Traité Ésotérique d’Astrologie Hermétique
- 6 -
Vierge
(23 août - 22 septembre)

Prakriti est la Mère Divine, la Substance Primordiale de la Nature.
Plusieurs substances, différents éléments et sous-éléments existent dans l’Univers, mais tous sont des manifestations différentes d’une seule Substance Unique.
La Grande Mère, la Prakriti, la Matière Primordiale, est l’Akasha pur contenu dans l’espace entier.
Mahamanvantara et Pralaya sont deux termes sanskrits très importants avec lesquels les étudiants gnostiques doivent se familiariser.
Mahamanvantara est le Grand Jour Cosmique. Pralaya est la Grande Nuit Cosmique. Pendant le Grand Jour, l’Univers existe. Lorsque la Grande Nuit arrive, l’Univers cesse d’exister et se dissout dans le sein de la Prakriti.
L’espace infini incommensurable est plein de systèmes solaires, qui ont leurs Mahamanvantaras et Pralayas.
Alors que certains sont dans leur Mahamanvantara, d’autres sont dans leur Pralaya.
Des millions et des milliards d’univers naissent et meurent au sein de la Prakriti.
Chaque cosmos naît de la Prakriti et se dissout dans la Prakriti. Chaque monde est une boule de feu qui s’enflamme et s’éteint au sein de la Prakriti.
Tout naît de la Prakriti ; tout retourne à la Prakriti. Elle est la Grande Mère.
La Bhagavad-Gita dit :
« La substance matérielle en sa totalité, nommée Brahman (Prakriti), est le siège de la conception ; ce Brahman, Je le féconde, ô descendant de Bhârata, et Je rend ainsi possible la naissance de tous les êtres.
Comprends cela, ô fils de Kuntî, que toutes espèces de vie procèdent du sein de la nature matérielle, et que J’en suis le père, qui donne la semence.
La nature matérielle est formée des trois gunas (aspects ou qualités) : vertu (sattva), passion (rajas) et ignorance (tamas). Que l’être distinct, impérissable, touche la nature matérielle, ô toi aux-bras-puissants, et il se trouve conditionné par ces trois gunas.
O toi sans péché, sache que la vertu, le plus pur des gunas, éclaire l’être et affranchit des suites de tous ces actes coupables. Celui qu’elle gouverne développe le savoir, mais dans un même temps, devient conditionné par le sentiment de bonheur qu’elle procure.
La passion, sache-le, consiste en soifs, en désirs ardents et sans fin, ô fils de Kuntî. Elle rive l’âme incarnée qu’elle domine à l’action matérielle et à ses fruits.
Quant à l’ignorance, ô descendant de Bhârata, sache qu’elle cause l’égarement de tous les êtres. Ce gunas entraîne folie, indolence et sommeil (conscience endormie, le sommeil de la conscience), qui enchaînent l’âme incarnée. »
Bhagavad-Gita 14:3-8
Pendant le Grand Pralaya, ces trois gunas sont en parfait équilibre sur la Grande Balance de la Justice ; lorsque le déséquilibre de ces trois gunas se produit, l’aurore du Mahamanvantara est initiée et l’Univers naît du sein de la Prakriti.
Pendant le Grand Pralaya, la Prakriti est unitotale, intégrale. Dans la manifestation, dans le Mahamanvantara, la Prakriti est différenciée en trois aspects cosmiques.
Les trois aspects de la Prakriti pendant la manifestation sont :
- Celui de l’espace infini.
- Celui de la nature.
- Celui de l’homme.
La Mère Divine dans l’espace infini, la Mère Divine dans la Nature et la Mère Divine dans tout être humain sont les trois mères, les trois Maries du christianisme.
Les étudiants gnostiques doivent très bien comprendre ces trois aspects de la Prakriti, puisque cela est fondamental dans le travail ésotérique. En outre, il est urgent de savoir que la Prakriti a sa propre particularité en chaque être humain.
Les étudiants gnostiques ne doivent pas trouver cela étrange si nous affirmons que la Prakriti particulière de chaque être humain a même son propre nom individuel. Cela signifie que nous avons aussi une Mère Divine à l’intérieur de chacun de nous. La compréhension de ceci est fondamentale pour le travail ésotérique.
La Seconde Naissance est quelque chose de différent. Le Troisième Logos, le feu sacré, doit d’abord féconder le ventre sacré de la Mère Divine ; puis suit la Seconde Naissance.
Elle, la Prakriti, est toujours vierge, avant l’accouchement, pendant l’accouchement et après l’accouchement.
Dans le huitième chapitre de ce livre, nous parlerons en profondeur du travail pratique lié à la Seconde Naissance. Maintenant, nous ne donnons que quelques lignes directrices.
Chaque maître de la Loge Blanche a sa propre Mère Divine particulière, sa Prakriti.
