Changer d'Etats de Conscience Pour Changer les Circonstances

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Changer d'Etats de Conscience Pour Changer les Circonstances

Message le 18 décembre 2013, 06:51

37. Pédagogie du Savoir Vivre (La Nécessité d'Apprendre à Vivre)

Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "PEDAGOGÍA DEL SABER VIVIR (La Necesidad de Aprender a Vivir)"

Bon, nous allons commencer notre conférence de ce soir. Avant tout, mes chers frères, il s'avère nécessaire de savoir vivre ; c'est quelque chose que nous devons comprendre...

Quand nous conversons avec quelqu'un, celui-ci nous raconte les divers épisodes de sa vie ; il nous parle, disons, de faits qui lui sont arrivés, de ce qui s'est produit à certaines périodes de son histoire (comme si la vie n'était qu'une chaîne d'événements).

Les gens ne se rendent pas compte qu'en plus des circonstances de l'existence, il existe aussi les ÉTATS DE CONSCIENCE ; la capacité à vivre repose précisément sur la façon dont on réussit à combiner les Etats de Conscience avec les circonstances de l'existence.

Il peut arriver qu'une circonstance qui aurait pu être heureuse, ne l'ait pas été, du fait que nous n'avons pas su combiner l'Etat de Conscience avec l'événement en lui-même...

Quand nous examinons le monde dans lequel nous vivons, nous pouvons vérifier de façon frappante, claire et définitive qu'il y a des personnes qui devraient être heureuses mais qui ne le sont pas. Nous avons connu de nombreux cas concrets d'individus qui ont une bonne maison, une belle auto, une magnifique épouse, des enfants charmants et suffisamment d'argent et qui, cependant, ne sont pas heureux.

Par contre, nous avons pu voir, corroborer le cas de personnes pauvres, dans le besoin, peut-être d'humbles travailleurs à la pelle et à la pioche, ne possédant pas de belle maison, n'ayant pas plus d'argent que ce qui est strictement nécessaire pour leur subsistance quotidienne, ne faisant pas usage d'une rutilante automobile dernier modèle, et qui, cependant, sont heureux dans leurs foyers, avec leurs enfants (pauvres, mais propres et respectables) et leur épouse vaillante et sincère.

Par conséquent, ce n'est pas l'argent en soi qui peut nous donner le bonheur ; tout dépend de la façon dont on sait combiner les Etats de Conscience avec les faits ou les circonstances de la vie pratique.

Si une personne placée dans de magnifiques conditions n'est pas à la hauteur des circonstances, si elle ne sait pas combiner ses Etats de Conscience avec le milieu où elle évolue et où elle vit, elle sera incontestablement malheureuse.

Une autre, par contre, qui bien que se trouvant dans des circonstances difficiles, sait combiner les faits de sa vie pratique avec les Etats de Conscience, atteindra le bien-être, la prospérité, la joie, etc.

C'est pourquoi il s'avère urgent de comprendre qu'il est nécessaire d'APPRENDRE À VIVRE AVEC SAGESSE...

Si nous désirons un changement définitif des circonstances de la vie, il est nécessaire qu'un tel changement ait lieu d'abord à l'intérieur de nous-mêmes ; si, à l'intérieur, nous ne modifions rien, la vie continuera à l'extérieur avec ses difficultés...

Avant tout, il est nécessaire de SE RENDRE MAÎTRE DE SOI-MÊME ; tant qu'on ne saura pas se gouverner soi-même, on ne pourra pas non plus gouverner les circonstances difficiles de l'existence.

Quand nous contemplons les divers événements de la vie, quand nous voyons cet ordre de choses, nous pouvons constater que les gens sont de véritables machines qui ne savent pas vivre : si quelqu'un les insulte, ils réagissent, furieux ; si quelqu'un les salue, ils sourient, heureux ; il s'avère très facile, en vérité, pour un pervers quelconque de jouer avec les Machines Humaines ; il peut les faire passer de la tristesse à la joie et vice versa, seulement en leur disant quelques paroles.

