Samael Aun Weor : La pensée du Jour

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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

Message le 25 août 2019, 01:44

Le Mystère de la Fleuraison d’Or



31.
Goethe
Dans une sublime et ineffable extase, Goethe proclame sa Divine Mère Kundalini comme une authentique libératrice :

« Levez les yeux vers le regard sauveur,

Vous toutes, tendres âmes repenties,

Afin de vous transformer, pleines de reconnaissance,

Pour une destinée heureuse.

Que chaque sens purifié soit bientôt à son service.

Vierge, Mère, Reine, Déesse,

Sois propice ! »

Il savait bien, Goethe, que sans l’aide de Devi Kundalini, le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques, l’élimination de l’Ego animal serait quelque chose de tout à fait impossible.

Il est incontestable que les relations amoureuses les plus connues de Goethe, excluant, naturellement, la relation soutenue avec Christine Vulpius, furent, sans exception aucune, de nature plus érotique que sexuelle.

Waldemar dit : « Nous ne croyons pas nous avancer trop en disant que chez Goethe, la jouissance de la fantaisie était la chose élémentaire dans ses relations avec les femmes : il s’efforçait de percevoir la sensation de la consolation enthousiaste, en un mot, l’excitant élément muse de la femme, qui lui enflammait l’esprit et le cœur et qui devait absolument procurer une satisfaction à sa matière. »

« L’amour passionné qu’il eut pour Charlotte Buff, Lili ou Frédérique Brion, ne pouvait, de façon correspondante, ramener toute la situation au sexuel. »

« Beaucoup d’histoires littéraires ont tenté d’exposer clairement et sans ambages jusqu’à quel point sont parvenues les relations de Goethe avec Madame Von Stein. Les faits examinés accréditent l’idée qu’il s’agissait d’une correspondance idéale. »

« Le fait que Goethe n’ait pas vécu, comme il est connu, en complète abstinence sexuelle en Italie, et qu’à son retour dans sa patrie il se soit bientôt lié avec Christine Vulpius, qui ne lui refusait rien, permet la conclusion qu’il devait auparavant manquer de quelque chose. »

« Indubitablement, continue Waldemar, Goethe aimait de la manière la plus passionnée lorsqu’il se trouvait séparé de l’objet de son désir véhément ; c’est seulement dans la réflexion que son amour prenait corps et lui insufflait de l’ardeur. »

« Invariablement, lorsqu’il laissait jaillir de sa plume les effusions de son cœur à Madame Von Stein, il est réellement près d’elle, plus proche qu’il n’aurait jamais pu l’être physiquement. »

Hermann Grimm dit avec raison : « Nous avons vu comment sa relation avec Lotte n’est compréhensible que si nous reportons toute sa passion aux heures où il n’était pas avec elle. »

Il n’est pas superflu, dans ce chapitre, de souligner l’idée que Goethe abhorrait le coït des fornicateurs : « Omne animal post coïtum triste. »

« Est-ce ainsi que tu apportes à mon amour,

Une malheureuse jouissance ?

Emporte le désir de tant de chansons,

Et emporte encore le bref plaisir,

Emporte-le et donne au triste cœur,

À l’éternel triste cœur, quelque chose de mieux. »

Que le poète parle maintenant ! Qu’il dise ce qu’il ressent ! En vérité et poésie, il écrit : « Je sortais rarement, mais nous échangions, il fait allusion à Frédérique, des lettres, d’autant plus vivantes. Elle me mettait au courant de ses faits et gestes, pour les avoir présents, de façon que j’avais devant l’âme, avec affection et passion, ses mérites. »

« L’absence me rendait libre et toute mon inclination fleurissait d’autant plus, seulement par la conversation à distance. En de tels instants, je pouvais justement me laisser éblouir par l’avenir. »

Dans son poème « Bonheur de l’absence », il exprime clairement sa propension à la métaphysique érotique :

« Savoure, ô jeune homme, du bonheur sacré la fleur,

Tout au long du jour dans les yeux de l’aimée !

Mais toujours il est plus grand que tout, ce bonheur,

Quand de l’objet de l’amour tu es éloigné. »

« Quelque part je peux l’oublier,

Et à ma table, oui, m’asseoir tranquille,

L’esprit joyeux et en toute liberté. »

« Quand l’imperceptible duperie,

Qui fait vénérer l’amour,

Convertit en illusion le désir. »

Waldemar, en commentant, dit : « Le poète, en ce qui concerne Madame Von Stein, ne s’intéressait pas du tout, et ceci doit être consigné, à savoir comment elle était réellement, mais plutôt à la manière dont il la voyait à travers le prisme de son cœur créateur. »

« Son aspiration métaphysique envers “l’éternel féminin” se projetait de telle façon sur Charlotte qu’il voyait en elle la Mère, l’aimée, en un mot, le principe universel ou, pour mieux l’exprimer, l’idée même d’Ève. Déjà en 1775, il écrivait : “Ce serait un grand spectacle de voir comment l’univers se reflète en cette âme. Elle voit l’univers tel qu’il est, et certes par le moyen de l’amour.” »

« Tant que Goethe pouvait “poétiser” la jeune fille qu’il aimait, ou bien créer un être idéal qui correspondait à l’envolée de sa fantaisie, il était fidèle et dévoué ; mais dès que se relâchait le processus de cette “poétisation”, que ce soit sa propre faute ou celle de l’autre personne, il se retirait. Invariablement, il s’adonne à ses sensations érotico-poétiques jusqu’au moment où la chose menace de devenir sérieuse, se mettant alors à l’abri dans le Patbos de la distance. »

Qu’on nous accorde la liberté de ne pas être d’accord avec Goethe sur ce point épineux de sa doctrine.

Aimer quelqu’un à distance, promettre beaucoup et oublier après, nous semble extrêmement cruel ; au fond de ceci existe une fraude morale.

Au lieu de poignarder des cœurs adorables, mieux vaut pratiquer le Sahaja Maïthuna avec son épouse prêtresse, l’aimer et lui rester fidèle durant toute sa vie.

Cet homme a compris l’aspect transcendantal du Sexe, mais il a manqué le point le plus délicat, et c’est pour cette raison qu’il n’est jamais arrivé à l’Autoréalisation Intime.

Goethe, adorant sa Divine Mère Kundalini, s’exclame, rempli d’extase :

« Vierge pure dans le sens le plus beau,

Mère digne de vénération,

Reine élue par nous

Et de condition égale à celle des Dieux ! »

Désirant ardemment mourir à lui-même ici et maintenant durant le coït chimique, désirant détruire Méphistophélès, il s’exclame :

« Flèches, transpercez-moi !

Lances, soumettez-moi !

Massues, frappez-moi !

Que tout disparaisse,

Tout s’évanouisse !

Que brille l’étoile perpétuelle,

Foyer de l’éternel amour ! »

Indiscutablement, ce Barde génial possédait une intuition merveilleuse ; s’il s’était redécouvert exclusivement en une seule femme, s’il avait trouvé en elle le chemin secret, s’il avait travaillé durant toute sa vie, avec elle, dans la « Neuvième Sphère », il n’y a pas de doute qu’il aurait obtenu la libération finale.

Dans son Faust, il expose avec une grande justesse sa Foi en la possibilité de l’élévation de « l’Embryon d’Or » libéré, jusqu’à une « Sur-Âme » (le Manas supérieur de la Théosophie).

Lorsque cela se produit, ce principe théosophique pénètre en nous et, fusionné avec l’Embryon d’Or, passe par des transformations intimes extraordinaires ; alors, nous pouvons dire de nous que nous sommes des hommes avec une Âme.

En parvenant à ces hauteurs, nous atteignons la Maîtrise, l’Adeptat, nous nous convertissons en membres actifs de la Fraternité Occulte.

Cela ne signifie pas la perfection dans le sens le plus complet du mot. Ils connaissent bien, les Divins et les humains, à quel point il est difficile d’atteindre la perfection dans la Maîtrise.