Chaque maître est l’enfant d’une vierge immaculée. Si nous étudions les religions comparées, nous découvrons partout des conceptions immaculées. Jésus a été conçu par l’œuvre et la grâce du Saint-Esprit ; la Mère de Jésus était une vierge immaculée.
Les écritures religieuses disent que Bouddha, Jupiter, Zeus, Apollon, Quetzalcóatl, Fu-Hsi, Lao-Tseu, etc., étaient des enfants de vierges immaculées, vierges avant, pendant et après l’accouchement.
Dans la terre sacrée des Védas, Devaki, la vierge Hindoue, a conçu Krishna, et à Bethléem (Belém), la vierge Marie a conçu Jésus.
En Chine, sur les rives d’un fleuve, la vierge Hoa-Se marcha sur la trace du Grand Homme, elle s’émut, un arc-en-ciel l’environna et par ce moyen elle conçut Fu-Hsi, le Christ chinois, par l’œuvre et la grâce du Saint-Esprit.
Une condition de base pour la Seconde Naissance est que le Troisième Logos, le Saint-Esprit, intervienne d’abord, fécondant l’utérus virginal de la Mère Divine.
En Hindoustan, le feu sexuel du Troisième Logos est connu sous le nom de Kundalini et est symbolisé par un serpent de feu ardant.
La Mère Divine est Isis, Tonantzin, Kali ou Parvati, l’épouse de Shiva, le Troisième Logos, et son symbole le plus puissant est la Vache Sacrée.
Le serpent doit monter le long du canal médullaire de la Vache Sacrée ; le serpent doit féconder le ventre de la Mère Divine ; ainsi seulement, viennent l’Immaculée Conception et la Seconde Naissance.
La Kundalini, en soi, est un feu solaire qui est enfermé à l’intérieur d’un centre magnétique situé dans l’os coccygien, à la base de la colonne vertébrale.
Quand le feu sacré s’éveille, il monte à travers le canal médullaire le long de la colonne vertébrale, ouvrant les sept centres de la colonne vertébrale et fécondant la Prakriti.
Le feu de la Kundalini a sept degrés de pouvoir et il est nécessaire de gravir cette échelle de feu septennale pour atteindre la Seconde Naissance.
Quand la Prakriti est fécondée avec le feu flamboyant, elle dispose alors de formidables pouvoirs pour nous aider.
Renaître est équivalent à entrer dans le Royaume. Il est très rare de trouver un deux-fois-né. Rare est celui qui naît une seconde fois.
Quiconque veut naître de nouveau, quiconque veut atteindre la libération finale, doit éliminer de sa nature les trois gunas de la Prakriti.
Celui qui n’élimine pas Sattva se perd dans le labyrinthe des théories et abandonne le travail ésotérique.
Celui qui n’élimine pas Rajas fortifie l’ego lunaire au moyen de la colère, de la convoitise et de la luxure.
Nous ne devons pas oublier que Rajas est la racine même du désir animal et des passions les plus violentes.
Rajas est la racine de toute concupiscence. Cette dernière, en soi, est l’origine de tout désir.
Celui qui veut éliminer le désir doit d’abord éliminer Rajas.
Celui qui n’élimine pas Tamas aura toujours la conscience endormie. Il sera paresseux. Il abandonnera le travail ésotérique, à cause de la fainéantise, de l’inertie, de la paresse, du manque de volonté, de la tiédeur, du manque d’enthousiasme spirituel. Il sera victime des illusions folles de ce monde et il succombera à l’ignorance.
Il a été dit qu’après la mort, les gens de tempérament sattvique partent en vacances dans les paradis (ou royaumes moléculaires et électroniques) où ils jouissent d’une félicité infinie avant de retourner à une nouvelle matrice.
Les initiés savent très bien par expérience directe que les gens de tempérament rajasique se réincarnent ou retournent dans ce monde immédiatement, ou restent au seuil en attendant l’opportunité d’entrer dans une nouvelle matrice, mais sans avoir eu la joie de quelques vacances dans les différents royaumes de bonheur.
Toute personne éclairée sait avec une certitude absolue qu’après la mort, les gens de tempérament tamasique rejoignent les mondes infernaux situés par Dante dans sa Divine Comédie, sous la croûte de la Terre, dans les entrailles du monde souterrain.
Il est urgent d’éliminer les trois gunas de notre nature intérieure si nous voulons vraiment accomplir le travail ésotérique avec succès.
La Bhagavad-Gita dit :
« Quand on voit, dans tous actes, que rien n’échappe aux trois gunas, mais que Moi, le Seigneur Suprême, les transcende, alors on peut connaître Ma nature spirituelle. »
Bhagavad-Gita 14:19
Beaucoup voudraient une technique pour éliminer les trois gunas. Nous affirmons que c’est seulement en dissolvant l’ego lunaire que l’on peut réussir à éliminer les trois gunas.
