Traité Ésotérique d’Astrologie Hermétique
- 4 -
Cancer
(22 juin - 22 juillet)

« Qui connaît le Brahman Suprême quitte ce monde à un moment propice, à la lumière du jour et sous le signe de déva du feu, durant les quinze jours où croît la lune et les six mois où le soleil passe au septentrion.
Qu’il parte la nuit, dans la fumée, durant le déclin de la lune ou dans les six mois qui voient le soleil passer au sud, qu’il atteigne l’astre lunaire, et le yogi devra encore en ce monde revenir.
Il existe, selon les Védas, deux façons de quitter ce monde ; dans les ténèbres ou dans la lumière. L’une est la voie du retour, et l’autre du non-retour. »
Bhagavad-Gita 8:24-26
« L’âme ne connaît ni la naissance ni la mort. Vivante, elle ne cessera jamais d’être. Non née, immortelle, originelle, éternelle, elle n’eut jamais de commencement, et jamais n’aura de fin. Elle ne meurt pas avec le corps. »
Bhagavad-Gita 2:20
L’Ego naît ; l’Ego meurt. Faites la distinction entre l’Ego et l’Être. L’Être ne naît pas, ne meurt pas, ne se réincarne pas.
« Le triple fruit des actes – désirable, indésirable et mixte – guette, après la mort, l’homme qui n’a pas pratiqué le renoncement. Mais le sannyâsi n’aura ni à jouir ni à souffrir d’un tel fruit.
Laisse-Moi t’instruire, ô Arjuna aux-bras-puissants, des cinq facteurs de l’acte, que décrit la philosophie du Sâmkhya : ils sont le lieu, l’auteur, les sens, l’effort et, surtout, l’Ame Suprême.
Quelque acte, bon ou mauvais, que l’homme accomplisse par le corps, le mental ou le verbe, procède de ces cinq facteurs.
Et donc, celui qui se croit seul agissant, qui ne considère pas les cinq facteurs de l’acte, ne montre certes pas grande intelligence, et se trouve par là dans l’incapacité de voir les choses en leur juste relief. »
Bhagavad-Gita 18:12-16
La Bhagavad-Gita fait donc une différence entre l’ego (le “Moi”) et l’Être (Atman).
L’animal intellectuel, appelé à tort homme, est un composé de corps, d’ego (“Moi”), d’organes et de fonctions. C’est une machine déplacée par les Déités ou, en d’autres termes, les planètes.
Il suffit, bien des fois, d’une quelconque catastrophe cosmique pour que les ondes qui atteignent la Terre, lancent ces machines humanoïdes endormies sur les champs de bataille. Des millions de machines endormies contre des millions d’autres machines endormies.
La Lune apporte les ego dans la matrice et la Lune les emporte. Max Heindel a dit que la conception est toujours réalisée lorsque la Lune est en Cancer. Sans la Lune, la conception est impossible.
Les sept premières années de la vie sont régies par la Lune. Les sept secondes années de vie sont cent pour cent mercuriennes, puis l’enfant va à l’école, est agité, est en mouvement incessant.
La troisième période septennale de la vie, la tendre adolescence entre quatorze et vingt-et-un ans de vie, est régie par Vénus, l’Étoile de l’amour ; c’est l’âge de l’aiguillon, l’âge de l’amour, l’âge où l’on voit la vie en rose.
De vingt-et-un à quarante-deux ans de vie, nous devons occuper notre petite place sous le Soleil et définir notre vie. Cette période est régie par le Soleil.
La période septennale comprise entre quarante-deux et quarante-neuf ans est cent pour cent martienne donc la vie devient un véritable champ de bataille, parce que Mars est la guerre.
La période entre quarante-neuf et cinquante-six ans est jupitérienne ; il est clair que, pour ceux qui ont Jupiter bien situé dans leur horoscope, pendant cette période de leur vie, sont respectés par tous et s’ils ne possèdent pas les richesses terrestres inutiles, ils ont au moins ce qui est nécessaire pour pouvoir vivre très bien.
Très différent est le sort de ceux qui ont Jupiter mal situé dans leur horoscope. Ces gens souffrent de l’indicible, ils manquent de pain, de vêtements, d’abris, ils sont maltraités par autrui, etc.
La période de la vie entre cinquante-six et soixante-trois ans est régie par l’ancien des cieux, le vieux Saturne.
Réellement, la vieillesse commence à cinquante-six ans. Une fois la période de Saturne passée, la Lune revient ; elle emmène l’ego à la naissance et elle le ramène.
