Traité Ésotérique d’Astrologie Hermétique


4. Cancer
6. Vierge

- 5 -
Lion
(23 juillet - 22 août)

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Annie Besant raconte un cas de maître Nânak, qui mérite d’être retranscrit.

« C’était un vendredi et comme l’heure de la prière approchait, le Nawab (gouverneur) se leva et, accompagné de Nânak, se dirigea vers la mosquée.

Lorsque le Kàzi (prêtre Musulman) commença à réciter la prière, le Nawab et son groupe commencèrent, selon l’usage, la cérémonie de la prosternation, tandis que Nânak, silencieux, se tenait immobile. Lorsque la prière fut terminée le Nawab se tourna vers lui et lui demanda avec indignation :

— Pourquoi n’avez-vous pas fait les cérémonies d’usage ? Vous êtes un menteur et vos prétentions sont fausses. Vous n’êtes pas venu ici pour y rester comme une bûche.

— Vous vous prosterniez le visage contre terre, fit observer Nânak, tandis que votre pensée courait, échevelée, dans les nuages ; vous songiez à faire venir des chevaux de Kandahâr, et non à offrir des prières ; quant à votre prêtre, seigneur, tandis qu’il accomplissait automatiquement la cérémonie de la prosternation, il pensait à sauver la jument qui a mis bas l’autre jour. Comment pourrais-je offrir des prières avec des gens qui font les génuflexions d’usage et répètent des paroles comme un perroquet ?

Le Nawab convint qu’il songeait, en effet, à faire venir des chevaux et que, tout le temps de sa prière, celle pensée l’avait obsédé ; mais le Kâzi fut extrêmement mécontent et se tournant vers Nânak fit pleuvoir sur lui une grêle de questions. »

Annie Besant, La vie de Gourou Nânak

Il est réellement nécessaire d’apprendre à prier scientifiquement ; celui qui apprend à combiner intelligemment la prière et la méditation obtiendra de merveilleux résultats objectifs.

Mais il est urgent de comprendre qu’il y a différentes prières et que leurs résultats sont différents.

Il y a des prières accompagnées de demandes, mais il n’en va pas ainsi pour toutes les prières.

Il y a des prières très anciennes qui sont de véritables récapitulations d’événements cosmiques et nous pouvons en expérimenter tout le contenu, si nous méditons en chaque mot, chaque phrase avec une réelle dévotion consciente.

Le Notre Père est une formule magique d’un immense pouvoir sacerdotale, mais il est urgent de comprendre en profondeur et de manière totale la signification profonde de chaque mot, de chaque phrase, de chaque supplication.

Le Notre Père est une prière de demande, une prière pour converser avec le Père qui est en secret. Le Notre Père combiné à une méditation profonde produit de merveilleux résultats objectifs.

Les rituels gnostiques, les cérémonies religieuses, sont d’authentiques traités de sagesse occulte pour ceux qui savent méditer, pour ceux qui les comprennent avec le cœur.

Celui qui veut parcourir le chemin du cœur tranquille doit fixer le Prana, la vie, la force sexuelle dans le cerveau, et le mental dans le cœur.

Il est urgent d’apprendre à penser avec le cœur, de déposer le mental (l’esprit) dans le Temple Cœur. La croix de l’initiation est toujours reçue dans le temple merveilleux du cœur.

Nânak, le maître fondateur de la religion Sikh dans la terre sacrée des Védas, a enseigné la voie du cœur.

Nânak a enseigné la fraternité entre toutes les religions, écoles, sectes, etc.

Quand nous attaquons toutes les religions ou une religion en particulier, nous commettons le crime de violer la loi du cœur.

Dans le Temple Cœur, il y a une place pour toutes les religions, sectes, ordres, etc.

Toutes les religions sont des perles précieuses serties dans le fil d’or de la Divinité.

Notre Mouvement Gnostique est composé de personnes de toutes religions, écoles, sectes, sociétés spirituelles, etc.

Dans le Temple Cœur, il y a de la place pour toutes les religions, pour toutes les formes de culte. Jésus a dit :

« À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

Jean 13:35

Les écritures Sikhs, comme celles de toutes les religions, sont vraiment ineffables.

Chez les Sikhs, Omkâra est l’Être premier qui a créé le ciel, la terre, les eaux et tout ce qui existe.