Comme c'est facile, n'est-ce pas ? Il suffit que quelqu'un nous insulte pour que nous réagissions ; il suffit que quelqu'un nous donne quelques petites tapes sur l'épaule pour que nous souriions, tout contents ; nous ne savons pas nous gouverner nous-mêmes, ce sont les autres qui nous gouvernent ; et en fait, c'est lamentable (nous sommes des incapables...).

Il est nécessaire de COMPRENDRE ce qu'est le MENTAL, ce qu'est le SENTIMENT et le SENTIMENTALISME. Si nous étudions l'Être de façon judicieuse, nous verrons que LE MENTAL N'EST PAS L'ÊTRE.

Dans la Théosophie, on parle beaucoup du « CORPS MENTAL » ; les diverses écoles de pensée le mentionnent. Nous ne voulons pas dire par là que tous les « humanoïdes » possèdent déjà le Véhicule Mental ; il y a le « Manas », comme on dit en sanscrit, c'est-à-dire la Substance Mentale déposée en chacun de nous, mais ça ce n'est pas posséder réellement le Véhicule du Mental.

En tout cas, le mental, soit que l'être humain possède déjà ce véhicule, soit qu'il commence à le créer ou qu'il ne l'a pas encore, n'est rien de plus qu'un instrument de manifestation, mais ce n'est pas l'Être...

LE SENTIMENT NON PLUS N'EST PAS L'ÊTRE. Dans le passé, j'étais enclin à croire que le sentiment, en soi, correspondait véritablement à l'Être ; mais, plus tard, à la suite d'analyses rigoureuses, j'ai vu la nécessité de rectifier un tel concept ; chez les êtres humains, il est évident que le sentiment provient du CORPS ASTRAL.

On pourrait objecter en disant que « tout le monde ne possède pas encore ce précieux véhicule KEDSJANO » et, en cela, nous sommes bien d'accord ; mais l'émotion, qui est la substance correspondante, existe bien, elle, en chacun de nous ; et c'est d'elle, bien sûr (que l'on possède ou non le Véhicule Sidéral), que provient ce qu'on appelle « sentiment ».

Dans son aspect négatif, le sentimentalisme nous convertit donc en individus vraiment négatifs, mais le sentiment en soi n'est pas non plus l'Être ; il peut appartenir au Centre Emotionnel, mais il n'est pas l'Être.

Le mental a son centre, le CENTRE INTELLECTUEL, mais il n'est pas l'Être. Le Centre du Mental, le Centre Intellectuel, se trouve dans le cerveau, évidemment, mais il n'est pas l'Être. Le sentiment, qui correspond au CENTRE ÉMOTIONNEL ou au Cerveau Émotionnel, est situé dans la région du Plexus Solaire, et comprend même le centre nerveux sympathique et le coeur, mais il n'est pas l'Être ; « l'Etre est l'Être, et la raison d'être de l'Être est ce même Être »...

Pourquoi devons-nous nous laisser mener par les Centres de la Machine ? Pourquoi permettons-nous que le Centre Intellectuel ou le Centre Émotionnel nous contrôle ? Pourquoi devons-nous être esclaves de cette machinerie ? Nous devons apprendre à contrôler tous les Centres de la Machine ; nous devons nous convertir en maîtres, en seigneurs...

Il y a cinq centres dans la machine, c'est évident : le centre INTELLECTUEL qui est le premier ; le centre EMOTIONNEL qui est le deuxième ; le centre MOTEUR qui est le troisième ; le centre INSTINCTIF qui est le quatrième ; et le centre SEXUEL qui est le cinquième ; mais LES CENTRES DE LA MACHINE NE CONSTITUENT PAS L'ÊTRE ; ils peuvent être au service de l'Être, mais ils ne sont pas l'Être ; par conséquent, ni le mental, ni le sentiment ne sont l'Être.

Pourquoi les êtres humains souffrent-ils ? Pourquoi permettent-ils à la pensée et au sentiment d'intervenir dans les diverses circonstances de la vie ? Si on nous insulte, nous réagissons immédiatement en insultant ; si on blesse notre amour-propre, nous souffrons et nous allons jusqu'à nous mettre en colère...