Si nous observons attentivement les anciens d’un âge très avancé, nous pouvons vérifier qu’ils reviennent certainement à l’âge des enfants ; certains vieux hommes et femmes jouent à nouveau avec de petites voitures et des poupées. Les aînés de plus de soixante-trois ans et les enfants de moins de sept ans sont régis par la Lune.
« Parmi des milliers d’hommes, un seul, peut-être, recherchera la perfection, et parmi ceux qui l’atteignent, rare celui qui Me connaît en vérité. »
Bhagavad-Gita 7:3
L’ego est lunaire et, en quittant le corps physique, il suit le chemin de la fumée, du déclin de la Lune et du solstice méridional, et retourne alors à une nouvelle matrice. La Lune emmène et la Lune ramène ; c’est la loi.
L’ego est habillé de corps lunaires. Les véhicules internes étudiés par la Théosophie sont de nature lunaire.
Les écritures sacrées du Jaïnisme disent :
« L’Univers est peuplé de diverses créatures existantes dans le Samsara, nées de différentes familles et castes. Pour avoir commis diverses actions et en fonction celles-ci, elles vont parfois au monde des Dieux, d’autres fois en enfer, et parfois elles se convertissent en Azuras (personnes diaboliques).
Ainsi donc, le Samsara n’est pas répugnant pour les êtres vivants qui sans cesse naissent et renaissent par la faute de leurs mauvaises actions. »
La Lune emmène tous les ego, mais ne les ramène pas tous. En ces temps-ci, la majorité entre dans les mondes infernaux, les régions sublunaires, dans le règne minéral submergé, dans les ténèbres extérieures où seuls les pleurs et les grincements de dents se font entendre.
De nos jours, rares sont les désincarnés qui peuvent s’offrir le luxe d’avoir des vacances dans le monde des Dieux avant de retourner à une nouvelle matrice par les portes de la Lune.
Nombreux sont ceux qui reviennent immédiatement, emmenés et ramenés par la Lune, sans avoir profité des délices des mondes supérieurs.
Les parfaits, les élus, ceux qui ont dissous l’ego, ceux qui ont fabriqué leurs corps solaires et se sont sacrifiés pour l’humanité sont bénis ; en quittant le corps physique avec la mort, ils prennent le chemin du feu, à la lumière du jour, durant la quinzaine de la Lune croissante et du solstice septentrional ; ils ont incarné l’Être, ils connaissent Brahma (le Père qui est en secret), et il est clair qu’ils vont à Brahma (le Père).
Le Jaïnisme dit que pendant ce Grand Jour de Brahma, vingt-quatre prophètes majeurs qui ont atteint la perfection totale descendent dans ce monde.
Les écritures gnostiques disent qu’il y a douze sauveurs, en d’autres termes, douze Avatars, mais si nous considérons Jean le Baptiste comme le précurseur et Jésus comme l’Avatar des Poissons (l’ère qui vient de passer), nous pouvons alors comprendre que pour chacune des douze ères zodiacales, il existe toujours un précurseur et un Avatar, soit au total vingt-quatre grands prophètes.
Mahâvîra était le précurseur de Bouddha et Jean le Baptiste était celui de Jésus.
Le Raskoarno sacré (la mort) est rempli d’une profonde beauté intérieure. La vérité sur la mort n’est connue que de celui qui a expérimenté sa signification profonde.
La Lune emmène et ramène les défunts. Les extrêmes se touchent. La mort et la conception se trouvent intimement unies. Le chemin de la vie est formé par les traces des sabots du cheval de la mort.
La désintégration de tous les éléments qui constituent le corps physique est à l’origine d’une vibration très particulière, qui passe invisiblement à travers le temps et l’espace.
Les ondes vibratoires du défunt sont similaires aux ondes de télévision qui portent des images. L’embryon est aux ondes de la mort, ce que l’écran est aux ondes des stations de diffusion.
Les ondes vibratoires de la mort portent l’image du défunt. Cette image est déposée dans l’ovule fécondé.
Sous l’influence lunaire, le spermatozoïde pénètre la membrane de l’ovule qui se referme instantanément, l’emprisonnant. Là, il génère un champ d’attraction très intéressant ; attirant et étant attiré vers le noyau féminin, qui attend silencieusement au centre de l’œuf.
Lorsque ces deux noyaux capitaux fusionnent en une seule unité, les chromosomes initient alors leur fameuse danse, s’emmêlant et se démêlant à nouveau en un instant. C’est ainsi que la conception de quelqu’un qui a agonisé et est mort, se cristallise dans l’embryon.
Chaque cellule commune de l’organisme humain contient quarante-huit chromosomes, ce qui nous rappelle les quarante-huit lois du monde dans lequel nous vivons.