Soit dit en passant, il est urgent de savoir que cette Perfection ne peut être obtenue qu’après avoir réalisé des travaux ésotériques en profondeur dans les mondes de la Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

De toute manière, l’incarnation en nous de l’Âme Humaine, ou troisième aspect de la Trimurti hindoue connue comme Atman-Bouddhi-Manas, et sa fusion avec l’Embryon d’Or est un évènement cosmique extraordinaire qui nous transforme radicalement.

L’incarnation du Manas Supérieur en nous n’implique pas l’entrée des principes atmique et bouddhique à l’intérieur de notre organisme. Cette opération appartient aux travaux ultérieurs sur lesquels nous parlons plus profondément dans un autre livre intitulé : Les Trois Montagnes.

Après cette petite digression indispensable pour la compréhension du thème en question, nous poursuivons avec le récit suivant :

Il y a longtemps, il m’arriva, sur le chemin de la vie, quelque chose d’insolite et d’inusité. Une nuit, tandis que j’étais occupé à mes très intéressants travaux ésotériques en dehors du corps physique, je dus m’approcher, avec l’Eidolon, de la gigantesque cité de Londres.

Je me souviens très clairement qu’en passant par un certain endroit de cette ville, j’aperçus avec un étonnement mystique l’aura jaune resplendissante d’un jeune homme intelligent qui se trouvait dans un coin.

Je pénétrais dans un café très élégant de cette métropole et, m’asseyant à une table, je discutais de la chose avec une personne d’un certain âge qui, lentement, savourait dans une tasse une délicieuse boisson arabe.

Tout à coup, quelque chose d’inusité se produit : un personnage s’approche de nous et vient s’assoir à côté de nous. En l’observant attentivement, je pus constater avec un grand étonnement qu’il s’agissait du même jeune homme à la resplendissante aura jaune, qui m’avait tant intrigué quelques instants plus tôt.

Après les habituelles présentations, j’appris que ce sujet n’était nul autre que celui qui, pendant sa vie, avait écrit le Faust, c’est-à-dire Goethe.

Dans le monde astral, il se passe des choses merveilleuses, des faits extraordinaires, prodigieux ; il n’est pas rare de se trouver là avec des hommes déjà désincarnés ; avec des personnages comme Victor Hugo, Platon, Socrate, Danton, Molière, etc.

Ainsi donc, revêtu de l’Eidolon, je voulus converser avec Goethe hors de Londres et sur le rivage de l’immense océan ; je l’invitais, et sans hésiter il accepta mon invitation.

En conversant ensemble sur les côtes de cette grande île britannique où se trouve située la capitale anglaise, nous pûmes voir des ondes mentales de couleur rouge sanguinolent qui, en flottant sur l’océan orageux, venaient vers nous.

Je dus expliquer à ce jeune homme à la rayonnante aura que ces formes mentales provenaient d’une certaine dame qui, en Amérique Latine, me désirait sexuellement. Cela ne manqua pas de nous causer une certaine tristesse.

Les étoiles brillaient dans l’espace infini et les vagues furieuses, en rugissant épouvantablement, frappaient sans cesse la plage sablonneuse.

En causant sur les falaises qui dominaient la mer, lui et moi échangeant mutuellement des idées, je résolus de lui poser à brûle-pourpoint, comme nous disons ici dans le monde physique, les questions suivantes : As-tu à présent un nouveau corps physique ? La réponse fut affirmative. Ton véhicule actuel est-il masculin ou féminin ? Il répondit alors : « Mon corps actuel est féminin. » Dans quel pays t’es-tu réincarné ? « En Hollande. » Aimes-tu quelqu’un ? « Oui, dit-il, j’aime un prince hollandais et je pense me marier avec lui à telle date. » (Que le lecteur nous dispense de mentionner le nom et la date.)

Je pensais que ton amour serait strictement universel ; aime les roches, lui dis-je, les montagnes, les rivières, les mers, l’oiseau qui vole et le poisson qui glisse dans les eaux profondes. « L’amour humain ne serait-il donc pas une étincelle de l’amour divin ? » Ce type de réponse sous forme de question, prononcée par celui qui, dans sa réincarnation passée, s’appelait Goethe, me laissa, assurément, anéanti, perplexe, interdit. Indubitablement, l’insigne poète m’avait dit quelque chose d’irréfutable, d’indiscutable, d’exact.
Je suis plus amoureux de ma propre ignorance que de l'inconnu...

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Message le 25 août 2019, 13:48

La Grande Rébellion

18.
Le Pays psychologique
Incontestablement, de même qu’existe le pays extérieur où nous vivons, de même aussi dans notre intimité, existe le pays psychologique.

Les gens n’ignorent jamais la ville ou la contrée où ils vivent, malheureusement il arrive qu’ils ne connaissent pas le lieu psychologique où ils se trouvent situés.

À tel moment donné n’importe qui sait dans quel quartier ou village il se trouve, mais dans le domaine psychologique, il n’en va pas de même ; normalement les gens ne soupçonnent pas le moindrement l’endroit de leur pays psychologique qu’ils occupent à tel ou tel moment.

Ainsi que, dans le monde physique, existent des quartiers habités par des gens décents et cultivés, la même chose se produit aussi dans l’agglomération psychologique de chacun de nous : il n’y a pas de doute qu’on y trouve des quartiers très beaux et élégants.

De même que dans le monde physique il y a des secteurs ou des quartiers avec des ruelles très dangereuses, pleines d’assaillants, ainsi en est-il également dans la contrée psychologique de notre intérieur.

Tout dépend du genre de personnes que nous fréquentons. Si nous avons des amis ivrognes, nous finirons dans une taverne. Si nos amis sont des noceurs, notre destin nous conduira indubitablement dans les bordels.

Dans notre pays psychologique chacun de nous a ses compagnons, ses Moi, et ceux-ci nous mènent selon leurs caractéristiques psychologiques.

Une dame vertueuse et honorable, épouse magnifique, d’une conduite exemplaire, habitant une belle maison dans le monde physique, à cause de ses Ego luxurieux pourrait se trouver dans des antres de prostitution, dans son pays psychologique.

Un monsieur honorable d’une honnêteté impeccable, parfait citoyen, pourrait se trouver, dans sa contrée psychologique, plongé dans une caverne de voleurs, à cause de ses très mauvais compagnons : des Moi du vol, submergés dans les profondeurs de l’inconscient.

Un anachorète faisant pénitence, peut-être un moine angélique menant une vie austère au fond de sa cellule dans quelque monastère, pourrait se trouver situé, psychologiquement, dans un repaire d’assassins, de tueurs à gages, de fourbes, de trafiquants de drogues, à cause précisément des Ego infraconscients, ou inconscients, submergés profondément dans les replis les plus obscurs de son psychisme.

On nous a dit qu’il y a beaucoup de vertu chez les méchants, et beaucoup de méchanceté chez les vertueux.

Beaucoup de Saints canonisés vivent encore dans les antres psychologiques du vol ou dans des maisons de prostitution.

Ce que nous sommes en train d’affirmer pourrait scandaliser les bigots, les piétistes, les ignorants instruits, ou les modèles de savanterie, mais jamais les véritables psychologues.

Bien que cela semble incroyable, dans l’encens de la prière se cache aussi le délit.

Il se cache également parmi les rythmes de la poésie, sous la coupole sacrée des sanctuaires les plus divins ; le crime revêt la tunique de la sainteté et de la parole divine.

Dans le fin fond des saints les plus vénérables vivent les Moi de la prostitution, du vol, de l’homicide, etc.

Des compagnons infra-humains sont dissimulés dans les profondeurs insondables de l’inconscient.

Les saints de l’histoire ont beaucoup souffert à cause de cela : rappelons-nous les tentations de Saint-Antoine et toutes ces abominations contre lesquelles eut à lutter notre Frère François d’Assise.

Cependant ils n’ont pas tout dit, ces Saints, et la plupart des anachorètes se sont tus.

On s’étonne en pensant que certains anachorètes pénitents et très saints vivent dans les quartiers psychologiques de la prostitution et du vol.