Quand nous contemplons tout le panorama de la vie, nous pouvons nous rendre clairement compte que nous avons été, disons, des bouts de bois dans l'océan, parce que, précisément, nous avons permis que le mental et le sentiment se mêlent toujours aux diverses circonstances de notre existence.

NOUS N'AVONS PAS DONNÉ D'OPPORTUNITÉ À L'ESSENCE, À L'ÊTRE, pour qu'ils s'expriment à travers nous ; nous avons toujours voulu résoudre les choses pour notre compte : nous réagissons devant n'importe quelle petite parole dure, devant n'importe quel problème, devant n'importe quelle difficulté ; nous nous sentons blessés quand quelqu'un nous blesse ou contents quand une personne quelconque nous adule ; nous avons été victimes de tout le monde ; tout le monde a joué avec nous ; nous avons été, disons, des bouts de bois parmi les vagues déchaînées du grand océan ; nous n'avons pas été maîtres de nous-mêmes.

Pourquoi sommes-nous préoccupés ? (Je me le demande et je vous le demande). « À cause des problèmes », me direz-vous. La PRÉOCCUPATION, mes chers frères, est une habitude de très mauvais goût : ELLE NE SERT À RIEN et elle ne résout rien ; on doit apprendre à vivre d'instant en instant, de moment en moment. Pourquoi devrait-on être préoccupé ?...

Ainsi donc, avant tout, ne permettons pas que le mental et les sentiments se mêlent aux diverses circonstances de la vie ; la PERSONNALITÉ humaine DOIT DEVENIR TRANQUILLE, PASSIVE ; cela implique, en fait, une TERRIBLE ACTIVITÉ DE LA CONSCIENCE ; cela signifie : apprendre à vivre consciemment ; cela signifie : poser les fondements de l'Éveil...

Tout le monde voudrait voir, entendre, toucher et palper les grandes réalités des Mondes Supérieurs ; mais, naturellement, comment les endormis pourraient-ils se transformer en expérimentateurs des grandes réalités ? Comment ceux qui ont la Conscience dans le sommeil pourraient-ils être des investigateurs de la vie dans les Régions Supra-Sensibles de la Nature et du Cosmos ?

Si nous éveillions la Conscience, nous pourrions vérifier le fait concret que le monde n'est pas tel que nous le voyons.

J'ai dit plusieurs fois, et aujourd'hui encore je vous le répète, que toutes les merveilles qui figurent dans le livre des « Mille et une Nuits », tous ces prodigieux phénomènes magiques de l'antique « Arcadie », tous ces miracles de la Terre Originelle (de ces temps où « le lait et le miel émanaient des fleuves d'eau pure de vie ») n'ont pas cessé et continuent à se produire d'instant en instant, de moment en moment, ici et maintenant...

On pourrait objecter en disant : « S'il en est ainsi, pourquoi ne les voyons-nous pas ? Pourquoi ne sommes-nous pas témoins de ces faits insolites ? Pourquoi la possibilité d'expérimenter ces merveilles ne nous est-elle pas donnée ? »

La réponse est la suivante : personne ne nous a enlevé la capacité d'expérimenter, personne ne nous empêche de voir et d'entendre ce qui se passe autour de nous ; si, en ce moment, de tels phénomènes ne sont pas perceptibles à nos sens extérieurs, cela n'est dû qu'à une seule raison (qui est, certes, très grave) : NOUS NOUS TROUVONS EN ÉTAT D'HYPNOSE, ENDORMIS ; et l'individu en transe hypnotique devient INCAPABLE DE PERCEVOIR de tels phénomènes...

