Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjieff)

En vue de constituer une Bibliothèque numérique des meilleures oeuvres de l'Esprit. Vos liens, sources et contributions sont les bienvenues.
Répondre
Hors ligne Gemani
#1
Avatar du membre
Messages : 6792
Enregistré le : 25 septembre 2008
Sexe :
Zodiaque :
Contact :

Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjieff)

Message le 9 octobre 2010, 07:50

Il y a quelques jours, j'ai commencé à écouter le livre de Georges Ivanovitch Gurdjieff : Récits de Bélzébuth à son Petit-Fils : http://www.nous-les-dieux.org/LIVRES_AUDIOS (le lien ne fonctionne plus mais vous pouvez l'écouter sur You Tube voire plus bas)

J'aurai pu l'écouter depuis un long moment déjà, mais j'avais peur de perdre mon temps, Clovis m'avait conseillé entre autre sa lecture, voire sujet : Livre pour comprendre l'origine de l'organe Kundartigateur : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... f=49&t=832 mais comme je mettais Samael bien au dessus de Gurdjieff qui n'était pas totalement éveillé (mais peut-être sur la même lignée), je m'étais dit qu'il valait mieux que j'aille à l'essentiel... voir également : Echange rapporté sur l'Origine du Problème : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... f=49&t=833

le premier chapitre est très long, peut-être n'est-il pas essentiel de l'écouter. Mais caché dans la verve Gurdjienne, il y a des trésors.

Cependant, j'ai trouvé la plus grande richesse dans les suivants !

Cela semble vraiment la vérité, cela fait référence à des termes que Samael nous a donné lui-même :

le nom du système solaire : système d'Ors

les Engins de Saint Venon dont nous a parlé Samael dans NC01 Vaisseaux cosmiques : http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/NC01.html

Je soupçonne largement Samael d'avoir lu ce livre !

les chapitres 2 à 6 parlent presque exclusivement des engins spatiaux utilisés par les gens au service du Père Eternel Commun.

Hassin, le petit fils de Belzébuth au chapitre 7 éprouve une grande reconnaissance pour tous les chercheurs qui ont permis la création des engins pour leur confort mais avec une inquiétude de devoir à son tour donner pour les générations suivantes... Egalement on y trouve une ébauche de méditation, voire de pratique en conscience au lever du soleil sur la necessité d'intégrer/rassembler les différentes parties de soi-même autant conscientes qu'inconscientes...

Seulement, voilà je m'attendais à retrouver le Belzébuth dont nous à parlé Samael dans la Révolution de Bel : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... de-Bel.php, le démon, le magicien noir, qui intervint dans l'Evangile par la bouche d'un possédé. Tandis que présentement, même si Monsieur Belzébuth a eu quelques démêlées avec le Père Eternel Commun qui l'a quelque temps banni sur Mars, il ne semble pas être celui qui a vécu en Arcadie, mais je peux largement me tromper. Peut-être que le Belzébuth dont nous parle Samael était-il lui-aussi un boddhisattwa tombé et aussi un Fils Descendant...
Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
-----
Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
-----
Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
-----
Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

Hors ligne Gemani
#2
Avatar du membre
Messages : 6792
Enregistré le : 25 septembre 2008
Sexe :
Zodiaque :
Contact :

Re: Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjief

Message le 24 octobre 2010, 13:51

il y a beaucoup de points communs avec l'enseignement de Samael... par exemple,
on revient souvent sur les corps étriques supérieurs équivalent des corps
solaires pour Samael. De même sur les conséquences de l'organe Kundabuffer que
Samael appelait Kundartigateur et aussi que les hommes des autres planètes qui
voient plus d'un millions de teintes différentes tandis que nous sommes limités
à 49 maxi, les vaisseaux de St Venon, les 3 lois, les 7 lois, que chaque planète
du système solaire est habitée, l'existence du Soleil Central, les retrouvailles
avec Sakaki, Louisos, etc...

Mais il y a une chose qui m'a gêné, c'est que Belzébuth nous dit que pour mettre
fin à une habitude de sacrifices animaux et humains dans trois grandes contrées
de l'ancien temps (dont la Perléanie, je ne me souviens plus des noms des deux
autres contrées) en jouant sur la suggestibilité de ceux qui l'écoutaient, a
inventé une doctrine à deux reprises consistant à faire croire à l'existence
d'un paradis où il y aurait des montagnes de bonbons.... et un enfer où il y
aurait plein d'instruments de torture.

Voila, en lisant cela, on pourrait penser au premier abord que ça remet en cause
ce que nous a dit Samael affirmant l'existence de l'Eden et de l'Enfer, les
sphères submergées.

Il est dommage que Belzebuth n'est pas précisé que cet Eden et cet Enfer
existaient vraiment même si leur définition était quelque peu différente mlais
j'ai pas terminé de lire les 48 chapitres.

Aussi que Gurdjieff est appelé Belzébuth, son messager, je croyais avoir à faire
à celui dont nous parle Samael, hors ils ne sont que des homonymes... même si le
Belzébuth de Gurdjieff fut exilé sur Mars loin du Soleil Central en représailles
de quelque chose qu'il a sans doute faite mais dont je n'ai pas encore les
éléments.

Belzébuth soutient que lors d'un choc de la planète, première catastrophe, il
s'est détaché de la Terre : la lune et l'annulion et je me demande si cette
annulion ne serait pas la lune noire ou Lilith. Mais ce qui m'étonne c'est que
la Lune se soit détachée de la Terre alors que Samael nous dit que l'humanité à
justement vécu sur la Lune avant de vivre sur la Terre, que c'est la Terre qui
est un satellite de la Lune et pas le contraire... même si dans la définition de
satellite, ça va heurter les astronomes. Avant la Terre, l'Antique Lune :
https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... =113&t=923

Ce qui est un peu difficile pour l'écoute, ce sont les termes imprononçables qui
émaillent la discussion de Belzebuth. Mais quand on commence, on a du mal à
s'arrêter de l'écouter (mis à part le premier chapitre un peu rébarbatif)...
cela pourrait être utilisé par les adultes comme un conte pour les enfants et
qui en plus leur en apprendrait beaucoup... même s'il y a certains points qui
m'étonnent !

Clovis a écrit :Je retiens deux choses de ton propos:
L'Eden et la divergence existant entre Samael et Gurdjieff à propos de la Lune. L'un affirmant que la Lune est une planète appartenant à la journée cosmique précédente, tandis que l'autre affirme que la Lune se serait détaché de la Terre, à la suite d'une collision avec un astroide.

A propos de l'Eden? Que pouvons nous appeler Eden? par une grande extension, je me permettrai de dire que l'Eden est le nirvana. Selon nos oeuvres, il peut advenir que nous puissions bénéficier du droit de séjourner dans l'Eden quelques temps avant de revenir sur cette planète ou toute autre poursuivre notre chemin. Nous pouvons ici nous souvenir des Maîtres du sentier en spirale qui se réincarne par période déterminée, et se réimmerge dans la beauté et la splendeur du Nirvana. Je cite là Samael. Gurdjieff à mon avis n'a pas avancé un propos contraire à cela, en sorte que ce que tu vois comme divergence ne serait qu'une manière ironique de Gurdjieff de présenter combien nous sommes crédules face à un certains nombre de chose ne correspondant en rien à la réalité, donc nous sommes manipulables à gré.

Concernant la Lune, je ne me permettrai aucun avis, car ces deux Maîtres peuvent s'affronter comme ils veulent, moi je ne m'en sens pas concerné, car d'un point de vu psychologique, que la Lune ait appartenu au Mahamvantara précédent ou qu'il soit né de la collision d'un astre avec la Terre ne m'apporte strictement rien, en sorte que je me tiens à l'écart de cette discussion, quelque soit celui qui ait raison.
Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
-----
Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
-----
Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
-----
Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

Hors ligne Gemani
#3
Avatar du membre
Messages : 6792
Enregistré le : 25 septembre 2008
Sexe :
Zodiaque :
Contact :

Re: Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjief

Message le 4 novembre 2013, 21:21

chapitre par chapitre en audio, je vous laisse surfer sur You Tube pour accéder à chaque vidéo : un fichier audio par chapitre : liste des chapitres en audio de Récits de Belzébuth à son Petit-Fils




Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
-----
Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
-----
Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
-----
Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

Hors ligne Gemani
#4
Avatar du membre
Messages : 6792
Enregistré le : 25 septembre 2008
Sexe :
Zodiaque :
Contact :

Re: Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjieff)

Message le 17 janvier 2017, 10:42

Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
-----
Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
-----
Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
-----
Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

Hors ligne itachi
#5
Messages : 287
Enregistré le : 09 juin 2015

Re: Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjieff)

Message le 17 janvier 2017, 12:41

Je l'ai et je compte le lire.

Hors ligne PetitHommeLibre
#6
Avatar du membre
Messages : 426
Enregistré le : 01 septembre 2015
Localisation : France (Manche)
Contact :

Re: Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjieff)

Message le 17 janvier 2017, 17:14

INTRODUCTION GÉNÉRALE AUX RÉCITS DE BELZÉBUTH A SON PETIT-FILS

L'origine de la rédaction du livre
Selon ses dires, Gurdjieff rédigea ses Récits de Belzébuth à son petit-fils durant les six années qui suivirent son accident de voiture de 1924. La raison de cette rédaction, G. l'exposa lui-même de manière légèrement voilée dans l'épitaphe qu'il composa pour la tombe de sa mère : « Ici repose la mère de celui qui se vit par cette mort forcé d'écrire ce livre intitulé Les Optimistes ». La mère de G. mourut en 1925. L'épitaphe rédigée par G. pour la tombe de sa mère date donc de 1925, et fut ainsi postérieure d'un an à l'accident de voiture qui avait failli lui coûter la vie en 1924. Nous concluons de ces rapprochements que la mort de sa mère rappela à G. la mort qu'il avait lui-même frôlée lors de son accident de voiture un an plus tôt. La mort que G. évoquait dans l'épitaphe à sa mère désignait donc moins la mort de sa mère que la mort qui, l'ayant frôlé en 1924, l'avait poussé à rédiger non seulement un scénario pour le théâtre intitulé Les Cocaïnistes mais encore ses Récits de Belzébuth à son petit-fils, ouvrage où la critique effective des consommateurs d'opium n'était qu'un exemple parmi une infinité d'autres critiques de comportements qui avaient un effet analogue d'illusion. G., qui critique ouvertement dans ses Récits le prurit littéraire, affirme d'ailleurs explicitement dans cet écrit qu'il écrivit ce livre par devoir et non par désir. La mort menaçant de mettre G. dans l'impossibilité pratique de continuer à transmettre son enseignement salutaire à ses élèves, le maître avait donc trouvé dans l'écriture un véhicule susceptible de continuer à transmettre son enseignement après son décès physique.

Le genre littéraire de l'ouvrage
Cette transmission par l'écriture, G. lui donna trois formes distinctes. Les Récits de Belzébuth à son petit-fils constituaient le premier volet d'une trilogie (Du Tout et de tout), volet exotérique destiné aux débutants dans le travail spirituel. Ces Récits, G. les rédigea dans une veine qui rappelle d'abord les Mille et une nuits par leur caractère de fiction narrative empreinte par endroits de merveilleux, ensuite les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift par le fait que ces Récits narrent des voyages, et enfin les Lettres persanes de Montesquieu par leur exotisme oriental. Cependant par-delà ces simples analogies et par-delà l'influence probable des contes orientaux, les Récits de Belzébuth à son petit-fils de l'arménien Gurdjieff semblent plus précisément s'inscrire dans le sillage d'un genre littéraire qui était traditionnel dans l'antique littérature mésopotamienne : celui des « Conseils d'un père à son fils ». Si ce livre fut publié après la mort de G., il fut cependant d'abord écrit pour être lu à voix haute devant les élèves après les dîners. Dans la mesure où ce livre fut conçu pour spiritualiser la vie d'un groupe d'élèves, il dépasse par sa fonction pratique le cadre de la simple spéculation, et c'est pourquoi il ne s'agit pas tant de gloser ici à son sujet, mais plutôt d'en faire ressortir l'intérêt dans un but de publicité spirituelle.
Bien que les Récits soient une fiction narrative, ils semblent néanmoins contenir quelques éléments autobiographiques. C'est par exemple le cas de plusieurs passages de l'ouvrage comme celui où G. relate ses promenades quotidiennes en Egypte près des pyramides du Caire et du sphinx, ou celui où G. rapporte comment il fut personnellement présenté au Tsar Nicolas II, ou celui où G. avoue qu'il fut témoin de la guerre anglo-tibétaine" qui eut lieu en 1903-1904, ou celui où G. mentionne sa création de « l'Institut pour le développement harmonique de l'homme », ou celui où G. mentionne son grave accident de voiture entre Paris et Fontainebleau, ou encore le chapitre 41 où il évoque successivement la mort d'une mère puis la mort d'une épouse à cause du cancer (de fait en 1925 G. avait perdu sa mère, et en 1926 il avait perdu son épouse Julia Ostrowska), le caractère autobiographique de ce chapitre 41 pouvant éventuellement être confirmé par la mention de la « keshah » qui rappelle directement le « trône » ou kosshah (en hébreu : kisseh) de G. dans la Study house du prieuré d'Avon. On peut également mentionner le caractère biographique du chapitre 42 intitulé « Belzébuth en Amérique ». Toutefois par-delà l'histoire authentique qui a pu fournir à G. des matériaux pour ses Récits, ce livre se présente avant tout comme un ouvrage à intention didactique au début duquel G. annonce explicitement son objectif : il s'agissait pour lui de contribuer par cet ouvrage de presque 1200 pages à « extirper du penser et du sentiment du lecteur, impitoyablement et sans le moindre compromis, les croyances et opinions enracinées depuis des siècles dans le psychisme des hommes à propos de tout ce qui existe au monde ». Le sous-titre explicite des Récits est d'ailleurs « Critique objectivement impartiale de la vie des hommes ». Quel rapport existe-t-il entre le projet de ce livre et son titre : Récits de Belzébuth à son petit-fils ?