« Omkâra est l’Esprit premier, non manifesté, impérissable ; sans commencement ni fin ; dont la lumière illumine les quatorze lokas ; connaisseur instantané ; régulateur interne de tout cœur. »

« L’espace est ta puissance. Le Soleil et la Lune tes lampes. L’armée des étoiles tes perles, ô Père ! La brise odorante de l’Himalaya est ton encens. Le vent ton éventail. Le règne végétal te rend un hommage d’Or, ô Lumière ! À toi les hymnes de louange, ô destructeur de la peur ! L’Anatal Shabda (son vierge) résonne comme tes tambours.

Tu n’as pas d’yeux, et tu en as par milliers. Tu n’as pas de pieds et tu en as par milliers. Tu n’as pas de nez et tu en as par milliers. Ton œuvre merveilleuse nous fait perdre la raison. En toutes choses, ô gloire ! Est ta Lumière. En chacun, la lumière de cette Lumière rayonne. Des enseignements du Maître rayonne cette lumière. C’est un Arati. »

Nânak, le grand maître, selon les Upanishad, comprend que Brahma (le Père) est Un et que les Dieux ineffables ne sont que ses mille manifestations partielles, reflets de la beauté absolue.

Le Gourou-Deva est celui qui est déjà Un avec le Père (Brahma). Béni soit celui qui a un Gourou-Deva comme guide et conseiller. Heureux celui qui a trouvé le Maître de la Perfection.

Le chemin est étroit, et terriblement difficile. On a besoin du Gourou-Deva, le conseiller, le guide.

Dans le Temple Cœur, nous trouverons Hari, l’Être. Dans le Temple Cœur, nous trouverons le Gourou-Deva.

Maintenant, nous allons transcrire quelques strophes Sikhs sur la dévotion au Gourou-Deva.

« Ô, Nânak ! Reconnais celui-là comme le vrai Gourou, le bien-aimé qui t’unit au tout… »

« Cent fois par jour, je voudrais me sacrifier pour mon Gourou qui a fait de moi un Dieu en peu de temps. »

« Même si une centaine de lunes et un millier de soleils brillaient, de profondes ténèbres régneraient sans le Gourou. »

« Béni soit mon vénérable Gourou qui connaît Hari (l’Être) et qui nous a montré l’ami et l’ennemi égaux à nos yeux. »

« Ô Seigneur ! Fais-nous la faveur de la compagnie du Gourou-Deva afin qu’avec Lui, nous puissions, nous pêcheurs égarés, faire la traversée à la nage.

Gourou-Deva, le vrai Gourou, est Para-Brahma, le Seigneur Suprême. Nânak se prosterne devant le Gourou-Deva Hari. »

En Inde, un Samnyâsin du mental est celui qui sert le vrai Gourou-Deva, qui l’a trouvé dans le cœur, qui travaille à la dissolution de l’ego lunaire.

Quiconque veut mettre fin à l’ego, au “Moi”, doit annihiler la colère, la convoitise, la luxure, l’envie, l’orgueil, la paresse et la gourmandise. Ce n’est qu’en mettant fin à tous ces défauts à tous les niveaux du mental que le “Moi” meurt d’une manière radicale, totale et définitive.

La méditation sur le nom Hari (l’Être) nous permet d’expérimenter le Réel, le vrai.

Il est nécessaire d’apprendre à prier le Notre Père, d’apprendre à converser avec Brahma (le Père) qui est en secret.

Un seul Notre Père, bien prié et judicieusement combiné à la méditation, est une œuvre entière de haute magie.

Un seul Notre Père correctement prié se fait en une heure de temps ou légèrement plus d’une heure.

Après la prière, il faut savoir attendre la réponse du Père et cela signifie savoir méditer, avoir le mental tranquille et silencieux, vide de toute pensée, attendant la réponse du Père.

Quand le mental est calme à l’intérieur et à l’extérieur, quand le mental est en silence à l’intérieur et à l’extérieur, quand le mental s’est libéré du dualisme, alors le nouveau vient à nous.

Pour que l’expérience du Réel vienne à nous, il est nécessaire de vider le mental de toute sorte de pensées, désirs, passions, envies, peurs, etc…

L’irruption du vide, l’expérience du vide illuminateur, ne sont possible que lorsque l’Essence, l’âme, la bouddhata, se libère du récipient intellectuel.

L’Essence est embouteillée dans la terrible lutte des opposés, chaud et froid, goût et dégoût, oui et non, bien ou mal, agréable et désagréable.

Quand le mental est calme, quand le mental est en silence, alors l’Essence reste libre et l’expérience du Réel vient dans le vide illuminateur.