On a dit beaucoup de choses sur l'abominable ORGANE KUNDARTIGATEUR (organe fatal que possédait l'humanité dans les temps anciens)... On ne l'a pas perdu en totalité ; nous savons bien qu'il existe encore un résidu osseux, à la base de l'épine dorsale ; personne ne l'ignore. Ce résidu appartient à l'abominable Organe Kundartigateur et il possède, entre autres, un POUVOIR HYPNOTIQUE formidable ; ce courant hypnotique, général, collectif, est fascinant.

Si, par exemple, nous voyons quelqu'un vêtu de façon extravagante dans la rue, nous ne ressentons pas d'étonnement ; nous disons simplement : « Quel individu excentrique ! ». Une autre personne qui est avec nous dirait : « Ça, c'est la mode ! ». Une autre personne, plus loin, s'exclamerait : « Voilà un hippie ! » ; et un vieillard qui serait sur le trottoir d'en face se limiterait à penser : « Voilà comment sont les gens de la nouvelle vague ! » ; mais les uns et les autres sont en état d'hypnose et c'est tout !...

Soumettez un quelconque individu à un profond sommeil hypnotique ; dites-lui ensuite qu'il est au milieu de l'océan, qu'il se déshabille parce qu'il va se noyer et vous le verrez se dévêtir ; dites-lui qu'il est un grand chanteur et vous le verrez se mettre à chanter, bien qu'en réalité il ne fait que pousser des hurlements ; dites-lui de se coucher sur le sol et il se couchera ; qu'il se mette sur la tête et il le fera, parce qu'il est en état d'hypnose...

J'ai fait, il y a peu de temps, un petit voyage jusqu'au Port de Bayarta (Mexique) ; il y a là (comme à Acapulco) un bateau pour les touristes ; je n'eus aucune difficulté à acheter le billet pour payer le voyage en bateau qui devait m'emmener à une plage voisine ; le trajet fut plaisant, délicieux ; naviguer sur le Pacifique est agréable...

Il y avait là un de ces hypnotiseurs en question. Quand l'ensemble instrumental se mit à jouer, il dit aux gens de danser et ceux-ci dansèrent ; de se donner la main et tout le monde se donna la main ; il demanda aux fiancés de s'embrasser et les fiancés s'embrassèrent ; la seule chose qui manquait à cet homme, à cet hypnotiseur improvisé, c'était de leur dire de se mettre sur la tête, mais tout ce qu'il ordonnait se faisait.

On riait et on était étonnés, en même temps, de voir les merveilles que faisait l'hypnotiseur : comment il jouait avec les passagers, comment il les faisait rire, comment il les faisait sauter, comment il les faisait tourner en rond, etc.

Bien entendu, comme je suis accoutumé à me trouver en ÉTAT D'ALERTE-PERCEPTION, D'ALERTE-NOUVEAUTÉ, je me suis limité exclusivement à regarder ces idiots en état d'hypnose.

Observez vous-mêmes la publicité : « Achetez tel remède infaillible contre la toux »... Chaque annonce publicitaire donne des ordres au peuple hypnotisé pour qu'il aille à tel ou tel endroit, pour qu'il achète tel ou tel savon, tel ou tel parfum, pour qu'il se rende dans tel ou tel cabinet médical, etc., et les gens se déplacent sous les ordres des hypnotiseurs qui, à leur tour, sont hypnotisés aussi par d'autres gens et par d'autres multitudes, comme les foules elles-mêmes ; tout le monde marche en État d'Hypnose, de transe hypnotique...

Mais ça demande du travail pour savoir que l'on est en État d'Hypnose ; SI LES GENS SE LE PROPOSAIENT, ILS POURRAIENT S'ÉVEILLER de cet état si lamentable, mais malheureusement personne n'envisage de le faire.

Il en coûte donc beaucoup, je le répète, pour découvrir l'État d'Hypnose dans lequel on se trouve ; on arrive à se rendre compte que l'état d'hypnotisme existe quand la force hypnotique circule plus rapidement, quand elle se concentre en un endroit déterminé, quand a lieu une session d'hypnotisme. En dehors de cela, en dehors de ce moment-là, on ne se rend pas compte qu'on est en État d'Hypnose.

