et toutes les perversités du monde.
Puis, en récapitulant toutes nos scènes ténébreuses, nous nous élevons peu à peu à travers différentes strates, régions ou plans de ces mondes constitués par les atomes de l’ennemi secret.
Dix-neuf jours après la Résurrection de notre Crestos, une certaine couche ou substance atomique de la contrepartie astrale de notre ventre est arrachée par les Hiérarchies.
Cette couche, cette enveloppe, semblable à la peau de notre organisme humain, est ni plus ni moins comme la porte des enfers de l’homme, formés par les atomes de l’ennemi secret.
Cette porte close maintient l’Âme humaine prisonnière dans les abîmes du mal.
Une fois enlevée cette grossière couche atomique de la contrepartie astrale de notre ventre, les Maîtres doivent soigner cette zone de notre ventre.
Naturellement, toutes ces profondes transformations de notre corps astral doivent inévitablement se répercuter dans notre intime biologie, produisant quelques symptômes de faiblesse organique passagère et des manifestations sporadiques de faim dans le corps physique du Maître.
Si nous décomposons le nombre 19 et additionnons ses deux chiffres : 1 plus 9, cela nous donnera la somme de 10.
Or, tout le progrès du dévot du Sentier est basé sur les nombres 1 + 2 + 3 + 4 = 10.
Nos disciples comprendront maintenant pourquoi c’est après dix-neuf jours précis que doit être arrachée la porte atomique qui maintient le corps astral prisonnier à l’intérieur des enfers de l’homme.
Il nous faut cependant expliquer à nos disciples que cet état de prisonnier auquel nous faisons allusion, se réfère uniquement au fond vital de notre corps astral, c’est-à-dire, aux racines mêmes de notre merveilleux véhicule astral, enfermées dans les profondeurs de l’abîme ; ces racines constituent la base submergée des racines mêmes de notre arbre organique.
Ce sont là les enfers de l’homme, d’où notre corps astral doit être dégagé.
Comme nous l’avons dit, tout le développement de l’étudiant est fondé sur le nombre dix. L’Arbre Séphirotique de la Kabbale est aussi fondé sur le nombre dix. Ces dix Séphiroth sont les suivantes :
- Kether : l’Ancien des Jours. Le Mage du premier arcane du Tarot, dont le hiéroglyphe primitif est représenté par un homme.
- Chokmah : la Sagesse, l’Amour. La deuxième carte du Tarot : la Papesse, la Prêtresse. Planète : la Lune. Le hiéroglyphe primitif est la bouche de l’homme.
- Binah : l’Intelligence, le Pouvoir. La troisième carte du Tarot : l’Impératrice. La planète Vénus. Le symbole primitif est une main dans l’acte de prendre.
Ces trois Séphiroth forment la Couronne Séphirotique.
Viennent ensuite les sept Séphiroth inférieures :
- Chesed : la Miséricorde. La quatrième lame du Tarot : l’Empereur. Jupiter, l’Être divin, l’Atman. Le hiéroglyphe primitif : un sein.
- Geburah : la Rigueur. Le Corps Bouddhique de l’homme. La cinquième carte du Tarot : le Pape ou l’Hiérophante. Mars, le Guerrier.
- Tiphereth : la Beauté. L’Amour de l’Esprit-Saint. Vénus. Le Corps Causal de l’homme. La sixième carte du Tarot : l’Amoureux.
- Netzah : la Victoire. L’Éternité du Tout. Le monde mental. La planète Mercure. La septième carte du Tarot : le Chariot.
- Hod : la Splendeur. Le plan astral. La planète Saturne. Le huitième arcane du Tarot : la Justice.
- Jesod : le Fondement. L’Absolu. Le plan éthérique. Le Sexe. Le Soleil. La neuvième carte du Tarot : l’Ermite.
- Malkuth : le Royaume, l’Univers tout entier. Marie ou la Vierge. La Nature. La dixième carte du Tarot : la Roue de Fortune.
Ces dix Séphiroth vivent, évoluent et se développent à l’intérieur de la conscience. L’homme est l’Arbre Séphirotique lui-même. Il est très intéressant de noter que l’homme a dix doigts et que le Décalogue se compose de dix commandements. Le dévot du Sentier comprendra maintenant l’importance du nombre dix. Nos disciples comprendront également pourquoi c’est dix-neuf jours après la Résurrection de notre Crestos qu’est arrachée par les Maîtres la porte atomique des enfers de l’homme.
Quand Paul de Tarse a écrit son Épître aux Philippiens, il n’avait pas encore atteint la Résurrection. Voyons les versets suivants, qui confirmeront notre affirmation :
« Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts.
Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. »
Philippiens 3:7-14
Mais aujourd’hui Paul a atteint la Résurrection. Il est actuellement incarné à nouveau : il est, comme nous l’avons déjà dit, le Maître Hilarion.
Cette doctrine est la vieille doctrine des premiers Pères de l’Église Gnostique Catholique. Ont appartenu à cette doctrine : Basilide, Saturnin d’Antioche, Simon le Magicien, Carpocrate, fondateur de nombreux couvents en Espagne, Marcion de Sinope, saint Thomas, Valentin, saint Augustin, Tertullien, saint Ambroise, Irénée, Hippolyte, Épiphane, Clément d’Alexandrie, Marc, Cerdon, Empédocle, saint Jérôme, etc. ; c’est la vieille doctrine des Nazaréens, des Séthiens, des Pérates, des Valentiniens, des Justiniens, etc. Cette doctrine était connue dans toutes les antiques Écoles de Mystères ; c’est la doctrine que le Christ a enseignée en secret à ses soixante-dix disciples.
C’est la science secrète que moi, Samaël Aun Weor, suis chargé de diffuser publiquement pour initier l’Ère du Verseau. C’est la doctrine secrète de notre Divin Sauveur.
Toute cette sagesse gnostique est renfermée dans la Pistis Sophia. Ce livre comprend quatre parties ; la première et la quatrième partie ne portent aucune inscription ; en tête de la seconde partie figure ce titre : “Le second livre de la Pistis Sophia”, et vers la fin de cette partie, nous trouvons la mention suivante : “Extrait des livres du Sauveur.” Cette même mention revient à la fin du troisième livre, qui n’a pas d’en-tête.
Dans son ouvrage intitulé L’Église Gnostique, le Dr Arnold Krumm-Heller, le Maître Huiracocha, nous dit :
« Ce livre est le sommet de toutes les doctrines gnostiques ; il fut publié en latin en l’an 1851 par Schwartze et Petermann, conformément à un manuscrit ancien du Musée de Londres, appelé Askénien, dont l’ancienneté remonte au troisième siècle après J.-C., bien que certains opinent qu’il daterait plutôt du cinquième siècle (Opus Gnosticum Valentino Adjudicatum est codice manuscripto Coptico Londinensi descripsit et Latine vertit M. G. Schwartze). »
Ainsi donc la doctrine ésotérique de la Résurrection, telle que nous l’enseignons ici, se trouve contenue dans les 148 chapitres de la “Pistis Sophia”, et dans la profonde sagesse ésotérique de la Sainte Bible.
Il est dommage que la Maîtresse Blavatsky n’ait pas connu les trésors gnostiques.
La doctrine de la Sainte Église Gnostique est la Sagesse de Notre Seigneur Jésus Christ.
[3] Les “Adamites” étaient une secte gnostique du deuxième siècle fondée par Carpocrate.
[4] Ils sont considérés comme l’une des écoles ou sectes de la gnose des premiers siècles.
[5] Historien grec né dans la province romaine de Sicile au 1er siècle avant J.-C.