Les trois Evangiles synoptiques mentionnent le nom Beelzeboul (Mt. 10,25 ; 12,24 ; Me 3,22-27 ; Le 11,15) qui renvoyait d'un point de vue typologique au Ba'al-zeboub (« maître des mouches »), la divinité cananéenne mentionnée en II Rois 1,2-16. Le nom Ba'al-zeboub (« maître des mouches ») renvoyait peut-être à deux textes de l'antique littérature mésopotamienne où les « mouches » servaient à signifier d'une part la vanité des mortels qui moururent lors du déluge (Poème d'Atrahasis ou du supersage) et d'autre part l'attroupement des dieux autour du parfum brûlé au sommet de la montagne par le héros du déluge, Utanapishtî (Epopée de Gilgamesh). Si cette hypothèse est exacte, le « maître des mouches » (Ba'al-zeboub) pouvait désigner, par-delà son caractère de divinité étrangère au yahvisme, soit le pseudo-héros qui ne réussit pas à sauver du déluge les mortels, soit au contraire le héros qui, après avoir sauvé du déluge nombre de mortels, attire à lui les dieux par le parfum brûlé au sommet de la montagne. Il apparaît ainsi que dès son origine, le nom Ba'al-zeboub se trouve marqué de deux significations antagonistes, l'une positive, et l'autre négative. Or cette ambiguité du nom Ba'al-zeboub, nous la retrouvons dans le nom analogue Beelzeboul que nous rencontrons dans les Evangiles synoptiques. En effet étymologiquement, ce nom Beelzeboul désigne littéralement en hébreu le « maître qui élève », signification que nous rencontrons par exemple en Gen. 30,20 où l'expression « mon époux ('îshi) m'exaltera (yizebelenî) » a une valeur honorifique puisqu'elle renvoie à l'élévation spirituelle qui était impliquée dans la fumigation du parfum que le héros du déluge avait brûlé au sommet de la montagne en remerciement aux dieux pour avoir échappé au déluge, lui et sa cohorte. Or précisément ce n'est pas dans cette acception honorifique, basée sur l'étymologie (« maître qui élève »), que dans les synoptiques les pharisiens emploient ce nom Beelzeboul, mais au contraire au sens de « chef des démons », analogue au pseudo-héros qui ne peut sauver du déluge les mortels. Attentif à ce choix herméneutique défavorable des pharisiens, Jésus de Nazareth ne manqua pas de leur rappeler d'une part qu'un chef des démons ne peut être lui-même un démon puisqu'il se révèle être plus fort que les démons qu'il soumet, et d'autre part que le nom Beelzeboul désignait non pas le « chef des démons » mais au contraire le « maître qui élève » ses disciples à son propre niveau spirituel : « Le disciple n'est pas au-dessus du maître, ni l'esclave au-dessus de son seigneur ; il suffit au disciple d'être comme son maître, et à l'esclave comme son seigneur. S'ils ont traité le maître de maison de Beelzeboul, combien plus [le feront-ils pour] les gens de sa maison » (Mt. 10,24-25). Or lorsque G. décida de se mettre en scène dans ses Récits sous le nom de Belzébuth, il semble avoir appliqué à son propre cas l'accusation qui avait été faite à Jésus de Nazareth. De même que les pharisiens avaient accusé à tort Jésus de Nazareth en le traitant de Beelzeboul au sens de « chef des démons » alors qu'il était un Beelzeboul au sens de « maître qui élève », de même G. choisit de se mettre en scène dans ses Récits sous le nom de Belzébuth pour signifier que si les ignorants le regardaient comme un « chef des démons » (c'est à dire comme un pseudo-héros incapable de sauver du déluge les mortels), d'autres au contraire le regardaient avec justesse comme un « maître qui élève » ses élèves à son propre niveau spirituel, comparable en cela au héros qui sauve du déluge nombre de mortels, interprétation qui était d'autant plus exacte qu'en 1917-1918 G. avait effectivement sauvé de l'hécatombe nombre d'hommes et de femmes en les emmenant en exode avec lui hors de la Russie bolchevique alors en proie à une révolution sanglante.

Mais si G. choisit d'apparaître dans ses Récits sous la dénomination éloquente de Belzébuth en guise d'avertissement à ses détracteurs passés et à venir, pourquoi choisit-il d'adresser son propos à son petit-fils ? Les Récits ayant une fonction principalement didactique à portée spirituelle, c'est donc un enseignement spirituel que G. adresse à son petit-fils sous la forme des Récits. Mais que désignait exactement cette figure littéraire du petit-fils de Belzébuth-G. ? Il semble que nous trouvions un indice fiable dans la mention que G. fait de ses fils et en particulier du père et de l'oncle de son petit-fils. Si nous admettons logiquement que les fils de Belzébuth-G. désignaient les fils spirituels de G., nous pouvons en déduire que le père et l'oncle du petit-fils de Belzébuth désignaient deux disciples de G., et que le petit-fils avec lequel il dialogue dans les Récits n'était vraisemblablement autre que le fils naturel que G. avait eu avec Elizabeta Stjoernval : Nicolas de Val, auteur d'ailleurs d'un témoignage personnel sur G. ; dans cette hypothèse, le père (adoptif) du petit-fils de Belzébuth figurait dans les Récits le docteur Leonid Stjoernval (l'époux légal d'Elizabeta), cependant que son oncle figurait dans les Récits P.D. Ouspensky. Par ailleurs si Belzébuth-G. se charge dans les Récits de l'éducation spirituelle de son petit-fils (figure de son fils naturel Nicolas de Val), c'est probablement parce que G. pensait que le docteur Stjoernval ne pouvait s'acquitter de son devoir d'éducateur, et que pour cette raison il devait se substituer à ce dernier dans cette fonction d'éveilleur et de curateur d'âme.

Références et sources culturelles des Récits de Belzébuth
Nous avons dit que les Récits avaient pour objectif de dresser un inventaire des croyances et des opinions erronées des hommes. De fait, les Récits contiennent nombre de critiques portées sur divers objets. Et ce sont ces diverses critiques que nous devons ici brièvement analyser. Mais avant d'aborder directement ces critiques internes aux Récits, il nous faut définir avec quelque précision l'horizon culturel de ce monumental ouvrage. Cet horizon culturel des Récits n'est pas très différent de celui des autres ouvrages de G. : on y trouve ou retrouve des références à l'Egypte, à la Mésopotamie et à la tour de Babel, à un prêtre aïssor et au Turkestan, au bouddhisme, aux Parsis, à Mahomet, ainsi qu'à la figure musulmane du Mullah Nasr Eddin (passim). Nous relevons également des mentions isolées du spiritisme d'Allan Kardec, de l'alchimie, et de savants comme Copernic, Mesmer, Charcot, et Mendeleev. Cependant les deux principales références culturelles de G. dans les Récits sont d'une part le judéo-christianisme, et d'autre part la culture grecque de l'antiquité.

Le judéo-christianisme
G. mentionne d'abord dans ses Récits nombre d'éléments de l'Ecriture : la Trinité, la création de l'homme à l'image de Dieu, Moïse, les trompettes de Jéricho, Salomon, les chérubins et séraphins, Jésus-Christ, les quatre Evangiles, les trois vertus théologales, l'archange Gabriel, et le royaume des cieux. Mais il mentionne aussi des éléments de la civilisation chrétienne comme le Mont Athos, les orthodoxes russes et grecs, un prêtre grec, un moine catholique, et enfin l'Eglise et la messe.

Inventaire des critiques portées par G.
Dans un tel contexte culturel de référence aux horreurs dénoncées par le mythe de l'Atlantide, il est bien évident que G. chercha à son tour à dénoncer dans ses Récits les diverses formes de crimes contre l'humanité, qu'il s'agisse de la guerre inter-ethnique et de la révolution, de la guerre civile, des croisades, de la destruction du patrimoine, ou encore de l'atroce barbarie qui conduit des criminels à couper un corps humain en morceaux, passage des Récits qui rappelle directement l'épisode analogue du crime de Guibéa rapporté par le livre des Juges au chapitre 19. Si certains humains assassinent d'autres humains, ils ne sont pas plus tendres avec les animaux. G. s'insurge dans ses Récits contre ceux qui maltraitent les animaux, qu'il s'agisse de ceux qui sacrifient les animaux en victimes propitiatoires dans les cultes religieux, ou qu'il s'agisse des bouchers qui font souffrir les bêtes destinées aux abattoirs. Ce devoir de justice envers les animaux, qui rappelle la leçon de Nomb. 22 au sujet de l'attitude injuste du prophète Balaam à l'égard de son anesse, G. l'avait explicitement signifié dans l'un de ses aphorismes qui étaient inscrits sur un vélum dans la Study house du prieuré d'Avon : « Si tu veux apprendre à aimer, commence par les animaux : ils sont plus sensibles ». Cependant selon G., ce devoir de justice envers les animaux ne justifiait ni le culte des animaux, ni la peur excessive des bouddhistes d'attenter à la vie des insectes. Si certains humains attentent à la vie d'autres humains ou des animaux, il en est qui attentent à leur propre existence. Et c'est pourquoi G. émet des critiques à l'encontre des alcooliques, des amateurs de cocaïne et de morphine, des tabagistes, des consommateurs d'opium, de haschich et de vodka. Ce sont là des malheurs qui rendent d'autant plus scandaleux le fait que les puissants de ce monde qui ont la capacité de réduire la souffrance des hommes ne font rien à ce sujet.

La culture de la Grèce antique :
G. mentionne certes dans ses Récits Xénophon, la notion d'Etre-Un, et l'initié Pythagore. Mais sa principale référence grecque dans son monumental ouvrage est sa mention multipliée (plus de 50 emplois) de la figure de l'Atlantide, mythe platonicien qui faisait mémoire d'une part des révolutions égyptiennes qui renversèrent l'ancien et le moyen empires égyptiens, et d'autre part des invasions qui détruisirent les villes de Cnossos, de Troie, et de Mycènes. Or il est probable que l'arménien G. insista dans ses Récits sur l'Atlantide pour rappeler à ses contemporains l'actualité malheureuse de ce mythe fondateur en un temps où l'armée du colonel anglais Younghusband massacra des tibétains qui ne cherchaient qu'à vivre paisiblement sur leurs propres terres (1903-1904), où la révolution bolchevique détruisit à feu et à sang l'empire russe (1917), et où les turcs décimèrent le peuple arménien innocent lors des massacres de 1894-1896 puis lors du génocide de 1915-1916.
A ce premier groupe des critiques portées contre les diverses formes d'attentats à la vie, nous devons ajouter un second groupe : celui formé par les critiques de G. contre diverses formes d'immoralité, qu'il s'agisse de l'hypocrisie des parures extérieures qui ne font que dissimuler l'absence d'ornements intérieurs, de la séduction pour l'or et de l'envie, de l'égoïsme, ou de la fausse éducation, ce qui pousse G. à émettre une critique des femmes qui sont de mauvaises mères et épouses. Enfin derniers bastions de l'immoralité critiqués par G. : les foires avec leurs divertissements qu'il qualifie d'abrutissants, et les jeux de hasard, ainsi que le sport qu'il trouve néfaste dans la mesure où il évacue la pensée.
Par ailleurs nous relevons dans les Récits un troisième groupe de critiques : celles portées par G. contre certaines formes culturelles de la modernité. Défenseur de la « connaissance objective », G. en est venu à critiquer les conceptions européennes de l'art et en particulier les tendances picturales contemporaines qu'il trouvait erronées parce qu'elles ne se fondaient pas sur la « connaissance objective ». Autres formes de la modernité critiquées par G. : le darwinisme, l'anthroposophisme et le théosophisme auxquels il reproche d'avoir provoqué la disparition du « sentiment patriarcal » et du « sentiment religieux ». Est-ce son sentiment patriarcal qui conduisit G. à critiquer à tort les revendications des féministes auxquelles il conteste leurs droits élémentaires comme le droit de voter et le droit à l'égalité ? Si le sentiment dit patriarcal désigne le sentiment de devoir exercer une responsabilité protectrice sur les humains dont on a la charge, alors ce sentiment peut être éprouvé et honoré avec succès tant par des hommes que par des femmes, et en ce sens le sentiment patriarcal ne saurait se différencier dans son essence du sentiment matriarcal. La critique injuste de G. contre les revendications légitimes des féministes trahit donc chez G. une réduction sexiste de la responsabilité à son seul exercice masculin. Erreur grossière et coupable qui, en 1796-1797, avait déjà été le lot du philosophe allemand Johann Gottlieb Fichte dans son Fondement du droit naturel selon les principes de la doctrine de la science.

Hors ligne PetitHommeLibre
#7
Avatar du membre
Messages : 426
Enregistré le : 01 septembre 2015
Localisation : France (Manche)
Contact :

Re: Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjieff)

Message le 18 janvier 2017, 09:21

Jeff, je propose de transmettre au forum un cadeau que m'a fait P. mon confrère discret :grin:
Son message :
"Salut, merci.
J'ai fini de lire tous les livres de Gurdjieff, et je vais maintenant tous les relire !
2 livres sont des chefs d'oeuvre à mon avis :
- Récits de Belzébuth à son petit-fils
- Rencontres avec des hommes remarquables
Voilà, a+,"

Il a résumé magnifiquement les récits de Belzébuth à son petit-fils.
Au lieu de lire environ 1200 pages, il reste 20 pages à lire pour connaître la quintessence de l'oeuvre et appréhender rapidement sa richesse intérieure.
Les 48 chapitres sont résumés, je les ai relus hier et apporté de légères modifications de forme.

Comment procède-t-on ?
Tu crées une sous-section intitulée "résumés d'oeuvres magistrales" ou je le copie ici dans un autre message :write:

PS : le message précédent est extrait d'un livre de Patrick Négrier intitulé "Gurdjieff, Maître spirituel".

Hors ligne Gemani
#8
Avatar du membre
Messages : 6792
Enregistré le : 25 septembre 2008
Sexe :
Zodiaque :
Contact :

Re: Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjieff)

Message le 18 janvier 2017, 11:27

Je pense qu'il est plus simple que tu copies le résumé de Récit de Belzébuth ici à la suite de ce message pour qu'on ait un seul sujet sur ce livre, mais segmenter le résumé en plusieurs message. Un message ne doit pas comporter trop de caractères sinon cela engendre des problèmes dans la récupération de base de données.

Si tu as le résumé de l'autre livre, crées un autre sujet à moins que j'ai déjà écrit un sujet sur ce livre-ci, je me souviens avoir mis quelque art une vidéo sur la vie de Gurdjieff... Fais une petite recherche
Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
-----
Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
-----
Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
-----
Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

Hors ligne Papillon
#9
Avatar du membre
Messages : 690
Enregistré le : 08 juin 2015

Re: Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjieff)

Message le 18 janvier 2017, 13:41

:clap: Super ! Merci les P et P...1200pages c vrai, parfois je rame.... en plus en mode livre papier hors de prix et rare ! Mais bon c 'est à lire quand même en totalité !
Wa-kanda soph.