Celui qui reste indifférent et n’est pas perturbé par les gunas, celui qui se rend compte que les gunas ne remplissent qu’une fonction, et reste ferme sans vaciller, est celui qui a déjà dissous l’ego lunaire.
Celui qui ressent tout aussi bien le plaisir ou la douleur, qui habite son propre Être, qui donne une valeur égale à un morceau d’argile, à un petit caillou ou à une pépite d’or, qui reste impartial devant l’agréable et le désagréable, devant la censure et l’éloge, dans l’honneur ou le déshonneur, devant un ami ou un ennemi, et qui a renoncé à toute entreprise égoïste et terrestre, est celui qui a déjà éliminé les trois gunas et dissous l’ego lunaire.
Celui qui n’a plus de concupiscence, qui a éteint le feu de la luxure dans les quarante-neuf départements subconscients du mental, a éliminé les trois gunas et a dissous l’ego lunaire.
« Terre, eau, feu, air, éther, mental, intelligence et faux ego, ces huit éléments, distincts de Moi-même, constituent Mon énergie inférieure. »
Bhagavad-Gita 7:4
C’est comme cela que c’est écrit ; ce sont les paroles du Bienheureux.
À l’aube d’un Grand Jour Cosmique, tous les êtres se manifestent, procédant de l’intérieur de la Prakriti immanifestée, et au crépuscule, ils disparaissent dans la même Prakriti immanifestée.
Derrière la Prakriti immanifestée se trouve l’Absolu immanifesté. Il est nécessaire d’entrer d’abord dans la Prakriti immanifestée avant de nous immerger dans le sein de l’Absolu immanifesté.
La bienheureuse Déesse Mère du Monde est ce qu’on appelle l’Amour. Elle est Isis, dont aucun mortel n’a levé le voile ; dans la flamme du serpent nous l’adorons.
Toutes les grandes religions ont adoré la Mère Cosmique ; elle est Adonia, Insoberte, Rhéa, Cybèle, Tonantzin, etc.
Le dévot de la Vierge Mère peut demander ; les écritures sacrées disent :
« Demandez, et l’on vous donnera ; frappez, et l’on vous ouvrira. »
Matthieu 7:7
Dans le grand ventre de la Mère Divine naissent les mondes. La Vierge gouverne l’utérus. La Vierge est très intimement liée aux intestins et surtout au pancréas et aux îlots de Langerhans, qui sécrètent de l’insuline, si importante pour la digestion du sucre.
Quand elles arrivent au ventre, les forces qui montent de la terre se chargent d’hormones surrénales qui les préparent et les purifient pour leur ascension vers le cœur.
EXERCICE
Pendant ce signe de la Vierge (la Vierge céleste), allongé sur le dos avec le corps détendu, nous devons bouger le ventre avec de petits “sauts”, de sorte que les forces qui montent de la terre puissent se charger dans le ventre avec les hormones surrénales.
L’étudiant gnostique doit comprendre l’importance de ce chaudron appelé l’estomac et mettre fin au vice de la gourmandise pour toujours.
Les disciples du Seigneur Bouddha se maintiennent seulement avec un bon repas par jour.
Les poissons et les fruits constituent la nourriture principale des habitants de la planète Vénus.
De merveilleux principes vitaux existent dans les céréales et les légumes de toutes sortes.
Le sacrifice du bétail, des vaches, des taureaux, est un horrible crime propre à ces gens et à cette race lunaire.
Dans le monde, ont toujours existé les deux races en conflit éternel, la solaire et la lunaire.
Abraham, Ia-Sac, Ia-Cab, Io-Sep, étaient toujours des adorateurs de la Vache Sacrée, “IO”, ou de la déesse égyptienne Isis ; tandis que Moïse ou disons plutôt Esdras (le réformateur, qui altéra les enseignements de Moïse), a exigé le sacrifice de la vache et du veau, et que leur sang tombe sur la tête de tous, en particulier celle de ses enfants.
La Vache Sacrée est le symbole de la Mère Divine, Isis, dont aucun mortel n’a levé le voile.
Les deux-fois-nés forment la race solaire, le peuple solaire ; les gens de la race solaire n’assassineraient jamais une Vache Sacrée. Les deux-fois-nés sont les enfants de la Vache Sacrée.
Le chapitre 29 de l’Exode est de la magie noire pure et légitime. Dans ce chapitre, injustement attribué à Moïse, la cérémonie rituelle du sacrifice du bétail est minutieusement décrite.
La race lunaire déteste mortellement la Vache Sacrée. La race solaire adore la Vache Sacrée.
H.P.B. a vraiment vu une vache à cinq pattes. La cinquième patte sortait de sa bosse ; avec elle la vache se grattait, effrayait les mouches, etc.