Pourtant ils sont des Saints, et s’ils n’ont pas encore découvert ces choses épouvantables de leur psychisme, quand ils les découvriront, ils mettront des silices sur leurs chairs, ils feront des jeûnes, peut-être même se fouetteront-ils, et ils prieront leur Divine Mère Kundalini d’éliminer de leur psychisme ces mauvais compagnons qui se sont installés dans les antres ténébreux de leur propre pays psychologique.

Les différentes religions ont beaucoup parlé sur la vie après la mort et sur l’au-delà.

Que les pauvres gens ne se cassent plus la tête pour savoir ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté, au delà du sépulcre.

Il est incontestable qu’après la mort chacun continue à vivre dans le paysage psychologique qu’il a toujours connu.

Le voleur continuera dans les cavernes de voleurs ; le luxurieux dans les maisons de rendez-vous comme fantôme de mauvais augure. L’irascible, le furieux, suivra son cours dans les ruelles dangereuses du vice et de la violence, là où brille le poignard et où retentissent les coups de pistolets.

L’Essence en elle-même est très belle, elle est venue d’en haut, des étoiles ; malheureusement elle est enfermée dans tous ces Moi que nous portons au-dedans.

Par son opposition, l’Essence peut rebrousser chemin, revenir au point de départ originel, retourner aux étoiles, mais elle doit d’abord se libérer des mauvais compagnons qui l’ont fourrée dans les faubourgs de perdition.

Quand François d’Assise et Antoine de Padoue, insignes Maîtres Christifiés, ont découvert dans leur intérieur les Moi de la perdition, ils ont souffert atrocement, mais il n’y a pas de doute qu’à partir de travaux conscients et de souffrances volontaires ils ont réussi à réduire en poussière cosmique l’ensemble des éléments inhumains qui peuplaient leur intérieur. Incontestablement ces Saints se sont Christifiés et sont revenus au point de départ originel après avoir beaucoup souffert.

Avant tout, il est nécessaire, il est urgent que le centre magnétique que nous avons établi de façon anormale dans notre fausse personnalité, soit transféré sans délai à l’Essence ; ainsi l’homme pourra-t-il entreprendre son voyage depuis la personnalité jusqu’aux étoiles, en s’élevant de manière didactique, progressive, degré par degré, sur la montagne de l’Être.

Tant que le centre magnétique continuera à être établi dans notre personnalité illusoire, nous vivrons dans les antres psychologiques les plus abominables, même si dans la vie quotidienne nous sommes de magnifiques citoyens.

Chacun a un centre magnétique qui le caractérise ; le commerçant a le centre magnétique du commerce et c’est pour cela que ses activités se déroulent dans les marchés, et qu’il attire ceux qui sont en affinité avec lui, les acheteurs et les marchands.

L’homme de science a dans sa personnalité le centre magnétique de la science et c’est pour cette raison qu’il attire à lui toutes les choses de la science, livres, laboratoires, etc.

L’ésotériste a en lui-même, le centre magnétique de l’ésotérisme et puisque cette sorte de centre n’a rien à voir avec les questions de la personnalité, le transfert se produit indubitablement.

Lorsque le centre magnétique s’établit dans la conscience, c’est-à-dire dans l’Essence, c’est alors que s’amorce pour l’homme le retour aux étoiles.
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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

Message le 26 août 2019, 10:28

La Révolution de la Dialectique

Chapitre 4

L’Intellect

Ce qu’on étudie, il faut le faire devenir conscience au moyen de la méditation spontanée, autrement, cela détruit l’intellect.

Il faut pratiquer la méditation Intégrale, non divisée, au moment où elle naît. La méditation ne doit pas être mécanique.

Il faut atteindre l’équilibre mathématique entre l’Être et le savoir : 20 + 20 = 40 ; 40 - 20 = 20.

L’intellectuel voit seulement les choses par ses théories. Il existe deux sortes d’intellect, l’intellect sensuel, communément connu et l’intellect qui est donné par l’Être et qui est un intellect conscient.

Il y a des degrés dans la raison objective de l’Être et ils se mesurent selon le nombre de tridents dans les cornes de Lucifer.

Quand le mental intérieur s’ouvre, il n’est pas nécessaire de verbaliser des théories, des hypothèses et des préconceptions.

La science subjective est celle de ceux qui sont enfermés dans le mental sensuel et qui vivent dans les suppositions (voir le chapitre 12 de La Grande Rébellion, du même auteur).

La Science pure est seulement à la portée de ceux qui ont le mental intérieur et de ceux qui se développent parmi les triangles, les octogones et les carrés.

L’Intelligence


Il ne faut pas confondre l’intelligence avec le mental. Dans tout mental existe une certaine somme de valeurs intelligentes.

Nous n’avons pas besoin de chercher au-dehors de nous-mêmes les valeurs intelligentes, elles sont en nous.

Les valeurs intelligentes de tout être humain ne changent pas et ne s’épuisent pas. La réserve d’intelligence est une constante.

Quand apparaît une valeur positive, de fait, elle est reçue joyeusement par l’intelligence.

Nous avons besoin d’une nouvelle pédagogie révolutionnaire dont l’objectif unique soit de nous rendre conscients de ce que nous savons déjà.

Identification, valeurs et image. S’identifier, s’imaginer et se valoriser exactement est impératif quand nous voulons faire un inventaire de nous-mêmes.


L’Intellection Illuminée



Ceux qui arrivent à désintégrer les cadavres de l’Ego obtiennent l’intellection illuminée.

L’intellection illuminée est l’intellect mis au service de l’esprit.

Jésus, le Christ, a eu l’intellection illuminée, il a mis son intellect au service de l’esprit.

La grande erreur des matérialistes consiste précisément à croire que la Réalité a besoin des phénomènes physiques, mais leur réalité, après tout, est le fruit de l’intellect matérialiste et non de l’intellection illuminée.

Le physique comme le spirituel est de l’énergie et, pour cela, l’esprit est aussi réel que la matière.

La matière est aussi sacrée que l’esprit. Tant que l’intellect matérialiste ne se convertira pas en intellection illuminée par la Révolution de la Dialectique, il ne pourra pas comprendre que le matériel et le spirituel se comprennent corrélativement et dialectiquement.

Le Temps


Le temps est vie, celui qui ne dépend pas du temps contrôle la vie.

Le cours de l’existence a une durée trop courte pour la laisser se dérouler dans la petitesse.

La brièveté de la vie est un motif suffisant pour nous pousser à l’agrandir avec la Révolution Intégrale.

Avec l’intelligence, nous devons profiter au maximum du temps vital, pour que sa brièveté s’allonge, et ne pas le diminuer avec les actions stupides et mesquines de l’Ego.
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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

Message le 26 août 2019, 23:20

LOIS HUMAINES (MICROCOSMOS 48 lois, homme, animal intellectuel) - 6ème ordre de mondes



01. LOIS DES PEUPLES Constitutions, codes civils, militaires et de tout type, qui sont la sauvegarde de la société.

02. LOI DE L'ASSOCIATION CONTINUE intègre et associe les groupes, les espèces ou les noyaux selon leurs nécessités.

03. LOI DE RÉCIPROCITÉ échange équilibré d'informations, d'énergies et de vibrations pour une finalité commune.

04. LOI D'ÉGALISATION DES VIBRATIONS Toutes les énergies tendent à égaliser leurs vibrations par affinité similaire.

05. LOI DE L'ÉVOLUTION Progrès, construction, croissance, avance, etc., vers la plénitude et le développement maximum.

06. LOI DE L'INVOLUTION Destruction, décadence, vieillissement, recul, etc., de ce qui a été préalablement développé.

07. LOI DE LA RÉVOLUTION Rébellion, insubordination contre les lois sociales et naturelles établies à tous les niveaux.

08. LOI DU RETOUR Renaître 108 existences s'il y a pas de révolution, sans choix et soumis au karma et dharma collectif et personnel.