Si on pouvait s'éveiller de ce sommeil dans lequel on se trouve, ON VERRAIT ALORS LES PHÉNOMÈNES merveilleux qui se sont produits autour de nous depuis le commencement du monde...

Je connais des phénomènes si simples que n'importe qui peut les voir : ils sont physiques, matériels, ils sont à la vue de tout le monde et, cependant, les gens, en les voyant, ne les voient pas.

Vous pourriez me dire... ou me demander, et à juste titre d'ailleurs (ou vous pourriez exiger de moi, pour parler plus clairement) : « S'il en est ainsi, pourquoi ne nous en mentionnez-vous pas ne serait-ce qu'un seul ? » Pour quels motifs ? Un seul : à savoir que si je vous mentionnais l'un quelconque de ces phénomènes (qui sont perceptibles à l'oeil nu), vous les verriez immédiatement, mais vous mourriez, parce qu'il se trouve qu'actuellement ces phénomènes, qui correspondent à des Forces et à des Prodiges, SONT JALOUSEMENT GARDÉS PAR CERTAINS ÉLÉMENTAUX très forts, qui, s'ils se sentaient découverts, CAUSERAIENT LA MORT DES CURIEUX ; et comme je n'ai pas envie de créer un cimetière pour mon propre compte, je me vois dans l'obligation de me taire...

Ainsi donc, mes frères, IL EST NÉCESSAIRE DE S'ÉVEILLER si nous voulons percevoir les grandes réalités de la vie ; mais il n'est possible de s'éveiller qu'en sachant vivre.

Comment une personne qui est un jouet pour les autres pourrait-elle s'éveiller? Si je vous insultais, à cet instant, je suis sûr que vous ne le supporteriez pas, que vous protesteriez violemment et que la plupart d'entre vous se retireraient immédiatement...

Voyez comme il est facile de vous faire changer ! Il suffit que je vous dise une parole dure pour que vous deveniez tout de suite rouges de fureur ; si, maintenant, je veux vous flatter, il me suffit de vous dire quelques petits mots doux pour que vous soyez contents. C'est-à-dire que vous êtes victimes des circonstances, que vous n'êtes pas maîtres de vous-mêmes et c'est lamentable, n'est-ce pas ?

De sorte, frères, que celui qui veut être maître de lui-même doit commencer par NE PAS PERMETTRE QUE LE MENTAL ET LES SENTIMENTS INTERVIENNENT dans les affaires de la vie pratique. Bien entendu, cela requiert, comme je l'ai déjà dit, une terrible PASSIVITÉ DE LA PERSONNALITÉ ET UNE TRÈS FORTE ACTIVITÉ DE LA CONSCIENCE.

C'est précisément là ce dont nous avons besoin : l'activité de la Conscience. Quand la Conscience devient active, elle sort de sa léthargie et alors il est évident qu'advient l'Éveil...

Avant tout, nous devons commencer par NE PAS FAIRE CE QUE FONT LES AUTRES. Quand je vais au restaurant et que j'y vais avec tous mes proches, à l'heure du repas, je peux constater que tous passent aux lavabos pour se laver les mains. Quant à moi, on peut me traiter de « cochon », de « sale », mais je ne vais pas me laver les mains.

Quand on m'en demande la raison, le pourquoi, je réponds : « Simplement parce que je n'aime pas faire ce que font les autres, c'est-à-dire que je n'aime pas être une machine ». De sorte que si les autres se mettent sur la tête, moi aussi je devrais me mettre sur la tête ? Si les autres marchent à quatre pattes, je devrais aussi marcher à quatre pattes ? Non, mes frères ! Il faut nous convertir en individus et cela n'est possible qu'en nous « déségoïstisant » et en ne permettant pas que le mental et les sentiments se mêlent aux diverses circonstances de l'existence.

Quand nous commençons ce travail, quand nous apprenons à devenir terriblement passifs pour donner libre cours aux grandes activités de la Conscience, nous voyons que tout change.