Prie donc, bon disciple, puis avec le mental très calme et en silence, vide de toutes sortes de pensées, attend la réponse du Père…

« Demandez, et l’on vous donnera ; frappez, et l’on vous ouvrira. »

Matthieu 7:7

Prier, c’est parler avec Dieu et certes, il faut apprendre à converser avec le Père, avec Brahma.

Le Temple Cœur est une maison de prière. Les forces qui viennent d’en haut, comme celles qui viennent d’en bas, se trouvent dans le Temple Cœur, formant le Sceau de Salomon.


EXERCICE

Il est nécessaire de prier et de méditer profondément. Il est urgent de savoir comment détendre le corps physique pour que la méditation soit correcte.

Avant de commencer les exercices de prière et de méditation combinés, détendez le corps physique correctement.

Le disciple gnostique doit se coucher face visible, c’est-à-dire allongé sur le dos, sur le sol ou sur un lit, les jambes et les bras ouverts sur les côtés, en forme d’étoile à cinq branches.

Cette position pentagonale en étoile est formidable en raison de sa signification profonde, mais les personnes qui, pour une raison quelconque, ne peuvent pas méditer ainsi, doivent méditer en plaçant leur corps dans la posture du mort : talons joints, pointes des pieds ouverts en éventail, bras le long du corps.

Les yeux doivent être fermés pour que les choses du monde physique ne nous distraient pas. Le sommeil correctement combiné avec la méditation est très indispensable pour le bon succès de la méditation.

Il est nécessaire d’essayer de relaxer totalement tous les muscles du corps et ensuite de concentrer l’attention sur le bout du nez jusqu’à sentir pleinement le pouls du cœur dans cet organe olfactif. Ensuite, poursuivre avec l’oreille droite, jusqu’à sentir le pouls du cœur en elle, puis avec la main droite, le pied droit, le pied gauche, la main gauche, l’oreille gauche et à nouveau le nez, sentant bien le pouls du cœur séparément dans chacun des organes où nous avions focalisé notre attention.

Le contrôle du corps physique commence par le contrôle du pouls. Le pouls du cœur tranquille se sent dans l’organisme, d’une seule fois et en totalité, mais les gnostiques peuvent le sentir à volonté dans n’importe quelle partie du corps, que ce soit le bout du nez, une oreille, un bras, un pied, etc.

Il a été démontré par la pratique qu’en acquérant la possibilité de réguler, d’accélérer ou de ralentir le pouls, le rythme cardiaque peut être accéléré ou ralenti.

Le contrôle des palpitations cardiaques ne peut jamais provenir des muscles cardiaques, mais dépend entièrement du contrôle du pouls. C’est, sans aucun doute, le deuxième battement de cœur ou le grand cœur.

Le contrôle du pouls ou le contrôle du deuxième cœur est totalement réalisé grâce à la relaxation absolue de tous les muscles.

Grâce à l’attention, nous pouvons accélérer ou ralentir les pulsations du deuxième cœur et les battements du premier cœur.

Le samadhi, l’extase, le satori, se succèdent toujours avec des pulsations très lentes, et celles-ci se terminent dans Maha-Samadhi.

Pendant le samadhi, l’essence, la bouddhata, s’échappe de la personnalité, puis elle est fusionnée avec l’Être et vient l’expérience du Réel dans le vide illuminateur.

Ce n’est qu’en l’absence du “Moi” que nous pouvons converser avec le Père, Brahma.

Priez et méditez pour que vous puissiez écouter la voix du silence.

Le Lion est le trône du Soleil, le cœur du Zodiaque. Le Lion gouverne le cœur humain.

Le Soleil de l’organisme est le cœur. Dans le cœur, les forces d’en haut se mêlent à celles d’en bas, afin que celles d’en bas se libèrent.

Le métal du Lion est l’or pur. La pierre du Lion est le diamant. La couleur du Lion est le doré.

Nous avons pu vérifier que les natifs du Lion sont comme le lion : courageux, coléreux, nobles, dignes, constants.

Cependant, il y a des gens de toutes sortes, et il est certain que parmi les natifs du Lion, nous trouvons aussi des arrogants, orgueilleux, infidèles, tyrans, etc.

Les natifs du Lion ont le sens de l’organisation ; ils développent le sentiment et la bravoure du lion. Les personnes développées de ce signe deviennent de grands paladins.

Le type médiocre du Lion est très sentimental et coléreux. Le type médiocre du Lion surestime beaucoup trop ses propres capacités.

Dans tout natif du Lion il existe toujours un mysticisme déjà développé, ou dans un état naissant ; tout dépend du type de personne.

Les natifs du Lion sont toujours prédisposés aux accidents des bras et des mains.


4. Cancer
6. Vierge