09. LOI DE LA RÉCURRENCE Répétition des actes et des circonstances de cette existence et des autres existences à des octaves supérieures ou inférieures.

10. LOI DE ITOKLANOS entre en action lorsque les humanités ou les individus involuent, leur temps de vie se raccourcit.

11. LOI DU FULASNITANIEN Inverse de la loi Itoklanos, donne l'avantage du temps aux humanités et aux individus qui évoluent.

12. LOI DU DESTIN Conséquence des lois du Retour et de la Récurrence entre autres, qui déterminent notre destin.

13. LOI DU ASCOKIN Régit les hommes, les animaux et les plantes qui servent de nourriture à la grande nature.

14. LOI DES OCTAVES Contrôle la répétition des faits et des circonstances dans des spirales supérieures ou inférieures.

15. LOI DU DÉCALOGUE Fondé sur les Dix Commandements, son accomplissement et sa compréhension, donne accès à l'initiation.

16. LOI DES HÉRÉDITÉS Codes biologiques et spirituels transmis par nos ancêtres, qui conditionnent la vie.

17. LOI DE L'ÉQUILIBRE Parfait échange d'énergie, entre individus et groupes, qui permet de maintenir la vie.

18. LOI DE L'ENTROPIE Porte tout à la désintégration et au chaos, lorsqu'il n'y a pas d'ordre, d'effort, d'entretien, etc.

19. LOI DE LA CHUTE Entre en action lorsqu'un corps physique, psychique ou spirituel, perd son centre de gravité .

20. LOI DU KARMA Gère les dettes de cette vie et des autres vies, des individus et des groupes en accord avec la loi de cause et d'effet.

21. LOI DU DHARMA Est complémentaire à la loi du Karma, gère les bénéfices par la même loi.

22. LOI DU KARMA DUR Loi du Non Pardon, concerne ceux qui profanent les mystères et les plans cosmiques.

23. LOIS DU TEMPS Détermine que tout a un moment et un lieu assigné, dans le temps et dans l'espace.

24. LOI DES MONADES La Monade est l'impulsion à l'intérieur des êtres, qui agit au moyen des aspirations pour son développement.

25. LOIS DE LA CATEXIS Est la concentration ou la dispersion de l'énergie psychique (liée ou isolée), dans le travail psychologique

26. LOI DE L'ARGENT Instrument de la Loi de Rétribution, qui donne à chaque individu ou groupe ce qui lui correspond en justice.

27. LOI DE LA MÉDITATION Instrumente de l'Ici et du Maintenant, pour parvenir à la Compréhension et à la Vérité au moyen du vide intérieur.

28. LOI DE LA MORT Mort physique ou psychique ; fin d'un cycle ou existence, avoir fini son temps.

29. LOI DE L'ÉLECTION Permet d'élire dans un moment donné, ce que nous croyons qui nous convient le mieux.

30. LOI DE LA PRÉDOMINANCE Oblige à la connaissance et au contrôle du milieu et des circonstances afin de ne pas succomber.

31. LOI DU DÉPASSEMENT fournir un effort continu dans tous les domaines, pour subsister et se développer.

32. LOI DE L'OBSCURITÉ La carence de lumière interne et externe nous rend inapte, totalement ou partiellement pour un développement normal.

33. LOI D'OPPOSITION Force antagonique de résistance, dans n'importe quelle action individuelle ou collective, interne ou externe.

34. LOI DE L'ÉTUDE Le développement des facultés de l'âme, nous oblige à étudier et comprendre les données accumulées.

35. LOI DE LA SÉLECTION Naturelle ou imposée, sélectionne les individus les plus forts ou aptes dans la nature ou dans l'humanité.

36. LOI DE LA MÉDECINE L'ignorance des causes de la maladie fait que nous dépendions d'autres pour se guérir.

37. LOI DE L'UNION SEXUELLE Stimule les sensations érotiques afin qu'il y ait une relation entre deux sexes pour la continuité de l'espèce.

38. LOI DE LA GESTATION Le foetus dans les neuf mois de gestation récapitule le même processus de formation que l'humanité.

39. LOI DE LA NAISSANCE Toute créature naît immature pour assimiler dans son développement le milieu et accomplir son destin.

40. LOI DE L'ASTROLOGIE Tout être en naissant est influencé par la position des astres à l'instant de sa première inhalation.

41. LOI DE LA SOUFFRANCE Se manifeste dans l'effort de dépassement ou dans la transgression de n'importe quelle loi

42. LOI DU GRÉGARISME Toute créature est obligée depuis sa naissance à vivre en société pour son développement normal.

43. LOI DU PENDULE Toute action, situation ou état qui est amené à son terme tend vers son opposé

44. LOI DE L'INFLUENCE COSMIQUE Le mouvement et la position des astres nous fait dépendre constamment du physique, du psychique et du spirituel.

45. LOI DE LA COMMUNICATION Recevoir et transmettre l'information dans tous les niveaux est fondamental pour le parfait développement.

46. LOI DE LA SUPRÉMATIE Toute société s'organise sous l'autorité des individus les plus aptes et les mieux préparés.

47. LOI DE L'ENSEIGNEMENT Nous nécessitons tous d'être instruits physiquement, psychiquement et spirituellement, jusqu'au plein développement.

48. LOI DES CYCLES Depuis les 3000 cycles des 108 existences de la Vie jusqu'aux circonstances cycliques de chaque existence, tout se répète.

http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text ... IQUES.html
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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

Message le 28 août 2019, 01:48

La Doctrine secrète de l’Anahuac

1.
Les Sept Cavernes Célestes


Pour le bien de la Grande Cause, nous commencerons ce traité par la transcription d’un texte merveilleux.

Il s’agit, plus exactement, d’un récit consigné par Fray Diego Duran dans son œuvre remarquable intitulée « Histoire du Mexique. » (Voir l’ouvrage de Don Mario Roso de Luna : Le Livre qui tue la Mort, El Libro que mata a la muerte, p 126 à 134.)

Puisque je n’aime pas me parer des plumes d’autrui, nous mettrons les paragraphes entre guillemets :

« Cette Histoire des Indiens de la Nouvelle-Espagne et des Iles de Terre Ferme par Fray Diego Duran, admirable livre écrit au début de la colonisation espagnole du si vaste empire, raconte que l’empereur Moctezuma, se voyant dans la plénitude de l’opulence et de la gloire, se crut rien de moins qu’un Dieu. Les mages et les sacerdotes du royaume, beaucoup plus sages que lui et plus riches, puisqu’ils dominaient tous leurs désirs inférieurs, durent lui dire : Ô notre roi et notre seigneur ! Ne t’enorgueillis en aucune façon de tout ce qui plie à tes ordres. Tes ancêtres, les empereurs que tu crois morts, te surpassent, là-bas dans leur monde, autant que la lumière du soleil surpasse celle d’un quelconque ver luisant.

Alors l’empereur Moctezuma, avec plus de curiosité encore que d’orgueil, décida d’envoyer une brillante ambassade chargée de présents vers la Terre de ses aïeux, soit la demeure bénie de l’Aube, au-delà des sept grottes de Pacaritambo d’où l’on disait que provenait le peuple aztèque et desquelles leurs vieilles traditions parlent avec tant d’éloge. La difficulté, cependant, était de trouver les moyens et le véritable chemin pour parvenir avec bonheur à une région si obscure et mystérieuse, chemin qu’en vérité personne ne semblait plus connaître.

L’empereur fit alors comparaître devant lui son ministre Tlacaelel-Cihuacoatl, lui disant :

— Tu dois savoir, ô Tlacaelel !, que j’ai résolu de réunir une troupe composée de mes généraux les plus héroïques et de les envoyer, en grand apparat et somptueusement apprêtés, avec une grande partie des richesses que le Grand Huitzilopochtli a bien voulu nous accorder pour sa gloire, afin qu’ils aillent déposer ces richesses, avec révérence, à ses augustes pieds. En outre, étant donné que nous possédons des notices dignes de foi attestant que la mère elle-même de notre Dieu vit encore, il pourrait donc lui être agréable d’apprendre la grandeur et la splendeur atteintes par ses descendants à l’aide de leurs bras et de leur tête.