Je veux vous citer rien de plus qu'un fait concret : je me trouvais dans une maison, peu importe laquelle. L'un des « enfants bien élevés » de cette maison était parti sur les routes du monde et il était devenu rien moins qu'un Don Juan séducteur : il avait fait des siennes, là-bas, avec une jeune fille.

Conclusion : les parents de celle-ci sont intervenus : il est donc évident que ceux-ci se sont présentés en personne à cette maison, cherchant le « fils à papa », le « garçon bien élevé ». (Polisson ? oui, mais amoureux... Noceur et joueur ? Je ne sais pas ; je sais seulement que c'est un véritable Don Juan).

Le père de la jeune fille est venu, évidemment, avec l'intention « d'amocher » le jeune homme ; personne n'osait sortir ; il n'y a que moi qui, me trouvant là, faisais acte de présence, profitant de l'opportunité qui m'était donnée pour servir de médiateur...

Le chef de famille, furieux, appelait le jeune homme pour qu'il sorte de la maison ; j'ai retenu le garçon et fait entrer le chef de famille offensé. Avec beaucoup de douceur et d'amour, j'ai invité la personne offensée et le Don Juan à s'asseoir tous les deux et, bien sûr, les deux ont pris un siège...

Avec le père de famille, il y avait une dame ; j'ai compris qu'il s'agissait de la mère de la jeune fille. Il y eut des paroles terribles et il s'en fallut de peu qu'il ne sorte son pistolet et ne tire. Néanmoins, je dis au monsieur, avec toutes les bonnes manières : « Il est possible de tout arranger ; par la compréhension, on peut trouver une solution à tout ; on ne résout aucun problème en tuant »...

Cet homme fut alors surpris : il ne pensait pas qu'il y aurait dans cette demeure quelqu'un d'aussi serein, d'aussi tranquille...

Il y eut des conversations, des échanges amicaux entre le chef de famille et le Don Juan ; tout s'est arrangé à l'amiable et l'offensé est parti, emportant avec lui son pistolet avec ses cinq balles ; il n'y eut aucun coup de feu...

Et tout s'est arrangé : pourquoi ? Parce qu'en servant de médiateur, j'ai pris un État de Conscience Supérieur à cet événement ; mais si j'avais conseillé à ces gens de procéder avec violence, si moi-même, prenant le rôle du « très bon ami », j'avais répondu avec des paroles dures, les circonstances auraient été différentes et le Don Juan serait allé faire un séjour au cimetière et les deux familles se seraient remplies de deuil et de douleur...

De sorte que les circonstances de la vie dépendent de nos États de Conscience ; SI NOUS CHANGEONS NOS ÉTATS DE CONSCIENCE, LES CIRCONSTANCES CHANGENT, c'est évident. Nous ne pouvons pas changer les circonstances de la vie si, auparavant, nous ne changeons pas nos États de Conscience...

Je vous invite donc à une réflexion plus profonde. À mesure que nous allons permettre à la Conscience de devenir active, à mesure que nous allons contrôler le mental et le sentiment, pour ne pas mettre le nez là où il ne doit pas être, le résultat sera merveilleux, parce qu'à mesure que la Conscience devient active, le processus d'éveil s'accentue. Et non seulement toutes les circonstances qui nous entourent changent, mais, de plus, nous commençons à remarquer que pendant les heures où le corps physique dort, nous travaillons (ou nous vivons, pourrions-nous dire) en dehors du corps physique d'une façon plus consciente.

Et ainsi, à mesure que la personnalité va devenir passive, à mesure que le mental et les sentiments vont être réfrénés pour ne pas se mettre là où ils ne doivent pas être, l'Éveil va devenir de plus en plus grand et, ainsi, nous finirons par nous transformer en de grands investigateurs de la vie dans les Mondes Supérieurs...

Celui qui veut s'éveiller doit le faire ici et maintenant ; CELUI QUI S'ÉVEILLE ICI ET MAINTENANT, S'ÉVEILLE DANS TOUS LES RECOINS DE L'UNIVERS.

Passage extrait de https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... -Vivre.php
Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
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Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
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Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
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Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

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