Hors ligne PetitHommeLibre
#10
Avatar du membre
Messages : 426
Enregistré le : 01 septembre 2015
Localisation : France (Manche)
Contact :

Re: Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjieff)

Message le 18 janvier 2017, 14:46

(Préface par P. + table des matières + 12 premiers chapitres)

Résumé des Récits de Belzébuth à son petit-fils, 1950
Critique objectivement impartiale de la vie des hommes


Préface
Les Récits de Belzébuth à son petit-fils constituent la première partie de la trilogie Du tout et de tout, de Georges Gurdjieff, publiée en 1950. Il n'avait jamais rien publié ni même écrit quoi que ce soit auparavant, la rédaction de cet ouvrage répond à une nécessité éprouvée par l'auteur, une obligation même, pour des raisons indépendantes de sa volonté, comme il l'explique dans son premier chapitre. Cet ouvrage fait partie du classement des 100 Livres Influents Jamais Écrits (100 Most Influential Books Ever Written) de Martin Seymour-Smith, avec le commentaire : "la plus convaincante fusion de la pensée orientale et occidentale jamais vue."

L'objectif de cet article, présenté sous forme d'un résumé par chapitre de l'oeuvre, est d'illustrer que, sous une apparence passablement farfelue, elle recèle néanmoins une certaine spiritualité (pour ne pas dire une spiritualité certaine). Les récits de Belzébuth constituent une critique objectivement impartiale de la vie des hommes, le terme impartial étant illustré par le fait que c'est un extraterrestre (Belzébuth) vivant incognito sur Terre, ou les observant depuis Mars via un super télescope, qui s'autorise cette critique depuis l'extérieur du groupe, d'où l'objectivité de la critique.

Dès le premier chapitre l'auteur explique que ce n'est pas sans raison qu'il a choisi de présenter son œuvre ainsi (mais ne donne que peu d'indices). Il a peut-être voulu exprimer par là que pour pouvoir s'offrir le luxe de critiquer l'humanité terrestre il est nécessaire avant tout d'éveiller sa conscience au niveau de la raison objective. Comme cela aurait fait un peu prétentieux de parler à la première personne, il est possible qu'il ait utilisé cette astuce narrative pour éviter cet écueil.

Il ne faut pas forcément lire cette œuvre au premier degré. A deux reprises Belzébuth évoque l'auteur lui-même (et une fois à travers un personnage secondaire qui n'est pas sans rappeler sa biographie, notamment au sujet de la tragédie du cancer de sa femme). Comme si Belzébuth représentait la conscience même de Gurdjieff, qui lui aurait dicté les récits.

L'autre intérêt de présenter son texte ainsi est d'éviter d'avoir à fournir davantage d'explication sur l'étendue de l'observation des hommes : "quelques dizaines de siècles" (au moins trente), jusqu'au premier quart du 20ème siècle. D'un autre côté, il est parfois difficile de ne pas lire ces récits au premier degré, car Belzébuth prend une part active, et même parfois de façon déterminante, aux événements de l'histoire terrestre.
Un des thèmes centraux de l'oeuvre de Gurdjieff est "l'échange réciproque de substances cosmiques" : Si l'hydrogène est l'atome élémentaire du monde physique, ce n'est plus le cas au-delà, l'hydrogène n'est en fait, selon l'auteur, que l'une des sept substances de second ordre d'un ensemble de sept fois sept éléments cosmiques.

Ainsi les lois du monde physique ne s'appliquent qu'aux particules physiques, tandis que les autres particules sont régies par des lois spécifiques à chaque sphère ou région suprasensible dans laquelle se manifeste la particule (il ne faut pas chercher à comprendre les explications de l'auteur simplement avec les lois de l'électromagnétisme ou de la gravité, ni même la radioactivité...). En particulier en ce qui concerne le mot atmosphère : pour l'auteur ce terme comprend vraisemblablement un ensemble de ces particules cosmiques.

LIVRE PREMIER
BIENVEILLANTE RECOMMANDATION improvisée par l'auteur au moment de remettre ce livre à l'imprimeur
Chapitre 1 : Éveil du penser
Chapitre 2 : Prologue - Pourquoi Belzébuth vint sur notre système solaire
Chapitre 3 : Cause d'un retard dans la chute du Karnak
Chapitre 4 : La loi de chute
Chapitre 5 : Système de l'Archange Khariton
Chapitre 6 : Perpetuum Mobile
Chapitre 7 : De la connaissance du vrai devoir êtrique
Chapitre 8 : Où ce mauvais garnement de Hassin, le petit-fils de Belzébuth, ose nous traiter de limaces
Chapitre 9 : Cause de la genèse de la Lune
Chapitre 10 : Pourquoi les « hommes » ne sont pas des hommes
Chapitre 11 : Un trait piquant de l’original psychisme des hommes
Chapitre 12 : Premiers grondements
Chapitre 13 : Pourquoi dans la raison de l’homme, l'imaginaire peut être perçu comme réel
Chapitre 14 : Où l’on entrevoit une perspective qui ne promet rien de très gai
Chapitre 15 : Première descente de Belzébuth sur la Terre
Chapitre 16 : Relativité de la notion de Temps
Chapitre 17 : Archi-absurde - d'après les assertions de Belzébuth notre soleil n’éclaire ni ne chauffe
Chapitre 18 : Archi-fantastique
Chapitre 19 : Belzébuth raconte sa seconde descente sur la planète Terre
Chapitre 20 : Troisième vol de Belzébuth vers la planète Terre
Chapitre 21 : Première visite de Belzébuth aux Indes
Chapitre 22 : Belzébuth au Tibet pour la première fois
Chapitre 23 : Quatrième séjour personnel de Belzébuth sur la planète Terre
Chapitre 24 : Belzébuth s’envole vers la planète Terre pour la cinquième fois
Chapitre 25 : Le Très Saint Ashyata Sheyimash Envoyé d'En-Haut sur la Terre
Chapitre 26 : Légamonisme concernant les réflexions du Très Saint Ashyata Sheyimash sous le titre « Horreur de la Situation »
« Foi » « Amour » « Espérance »
Chapitre 27 : De l'ordre d'existence que créa pour les hommes le Très Saint Ashyata Sheyimash
Les cinq tendances à suivre pour accomplir les Devoirs de l'Être (labeur conscient personnel et souffrances volontaires)
Chapitre 28 : Le principal coupable de la destruction des Saints Travaux d’Ashyata Sheyimash
Psychologie d'un hassnamoussien
Chapitre 29 : Les fruits des anciennes civilisations et les fleurs des contemporaines
Les sept données environnantes dont dépend l'existence d'un humain
Chapitre 30 : L'Art
LIVRE DEUX
Chapitre 31 : Sixième et dernier séjour de Belzébuth à la surface de notre Terre
Chapitre 32 : L'hypnotisme
Chapitre 33 : Belzébuth hypnotiseur de profession
Chapitre 34 : Belzébuth en Russie
Chapitre 35 : Modification au cours de chute prévu pour le vaisseau intersystémaire « Karnak »
Chapitre 36 : Encore un petit rien sur les Allemands
Chapitre 37 : La France
Chapitre 38 : La Religion
Chapitre 39 : La Sainte Planète du Purgatoire
LIVRE TROIS
Chapitre 40 : Belzébuth raconte comment les hommes connurent et oublièrent la loi cosmique fondamentale d'Heptaparaparshinokh
Chapitre 41 : Le derviche boukharien Hadji-Assvatz-Trouv
Chapitre 42 : Belzébuth en Amérique
Chapitre 43 : Belzébuth expose ses vues sur le processus périodique de destruction mutuelle des hommes
Chapitre 44 : Selon Belzébuth, la conception que se font les hommes de la justice est, dans le sens objectif, un « mirage maudit »
Chapitre 45 : Selon Belzébuth le fait que les hommes captent l'électricité de la Nature et la détruisent en l'utilisant est l'une des causes principales de diminution de la durée de la vie humaine
Chapitre 46 : Belzébuth explique à son petit-fils la signification de la forme et de l'ordre qu'il a choisis pour exposer ses informations sur les hommes
Chapitre 47 : Résultat, conforme aux lois, d'un penser impartial
Chapitre 48 : Conclusions de l'auteur
Première Conférence : Diversité, conforme aux lois, des manifestations de l’individualité humaine
SUPPLÉMENT


LIVRE PREMIER
BIENVEILLANTE RECOMMANDATION improvisée par l'auteur au moment de remettre ce livre à l'imprimeur
Gurdjieff conseille de lire et relire en tout trois fois ce livre.

Chapitre 1 : Éveil du penser
L'auteur ne donne que peu d'explications pour le choix du personnage Belzébuth : Dans ses toutes dernières paroles sur son lit de mort, la grand-mère de Gurdjieff l'exhortait à ne jamais rien faire comme les autres (il appelle "les bipèdes mes semblables, destructeurs des biens de la Nature"), aussi son héros ne devait-il rien avoir de commun avec aucun autre héros de la littérature. Pour lui ce personnage est connu comme un homme de science, une créature à l'image de Dieu, "quelqu'un" quoi, pas "n'importe qui". Il s'agit aussi d'évoquer le nom de Belzébuth afin d'obtenir l'aide de son esprit à la rédaction d'un ouvrage dans lequel il est impliqué de fait. Gurdjieff est conscient que cela va surprendre le lecteur, mais il est confiant dans son choix.

Chapitre 2 : Prologue - Pourquoi Belzébuth vint sur notre système solaire
Belzébuth, après avoir servi sur le "Soleil Absolu", principal lieu de résidence du "Seigneur Éternel", à un haut niveau correspondant à ses compétences, commit une grave erreur : en voulant changer l'ordre des choses à la façon impétueuse de l'adolescence, il faillit provoquer une révolution avec l'aide de ses proches, eux aussi n'ayant pas encore atteint la responsabilité de l'âge adulte. Il fut exilé avec sa famille et ses proches sur un système solaire fort éloigné du centre cosmique, et passa la plus grande partie de sa vie sur Mars. Aujourd'hui un vieillard, cette expérience lui a permis d'acquérir de la sagesse, son savoir et son expérience se sont à la fois étendus et approfondis.

Chapitre 3 : Cause d'un retard dans la chute du Karnak
Presque tout le système solaire est habité et tous ces humains peuvent revêtir leurs corps supérieurs, sauf là où les émanations du "Soleil Absolu" ont perdu la plénitude de leur force suite à des réfractions réitérées. Ce concept de revêtement des corps supérieurs correspond vraisemblablement à la parabole biblique de l'habit de noces de l'âme, c'est-à-dire que ces humains peuvent parfaire leur individualité, élever leurs âmes vers la purification.

Chapitre 4 : La loi de chute
Un procédé de vaisseau interplanétaire et intersystémaire est découvert, basé sur la loi de gravité. Il utilise un système permettant de faire le vide là où le vaisseau doit avancer, en y détruisant l'atmosphère. Malgré sa manœuvrabilité délicate, il remplace peu à peu tous les systèmes précédents.

Chapitre 5 : Système de l'Archange Khariton
Un nouveau procédé de vaisseau cosmique remplace celui évoqué au chapitre précédent. La description de ce procédé évoque une sorte de réacteur basé sur la dilatation des gaz de l'atmosphère. L'avantage de ce système est que l'on peut dorénavant atterrir là où on veut, il est beaucoup plus manœuvrable.

Chapitre 6 : Perpetuum Mobile
La description du principe des vaisseaux cosmiques (au chapitre précédant) fait rappeler à Belzébuth la fameuse quête du mouvement perpétuel qui rendit dingue un grand nombre de savants fous de la Terre à une époque, jusqu'à ce que l'un d'entre eux finisse par "prouver" l'impossibilité de la chose (en tout cas en ce qui concerne ceux basés sur la seule loi de gravité, voir le second principe de la thermodynamique). Pourtant le principe des vaisseaux cosmiques est précisément ce à quoi rêvaient ces malheureux : sans atmosphère le vaisseau avance en effet sans effort et sans résistance vers son point de chute, et lorsqu'il y a une atmosphère, celle-ci est utilisée pour la décélération jusqu'à l'atterrissage (et aussi pour le décollage). Or comme toute planète possède une atmosphère, selon l'auteur, on peut vraiment parler ici de mouvement perpétuel.

Chapitre 7 : De la connaissance du vrai devoir êtrique
Les nouvelles générations héritent naturellement du savoir scientifique et du confort moderne, mais n'ont nullement besoin de se préoccuper de s'en acquitter pendant l'adolescence. Elles doivent seulement se préparer à devenir des êtres responsables, et alors seulement elles pourront trouver ce qu'elles peuvent faire en retour.

Chapitre 8 : Où ce mauvais garnement de Hassin, le petit-fils de Belzébuth, ose nous traiter de limaces
Hassin, le petit-fils de Belzébuth, lui demande de raconter quelque chose sur les Terriens, alors Belzébuth s'apprête à lui raconter presque toute l'histoire humaine, depuis le début.

Chapitre 9 : Cause de la genèse de la Lune
Lors de son premier périple orbital, la comète Kondour heurta la Terre, suite à une erreur de calcul (ou un manque de prévoyance certain des Créateurs), deux lunes résultent de l'impact. La seconde lune Anoulios, plus petite, connue à l'époque de l'Atlantide, est maintenant tombée dans l'oubli. On doute même de son existence (elle est cependant visible avec un télescope terrien). Cet événement se produisit au moment où Belzébuth était à peine arrivé sur Mars, et qu'il était encore en train de s'y installer. La Terre elle-même venait à peine de se former (on verra au chapitre 40 que les mammouths existaient alors, et que cette catastrophe provoqua leur disparition). Le choc fut perçu depuis Mars, par un grand fracas, suivi d'une mauvaise odeur. L'Archange Sakaki est dépêché sur place pour éviter une catastrophe dans le système solaire, il s'agit de préserver l'harmonie du mouvement et des radiations ou émanations des planètes. La nature de son intervention n'est pas encore précisée exactement (et Il doit d'abord demander l'aval d'En-Haut), mais il s'agit d'une modification de l' "économie" de la Nature sur Terre, l'homme y compris, de façon à utiliser la production naturelle d'une substance pour le maintien stable de ses deux lunes sur le long terme.