Tlacaelel répondit :

— Puissant Seigneur, en parlant comme tu l’as fait, tu n’as pas été mu, non, en ton être royal, par un désir d’affaires mondaines ni par les déterminations propres de ton si auguste cœur, mais plutôt parce qu’une déité éminente te pousse ainsi à entreprendre une aventure aussi inouïe que celle à laquelle tu veux te livrer. Toutefois, tu ne dois pas ignorer, Seigneur, que ce que tu as déterminé de manière si décisive n’est pas une chose de simple force, ni d’adresse ou de vaillance, ni d’aucune manœuvre guerrière, ni même d’astuce politique, mais chose de sorcières et d’enchanteurs, seuls capables de nous découvrir de prime abord, grâce à leurs arts, le chemin qui peut nous conduire en pareil endroit. Car tu dois savoir, ô puissant Prince, que, selon ce que racontent nos vieilles histoires, ce chemin a été coupé depuis de longues années et que sa partie qui se trouve de ce côté-ci du monde est obstruée par d’épais halliers et des rochers broussailleux peuplés de monstres invincibles, par des déserts de sable et des lagunes sans fond, par d’impénétrables forêts de laîches et de roseaux où perdrait la vie quiconque tenterait, entreprise combien téméraire, d’emprunter cette voie. Recherche donc, Seigneur, comme unique remède contre d’aussi grands obstacles, ces gens sages dont je t’ai parlé, car eux seuls, par leurs arts magiques, pourront peut-être éviter tous ces impossibles obstacles et se rendre jusque là bas pour te rapporter ensuite les nouvelles qui nous sont nécessaires concernant une telle région, région dont on certifie que lorsque nos aïeux et nos pères l’ont habitée, avant de venir, à la suite d’une longue pérégrination, jusqu’aux lagunes de Mexico où ils virent le prodige du nopal ou buisson ardent, elle était un lieu de séjour amène et sublime où ils jouissaient de la paix et du repos, où ils vivaient des siècles et des siècles sans devenir vieux ni savoir ce qu’étaient les maladies, les fatigues ou la douleur, sans avoir, enfin, aucun des asservissants besoins physiques que nous endurons ici ; mais après que nos ancêtres furent sortis d’un tel Paradis pour venir ici, tout leur devint ronces et chardons ; les herbes les piquaient ; les pierres les blessaient et les arbres du chemin étaient devenus, pour eux, durs, épineux et inféconds, tout se conjurant contre eux pour les empêcher de retourner là-bas et pour qu’ainsi ils accomplissent leur mission dans ce monde qui est le nôtre.

Moctezuma, écoutant le bon conseil du sage Tlacaelel, se souvint de l’historien royal Cuauhcoatl, littéralement : l’Aigle-Serpent, c’est-à-dire, le Dragon de la Sagesse, nom toujours attribué aux Adeptes de la “main droite” ou magiciens blancs, vénérable vieillard dont personne ne connaissait l’âge, et il le fit immédiatement conduire jusqu’à sa retraite dans la montagne, lui disant, après l’avoir salué avec révérence :

— Mon père, très noble Ancien et gloire de ton peuple : j’aimerais beaucoup apprendre de toi, si tu daignes me le dire, quelle mémoire tu gardes, en ta sainte vieillesse, au sujet de l’histoire des Sept Cavernes célestes où habitent nos vénérables ancêtres, et quel est ce lieu saint où demeure notre Dieu Huitzilopochtli, et duquel sont venus jusqu’ici nos pères.

— Puissant Moctezuma, répondit solennellement l’ancien, ce que ton serviteur sait, en ce qui concerne ta question, c’est que nos ancêtres, en effet, ont demeuré en cet indescriptible et heureux endroit qu’ils ont appelé Aztlan, synonyme de pureté ou de blancheur. Là subsiste toujours une grande colline au milieu de l’eau, qu’ils ont appelée Culhuacan, ce qui veut dire : colline tortueuse ou des serpents. C’est en cette colline que se trouvent les cavernes et c’est là qu’ont vécu nos ancêtres pendant très longtemps, avant de venir ici. Là-bas, sous les noms de Medjinas et d’Aztèques, ils ont eu un très grand repos ; là-bas, ils jouissaient d’une grande quantité de canards de toute espèce, hérons, cormorans, foulques, poules d’eau et de multiples sortes de poissons admirables ; de la douce fraîcheur des champs plantés d’arbres lourds de fruits, et qu’embellissaient encore des papillons jaunes à la tête multicolore ; de fontaines entourées de saules, de sabines et d’énormes alisiers. Ces gens allaient en canoës, et dans leurs sillons ils semaient du maïs, du piment, des tomates, des nahutlis, des haricots et les autres genres de graines que nous mangeons ici et qu’ils ont rapportées de là-bas, en en perdant d’ailleurs beaucoup d’autres en chemin. Mais, après qu’ils furent partis de là pour gagner la terre ferme et qu’ils eurent perdu de vue ce lieu délectable, tout, absolument tout, se retourna contre eux ; les herbes les mordaient, les pierres les coupaient ; les champs étaient pleins de ronces et ils trouvèrent des halliers et des bois d’aubépines qui les empêchaient de passer, de s’asseoir ou de se reposer au milieu d’eux. Ils trouvèrent partout, en outre, des vipères, des couleuvres et d’autres bestioles venimeuses ; aussi, des tigres, des lions et d’autres animaux féroces qui leur disputaient le sol et leur rendaient la vie impossible. Voilà tout ce qu’ont laissé nos ancêtres et c’est ce que je peux te dire en me fondant sur nos histoires, ô puissant Seigneur !

Le Roi répondit au vieillard que telle devait être la vérité, puisque Tlacaelel donnait la même relation. Ainsi donc, il commanda sur le champ qu’on aille par toutes les provinces de l’Empire rechercher et convoquer tous les enchanteurs et sorciers que l’on pourrait trouver. On amena alors devant Moctezuma une soixantaine d’hommes, tous gens d’un grand âge et connaisseurs de l’art magique, et une fois qu’on eut réuni les soixante, l’Empereur leur dit :

— Pères et anciens, j’ai résolu de connaître où se trouve le lieu d’où sont partis les mexicains, il y a très longtemps, et de savoir avec exactitude quelle est cette terre, qui l’habite, et si la mère de notre Dieu Huitzilopochtli vit encore. C’est pourquoi je vous ai convoqués, pour que vous alliez là-bas, par le moyen que vous jugerez le plus approprié, et que vous reveniez vite ici.

Il ordonna en outre qu’on apporte une grande quantité d’étoffes de toutes sortes, de vêtements luxueux, d’or et de joyaux de grande valeur ; beaucoup de cacao, de coton, de teonacaztli, de roses, de haricots noirs, et de plumes d’une grande beauté ; le plus précieux, enfin, de son trésor, et il le remit à ces sorciers, leur donnant, aussi, leur salaire et beaucoup de nourriture pour le chemin, afin qu’ils accomplissent avec le plus grand soin leur mission.

Les sorciers partirent donc, et arrivés à une colline appelée Coatepec, qui est située à Tula, ils firent leurs invocations et leurs cercles magiques, s’enduisant de ces onguents qui sont encore utilisés pour de telles opérations.

Une fois rendus là, ils invoquèrent le Démon (leur Daemon familier respectif, le Lucifer particulier de chacun, pour ainsi dire) et ils le supplièrent de leur montrer le véritable endroit où leurs ancêtres avaient vécu. Le Démon, contraint par ces incantations, les transforma, les uns en oiseaux, les autres en bêtes féroces, lions, tigres, chacals et en effrayants chats sauvages, et il les transporta, eux et tout leur bagage, à l’endroit habité par leurs ancêtres.