Cette vache était conduite par un jeune homme de la secte Sadhu, au pays de l’Hindoustan.
La Vache Sacrée à cinq pattes est la gardienne des terres et des temples des Jinas. La Prakriti, la Mère Divine, développe à l’intérieur de l’homme solaire le pouvoir qui lui permet d’entrer dans les terres des Jinas, dans leurs palais, leurs temples, dans les jardins des Dieux.
La seule chose qui nous sépare du pays des enchantements et des merveilles des Jinas est une grande pierre que nous devons apprendre à déplacer.
La Kabbale est la science de la vache (vaca) ; en lisant les trois syllabes du mot Kabbalah à l’envers, nous avons (la baka) la-va-ca (“la vache” en espagnol).
La pierre de la Kaaba à la Mecque, lue à l’envers, est (baka) vaca (vache) ou la pierre de la vache.
Le grand sanctuaire de la Kaaba est vraiment le sanctuaire de la vache. La Prakriti chez l’homme est fécondée avec le feu sacré et devient la Vache Sacrée à cinq pattes.
Dans le Coran le verset 73 de la Sourate 2 est merveilleux ; on y parle des membres de la Vache comme quelque chose d’extraordinaire, capable de ressusciter même les morts, ou en d’autres termes, les hommes lunaires (les animaux intellectuels), afin de les conduire à la lumière primordiale de la religion solaire.
Nous, les gnostiques, adorons la Vache Sacrée : nous adorons la Mère Divine.
Avec l’aide de la Vache Sacrée à cinq pattes, nous pouvons entrer avec le corps physique en état de Jinas dans les temples des Dieux.
Si l’étudiant médite profondément sur la Vache à cinq pattes, sur la Mère Divine et l’implore de placer son corps physique en état de Jinas, il peut réussir.
La chose importante est de se lever du lit sans perdre le sommeil, comme un somnambule.
Le placement du corps physique dans la quatrième dimension est quelque chose d’extraordinaire, quelque chose de merveilleux, et cela n’est possible qu’avec l’aide de la Vache Sacrée à cinq pattes.
Nous devons développer totalement la Vache Sacrée à l’intérieur de nous afin d’accomplir les merveilles et les prodiges de la science des Jinas.
La Mère Divine est très proche de son enfant, elle est dans l’Intime même de chacun de nous et nous devons lui demander, précisément à elle, de l’aide dans les moments difficiles de l’existence.
Il y a trois types d’aliments : sattvique, rajasique et tamasique.
Les aliments sattviques sont constitués de fleurs, de céréales, de fruits et de ce que l’on appelle l’amour.
Les aliments rajasiques sont forts, passionnés, trop épicés, trop salés, trop sucrés, etc.
Les aliments tamasiques, en réalité, sont constitués de sang et de viande rouge. Ils n’ont pas d’amour ; ils s’achètent et se vendent ou s’offrent avec vanité, orgueil et fierté.
Mangez ce dont vous avez besoin pour vivre, ni trop peu, ni trop, buvez de l’eau pure, bénissez la nourriture.
La Vierge est le signe zodiacal de la Vierge Mère du Monde. C’est la maison de Mercure. Ses minéraux sont le jaspe et l’émeraude.
En pratique, nous avons pu vérifier que les natifs de la Vierge sont malheureusement excessifs dans leur raisonnement, au-delà du normal, et sceptiques par nature.
La raison et l’intellect sont très nécessaires, mais quand ils sortent de leur trajectoire, ils sont alors très nuisibles.
Les natifs de la Vierge sont bons pour la science, la psychiatrie, la médecine, l’étude de la nature, le laboratoire, la pédagogie, etc.
Les natifs de la Vierge ne peuvent pas s’entendre avec les Poissons et c’est pourquoi nous leur conseillons d’éviter les mariages avec les gens de ce signe.
La chose la plus lamentable chez les natifs de la Vierge, c’est l’inertie et le scepticisme qui les caractérisent. Cependant, il est intéressant de savoir que l’inertie tend à passer du matériel au spirituel, dans la mesure où elle est accessible par l’expérience.
Le talent critique-analytique de la Vierge est formidable, et parmi les grands génies de ce signe, Goethe a réussi à transcender la matière et l’inertie, et à entrer dans la haute spiritualité scientifique.
Néanmoins, tous les natifs de la Vierge ne sont pas Goethe. Ordinairement, les matérialistes, les athées et les ennemis de tout ce qui suggère la spiritualité abondent parmi les médiocres de ce signe.
L’égoïsme du peuple médiocre de la Vierge est réellement trop grotesque et répugnant, mais les “Goethe” de la Vierge sont brillants, hautement altruistes et profondément désintéressés.
Les natifs de la Vierge souffrent en amour, et passent par de grandes déceptions, en raison du fait que dans la Vierge, Vénus (l’étoile de l’amour) est en exil.