Chapitre 10 : Pourquoi les « hommes » ne sont pas des hommes
On assiste à la seconde visite de l'Archange Sakaki (après donc avoir obtenu l'aval d'En-Haut) avec l'Archi-Ingénieur Louisos : l'organe Kundabuffer est greffé, à titre provisoire, à l'humanité, pour la plonger en état d'hypnose, via une forme de jouissance indirecte, c'est ce qui fait que les hommes perçoivent dorénavant la réalité à l'envers. Cet organe se situait à la base de leur queue, qui existait alors. Plus tard, lors d'une troisième visite, l'organe fut retiré. Le but de cet organe était de prévenir les suicides des Terriens pour le moment prévisible où ils comprendraient le triste sens de leur existence, qui est de maintenir les deux lunes en place. C'est le début de la grande fécondité sur Terre et aussi des guerres. Observées depuis Mars, ces guerres étaient certes curieuses et la forte natalité était supposée être une propriété de l'organe Kundabuffer, sans doute préméditée, mais on ne pouvait pas soupçonner qu'il s'y passait quelque chose de louche.

Chapitre 11 : Un trait piquant de l’original psychisme des hommes
Les Terriens aiment la plus grande solennité et le plus grand respect des traditions et de la procédure judiciaire quand il s'agit de condamner un offenseur, et lorsqu'ils s'aperçoivent alors qu'il est hors d'atteinte, il ne leur reste plus qu'à lui jeter un de leurs fameux anathèmes, selon lequel l'offenseur est maudit comme il se doit.

Chapitre 12 : Premiers grondements
Un parvenu écrit (vraisemblablement après le douzième siècle après J.-C.) un évangile bidon, et devient un écrivain adulé du simple fait des circonstances, il reste adulé bien que plus personne ne lit ses livres. Ses partisans n'hésitent pas à louer son intelligence et sa grande connaissance du psychisme des hommes, parfois avec véhémence, sans même avoir pris la peine de lire ses livres.

Hors ligne PetitHommeLibre
#11
Avatar du membre
Messages : 426
Enregistré le : 01 septembre 2015
Localisation : France (Manche)
Contact :

Re: Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjieff)

Message le 18 janvier 2017, 14:48

(résumé des chapitres 13 à 24)
Chapitre 13 : Pourquoi dans la raison de l’homme, l'imaginaire peut être perçu comme réel
Les hommes ne pensent plus par eux-mêmes mais par ouï-dire, seulement par mauvaise habitude et négligence : ils ne cherchent plus la vraie cause des choses, la vérité sous les apparences.

Chapitre 14 : Où l’on entrevoit une perspective qui ne promet rien de très gai
La pauvreté intellectuelle des hommes ne vint qu'après la submersion de l'Atlantide : leur lente dégénérescence dégrada les vibrations qui maintenaient jusque-là les deux lunes en place (leur stabilité). Ce qui obligea la Nature à transformer peu à peu d'autant leur psychologie afin de rétablir la qualité de cette vibration. Il en résulta que l'égoïsme devint partie intégrante de leur psychisme, jusqu'à produire des guerres (la seule planète de l'univers sur laquelle les guerres se produisent). Par égoïsme il faut comprendre amour-propre, vanité, orgueil, présomption, crédulité et suggestibilité, propriétés indignes de l'homme véritable.

Chapitre 15 : Première descente de Belzébuth sur la Terre
L'empereur Apollis de Samlios, la capitale de l'Atlantide et de la Terre, se lia d'amitié avec un membre de la tribu de Belzébuth, lequel membre s'indignait de la pression exercée sur ses citoyens afin d'assurer la prospérité de la cité. L'esprit particulièrement retord de l'empereur et la naïveté du Martien aboutirent à un pari solennel au terme duquel cette pression serait relâchée, quitte à ce que le Martien compense l'éventuel manque à gagner du trésor public. Après réflexion (et ruine des Martiens), la révolution étant inévitable car la pression devait évidemment être rétablie telle quelle, il fut décidé de remplacer tous les fonctionnaires par les Martiens de la tribu, pour encaisser la révolution en première ligne de front, tout en favorisant la disculpation de l'empereur. Tout redevint comme avant, avec cependant les conséquences de la crise. La prospérité par la pression était bel et bien l'unique politique applicable sur une population marquée par les conséquences de l'organe Kundabuffer.

Chapitre 16 : Relativité de la notion de Temps
Le but de l'existence est la transformation des substances cosmiques, en vue de la fabrication du corps astral. Le but de l'existence des animaux et végétaux (les êtres bi- et uni-cérébraux, respectivement) est la transformation des substances cosmiques, cette fois pour les seuls besoins de la planète (ou du système solaire). Lorsque l'organe Kundabuffer fut retiré des humains de la Terre, la durée de l'existence se conformait à l'objectif de la création du corps astral. Mais peu à peu, pour des raisons qui seront expliquées par la suite, du fait de leur comportement indigne et aussi du fait qu'ils ont détruit les animaux et les végétaux, la Nature se vit contrainte d'adapter le but de l'existence des hommes à celui des animaux et végétaux afin de compenser en quantité et en qualité les vibrations requises (notamment pour la stabilité des deux lunes). Si au départ la réduction de la durée de leur vie n'était pas de leur fait, c'est maintenant plus que jamais de leur seule responsabilité. Donc si la cause première de leur souffrance a été une certaine imprévoyance divine, elle n'est désormais que de leur fait. Tous les humains des autres planètes de l'univers ont une durée de vie normale, c'est-à-dire beaucoup plus longue, ce qui fait que les Terriens ont une perception erronée de tous les phénomènes cosmiques.

Chapitre 17 : Archi-absurde - d'après les assertions de Belzébuth notre soleil n’éclaire ni ne chauffe
Les lois du Sept ("Heptaparaparshinokh") et du Trois ("Triamazikamno" : +, - et neutre : "Sainte Affirmation", "Sainte Négation" et "Sainte Conciliation") régissent les transformations des substances cosmiques dans tout l'univers. Dans le corps physique, ces transformations servent d'une part pour l'alimentation naturelle de la planète (comme cela a déjà été indiqué), et d'autre part possiblement pour le perfectionnement de soi. L'alimentation de la planète est automatique et inconscient, tandis que l'alimentation pour soi est volontaire et consciente, en accomplissant les Devoirs de l'Être (les "partkdolgdevoirs êtriques" : par un labeur conscient et des souffrances volontaires, ces devoirs incluent aussi notamment la procréation). L'alimentation pour soi permet ainsi d'acquérir la raison objective ou divine. Le plexus solaire (le principe neutre ici) n'est plus unifié comme il l'est chez tous les humains de l'univers, mais il se trouve fragmenté en faisceaux nerveux (suite à l'effet que la Nature fut contrainte d'imposer), faisceaux qui peuvent cependant encore fonctionner comme un tout. Les principes actif (la tête) et neutre fonctionnent presque exclusivement pour l'alimentation naturelle de la planète, tandis que seul le principe passif (la Sainte Négation, située dans la colonne vertébrale), participe actuellement à l'alimentation pour le perfectionnement de soi.

Chapitre 18 : Archi-fantastique
Belzébuth assiste à une expérience sur le vide avec un ami savant de Saturne. L'expérience avait pour but de mettre en évidence que la transformation des substances cosmiques participe à la transmutation des métaux et minéraux dans le cœur des planètes, grâce à une sorte de résonance des vibrations de ces éléments entre les planètes, ce processus contribuant à la stabilité de l'équilibre harmonique des planètes.

Chapitre 19 : Belzébuth raconte sa seconde descente sur la planète Terre
Onze siècles après sa première visite, une seconde visite s'imposa à Belzébuth. Entre temps l'Atlantide fut engloutie, et la tribu martienne se réfugia en Égypte. Puis les peuples se multiplièrent et trois grandes religions apparurent, exigeant des sacrifices absurdes. L'importante vibration spécifique de la mort de ces sacrifiés fut disponible en excès, ce qui empêcha la formation de l'atmosphère de la lune (par un phénomène d'interférence, en quelque sorte). La mission de Belzébuth était donc de convaincre ces peuples de mettre un terme à ces sacrifices. La mission pu s'accomplir avec succès (avec un premier groupe Terrien d'origine Atlante, situé dans le Caucase actuel), Belzébuth se liant d'amitié avec un grand prêtre, mais non sans la douleur et même le calvaire de ce dernier.

Chapitre 20 : Troisième vol de Belzébuth vers la planète Terre
On assiste à la poursuite de la mission (contre les sacrifices) avec un second groupe, asiatique, dont l'origine de la souche vient aussi de l'Atlantide. Suite à une soudaine perturbation de la société, la prohibition de l'opium est décrétée, sans succès. Une religion est alors inventée, avec les concepts de paradis et d'enfer, ainsi que le concept d'observateurs invisibles, afin de rétablir la pérennité de la société. Belzébuth décide d'apporter une modification à la religion : les observateurs invisibles sont assimilés aux sacrifiés (homme ou animaux), et il promeut discrètement son idée comme la première fois, avec un succès dépassant ses espérances, à tel point que la foi en cette idée du respect envers les animaux allât jusqu'à l'absurde, comme par exemple le fait de se prosterner au son du cri de n'importe quel animal, considéré comme sacré.

Chapitre 21 : Première visite de Belzébuth aux Indes
Le sauveur Bouddha est envoyé pour enseigner à l'humanité à se libérer des conséquences de l'organe Kundabuffer, avec succès, mais son enseignement est oublié peu après. Il y eut plusieurs sauveurs envoyés. A chaque fois, il faut rappeler l'enseignement, mais avec des obstacles qui s'accumulent, à savoir les "prédispositions" héréditaires en plus (c'est-à-dire l'accumulation héréditaire des mauvaises conséquences de l'organe Kundabuffer, par l'éducation). On se libère par la souffrance volontaire, en supportant de bonne grâce les manifestations désagréables de son prochain, et non pas dans la solitude. L'abnégation produit toujours en effet l'apparition d'une force de type Sainte Affirmation dans la constitution psychologique d'une personne. Un adepte est celui dont les lois du Trois et du Sept fonctionnent de façon autonome dans sa conscience, en permettant d'atteindre l'unité, véritable parcelle du Tout, propice à la concentration et la fixation de la raison objective, de nature divine. C'est le moyen de fusionner avec la divinité (Saint Prâna), raison d'être et aspiration de tout ce qui existe dans l'univers. Les causes de l'échec de cette fusion peuvent être la complexité inutile (avoir une psychologie retorse) et la présomption : croire que l'on est déjà des parcelles de Prâna. Lorsque l'on commence à cristalliser le Prâna, il faut ensuite le raffiner consciencieusement, sans quoi celui-ci souffrira et se languira éternellement (de ne pas pouvoir accomplir le perfectionnement de soi, le mener à son terme).
Pour répéter la mission anti-sacrifice, Belzébuth ajouta au bouddhisme (en étant obligé d'usurper un peu l'enseignement de Bouddha) que tous les êtres vivants (y compris les animaux) contiennent des parcelles de Prâna justement. Encore une fois il obtient un succès au-delà des espérances, jusqu'à l'absurde : certains convertis marchent sur des échasses pour ne pas écraser des insectes... Des vérités du bouddhisme il ne subsiste rien, sinon la moitié d'un mot : Kundalini pour Kundabuffer. Kundalina devant évoquer "l'ancien" organe Kundabuffer ou son "reflet". Le mot Kundalini, une fois passé par la fantaisie des Arabes, qui sont assez poétiques, devint une source inépuisable de pseudo-sciences occultes sans fondement aucun, selon Belzébuth.

Chapitre 22 : Belzébuth au Tibet pour la première fois
Dans la secte tibétaine des bouddhistes "Dompteurs de soi", un schisme se produisit : ceux partisans pour vivre en ermite, adepte de la souffrance dans la solitude, se séparèrent des autres qui refusèrent ce système austère. Selon Belzébuth, vivre emmuré dans une cellule d'ermite jusqu'à la mort est terrible et malheureux, car on ne peut travailler sur soi qu'en vivant parmi ses semblables, en bonne intelligence.

Chapitre 23 : Quatrième séjour personnel de Belzébuth sur la planète Terre
La semence des humains peut être utilisée à bon escient pour le revêtement des corps supérieurs, sous la forme de l' "hexioékharis" sacré. Après la submersion de l'Atlantide, en état de choc et isolés du sexe opposé, les humains commencèrent alors à s'adonner à la jouissance et à exploiter le rejet de leur semence seulement pour jouir, en dehors des périodes naturelles de reproduction. Comme la plupart d'entre eux avaient également cessé de l'employer consciemment au revêtement des corps supérieurs, ils commencèrent à souffrir du manque. Ils pratiquèrent alors le sexe contre nature, les hommes par l'onanisme et la pédérastie, avec entière satisfaction ; les femmes aussi mais de façon insatisfaite, elles y ajoutèrent la zoophilie, ce qui engendra la descendance des singes, chaque espèce de singe conservant remarquablement l'aspect et le comportement de l'animal mâle géniteur à son origine. La Sainte Affirmation participe de la semence masculine, tandis que la Sainte Négation participe de la semence féminine. La Sainte Conciliation permettant la création d'un bébé. Toute union homme-animal est stérile, tandis qu'une union femme-animal peut parfois être féconde, seulement lors de l'action d'une loi particulière, présente depuis la submersion de l'Atlantide, la Loi d'affinité de l'ensemble des vibrations, et dans certaines conditions environnantes. Mais dans ce cas, c'est cette fois la Sainte Affirmation qui participe de la semence féminine (et non plus la Sainte Négation).
La société scientifique des Akhldannés, d'origine atlante, avait pour objectif de s'efforcer de prendre conscience de la signification et du but de l'être des êtres, en luttant contre les défauts psychologiques : amour-propre, orgueil, ... Pour y arriver, ils devaient avant tout acquérir le savoir, en se spécialisant en sept groupes. Quatre siècles avant la submersion de l'Atlantide, ils conçurent des "téléoginâras" : il s'agit d'une pensée persistante dans l'atmosphère de la planète sur laquelle elle a surgi, destinée à des hommes évolués. La société Akhldann se dispersa, sentant la catastrophe approcher, puis se rassembla en Égypte pour avoir de la tranquillité, mais sans parvenir à reconstituer leur société scientifique. En revanche leur science persista par hérédité. Autrefois, chacun pouvait voir les étoiles même de jour, puis la vision humaine involua pour atteindre celle des animaux, la nuit seulement les hommes purent alors voir les étoiles. Le Sphinx était l'emblème des Akhldannés, il signifie conscience, et donne l'impulsion de la perfection de soi (via le corps, la pensée et le sentiment). Les pyramides sont des observatoires qui permirent à nouveau de voir les étoiles de jour comme de nuit, grâce à l'héritage scientifique des Akhldannés.