Arrivés à une grande lagune, au milieu de laquelle se trouvait la colline de Culhuacan, ils se posèrent sur la berge et reprirent leur forme humaine ; l’histoire raconte qu’apercevant des gens qui pêchaient sur l’autre rive, ils les appelèrent. Les gens montèrent dans leurs canoës et s’approchèrent d’eux, leur demandant d’où ils venaient et où ils allaient. Ils répondirent alors :

— Seigneurs, nous sommes des sujets du grand Empereur Moctezuma, de Mexico, et nous venons, sur son ordre, rechercher le lieu où ont habité nos ancêtres.

Les gens de cette terre leur demandèrent alors quel Dieu ils adoraient, et les voyageurs répondirent :

— Nous adorons le grand Huitzilopochtli, et Moctezuma de même que son conseiller Tlacaelel-Cihuacoatl nous ont ordonné de rechercher la mère de Huitzilopochtli, car nous apportons de riches présents pour elle et pour toute sa famille.

Les habitants de ces lieux retournèrent au rivage et rapportèrent les propos des voyageurs à un vénérable vieillard réputé pour sa profonde sagesse. L’ancien leur dit :

— Qu’ils soient les bienvenus ; amenez-les ici.

Ils retournèrent à l’autre rive en canoë, y firent monter les voyageurs et les conduisirent à la colline de Culhuacan, colline que l’on dit d’un sable très fin, où s’enfonçaient les pieds des voyageurs à tel point qu’ils ne pouvaient presque pas avancer ; ils parvinrent ainsi, de peine et de misère, à la petite maison que le vieillard avait au pied de la colline ; ils saluèrent l’ancien avec beaucoup de révérence et lui dirent :

— Vénérable Maître, nous sommes tes serviteurs, en cet endroit où ta parole est vénérée, et où l’on révère ta puissance protectrice.

Le vieillard répliqua, avec un grand amour :

— Soyez les bienvenus, mes enfants. Qui est celui qui vous envoie ici ? Qui est Moctezuma, et ce Tlacaelel-Cihuacoatl ? On n’a jamais entendu ces noms ici ; en effet les seigneurs de cette terre se nomment Tezacatetl, Acactli, Ocelopán, Ahatl, Xochimitl, Auxeotl, Tenoch et Victon : ils sont sept hommes, sept chefs de gens innombrables. Il y a aussi quatre merveilleux gouverneurs, ou tuteurs du grand Huitzilopochtli, deux d’entre eux s’appelant Cuauhtloquetzqui et Axolona.

Les voyageurs dirent, étonnés :

— Seigneur, tous ces noms nous sont connus comme ceux qu’ont portés des êtres dans une très lointaine antiquité, et de qui subsiste à peine la mémoire dans nos rites sacrés, car il y a maintenant de longues années que tous ceux-là sont oubliés ou morts.

Le vieillard, ébahi par tout ce qu’il entendait, s’écria :

— Ô Seigneur de tout le créé ! Qui donc les aurait tués, s’ils se trouvent ici vivants ? Car en ce lieu personne ne meurt, on y vit toujours. Qui sont, alors, ceux qui vivent maintenant ?

Les émissaires répondirent, confus :

— Seuls vivent, seigneur, leurs arrière-petits-fils et leurs arrière-arrière-petits-fils, eux-mêmes déjà très âgés. L’un d’eux est le grand prêtre de Huitzilopochtli, appelé Cuauhcoatl.

Le vieillard, non moins surpris qu’eux, s’exclama, d’une voix forte :

— Est-il possible que cet homme ne soit pas encore revenu ici, alors que, jour après jour, sa sainte mère l’espère, inconsolable, depuis qu’il est parti d’ici pour se rendre chez vous ?

Puis le vieillard donna l’ordre du départ pour le Palais Royal de la colline. Les émissaires, chargés des présents qu’ils avaient apportés, essayèrent de le suivre, mais il leur était presque impossible de faire un seul pas ; ils enfonçaient plutôt, de plus en plus, dans le sable, comme s’ils marchaient dans un bourbier. En les voyant dans un tel embarras et si lourds qu’ils ne pouvaient avancer, tandis que lui cheminait avec une telle prestance que c’est à peine s’il effleurait le sol, l’ancien leur demanda affectueusement :

— Qu’avez-vous donc, ô mexicains, qu’est-ce qui vous rend si maladroits et si lourds ? Pour en être arrivés là, qu’est-ce que vous mangez dans votre pays ?

— Seigneur, lui répondirent les malheureux, là-bas nous mangeons autant de mets que nous le pouvons provenant des animaux qui y vivent, et nous buvons du pulque.

À quoi le vieillard répondit, plein de compassion :

— Ces aliments et ces boissons, à l’égal de vos ardentes passions, sont ce qui vous a rendus, mes enfants, si lourds et maladroits. Ce sont eux qui vous empêchent de voir l’endroit où vivent nos ancêtres et qui vous conduisent, enfin, à une mort prématurée. Sachez en outre que toutes ces richesses que vous apportez ne sont ici d’aucune utilité, car seules la pauvreté et la simplicité nous entourent.

En disant tout ceci, l’ancien saisit avec une grande force les charges de tous et, continuant à gravir la colline, il les porta comme si elles ne pesaient qu’une plume.

Le chapitre XXVII de l’œuvre du Père Duran, commentée par Don Mario Roso de Luna, et que nous paraphrasons ici, se poursuit, dit Don Mario, par le récit de la rencontre des ambassadeurs avec la mère de Huitzilopochtli, dont nous extrayons le passage suivant :

Une fois rendus en haut, une femme leur apparut, d’un grand âge, si sale et si noire qu’elle semblait une chose de l’enfer, et en pleurant amèrement elle dit aux mexicains :

— Soyez les bienvenus, mes enfants, car vous devez savoir que depuis qu’est parti d’ici votre Dieu et mon fils Huitzilopochtli, je ne suis que larmes et tristesse en espérant son retour, et depuis ce jour je ne me suis pas lavée le visage, ni peignée, ni changée de robe, et ce deuil et cette tristesse dureront jusqu’à ce qu’il revienne.

Voyant une femme si absolument négligée, les messagers, remplis d’effroi, dirent :

— Celui qui nous a envoyés ici est ton serviteur, le Roi Moctezuma, et son coadjuteur, Tlacaelel-Cihuacoatl ; tu dois savoir qu’il n’est pas le premier de nos rois mais le cinquième. Les quatre autres rois, ses prédécesseurs, connurent beaucoup de pauvreté et de famine, et ils furent tributaires d’autres provinces, mais à présent la cité est prospère et libre, elle a ouvert des routes par terre et par mer, et elle est à la tête de toutes les autres cités ; elle a aussi découvert des mines d’or, d’argent et de pierres précieuses, et ces richesses, nous te les offrons en présents.

Elle leur répondit, ses pleurs maintenant apaisés :

— Je vous suis reconnaissante pour toutes vos informations, mais je voudrais savoir si les vieux précepteurs (sacerdotes) que mon fils emmena d’ici, sont vivants.

— Ils sont morts, madame, et nous ne les avons pas connus ; il ne reste d’eux qu’une ombre et un souvenir presque effacé.

Fondant à nouveau en larmes, elle leur demanda alors :

— Qui donc les a tués, puisqu’ici même tous leurs compagnons sont vivants ? Et elle ajouta aussitôt : Qu’est-ce que vous apportez à manger ? C’est cela qui vous a engourdis et attachés à la terre, et qui est la cause de ce que vous n’avez pas pu monter jusqu’ici.

Et en les chargeant d’un message pour son fils, elle termina en disant aux visiteurs :

— Avisez mon fils que le temps de sa pérégrination est accompli, puisqu’il a enseigné à son peuple et tout assujetti à sa volonté ; dans le même ordre des choses, des étrangers viendront tout lui enlever, et lui devra revenir en notre giron une fois sa mission accomplie, là-bas.

Elle leur donna une couverture et une culotte (ou ceinture) de chasteté, pour son fils, et les renvoya.