Les cellules reproductrices de l’organisme ne contiennent qu’un seul chromosome de chaque paire, mais dans leur union elles produisent une nouvelle combinaison de quarante-huit chromosomes qui rendent chaque embryon unique et différent.
Chaque forme humaine, chaque organisme est une machine précieuse. Chaque chromosome porte en lui-même le sceau d’une fonction, une qualité ou une caractéristique spéciale ; une paire détermine le sexe, puisque c’est la dualité de cette paire qui fait les femelles.
Un nombre impair de chromosomes donne naissance à des mâles. Souvenons-nous de la légende Biblique d’Ève, faite à partir d’une côte d’Adam et ayant donc une côte de plus que lui.
Les chromosomes, en eux-mêmes, sont composés de gènes, et chacun d’eux, par quelques molécules. En fait, les gènes constituent la frontière entre ce monde et l’autre, entre la troisième et la quatrième dimension.
Les ondes des mourants, les ondes de la mort, agissent sur les gènes, les ordonnant dans l’œuf fécondé. De cette façon, le corps physique perdu est reconstruit et la conception du défunt devient visible dans l’embryon.
EXERCICE
Pendant la période du Cancer, avant de s’endormir dans leur lit, nos disciples gnostiques doivent pratiquer un exercice rétrospectif sur leur propre vie, comme celui qui regarderait un film de la fin au début, ou comme celui qui lirait un livre de la fin jusqu’au commencement, de la dernière à la première page.
L’objectif de cet exercice rétrospectif de notre propre vie est de s’autoconnaître, de s’autodécouvrir, de reconnaître nos bonnes et mauvaises actions, d’étudier notre propre ego lunaire, de rendre conscient le subconscient.
Il est nécessaire d’arriver rétrospectivement à notre naissance et de s’en souvenir. Un effort supérieur permettra à l’étudiant de relier sa naissance à la mort de son corps physique antérieur. Le rêve combiné à la méditation et à l’exercice rétrospectif nous permettra de nous souvenir de notre vie présente, de la précédente et de nos autres existences passées.
L’exercice rétrospectif nous permet de prendre conscience de notre propre ego lunaire, de nos propres erreurs. Rappelons-nous que l’ego est un tas de souvenirs, de désirs, de passions, de colère, de luxure, de convoitise, d’orgueil, de paresse, de gourmandise, d’estime de soi, de ressentiments, de vengeances, etc.
Si nous voulons dissoudre l’ego, nous devons d’abord l’étudier. L’ego est la racine de l’ignorance et de la douleur.
Seul l’Être, Atman, est parfait, mais il ne naît pas, il ne meurt pas et ne se réincarne pas ; c’est ainsi que Krishna l’a dit dans la Bhagavad-Gita.
Si l’étudiant s’endort pendant l’exercice rétrospectif, tant mieux, car dans les mondes internes, il pourra s’auto-connaître, se souvenir de toute sa vie et de toutes ses vies passées.
De la même manière que le chirurgien a besoin d’étudier une tumeur avant de l’enlever, le gnostique doit également étudier son propre ego avant de l’extirper.
Pendant la période du Cancer, les forces accumulées dans les bronches et les poumons pendant le signe des Gémeaux doivent être maintenant transmises à la glande thymus.
Les forces cosmiques qui s’élèvent à travers notre organisme se trouvent dans la glande thymus avec les forces descendantes et forment deux triangles entrelacés, le Sceau de Salomon.

Le disciple doit méditer quotidiennement sur ce Sceau de Salomon formé dans la glande thymus.
On nous a dit que la glande thymus régule la croissance des enfants. Il est intéressant de noter que les glandes mammaires de la mère sont intimement liées à la glande thymus. C’est pourquoi le lait maternel ne pourra jamais être substitué par aucun autre aliment.
Les natifs du Cancer ont un caractère aussi variable que les phases de la Lune.
Les natifs du Cancer sont paisibles par nature, mais ils sont terribles quand ils se mettent en colère.
Les natifs du Cancer ont des dispositions pour les arts manuels, les arts pratiques.
Les natifs du Cancer ont une imagination vive, mais ils doivent se garder de la fantaisie.
L’imagination consciente est conseillée. L’imagination mécanique appelée fantaisie est absurde.
Les natifs du Cancer ont une nature douce, gênée et timide, et des vertus simples.
Dans le Cancer, nous trouvons parfois des individus qui sont trop passifs, lents et paresseux.
Les natifs du Cancer aiment beaucoup les romans, les films, etc.
Le métal du Cancer est l’argent ; la perle est sa pierre ; sa couleur est le blanc.
Le Cancer, signe du Crabe ou du Scarabée Sacré, se trouve dans la maison de la Lune.