Chapitre 24 : Belzébuth s’envole vers la planète Terre pour la cinquième fois
Autrefois les hommes vivaient de 12 à 15 siècles, maintenant de 70 à 90 ans. La nouvelle mission de Belzébuth consiste à comprendre le pourquoi de cette réduction, à Babylone, le nouveau centre culturel de la planète. Habituellement les conquêtes de guerre augmentent les richesses des vainqueurs, mais un souverain original, en quête du secret alchimique, choisit plutôt d'enrôler les savants des pays vaincus. La principale occupation des savants de l'époque consistait à inventer des théories visant à exploiter par ruse les faiblesses d'autrui, faiblesses consécutives de l'atrophie d'une faculté correspondant à "ressentir instinctivement les vérités cosmiques". Cette époque est celle de l'édification de la fameuse tour de Babel, la tour du savoir sensée s'élever jusqu'au ciel, avec lequel savoir les hommes se suffiraient à eux-mêmes, un objectif utopique, car la seule raison ne peut rien savoir du réel. Parmi les doctrines sur l'au-delà (dont on ne peut évidemment rien savoir par la raison) qui florissaient à l'époque, il y avait le concept du bien et du mal, dont deux tendances s'opposaient. L'une était transmise d'initié à initié : toute action de l'homme est bonne, lorsqu'il l'accomplit selon sa conscience ; et toute action est mauvaise, s'il doit en éprouver par la suite des remords. Et l'autre conception suivait la morale transmise de génération en génération. L'échec de la science babylonienne se propagea à toute la population, en une sorte de marasme incompatible avec les impulsions de l'Être que sont la foi, l'espérance et l'amour. Tout le travail du sauveur Ashyata Sheyimash (qui sera présenté au chapitre suivant) était perdu.

Hors ligne PetitHommeLibre
#12
Avatar du membre
Messages : 426
Enregistré le : 01 septembre 2015
Localisation : France (Manche)
Contact :

Re: Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjieff)

Message le 18 janvier 2017, 14:50

(résumé des chapitres 25 à 36)
Chapitre 25 : Le Très Saint Ashyata Sheyimash Envoyé d'En-Haut sur la Terre
Des sauveurs sont envoyés régulièrement pour que l'humanité puisse se libérer. La seule façon fiable de transmettre leur enseignement est de bouche à oreille, d'initié à initié. Ashyata Sheyimash fut le sauveur le plus efficace, en ce sens que c'est le seul dont l'enseignement perdura, tant qu'une action contraire spécifique ne vint pas annuler son effet.

Chapitre 26 : Légamonisme concernant les réflexions du Très Saint Ashyata Sheyimash sous le titre « Horreur de la Situation »
Un sauveur peut agir selon l'une des trois voies suivantes : foi, espérance et amour. Or chez les hommes de l'époque d'Ashyata Sheyimash ces trois facultés ne fonctionnent pas, comme c'est le cas partout dans l'univers, de manière indépendante à la vanité, l'amour-propre, l'orgueil, la présomption, la forfanterie, la vantardise, l'arrogance, l'entichement de soi... ce qui conduit à la subjectivité, à trop de crédulité, un amour trop superficiel. L'espérance a laissé place à l'intérêt. Pourtant leur conscience morale objective est toujours là, mais reléguée dans le subconscient. Voilà toute "l'horreur de la situation".
« Foi » « Amour » « Espérance »
La Foi de la conscience est liberté.
La Foi du sentiment est faiblesse.
La Foi du corps est bêtise.
L'Amour de la conscience provoque le même en réponse.
L'Amour du sentiment provoque le contraire.
L'Amour du corps ne dépend que du type et de la polarité.
L'Espérance de la conscience est force.
L'Espérance du sentiment est servitude.
L'Espérance du corps est maladie.
Solution : il faut mettre à contribution cette conscience morale objective d'une façon ou d'une autre, pendant suffisamment de temps. Il ne faut pas remettre au lendemain le travail sur soi, sinon c'est l'échec.

Chapitre 27 : De l'ordre d'existence que créa pour les hommes le Très Saint Ashyata Sheyimash
La lutte incessante contre le désir est la condition du succès de l'initiation dans les monastères fondés par Ashyata Sheyimash. Chaque initié doit former cent condisciples. En dix ans, la méthode fait ses preuves, c'est un succès. Le manque de sincérité est la conséquence d'une dualité entre le conscient soumis aux conditions anormales d'existence et le subconscient agissant pour sa part dans la normalité. Sous le poids de l'éducation, l'égoïsme se forme ainsi, inexorablement, avec tous les aspects négatifs dérivés. En dix ans toute la population ou presque avait pu complètement se débarrasser de l'égoïsme, pourtant l'égoïsme est finalement réapparu, avec pour symptômes, le patriotisme et les castes.
Les cinq tendances à suivre pour accomplir les Devoirs de l'Être (labeur conscient personnel et souffrances volontaires)
La première : avoir, au cours de son existence "êtrique" ordinaire, tout ce qui est réellement indispensable et satisfaisant pour son corps planétaire.
La seconde : avoir constamment en soi un besoin instinctif inextinguible de perfectionnement, dans le sens de l'Être.
La troisième : s'efforcer consciemment de connaître toujours plus à fond les lois de la création du monde et de l'existence du monde.
La quatrième : payer dès le commencement et au plus vite pour sa venue au monde et pour son individualité, afin d'être libre, par la suite, d'alléger dans toute la mesure du possible "l'affliction de Notre Père Commun".
Et la cinquième : toujours seconder ses semblables, ainsi que les êtres d'autres formes, en vue de leur perfectionnement accéléré jusqu'au degré de « Martfotaï sacré », c'est-à-dire jusqu'au degré d'auto-individualité.
La Loi d'équilibre des vibrations implique que plus les hommes vivent normalement, plus leur natalité baisse, car plus ils irradient les vibrations requises par la Nature, laquelle a alors moins besoin des vibrations produites par la mort des hommes.

Chapitre 28 : Le principal coupable de la destruction des Saints Travaux d’Ashyata Sheyimash
Plusieurs siècles plus tôt, un "hassnamoussien" (voir l'explication ci-après) publia un manifeste révolutionnaire incitant à l'insubordination de tous, avec le prétexte de n'obéir qu'à un travailleur du peuple. L'idée était de faire table rase du passé, c'est-à-dire de toutes les bonnes coutumes et traditions. Il diffusa son manifeste lors d'un congrès de savants de l'époque, qui se termina en auto-congratulation générale. Les "pro" et "anti" finirent un an après par s'affronter en guerre civile, puis les pro vainquirent et poursuivirent leur révolution en l'imposant à tous. Ainsi fut détruit l'œuvre d'Ashyata Sheyimash, sauf dans quelques monastères. Quelques siècles plus tard, la polémique resurgit de plus belle à un congrès de savants de Babylone, et toute trace de l'œuvre d'Ashyata Sheyimash se perdit avec les conquêtes d'Alexandre de Macédoine et la civilisation gréco-romaine.

Psychologie d'un hassnamoussien
1. Toute espèce de dépravation, consciente ou inconsciente.
2. La satisfaction intime qu'on éprouve à induire autrui en erreur.
3. Le besoin irrésistible de détruire l'existence d'autres créatures.
4. Le penchant impérieux à se libérer de l'obligation d'accomplir les efforts "êtriques" requis par la Nature.
5. La tendance à user de toutes sortes d'artifices pour cacher aux autres les défauts physiques qu'ils vous reconnaissent.
6. La tranquille jouissance de ce qu'on n'a pas mérité soi-même.
7. La tendance à ne pas être ce qu'on est.

Chapitre 29 : Les fruits des anciennes civilisations et les fleurs des contemporaines
De l'Asie émigrèrent des pêcheurs et des bergers vers l'occident, les pêcheurs ("Hellenaki") devinrent les Grecs et les bergers ("Latinaki") les Romains. Pour occuper leurs longues soirées d'hiver les Grecs inventèrent un jeu consistant à trouver une explication plausible à un thème manifestement absurde. Certains excellèrent tellement à ce jeu qu'ils finirent par consigner par écrit le résultat de leur fanfaronnade. D'héritage en héritage, leur descendance avait toujours le goût du jeu, et ces écrits constituèrent ce qu'ils appelèrent leur "Science". Les fantastiques sciences grecques antiques sont la cause de l'impossibilité de développer le sain penser logique des Terriens, tandis que les antiques débauches sexuelles romaines sont la cause de l'atrophie de la pudeur organique. L'héritage romain s'est généralisé à tous les continents, tandis que l'héritage grec n'a concerné que certaines personnes bien déterminées, et principalement les Allemands. Seulement les Allemands sont allés beaucoup plus loin que les Grecs dans leur développement "scientifique", et les conséquences néfastes s'étendent cette fois à toute la population, non plus seulement les érudits. Parmi les substances nocives découvertes par les Allemands, on peut citer le gaz moutarde et le colorant chimique aniline qui altèrent les œuvres d'art, la cocaïne dont les effets sont semblables à ceux produits par l'organe Kundabuffer, l'atropine pour teindre les yeux en noir mais en causant à terme une perte de la vue, l'alizarine pour rehausser le goût des aliments mais qui est toxique.
Les Anglais sont spécialistes dans la fabrication de produits manufacturés destinés à faciliter la vie de leur semblable, notamment dans la fabrication d'armes à feu : il est maintenant très aisé de tuer son prochain. Les Anglais ont également réhabilité une invention des Grecs, le sport, dont ils vantent les mérites pour le soi-disant bien-être à tous, en réussissant à convaincre tout le monde, sans que personne ne se rende compte, par manque d'esprit critique, qu'au contraire, le sport abrège de plus en plus la durée de leur existence. Comme cela a déjà été expliqué au chapitre 16, la Nature se vit contrainte d'adapter le but de l'existence des hommes à celui des animaux afin de compenser en quantité et en qualité les vibrations requises dont elle a besoin (c'est le passage du mode "Foulasnitamnien" au mode "Itoklanotz"). La cause de la carence de ces vibrations étant due au comportement indigne des humains et au fait qu'ils n'accomplissaient plus les Devoirs de l'Être. Or dans ce nouveau mode, d'une part la durée de leur existence fut réduite conformément à celle des animaux en général, et d'autre part le cerveau humain est prédisposé à certaines associations d'idées, pour une durée déterminée, comme le ressort d'une montre mécanique. Une fois le ressort détendu, les associations cessent et la mort survient. Il y a un ressort pour le centre penseur, un pour le centre émotif et un troisième pour le centre moteur. Du fait d'un abus d'un des centres, la mort par tiers est possible. Désormais, selon ce mode "Itoklanotz", l'existence d'un humain est dépendante habituellement des résultats dérivant de sept données environnantes, qui sont :

Les sept données environnantes dont dépend l'existence d'un humain
1. L'hérédité en général.
2. Les conditions et l'entourage au moment de la conception.
3. La combinaison de rayonnement de toutes les planètes de leur système solaire pendant leur formation dans le sein de leur procréatrice.
4. Le niveau des manifestations "êtriques" de leurs procréateurs - aussi longtemps qu'eux-mêmes n'ont pas atteint l'âge d'un être responsable.
5. La qualité d'existence "êtrique" des êtres de leur entourage immédiat.
6. Les désirs et les actes pleins de bonté sincèrement manifestés par leur famille, et cela, de même, jusqu'à leur majorité. Enfin,
7. Les efforts "êtriques" qu'ils accomplissent pour transmuer en eux toutes les données nécessaires à l'obtention d'une Raison objective.

Chapitre 30 : L'Art
Depuis la submersion de l'Atlantide, il y a une atrophie des perceptions (vue, ouïe et parole). Un congrès de savants initiés est organisé à Babylone pour décider comment léguer à l'homme futur les clés pour son auto-réalisation (car l'enseignement d'un sauveur finit invariablement par se perdre, à une exception près) même au cas où la transmission d'initié à initié viendrait à cesser. La solution trouvée consiste à encrypter, selon la loi du Sept, des modifications logiques dans les œuvres d'art (un peu comme la stéganographie). L'échec est presque total du fait de la dégénérescence des soi-disant artistes contemporains, à l'exception d'un petit nombre, tel que De Vinci (ce qui prouve que l'information était bien encodée).


LIVRE DEUX
Chapitre 31 : Sixième et dernier séjour de Belzébuth à la surface de notre Terre
C'est la dernière visite de Belzébuth sur Terre, son objectif est de comprendre le psychisme des va-t-en-guerre. Les hommes ne sont pas sincères envers eux-mêmes ni envers leurs semblables, du fait de leur existence anormale. Belzébuth se fait médecin pour échapper au manque de sincérité des gens, profession qui fait exception à la règle, avec les prêtres. Les pharmaciens sont des imposteurs, car l'analyse chimique des médicaments coûterait trop cher, elle est improbable, et même si elle survenait, le contrôleur étant lui même un faussaire, il confirmerait qu'un placebo est authentique, afin de conserver des bonnes relations avec la profession. Quoi qu'il en soit, le placebo est inoffensif par rapport aux principes actifs des vrais médicaments, et le principe de la confiance en le remède est largement prépondérant sur les principes actifs (c'est l'effet placebo), surtout lorsque le placebo est en place depuis longtemps. Seule trois substances (de l'époque) ont un effet sur les milliers de "remèdes" : l'opium, l'huile de ricin et la quinine.