Mais les émissaires n’avaient pas plutôt commencé à descendre par le flanc de la colline que la vieille les rappela, leur disant :

— Attendez, vous allez voir comment, sur cette terre, il se fait que les hommes ne vieillissent jamais. Vous voyez mon vieux précepteur ? À mesure qu’il descendra d’ici, regardez-le devenir un jeune homme.

Le vieillard commença à descendre et, en effet, plus il descendait et plus il rajeunissait, et à peine était-il remonté qu’il était redevenu aussi vieux qu’avant ; il leur dit :

— Vous devez apprendre, mes enfants, que cette colline a la vertu de nous accorder l’âge que nous voulons, selon que nous la gravissons ou la descendons. Vous ne pouvez pas comprendre ceci, car vous êtes abrutis et corrompus par vos aliments et vos boissons, et par le luxe et les richesses.

Et pour qu’ils ne s’en aillent pas sans être récompensés de ce qu’ils avaient apporté, il leur fit apporter toutes sortes d’oiseaux marins qui vivaient dans cette lagune, toutes sortes de poissons et de légumes, des roses, des couvertures de sisal et des culottes, une pour Moctezuma et une autre pour Tlacaelel.

Les émissaires, après s’être enduits d’onguents, comme à l’aller, se changèrent en les mêmes bêtes féroces que la première fois, pour pouvoir franchir le pays intermédiaire ; ils revinrent à la colline de Coatepec et, reprenant là leur apparence rationnelle, ils se mirent en marche pour la cour royale, non sans remarquer que de leur groupe il en manquait au moins vingt, parce que le Démon, sans doute, les avait décimés en paiement pour son travail, pour les avoir déplacés de plus de trois cents lieues en huit jours, et les avoir ramenés encore plus vite que cet autre qu’il transporta depuis le Guatemala en trois jours, accédant au désir qu’avait une certaine vieille dame de voir son beau visage, selon ce qu’on raconte à propos du premier autodafé que la Sainte Inquisition célébra au Mexique.

Moctezuma fut émerveillé par le récit de ses ambassadeurs et, appelant Tlacaelel, il loua avec lui la fertilité de cette sainte terre de leurs ancêtres, la fraîcheur de ses bosquets, l’abondance sans égale de toutes choses, puisque toutes les semailles se faisaient en même temps, et tandis que les unes mûrissaient, d’autres étaient encore jeunes, d’autres en herbe, et d’autres naissaient, de sorte que, là-bas, on ne pouvait jamais connaître la misère. En évoquant pareille terre de félicité, Roi et ministre se mirent à pleurer amèrement, ressentant la nostalgie de cette contrée et le désir ardent et sans limites de retourner y habiter quelque jour, une fois accomplie ici-bas leur mission humaine.

Ici s’arrête la délicieuse relation de Fray Diego Duran, transcrite par Don Mario Roso de Luna, l’insigne écrivain théosophe. »
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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

Message le 31 août 2019, 18:50

Certains s’enthousiasment même, momentanément, pour ces études et ensuite ils les abandonnent. Il y a ceux qui - la tête remplie de théories - croient avoir découvert le Chemin secret, alors qu’ils sont bien endormis. Cela semble incroyable, mais il y a des MAÎTRES de la Grande Loge Blanche, de véritables gnostiques, au sens transcendantal du terme, radicalement EÉveillés, absolument auto-réalisés (en langage alchimiste, nous dirions : « des individus déjà en possession de la Pierre Précieuse ») et, cependant, ils ne savent ni lire ni écrire ; ils sont absolument ANALPHABÈTES, mais par contre, AUTO-RÉALISÉS et ÉVEILLÉS.

Par contre, nous voyons sur le chemin de la vie, dans diverses écoles, organisations, sectes et ordres, etc., des individus à la tête remplie de théories, DES INDIVIDUS AYANT UNE VASTE ÉRUDITION, MAIS LA CONSCIENCE complètement ENDORMIE, des ignorants érudits qui « non seulement ne savent pas, mais ce qui est pire, ne savent même pas qu’ils ne savent pas »...

Ceux-là se perdent ; une fois leurs cent huit existences accomplies, ils entrent dans l’INVOLUTION SUBMERGÉE des Mondes Infernaux. Mais, eux croient qu’ils vont très bien, ça oui ; et quand on les interroge, ils font preuve d’une érudition surprenante : des esprits brillants aux idées étincelantes, aux proverbes lumineux, frappants et définitifs ; mais à quoi leur sert tout cela ?

Il faut avant tout nous éveiller pour savoir comment nous allons nous orienter. ÀA quoi nous servirait-il d’avoir la tête remplie de lettres si nous continuons d’avoir la Conscience endormie ? Il vaudrait mieux être analphabètes mais éveillés...

Indiscutablement, mes chers frères, la première chose dont nous ayons besoin, c’est de SAVOIR QUE NOUS SOMMES ENDORMIS. Malheureusement, bien que je sois ici en train de l’affirmer et bien que vous acceptiez que vous êtes endormis, cependant, VOUS N’AVEZ PAS CONSCIENCE QUE VOUS ÊTES ENDORMIS et c’est précisément cela qui est grave.
Extrait de Associations Psychiques conduisant à l'Eveil (L'Éveil de la Conscience) : http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/CONF5EV036.html
Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
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Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
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Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
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Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

Message le 31 août 2019, 20:30

Dans le monde pratique, nous devons APPRENDRE À DÉTERMINER DES ASSOCIATIONS SPÉCIFIQUES intelligentes pour notre vie dans les Mondes Supérieurs. Durant ce qu'on nomme à tort « état de veille », nous sommes associés avec tous les êtres humains, soit au travail, soit au foyer ou dans la rue, etc. Durant les heures de sommeil, il existe aussi des associations et elles sont le résultat spécifique de celles-là mêmes que nous avons dans le Monde Physique.

Par exemple : si un individu X, peut importe lequel, vit dans les bars, évidemment, ses associations seront avec des « poivrots » et, dans les Mondes Internes, pendant les heures de sommeil et après la mort, sa vie sera celle des bars : en relation avec des alcooliques, avec des vagabonds de toutes sortes. Si quelqu'un s'associe avec des voleurs et des bandits, dans les Mondes Internes, pendant les heures de sommeil, il vivra parmi les bandits et les voleurs.

Par conséquent, nous devons déterminer, ici et maintenant, dans le Monde Physique, le type d'associations que nous voulons avoir pendant le sommeil et après la mort.

C'est bien pour nous d'être réunis ici, parce que le résultat sera que nous nous associerons aussi pendant les heures de sommeil et après la mort.

C'est très beau d'être associés ici même, dans ce Temple, pendant les heures de sommeil, pour étudier les Mystères de la Vie et de la Mort ; c'est très beau d'être associés entre nous pour nous dédier à l'étude, après la mort, mais ce n'est possible que si nous nous réunissons fréquemment.

Ainsi donc, nous devons nous-mêmes provoquer le type d'associations que nous souhaitons ; nous devons provoquer nous-mêmes le type d'associations que nous voulons avoir durant le sommeil et après la mort. Une fois cela compris, nous établirons des bases très fortes pour l'Éveil de la Conscience...
Extrait de "Associations Psychiques conduisant à l'Eveil (L'Éveil de la Conscience)" : http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/CONF5EV036.html
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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

Message le 9 septembre 2019, 18:12

Rose Ignée


Chapitre 12 : Le Pin et le Mental (Pinus sylvestris)


1 Le pin est l’arbre du Verseau. Le pin est l’arbre de la nouvelle ère. Le pin est un signe de la pensée aquarienne (du Verseau).

2 L’élémental du pin possède toute la sagesse de la canne. Cet élémental a une aura blanche immaculée et pleine de beauté.

3 Chaque pin a son propre élémental, car toute plante et tout arbre a un corps, une âme et un esprit, comme les hommes.

4 Les pouvoirs ignés de l’élémental du pin flamboient parmi les flammes ardentes de l’univers.

5 L’Ange qui gouverne ces populations élémentales des pins travaille avec la génération humaine.

6 Cet Ange est chargé de faire parvenir les âmes humaines à l’endroit qui leur est attribué dans chaque réincarnation, en accord avec les lois karmiques.

7 Ces élémentaux des pins ont le pouvoir de nous faire voir dans l’eau les choses du futur.

8 L’officiant, vêtu de sa tunique, fera regarder fixement un innocent enfant dans un récipient contenant de l’eau.

9 À la porte du temple on mettra une pierre durant tout le temps que durera l’office.

10 L’enfant sera vêtu d’une tunique blanche.

11 Ce rite du pin s’accomplit dans nos temples souterrains ou dans n’importe quelle caverne de la forêt.

12 Tout enfant est clairvoyant, au moment de ses quatre premières années.

13 Si nos disciples veulent éveiller la divine clairvoyance, ils doivent reconquérir l’enfance perdue.

14 Les atomes de l’enfance vivent submergés dans notre univers intérieur et il est nécessaire de les auto-éveiller pour une nouvelle activité.

15 Lorsque ces atomes infantiles surgissent des profondeurs de la conscience pour réapparaître dans notre système objectif et secondaire, nous reconquérons l’enfance perdue et alors s’éveille la divine clairvoyance.

16 Par le moyen du verbe, nous pouvons faire monter ces atomes infantiles depuis les profondeurs de la conscience jusqu’à la surface extérieure.

17 Le saint et vénérable Guru Huiracocha nous a déjà parlé, dans son livre « Logos, Mantras, Magie », sur le verbe sacré de la lumière, et il nous a dit que nous devions commencer par l’épeler peu à peu, comme fait le petit enfant quand il commence à prononcer le mot MAMA.

18 Dans ce livre, le Maître Huiracocha nous a parlé du pouvoir merveilleux de la voyelle M, mais comme le grand Maître a parlé dans un langage à clefs, seuls les Initiés purent comprendre.

19 Celui qui veut reconquérir l’enfance perdue doit recommencer à vocaliser les syllabes enfantines.

20 Que l’on vocalise les mots MA-MA, PA-PA, en élevant la voix à la première syllabe de chaque mot, et en baissant la voix à la seconde syllabe.

21 Durant cette pratique, le mental doit assumer une attitude totalement enfantine.

22 C’est ainsi que la divine clairvoyance s’éveillera chez nos disciples, à condition d’observer la plus parfaite chasteté.

23 Durant le rite du pin, le Sacerdote s’étendra sur le sol pendant que l’enfant sera en train d’observer la surface de l’eau cristalline.

24 Le Sacerdote vocalisera ensuite la syllabe AU (Aou) à plusieurs reprises.

25 On placera au-dessus de l’enfant une branche de pin. Cette branche ombragera la tête de l’enfant mais sans la toucher.

26 L’enfant verra alors de manière clairvoyante l’endroit désiré.

27 Il suffira d’ordonner à l’enfant de voir, et l’enfant verra.

28 Il faudra commander impérieusement à l’élémental du pin qu’il montre à l’enfant la personne, l’endroit, le lieu qui nous intéresse.

29 On doit aussi implorer l’aide de l’Esprit-Saint durant ce travail rituel du pin sylvestre.

30 Nos disciples doivent changer le processus du raisonnement contre la beauté de la compréhension.

31 Le processus du raisonnement divorce le mental d’avec l’Intime.

32 Un mental divorcé de l’Intime tombe dans l’abîme de la magie noire.

33 La raison est un crime de lèse-majesté contre l’Intime.

34 Tous les grands raisonneurs sont des habitants de l’abîme.

35 La raison divise le mental en le plongeant dans la bataille des antithèses.

36 Les concepts antithétiques convertissent le mental en un champ de bataille.

37 La lutte antithétique des concepts fractionne l’entendement, le transformant en un instrument inutile.

38 Un mental fractionné ne peut servir d’instrument à l’Intime. Lorsque le mental ne peut plus servir d’instrument à l’Intime, il convertit l’homme en un être aveugle et torpide, esclave des passions et des perceptions sensorielles du monde extérieur.

39 « Le mental qui est esclave des sens rend l’âme aussi vulnérable que le canot que le vent égare sur les eaux ».

40 Les êtres les plus lourds et passionnés qui existent sur la terre sont précisément les grands raisonneurs et les grands intellectuels.

41 L’intellectuel, s’il manque dans un discours un point ou une virgule, perd le sens du discours.

42 L’intuitif sait lire où le Maître n’écrit pas, et écouter où le Maître ne parle pas.

43 Le raisonneur est totalement esclave des sens externes, et son âme est aussi vulnérable que l’embarcation que le vent pousse à son gré sur les eaux.

44 Le processus de l’option divise le mental en le soumettant à la bataille des antithèses.

45 Un mental divisé est un instrument inutile.

46 Lorsque le mental ne sert plus d’instrument à l’Intime, il sert alors d’instrument au « Moi animal ».

47 Les raisonneurs spiritualistes sont les êtres les plus malheureux qui soient sur la terre.

48 Ils ont le mental totalement bourré de théories de toutes sortes et souffrent horriblement de ne pouvoir rien réaliser de ce qu’ils ont lu.

49 Ces pauvres êtres ont un orgueil terrible et finissent ordinairement par se séparer de l’Intime et se convertir en personnalités tantriques de l’abîme.

50 Le processus du raisonnement rompt les délicates membranes du corps mental.

51 La pensée doit couler de manière silencieuse et sereine avec le doux écoulement caractéristique de la pensée.

52 La pensée doit s’écouler intégralement sans le processus du raisonnement.

53 Il faut échanger le processus du raisonnement contre la qualité du discernement.

54 Le discernement est perception directe de la vérité, sans le processus du raisonnement.

55 Le discernement est compréhension, sans nécessité de raisonnements.

56 Nous devons échanger le processus du raisonnement contre la beauté de la compréhension.

57 Nous devons libérer le mental de toute espèce de préconceptions, désirs, craintes, haines, écoles, etc.

58 Tous ces défauts sont des entraves qui ancrent le mental dans les sens extérieurs.

59 Ces entraves convertissent le mental en un instrument inutile pour l’Intime.

60 Le mental doit être converti en un instrument flexible et subtil, à travers lequel l’Intime puisse s’exprimer.

61 Le mental doit être converti en une flamme de l’univers.

62 Le mental-matière doit être converti en mental-Christ.

63 Il faut contrôler le mental au moyen de la volonté.

64 Lorsque le mental nous assiège de représentations inutiles, nous devons parler au mental de cette façon : « Corps mental, retire de moi-même cette représentation, je ne l’accepte pas, tu es mon esclave, je suis ton seigneur ».

65 Et alors, comme par enchantement, les représentations inutiles qui nous importunent disparaissent de notre entendement.

66 Le corps mental de la race humaine se trouve jusqu’à maintenant à l’aurore de son évolution.

67 En observant de façon clairvoyante la physionomie du corps mental des êtres humains, nous corroborons alors cette affirmation.

68 Le visage du corps mental de presque tous les êtres humains a une apparence animale.

69 Lorsque nous observons tous les us et coutumes de l’espèce humaine, nous comprenons alors pourquoi le corps mental des gens a une physionomie animale.

70 La Kundalini du corps mental convertit le mental-matière en mental-Christ.

71 Lorsque la Rose Ignée du larynx du corps mental fulgure ardemment au sein des flammes universelles, l’Arhat parle alors le grand Verbe de la lumière dans l’auguste éclat de la pensée.

72 Le mental doit devenir complètement enfantin.

73 Le mental doit être converti en un petit enfant plein de beauté.

74 Le Pin est l’arbre du Verseau.

75 La magie du pin est totalement en relation avec les enfants.

76 Le Pin (ou le sapin) est l’arbre de Noël.

77 Le Pin est l’arbre de l’Enfant-Dieu.

78 Nous devons reconquérir l’enfance perdue.

79 Le Pin est le symbole du mental de la Nouvelle Ère.
Je suis plus amoureux de ma propre ignorance que de l'inconnu...

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