Chapitre 32 : L'hypnotisme
Seuls les Terriens peuvent être hypnotisés du fait de la séparation de leur psychisme en conscient et subconscient, et nul autre humain dans l'univers. Sur toutes les planètes où les vérités cosmiques sont connues de tous, le processus de perfectionnement de la raison objective peut, par un travail personnel conscient et des souffrances volontaires, s'effectuer par le seul cours du temps, car lorsqu'une personne progresse elle peut faire bénéficier de son expérience aux autres, et ainsi le progrès de tous est assuré. Sur Terre cela ne se passe pas ainsi car c'est seulement lors de leur sommeil paradoxal que leur corps physique fonctionne avec leur "zoostata" (partie spirituelle) sous la dépendance de leur être individuel (cet état pourtant propice à l'acquisition des connaissances ne bénéficie donc qu'au subconscient, et non à la conscience de veille, les deux étant indépendants). Deux faits permettent d'en comprendre les conséquences. D'une part, la Nature est forcée d'adapter, à partir d'un certain âge, la circulation sanguine à chacun des deux états de veille ou sommeil. A partir de cet âge, chaque mode de circulation du sang provoque l'état de conscience correspondant, et vice versa, le fonctionnement intense d'un type de conscient (veille ou sommeil) provoque la circulation sanguine qui lui correspond (on peut donc hypnotiser quelqu'un en agissant sur sa circulation sanguine). D'autre part, le second fait concerne l'éducation subjective qu'ils imposent à leurs enfants, enfouissant ainsi leurs impulsions de l'Être (foi, amour, espérance et conscience morale objective) dans leur subconscient. La qualité de composition du sang dépend du nombre de corps supérieurs réalisés. Par la respiration est alimenté le sang du corps astral, et aussi à partir de la transformation d'éléments d'autres planètes, par diffusion dans l'atmosphère de la Terre. Du fait de l'existence anormale des Terriens, ces substances de l'atmosphère ne sont plus absorbées correctement et finissent par involuer et leur provoquer la grippe. La découverte de l'hypnose, au moyen de la turquoise de Perse, suscita un intérêt scientifique, mais au final cela ne fit qu'obscurcir davantage le sujet, de sorte que de nouvelles tendances s'ajoutèrent au darwinisme, à l'anthroposophie, à la théosophie... ainsi qu'une grande récolte de fous, victimes de l'hypnose.

Chapitre 33 : Belzébuth hypnotiseur de profession
Belzébuth hypnotise par la modification de la circulation sanguine de ses patients, procédé incomparable de son invention, qui permet aussi d'hypnotiser de nombreux animaux. L'hypnose permet de traiter avec succès les victimes de l'opium, du haschich et de l'alcoolisme. Victime de son succès et fatigué, Belzébuth part se reposer en Égypte. Depuis sa quatrième visite sur Terre où la construction des pyramides commença, il ne reste presque rien, le seul héritage de la science des Akhldannés en Égypte est la momification, par immersion deux semaines dans l'huile de ricin, avec la Substance-Force (le principe neutre, ou Sainte Conciliation) dissout de manière appropriée.

Chapitre 34 : Belzébuth en Russie
Ce chapitre traite de la cause des guerres civiles. Pour aider son ami à la tête du comité de lutte contre l'alcoolisme en Russie, Belzébuth tente, en vain, de créer un laboratoire de chimie à Saint-Pétersbourg, en vue de comprendre individuellement et collectivement le psychisme anormal de la population, mais rien de bon ne peut être créé au pays des bolcheviques. Les grandes révolutions, telles que celle du bolchevisme et ses millions de morts, sont dues à l'effet de deux causes conjuguées : d'une part la loi de "Soliounensius", et d'autre part un second facteur. La loi de Soliounensius résulte de la tension de compensation des astres dans leur course ordinaire, leurs orbites, lorsqu'ils sont soumis à la perturbation par exemple d'une comète. Cette tension se propage d'un soleil à ses planètes, et aussi d'un système solaire à un autre, voisin. Depuis la submersion de l'Atlantide, elle a eu lieu 40 fois. Normalement, chez tous les êtres humains de l'univers, elle favorise la religiosité pour le perfectionnement de soi. Sur Terre, du fait que les données intactes pour susciter la conscience morale objective soient subconscientes au lieu de faire partie de la conscience de l'état de veille, cet effet cosmique se manifeste par un besoin de liberté, lequel dégénère en chaos, la guerre civile ou militaire.
Le second facteur est le suivant : les parvenus organisent la vie de la communauté sous la contrainte du pouvoir en déléguant les tâches ingrates de proche en proche, sans que la conscience morale objective ne participe aucunement au processus. De génération en génération, des castes se forment ainsi, fondées sur le mépris d'un côté et la haine de l'autre. Lors de l'action de la loi de Soliounensius, la timidité des soumis diminue automatiquement avec le besoin de liberté, la révolte est alors inévitable. Une fois l'effet passé, la situation est pire car les anciens dirigeants sont remplacés par des novices facilement corruptibles par le pouvoir.
Ces révoltes se produisent dans les centres culturels, près de la moitié de ces révoltes a eu lieu en Égypte, elles correspondent aux 24 dynasties (pour une vingtaine d'entre elles, elles sont la cause de ces changements de dynastie), il serait absurde d'imaginer qu'un pharaon abdique naturellement, c'est toujours sous l'effet d'une cause extérieure indépendante, cosmique. Les hommes ne comprennent pas que leur malheur ne vient pas d'untel ou untel. Malgré toute l'horreur du bolchevisme, il fait figure de jeu d'enfant en comparaison des révoltes d'Égypte. La suggestibilité des hommes est la cause de la déliquescence de toutes leurs bonnes coutumes, traditions et habitudes, lesquelles pourraient sinon éventuellement palier à leur carence de leur conscience morale objective. Ou bien une révolte met fin à tous les acquis traditionnels.
Les Russes ont longtemps été sous l'influence des coutumes asiatiques, et lorsqu'à la suite d'une révolte cette influence fut coupée, ils devinrent perméables à une autre influence, interne d'une part, puis européenne, notamment celle de la France. On peut noter deux exemples de bonnes coutumes asiatiques : mâcher la racine kéva pour l'hygiène buccale après manger (qui est à l'origine du chewing-gum américain, dans l'idée et même sa composition), et le hammam pour faire respirer les pores de la peau (par la dissolution du dépôt huileux de la sueur en surface de la peau, sous l'action de l'eau chaude pendant un temps suffisant).

Chapitre 35 : Modification au cours de chute prévu pour le vaisseau intersystémaire « Karnak »
Belzébuth demande au capitaine du vaisseau cosmique dans lequel ils voyagent de faire une halte imprévue pour rendre hommage à un son premier éducateur, pratiquement son père spirituel.

Chapitre 36 : Encore un petit rien sur les Allemands
On en vient à la visite de Belzébuth quelque temps en Allemagne. Les Allemands chez lesquels une de leurs particularités est d'inventer toutes sortes de moyens funestes pour embrouiller la pensée logique des gens, et dont la grammaire fait qu'il faut parfois attendre le dernier mot d'une phrase pour inverser son sens entièrement, ce qui n'est pas sans provoquer parfois un certain bouleversement de leur interlocuteur.

Hors ligne PetitHommeLibre
#13
Avatar du membre
Messages : 426
Enregistré le : 01 septembre 2015
Localisation : France (Manche)
Contact :

Re: Récits de Belzébuth à son Petit-Fils (oeuvre de Gurdjieff)

Message le 18 janvier 2017, 14:52

(résumé des chapitres 37 à 48 + supplément)
Chapitre 37 : La France
Désœuvré dans un café-théâtre malfamé de Montmartre, Belzébuth médite sur la condition humaine : comment est-il possible que les deux imprévoyances d'En-Haut soient la cause de la douleur des hommes, à savoir la collision de la Terre avec la comète Kondour et les conséquences inattendues de la suppression de l'organe Kundabuffer ? Maintenant ils doivent faire face à la quasi impossibilité d'accomplir en totalité le revêtement des corps supérieurs, sachant que le corps physique n'est pas éternel, tandis que les corps supérieurs, eux, risquent de se languir éternellement d'être à moitié inachevés.
La mauvaise réputation des Français est simplement due aux pièges à touristes organisés dans Paris pour faire la tournée des grands ducs des lieux de débauches de la capitale. Ce manque de perspicacité (des touristes) est une conséquence de leur éducation, qui atrophie peu à peu leur jugement intérieur. Paris est le centre de culture de la planète entière, où la mode subjective exerce son influence funeste partout. La mode des cheveux courts pour les femmes leur porte préjudice, car leurs cheveux participent à la transformation des substances cosmiques ; cette mode se propagea de part le monde puis retourna finalement à sa source en France, où il y eut une opposition des proches masculins et même des procès, la justice finissant par trancher en faveur des femmes majeures. Ce concept de majorité étant ici erroné selon Belzébuth, les femmes ne pouvant être qualifiées de responsable, nulle part dans l'univers !

Chapitre 38 : La Religion
Ashyata Sheyimash est le seul sauveur dont l'enseignement a perduré, jusqu'à ce que son effet soit sapé par un hassnamoussien (voir la définition au chapitre 28). Le seul enseignement durable donc, tandis que tous les enseignements des autres sauveurs ont donné lieu à l'apparition d'une religion, qui a immédiatement commencé à dégénérer en schismes et sectes diverses dès le départ pour l'au-delà du sauveur en question. Pendant les derniers siècles, cela a fini par produire plusieurs centaines de religions indépendantes, fondées sur les vestiges de l'enseignement de chacun de ces sauveurs. Les esséniens sont parvenus à conserver intact l'enseignement de Jésus. Certaines communautés européennes ont manœuvré pour maintenir et attiser la dissension entre Chiites et Sunnites de façon à ce que le mouvement islamique ne soit pas trop puissant. Les derviches tourneurs de Turquie avaient réussi à préserver l'enseignement originel de Saint Mahomet, jusqu'à très récemment, mais avec la fermeture de leurs communautés tout espoir de le voir renaître s'est perdu. Au Tibet un groupe dirigé par sept Lamas avaient aussi pu conserver un enseignement valable composé des doctrines de Bouddha, Krishna et le Saint Lama, mais l'irruption des anglais provoqua une catastrophe. Leur chef fut tué avant qu'il n'ait pu transmettre la partie la plus secrète de l'enseignement aux six autres Lamas, selon leur règle établie. Ils résolurent alors de pratiquer un rite sacré d'échange de sang astral permettant de matérialiser le corps astral d'un défunt pendant un an (selon l'orbite de la Terre). Or ce rite doit se préparer pendant que le saint est encore vivant. Pris de cours, les six Lamas provoquèrent une explosion, qui non seulement tua toute vie dans un rayon de un km2, mais détruisit en outre tous les ouvrages sacrés de leur enseignement. Pour le christianisme, la Cène représente ce même rite, que Jésus mit à profit pour poursuivre son enseignement aux apôtres pendant un an (après sa résurrection). Le sacrifice de Judas leur a permis de gagner suffisamment de temps pour accomplir le rite avant l'arrestation de Jésus par les soldats romains (Judas ne fut pas un traître, bien au contraire).

Chapitre 39 : La Sainte Planète du Purgatoire
Le Créateur Tout-Puissant constata la diminution de volume du Soleil Absolu (du simple fait du cours du temps), il prit alors conscience du péril qui menaçait à terme son lieu d'existence et prit les mesures qui s'imposaient. Il entreprit un changement de fonctionnement, une modification de l'économie des substances cosmiques en général, pour passer du principe d'origine ("Autoégocrate") au nouveau principe actuel ("TrogoAutoégocrate"). Les lois du Trois et du Sept soutenant toute la création (la loi du Sept intervient dans le processus de réalisation de toutes les formations cosmiques, petites ou grandes), il est possible d'agir sur elles pour effectuer le changement de principe en question, de façon à faire intervenir une force externe au Soleil Absolu. Cela implique la création du Mégalocosme dans son ensemble, depuis lequel cette force externe pourra intervenir sur le Soleil Absolu, et vice versa. Le Soleil Absolu émanera dorénavant une radiation (la volonté divine, le verbe créateur) pour contrôler les processus du Mégalocosme, seulement dans ses grandes lignes, dans sa direction générale. La volonté divine n'intervint qu'au tout début de la création du Mégalocosme, ce processus de création se poursuivit ensuite automatiquement grâce aux lois du Trois et du Sept, dont cette dernière fut modifiée de la façon suivante : la gamme à sept notes fut rendue asymétrique, par l'allongement de l'écart de ton entre Mi et Fa et par la réduction de l'écart entre Si et Do, et en compensant l'harmonie d'un troisième intervalle de ton, entre Sol et La. Ces écarts ou intervalles de ton sont appelés des "Stopinders". Le Stopinder Mi-Fa est dit "mécanico-coïncident", tandis que le Stopinder Si-Do est dit "volontairement réalisé". Le troisième Stopinder Sol-La donne des résultats externes (à la concentration cosmique) en cas de stimulation externe, et inversement des résultats internes en cas de tranquillité, sinon il donne l'un et l'autre à 50-50 %. Grâce à cette nouvelle propriété du Stopinder Sol-La, les émanations du Soleil Absolu exercèrent leur action, en certains points de l'espace de l'univers, sur la substance cosmique primordiale "Éthernokrilno", entraînant ainsi la condensation de certaines concentrations bien déterminées. Puis, grâce à ces mêmes facteurs, ces concentrations acquirent leurs propres lois de Sept et de Trois liées par leur action réciproque. Et dès lors se cristallisa peu à peu en elles tout ce qui était nécessaire à l'apparition de Soleils de Second Ordre. Une fois accompli ces Soleils de Second Ordre, le processus de création se poursuivit avec cette fois l'émanation du Soleil Absolu en tant que force neutre, les résultats de l'action des Soleils de Second Ordre en tant que force positive, et les résultats exercés sur chacun de ces nouveaux Soleils de Second Ordre par l'ensemble des autres (Soleils de Second Ordre) en tant que force négative. Dorénavant, le nouveau principe exige donc l'action d'une force externe lors du processus de transformation des substances cosmiques en général, alors qu'avant les seules lois du Trois et du Sept agissaient sans l'intervention d'une force externe, de façon indépendante (avec pour conséquence la fuite de volume du Mégalocosme, qui évoque l'entropie des systèmes physiques).
La bonne compréhension de ces deux lois permet d'acquérir la vertu de l'impartialité en trouvant sa juste place dans l'univers. En outre, elles permettent de comprendre comment le Verbe agit directement sur la première réalisation cosmique, puis ensuite de moins en moins directement sur les astres d'ordre inférieurs, pour lesquels la mécanicité est de plus en plus grande, jusqu'à ce que les lois de l'évolution et de l'involution prennent le relais, afin que chaque élément actif participe de la nutrition et le soutien réciproque de toutes choses dans l'univers. Cet échange de substances cosmiques contribue au revêtement des corps supérieurs. Le revêtement du corps astral se fait dans l'atmosphère de la planète, il est alimenté d'abord à partir de substances transformées par le soleil et les autres planètes. Pour son revêtement depuis le corps astral, l'âme (ou corps suprême) a besoin d'assimiler des substances cosmiques émanées du Soleil Absolu. L'âme ne peut retourner au Soleil Absolu que lors de la mort dans l'astral. Mais le corps astral n'est pas éternel, il se décompose après la mort dans l'astral, comme le corps planétaire. Si le corps suprême n'a pas atteint le degré de perfection requis à temps, il est alors sujet à l'angoisse, car pour continuer à exister (en dehors du Soleil Absolu) il doit récupérer le corps astral d'un autre être ayant, lui, pu fusionner dans le Soleil Absolu, dont le corps astral ne lui sert plus (il est périssable, donc réutilisable). Cette possibilité est à l'origine de la théorie terrienne de la réincarnation ou métempsycose, qui est semblable en apparence, mais qui n'a pas grand chose à voir dans le fond.
Les humains de la planète de Belzébuth ont ceci de commun avec les Terriens, que le dernier Stopinder ne se situe pas au centre de la planète, comme sur la plupart des planètes, mais au centre de son satellite (les deux lunes pour la Terre). C'est ce fait qui détermine la reproduction (bi)sexuée. Il existe une planète (du Protocosmos) où la reproduction est tri-sexuée, qui produit l'élite des saints de l'univers. Si leur aspect extérieur est semblable, leur structure intérieure diffère entièrement. La conception s'effectue à trois simultanément, puis chacun réalise la gestation d'un des trois corps de l'Être du futur nouveau né, et au moment de la naissance, ils se pressent les trois ensemble pour faire fusionner le nouveau né complet à trois corps "êtriques", et déjà parfait, sans qu'il ait besoin de se perfectionner par les efforts et la souffrance volontaire.
Chaque homme est à l'image de Dieu, chaque Microcosme est à l'image du Mégalocosme dans sa totalité, ou Dieu lui-même. Le Soleil Absolu est le Protocosmos. Dans le Microcosme-Homme se réalise l'échange harmonique de substances de la même façon que dans le Mégalocosme. La tête est à l'homme ce que le Protocosme est au Mégalocosme. Les cellules du cerveau, ou neurones, sont à l'homme ce que les corps suprêmes de l'Être, qui l'ont rejoint, sont au Soleil Absolu. La contemplation est le principal facteur d'assimilation de la nourriture des second (corps astral) et troisième corps de l'Être (le corps suprême, le "corps de l'âme"). En cas de carence la Nature est obligée de forcer leur assimilation par provocation (surprises et chocs). Tous les aliments se répartissent en sept classes, parmi une centaine d'éléments actifs avec des degrés de vivification ou décomposition variés, lesquels peuvent changer de classe par le phénomène de fusion par affinité. L'alimentation (première nourriture "êtrique"), la nourriture que l'on mange, aboutit à la production de l' "hexioékharis" (le préfixe hexio indique le sixième élément), sous forme de semence (chez l'homme et la femme), grâce à l'air que nous respirons (la seconde nourriture "êtrique" indépendante de la première), car le Stopinder impliqué est le mécanique ("mécanico-coïncident"). Pour que cette semence spéciale puisse ensuite servir au revêtement des corps supérieurs, il faut accomplir les Devoirs de l'Être, car le Stopinder impliqué est cette fois le volontaire ("volontairement réalisé"). Sinon cette semence involue et porte préjudice au corps, en abrégeant sa durée de vie. Ainsi la première transformation est mécanique et donc automatique, tandis que la seconde ne l'est pas, elle doit être volontaire. La fornication est le moyen le plus sûr de détruire les impulsions de l'être qui pourraient favoriser une vie digne d'un humain. Partout dans l'univers la sexualité est considérée comme le plus sacré des mystères divins, tandis que les Terriens s'efforcent d'éviter la conception par tous les moyens pour pouvoir forniquer le plus longtemps possible ; et en cas d'échec ils s'efforcent par tous les moyens de détruire le résultat (l'embryon) accidentel et involontaire, mais sacré, de ces unions. Autrefois les nourrices qui laissaient périr ces enfants étaient appelées des "faiseuses d'ange", car, innocents, ils ne pouvaient que devenir des anges. La continence des moines ne suffit pas à assurer la transmutation de leur semence, il leur faut accomplir les Devoirs de l'Être. Sinon elle involue, soit en provoquant l'obésité, soit une maigreur famélique avec de la bigoterie à l'extérieur, et une forte dose de cynisme à l'intérieur. La détermination pour ce second cas proviendrait de la pratique de l'onanisme pendant l'âge bête (cette funeste pratique qui provoque l'acné juvénile). L'involution de la semence entretient et renforce les conséquences de l'organe Kundabuffer.
Jusqu'à une certaine époque, tout corps de l'Être suprême pouvait intégrer le Soleil Absolu. Mais lorsque les corps suprêmes réalisés devinrent assez nombreux, il se produisit une catastrophe universelle dénommée "l'effrayante période tchoutboglitanique". Une interférence se produisit entre les vibrations émanées par le Soleil Absolu et celles émises par les corps suprêmes, lesquelles s'avérèrent ne plus être compatibles, et ce malgré l'adaptation en conséquence des émanations du Soleil Absolu. Le péché peut dorénavant s'immiscer même chez ces saints pourtant accomplis (le "péché du corps de l'âme"). Cette interférence causa beaucoup d'inharmonie dans de nombreux systèmes solaires, jusque dans les planètes, et provoqua l'expulsion de la planète Purgatoire de son orbite. Comme ces saints ne peuvent plus exister comme n'importe quel humain sur n'importe quelle planète, du fait de leur état de saint complet, et qu'ils ne peuvent pas non plus réintégrer le Soleil Absolu, du fait de la présence du péché en eux, cette planète Purgatoire fut aménagée pour eux, et ils y furent exilés. Dorénavant la planète Purgatoire leur est devenue un point de passage nécessaire, et de fait un point de concentration des résultats du fonctionnement de tout ce qui existe. C'est maintenant la plus enchanteresse planète de l'univers, et ses occupants sont condamnés à se purifier complètement pour pouvoir réintégrer le Soleil Absolu. Cette planète s'appelait Remords de conscience avant d'être rebaptisée Purgatoire. Tous les humains de l'univers aspirent à vivre sur cette planète Purgatoire afin de pouvoir réintégrer le Soleil Absolu. Sur Terre, un héritage de connaissance ("Légamonisme") sur la sainte planète du Purgatoire faisait allusion au Paradis et à l'Enfer de la façon suivante : le mot paradis désignait la splendeur et la richesse qui règnent sur cette sainte planète, tandis que le mot enfer définissait l'état intérieur qu'éprouvent réellement les saints qui l'habitent. Depuis, ces deux concepts ont perdu leur sens d'origine.


LIVRE TROIS
Chapitre 40 : Belzébuth raconte comment les hommes connurent et oublièrent la loi cosmique fondamentale d'Heptaparaparshinokh
Sur Terre l'atome d'hydrogène est indivisible dans toutes les sphères. Ce n'est plus le cas ne serait-ce que dans certaines sphères d'autres planètes du même système solaire, il n'est plus que l'une des sept substances propres d'une sous-octave de l'octave de base : 1°) Hydrogène, 2°) Fluor, 3°) Chlore, 4°) Brome, 5°) Iode, 6°) Hydro-oumiak et 7°) Piotrkarniak (ces deux dernières substances étaient encore connues des alchimistes il y a deux siècles). L'opium, la lumière blanche et le son suivent les mêmes phénomènes de la loi du Sept, selon trois résultats transitoires, lesquels peuvent s'influencer mutuellement par affinité de vibration ou résonance. La lumière blanche se décompose via un prisme en sept couleurs, mais "négatives" (il n'est pas précisé si c'est la polarité qui est négative), il faut un second prisme pour obtenir les rayons "positifs" utiles pour les transformations de substance. Les mammouths ont disparu au moment de la catastrophe lors de laquelle la lune s'est détachée de la Terre. Il a fallu du temps pour que l'atmosphère de la lune s'harmonise, ce qui provoqua un changement de climat fatal aux mammouths sur Terre.
L'appareil (alla-attapann) mis au point par les deux jumeaux savants (Tchoûn-Kil-Tess et Tchoûn-Tro-Pel) permettait de rendre compte de ces phénomènes de résonance (l'ivoire de mammouth était un des composants utilisés dans sa fabrication), notamment que les vibrations les plus hautes imposent toujours leur direction aux vibrations les plus basses. Cet enseignement sur la loi du Sept sur les transformations des substances perdura pendant des siècles, puis se perdit à l'exception de trois restes : le raffinement de l'opium (42/400 éléments dérivés de l'opium sont encore connus), la gamme à sept notes, et la loi de combinaison des couleurs (perdue depuis deux siècles), alors même que ces découvertes se sont propagées chez tous les savants de l'univers, sauf chez les Terriens qui en étaient pourtant à l'origine, découvertes presque sans précédent ailleurs.
Les Grecs par ailleurs avaient trouvé cinq divisions naturelles de la gamme, au lieu de sept, car ils se sont basés sur l'analyse des vibrations de leurs chants, lequel dépend du lieu d'existence sur la planète. Aujourd'hui le piano ne permet plus de rendre compte de toutes les vibrations cosmiques possibles, comme le permettait le "lav-mertz-nokh", créé par le successeur des deux jumeaux (le savant Chinois King-Tou-Toz). Par contre, il permet de rendre compte partiellement sur une octave des phénomènes, ce qui donne tout de même une idée approximative de la totalité, en tenant compte des différences d'échelle.

Chapitre 41 : Le derviche boukharien Hadji-Assvatz-Trouv
Il y a deux sortes de vibrations : les vibrations créatrices et les vibrations d'inertie. Une mélodie jouée sur un piano peut faire faner des fleurs ou faire apparaître (ou disparaître) un furoncle à un endroit précis du corps. La même mélodie jouée sur un instrument à vent sera sans effet (vibration d'inertie cette fois). Les lois des vibrations qui sont valables pour un Terrien ne le sont pas forcément pour un extraterrestre. Le savoir de l'Être est le seul indispensable aux Terriens pour se libérer, aussi les connaissances universelles ne serviraient qu'à alimenter leur intellect au détriment de ce savoir de l'Être. Il est donc strictement interdit (sur ordre d'Ashyata Sheyimash) aux extraterrestres d'enseigner la vraie science aux Terriens.
Tous les organes d'un corps produisent un total de vibrations caractéristique de la vitalité du sujet. Les émotions y contribuent pour une grande part, un homme pauvre en émotions pouvant avoir un total inférieur à celui d'un chien. Les couleurs influent sensiblement sur la personne, modifiant ainsi ce total. Il en va de même pour les formes et dimensions d'une pièce dans laquelle on se trouve, y compris les courbures, saillies, anfractuosités... (voir la science du Feng Shui, et la science de l'acoustique d'une salle de concert). L'art subjectif est préjudiciable sur ces vibrations, de même que les soi-disants médicaments.
Le cancer peut être vaincu par l'augmentation des vibrations dans le corps, à condition de suivre un protocole précis. Les rayons X peuvent combattre une tumeur, mais provoquer des métastases.
Belzébuth mentionne l'histoire d'un ami savant Terrien, qui n'est pas sans rappeler celle de Gurdjieff lui-même. Ce savant tente de mettre au point un protocole de soin du cancer par l'augmentation des vibrations du patient, il a déjà obtenu des dizaines de guérisons encourageantes, mais il échoue à soigner sa propre femme, lui-même affaibli par un grave accident de la circulation.

Chapitre 42 : Belzébuth en Amérique
Une des raisons de l'atrophie de la faculté naturelle de percevoir la vérité en toute chose des Terriens est l'abus de la publicité, particulièrement chez les Américains. Relayée par les journalistes peu scrupuleux, sous la pression des dollars, le mensonge et l'exagération se sont instillés à tel point dans leurs pensées qu'il leur est devenu naturel de douter de tout, en réaction. La moitié des Américains ont une mauvaise digestion, et un quart sont impuissants. Leur problème de digestion vient de leur habitude de ne plus consommer de produits frais, mais congelés, en conserves... Le fait de ne plus accomplir les Devoirs de l'Être leur fait perdre l'instinct naturel qui pourrait les aiguiller sur le caractère nocif de telle ou telle chose, y compris en l'absence de connaissance spécifique. Même convenablement stérilisé, la nourriture en conserve continue inexorablement sa décomposition, sa date de péremption indique jusqu'à quand elle a été estimée comestible, mais c'est tout. En outre le fer blanc diffuse peu à peu dans les aliments, et les aliments crus se décomposent plus vite que les aliments bouillis ou rôtis. Pour les fruits frais, l'hybridation intensive dont ils ont fait l'objet n'avait que le seul objectif de la belle apparence et la fructification (fécondité : du moment que le fruit obtenu n'est pas stérile, il a été estimé comme satisfaisant). Ces fruits altérés ne transforment plus normalement les substances cosmiques comme ils le faisaient sous leur forme génétique pure. Le pain blanc a perdu une grande part des qualités du blé, du fait du traitement appliqué au grain, la meilleure part étant absurdement donnée aux cochons. À de nombreuses reprises les hommes ont tenté de conserver les aliments, en vain. Au bout de quelques mois, ils finissaient toujours par déchanter en constatant les méfaits d'une telle alimentation à la longue. Seule la graisse de queue de mouton permet de conserver les aliments quelques temps de façon saine, mais en altérant un peu le goût.
En ce qui concerne le second problème, sexuel, c'est avant tout une question d'hygiène, laquelle est héritée des coutumes européennes. La circoncision prévient de nombreuses maladies vénériennes, et en outre elle prévient aussi de l'onanisme des enfants. Des statistiques épidémiologiques de type géographique et socio-culturel peuvent le mettre en évidence. Selon un ami de Belzébuth coureur de jupons, il est possible d'échapper à toutes maladies vénériennes simplement en suivant la coutume des musulmans shiites consistant à faire leurs ablutions, c'est-à-dire dans les toilettes à la turque se laver les organes génitaux à l'eau froide après avoir fait leurs besoins. La religion chrétienne, comme toutes les autres, contenait énormément de bonnes coutumes pour la santé psychique et physique des hommes, les religions n'apportent d'ailleurs que de légères adaptations à la religion de laquelle elles héritent, afin de mieux correspondre à l'intellect des populations de l'époque. A l'origine la religion chrétienne hérita du judaïsme par exemple la coutume de la circoncision, mais elle fut ensuite altérée par les Pères de l'église. C'est Moïse qui l'instaura dans le judaïsme, afin de lutter contre l'onanisme des enfants et adolescents, comme il l'écrivit dans son livre Toukha tess naloul pan (Quintessence de mes réflexions), chapitre 6 verset 11 : l'élimination de la substance blanchâtre autour du prépuce et du clitoris se fait naturellement par simple frottement, sauf si l'enfant porte des vêtements inadaptés, auquel cas les démangeaisons mènent à l'onanisme. La religion musulmane ne contient rien qu'on ne puisse retrouver dans les doctrines juive et chrétienne, hormis la polygamie, qui existait déjà avant elle. Les coutumes visent à palier mécaniquement l'absence de contemplation, laquelle saine pratique offre la possibilité de compréhension consciente des vérités. Des traditions et coutumes chrétiennes profitables, il n'est rien resté, sauf la coutume du jeûne. Et encore, celle-ci n'est pas conforme à celle instaurée deux siècles après J.-C. Il ne s'agissait pas de remplacer la viande par le poisson certains jours, mais d'atténuer les effets nocifs d'une substance ("Eknokh") présente chez tous les organismes vivants, en choisissant de s'abstenir certaines périodes dans l'année pendant lesquelles ces effets sont plus élevés. S'abstenir de manger de la viande ou même devenir végétarien, quoique bénéfique, ne serait jamais applicable en pratique, du fait qu'il y aura toujours plusieurs religions, et donc toujours des difficultés pour maintenir une telle coutume dans le temps. Il vaut mieux donc transiger en adoptant une coutume valable et durable de moindre ampleur.
Lorsque l'éducation vise à museler tout désir de vivre par une fausse contenance, le naturel s'éloigne, ne serait-ce que dans le simple fait d'empêcher de nommer les choses telles qu'elles sont, avec le prétexte que c'est inconvenant. En Amérique du Nord, le pourcentage de cas perdus est pourtant moins élevé qu'ailleurs, car les émigrés qui le peuplent sont souvent des gens simples. Les Américains se considèrent comme l'aboutissement naturel de la civilisation, ils sont avides de soi-disant nouveautés. L'influence de la mode y est puissante et toujours considérée comme positive, par manque d'esprit critique, ce qui entraîne un fort désir d'imitation, avec le résultat paradoxal d'une grande uniformisation (ce qui va à l'encontre de l'idée même de mode ou de nouveauté). Or il n'y a rien de nouveau sous le soleil, on a juste oublié. Suivre la mode ne fait qu'attiser l'envie, le ressort principal de toute révolte, surtout en imitant le pire que l'on trouve ailleurs.
Une des habitudes les plus néfastes qu'ils ont établie est celle de vivre dans les gratte-ciels, car du fait de la pesanteur, la juste proportion des substances cosmiques qui se combinent dans l'air respiré ne peut se faire que jusqu'à une faible hauteur du sol.

Chapitre 43 : Belzébuth expose ses vues sur le processus périodique de destruction mutuelle des hommes
Chaque n-ième Société des Nations qui s'organise en vue de trouver un moyen de mettre un terme aux guerres épouvantables qui déciment régulièrement la planète, part d'une intention sincère, mais peu à peu l'organisation devient un lieu de pouvoir qui attire des parvenus égoïstes qui font immanquablement capoter les résultats. Le pouvoir et la célébrité sont difficilement compatibles avec la conscience morale objective, déjà assez rare en soi. Mettre fin aux guerres requiert méthode et ambition, c'est quelque chose de quasi impossible. Il faudrait d'abord cesser de glorifier les "héros" de guerre, et s'ôter de la tête les inepties du genre de la soi-disant nécessaire réduction périodique de la population. Il faudrait aussi rétablir un minimum de spiritualité pour les générations futures (douter de l'existence divine finit par empêcher la perception instinctive des vérités cosmiques) mais ces objectifs de long terme sont largement hors de propos par rapport aux objectifs à court terme de ces organisations. Il faudrait au contraire agir avec une modeste ambition à court terme, pour une action durable à long terme, pour les générations futures, sinon l'ampleur de la tâche échappe évidement à toute raison.
Une des manies des gens consiste à vouloir absolument faire entendre la voie de la raison (la leur en l'occurrence) à leur prochain, et ils s'offensent s'ils n'y parviennent pas. Plus un homme est lâche et plus il s'indigne du manque de courage des autres ; plus il est sous la coupe d'une personne, plus il proteste contre le dirigeant qui ne fait pas respecter sa loi.
Un savant comprit que l'échange réciproque de substances cosmiques exigeait régulièrement un nombre défini de morts, quelles que soient les intentions des hommes de mettre fin aux guerres. Il proposa alors de substituer les morts humaines par des sacrifices d'animaux, en adaptant la doctrine religieuse de son temps, à partir d'une base d'inspiration musulmane. Le résultat fut d'une telle ampleur que le sang se mit à couler à flots, un résultat exactement contraire à l'objectif de Belzébuth tel qu'il est exposé aux chapitres 19, 20 et 21, une coutume donc indésirable du point de vue des phénomènes cosmiques de plus grande envergure, du fait que la population terrestre avait beaucoup augmenté. Il y eu certes moins de guerres, et de moindre ampleur, mais comme la natalité augmenta et que l'espérance de vie diminua du fait de l'altération de leur existence, et du fait aussi de la baisse de qualité des vibrations humaines pour les besoins de la Nature, la mortalité augmenta, au contraire. Cela dura jusqu'à ce qu'un derviche persan mette le holà sur ces sacrifices rituels, avec un tel succès que cela aboutit à la première guerre mondiale. Ce n'est pas tant une question de quantité que de qualité des vibrations requises, qui est en cause. Si la qualité avait été au rendez-vous, la Nature n'aurait pas tant fait augmenter la natalité humaine. Une "taxe" (ou plutôt une aide) sur les substances alimentant le corps astral et le troisième corps de l'Être, le corps suprême ou corps de l'âme, a été instaurée pour le soutien aux deux lunes, pour garantir leur maintien à terme. Mais il est tout à fait possible de concilier ce soutien tout en revêtant les corps supérieurs, en accomplissant les Devoirs de l'Être. Une des coutumes utiles en ce sens est l'isolement des femmes pendant leur menstruation, pendant qu'elles sont impures (elles ont alors une influence négative sur leur entourage) ; coutume qui fut instaurée à l'époque de l'Atlantide et qui fut rétablie par le sage roi Salomon et subsista très longtemps chez les hébreux.
La "surproduction" de morts due à la première guerre mondiale eut pour conséquence que divers animaux se mirent à pulluler là où il y eut le plus de morts.

Chapitre 44 : Selon Belzébuth, la conception que se font les hommes de la justice est, dans le sens objectif, un « mirage maudit »
La principale cause de toutes les anomalies du psychisme des Terriens est la croyance dans le concept du bien et du mal, qui ne sert qu'à se tranquilliser ou se justifier, un obstacle à toute possibilité de progrès intérieur. L'archange qui est à l'origine de ce concept (Makar Kronbernksion) devra payer du karma pour cette funeste invention. Il fut en effet l'auteur d'un livre à l'époque de l'Atlantide, intitulé "Influences positives et négatives sur l'homme", il était membre de la société scientifique des Akhldannés. En fait le livre ne fait qu'exposer les principes d'involution et d'évolution des hommes : lorsque l'homme s'éloigne de sa source d'avènement par inertie, il involue (force passive, le "mal"), et lorsque cette inertie s'est épuisée, il doit évoluer (force active, le "bien") pour pouvoir réintégrer sa source (la troisième force étant celle de la conciliation entre ces deux forces, le principe spiritualisant). Si c'est bien ce livre qui est à l'origine du concept du bien et du mal, son auteur n'est pas directement responsable de la mauvaise interprétation de son livre, qui a conduit à ces concepts funestes. Dès lors, les gens s'imaginèrent (avec ensuite l'appui formel d'une religion ad hoc) que leurs bonnes et mauvaises actions étaient inspirées par une influence extérieure à eux-mêmes, qu'ils nommèrent anges et démons, au lieu de naturellement les imputer à leur vertu ou leur égoïsme.

Chapitre 45 : Selon Belzébuth le fait que les hommes captent l'électricité de la Nature et la détruisent en l'utilisant est l'une des causes principales de diminution de la durée de la vie humaine
L' "Okidanokh" est la substance composée de deux particules qui produisent l'électricité en fusionnant et en se détruisant. L'activité humaine consistant à puiser et consommer massivement l'électricité de la Nature pour leur besoin naïvement égoïste aboutit à une anomalie. Il existe en effet un équilibre électrique au sein du système solaire qui fait que, lorsqu'il se produit une carence d'électricité dans l'atmosphère (supra sensible) d'une planète, cette carence est compensée d'abord localement, et éventuellement ensuite par le recours aux atmosphères des autres planètes, ce qui peut avoir un impact négatif sur la faculté de penser de leurs habitants. Autrement dit, une condition de vie anormale sur la Terre peut provoquer une nuisance ressentie sur l'ensemble des planètes du système. Cette nuisance peut aller jusqu'à empêcher les autres humanités du système solaire d'achever leur perfectionnement de soi.

Chapitre 46 : Belzébuth explique à son petit-fils la signification de la forme et de l'ordre qu'il a choisis pour exposer ses informations sur les hommes
Une formule placée par Notre Père Commun au-dessus de l'entrée principale de la Sainte Planète du Purgatoire stipule : « Seul entrera ici celui qui s'est montré capable de se mettre à la place des autres résultats de mes travaux ».
La connaissance objective (acquise par la raison de la compréhension, ou raison consciente) fusionne avec l'Être et est disponible ensuite en permanence, car elle est d'emblée bien classée (ou indexée, si on veut faire une analogie technique), tandis que la connaissance acquise par la raison du savoir (sans en prendre conscience avec son Être) nécessite une recherche au préalable et a tendance à s'effriter avec le temps, car elle est empilée sans aucun ordre (non indexée). Le mode de fonctionnement de ces deux raisons diffère sous le rapport des trois forces saintes (+, - et neutre) et du centre de gravité de la conscience. Le centre penseur, le centre émotionnel, et le centre moteur doivent fonctionner de façon équilibrée pour pouvoir acquérir cette connaissance utile. C'est seulement ainsi, en suivant un fonctionnement harmonieux des différentes parties du corps, et en respectant une activité et un repos de chaque centre, sans abus, que l'on peut intégrer de nouvelles connaissances d'une manière entière, au lieu d'une connaissance unilatérale à l'un des trois centres.

Chapitre 47 : Résultat, conforme aux lois, d'un penser impartial
Si chaque Terrien pouvait à tout moment prendre conscience de l'inévitabilité de sa propre mort, ainsi seulement il pourrait venir à bout de son égoïsme, qui absorbe son essence toute entière. Son égoïsme tend à lui faire haïr son prochain, cette tendance est la cause principale de toutes ses anomalies, elle est indigne et funeste pour lui comme pour tout l'univers.

Chapitre 48 : Conclusions de l'auteur
La rédaction de cette oeuvre a duré six ans, l'objectif de ce premier volet de la trilogie était de « balayer sans merci tout le bric-à-brac accumulé dans le penser humain au cours des âges ». L'objectif du second volet de la trilogie était de préparer « de nouveaux matériaux de construction » ; et pour le troisième, « édifier un monde nouveau ». En guise d'épilogue à ce premier volet, l'auteur transcrit une conférence donnée en 1924 :

Première Conférence : Diversité, conforme aux lois, des manifestations de l’individualité humaine
Le fiacre est une bonne analogie du fonctionnement de l'homme : le cocher représente l'intellect, le cheval le sentiment, et la voiture le corps physique. Chez l'homme véritable le maître prend place dans la voiture pour se faire conduire là où il le souhaite, tandis que l'homme ordinaire n'a pas de maître, il n'est qu'un fiacre-taxi que n'importe qui peut héler pour se déplacer. Le lien entre le corps et le sentiment se fait par le sang, et l'organisation du sentiment avec celle du penser par ce qui est appelé "ghanbledzoïne", la substance issue de l'accomplissement des Devoirs de l'Être (le "sang" du corps astral). De même que les rênes du cocher subissent les effets des intempéries, les impressions reçues chez l'homme ordinaire peuvent impacter la densité et le rythme du ghanbledzoïne. Sa pensée perd alors toute possibilité d'action sur le sentiment, comme pour le cocher avec ses rênes.

SUPPLÉMENT
De même que nous élevons des moutons et des porcs pour les manger, et non par bienveillance, de même la Nature se voit contrainte, pour l'accomplissement de ses propres desseins, de faire en sorte que nous vivions longtemps sans être saisis d'horreur. La vie nous est donnée pour un but élevé, et nous sommes tous ensemble tenus de le servir – en cela est notre raison d'être, et le sens même de notre vie. Tous les hommes y sont tenus, l'homme véritable aussi bien que l'homme ordinaire, la différence étant que l'homme véritable est capable, tout en servant la réalisation universelle, d'utiliser le surplus de ses manifestations à l'acquisition d'un Être impérissable. Imaginez un cours d'eau contraint à se séparer en deux courants, l'un finissant dans l'océan, et l'autre finissant englouti au fond d'un gouffre. Chaque homme représente une goutte d'eau, le lit de la rivière et les précipitations déterminent le rythme commun au cours d'eau dans son ensemble, mais pas de façon individuelle à chaque goutte d'eau. Ce qui détermine les hommes sur le chemin qui mène à l'océan est la volonté de créer son Être impérissable, tandis que les hommes ordinaires finissent par involuer dans les abîmes de la Terre. Il existe cependant des possibilités de changer de chemin, dans un sens ou dans l'autre. Mais le premier chemin est exigeant, il requiert une volonté inflexible de maintenir ce choix et une longue préparation en vue de se libérer du tyran qui nous rend esclave, à savoir les habitudes automatiques de la vie ordinaire. Ce n'est que depuis la civilisation qui a précédé la civilisation babylonienne que le fleuve de l'humanité est divisé en deux courants. Auparavant il n'y avait qu'un seul courant menant à l'océan. Ce partage des eaux est la réaction de la Nature consécutive à la submersion de l'Atlantide (le second "cataclysme non conforme aux lois").

Répondre

Retourner vers « Projet "opus gnosticum" »