Conférences du 5e Évangile

 

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96. Rigueur Ésotérique de la Semaine Sainte (Le Christ Cosmique et la Semaine Sainte)

Samaël Aun Weor

Conférence intitulée "RIGOR ESOTÉRICO DE LA SEMANA SANTA (El Cristo Cósmico y la Semana Santa)"

Avant tout, il est nécessaire de comprendre à fond ce qu’est réellement le CHRIST COSMIQUE.

Il est urgent de savoir, au nom de la vérité, que le Christ n’est pas un phénomène purement historique. Les gens ont l’habitude de considérer le Christ comme un personnage historique qui aurait existé il y a mille neuf cent soixante dix-sept ans. Un tel concept s’avère erroné, parce que le Christ ne relève pas du temps, le Christ est atemporel ; le Christ se développe d’instant en instant, de moment en moment ; le Christ, en lui-même, est le Feu Sacré, le Feu Cosmique Universel.

Si nous frottons une allumette, le feu jaillira. Les scientifiques diront que « le feu est le résultat de la combustion », mais c’est faux ; le feu qui jaillit de l’allumette est contenu dans l’allumette ; à cela près qu’avec le frottement nous le libérons de sa prison et qu’il apparaît. Nous pourrions dire que « le feu, en lui-même, n’est pas le résultat de la combustion, mais plutôt que la combustion est le résultat du feu ».

Il convient de comprendre, mes chers frères, que nous, ce qui nous intéresse le plus, c’est le Feu du Feu, la Flamme de la Flamme, la Signature Astrale du Feu.

La main qui actionne l’allumette pour qu’apparaisse la flamme a du feu, de la vie ; sinon, elle ne pourrait pas bouger. Après que l’allumette se soit éteinte, la flamme continue d’exister dans la Quatrième Verticale.

Les scientifiques ne savent pas ce qu’est le feu ; ils l’utilisent, mais ils ne le connaissent pas. Ils ne savent pas davantage ce qu’est l’électricité ; ils l’utilisent mais ne la connaissent pas.

Ainsi, mes chers frères, il convient que vous compreniez ce qu’est le FEU. Avant que l’Aurore de la Création ait vibré intensément, le Feu avait fait son apparition.

Rappelez-vous, mes chers frères, qu’il y a deux UNS. Le Premier Un est AELOHIM ; le Second Un est ELOHIM ; le Premier Un est le NON-MANIFESTÉ, l’INCONNAISSABLE, la Divinité que l’on ne peut peindre, ni symboliser, ni graver au burin. Le Second Un émane du premier Un et il est le DÉMIURGE ARCHITECTE DE L’UNIVERS : le Feu.

Je veux que vous compreniez que l’un est le feu qui brûle dans la cuisine ou sur l’autel, et l’autre est le Feu de l’Esprit en tant qu’Aelohim ou en tant qu’Elohim. Elohim, donc, c’est le Démiurge, l’Armée de la Voix, la Grande Parole. Chacun des Constructeurs de l’Univers est une Flamme Vive, un Feu vif ; il est écrit que « Dieu est un Feu Dévorateur ». Le Feu est le Christ, le Christ Cosmique.

Elohim, en lui-même, a surgi d’Aelohim ; Elohim, en lui-même, se dédouble pour initier la manifestation cosmique dans le Deux, en son ÉPOUSE, en la MÈRE DIVINE, et lorsque le Un se dédouble en Deux, surgit le Trois qui est le Feu.

Les créatures du Feu rendent le Chaos fécond pour que surgisse la vie. Lorsque le Un se dédouble en Deux, le Troisième apparaît toujours : le Feu. Le Feu rend fécondes les Eaux de l’Existence et alors le Chaos se convertit en androgyne divin.

Ainsi, il convient de comprendre que l’Armée de la Voix, l’Armée de la Parole est Feu et que ce Feu vif, ce Feu Vivant et Philosophal, qui rend féconde la Matière Chaotique, est le Christ Cosmique, le Logos, la Grande Parole. Mais pour que le Logos apparaisse, pour qu’il vienne à la manifestation, le Un doit se dédoubler en le Deux, c’est-à-dire que le Père se dédouble en la Mère, et de l’union des deux opposés naît le Troisième : le Feu. Ce Feu est le Logos, le Christ, qui rend possible l’existence de l’Univers à l’Aurore de n’importe quelle Création.

Ainsi, mes chers frères, il convient que nous comprenions mieux ce qu’est le Christ. Ne nous contentons pas du rappel de la question purement historique. Parce que le CRESTOS est une réalité d’instant en instant, de moment en moment, seconde après seconde. Il est le Créateur ; le Feu a le pouvoir de créer les atomes et de les désintégrer ; le pouvoir de manier les Forces Cosmiques Universelles, etc. Le Feu a le pouvoir d’unir tous les atomes et de créer des Univers, de même que le pouvoir de désintégrer des Univers. Le monde est une boule de feu qui s’embrase et s’éteint en fonction des lois.

Ainsi donc, le Christ est le Feu. Voilà pourquoi vous verrez, sur la croix, les quatre lettres : « INRI », ce qui signifie :« IGNIS NATURA RENOVATUR INTEGRA » (le Feu renouvelle intégralement la Nature).

Maintenant, je crois que vous comprenez pourquoi la Signature Astrale du Feu, la Flamme de la flamme, l’Occulte, l’aspect ésotérique du Feu, nous intéresse. C’est qu’en réalité le Feu est christique, il a le pouvoir de transformer tout ce qui est, tout ce qui a été et tout ce qui sera. Ce qui nous intéresse, c’est INRI : sans INRI, il ne nous est pas possible de nous christifier.

Je vous ai dit, ce soir, que le Christ Intime, le Christ Cosmique doit faire trois pas, de haut en bas, à travers les sept Régions de l’Univers. Je vous ai dit aussi que le Christ doit faire trois pas, de bas en haut (voilà le mystère des TROIS PAS et des SEPT PAS de la Maçonnerie). C’est dommage que les frères maçons aient oublié cela.

En tout cas, le Crestos, le Logos, resplendit au Zénith du Minuit Spirituel, aussi bien au Couchant qu’à l’Orient, et chacune de ces trois positions est respectée dans les Sept Régions. Le mystique qui est guidé par l’Étoile de Minuit, par le Soleil Spirituel, sait ce que signifient ces Trois Pas, à l’intérieur des sept Régions. Pensons aussi au Soleil, pensons à la Foudre et au Feu… Voilà les Trois Flambeaux, les trois aspects du Logos, dans les Sept Régions.

Lorsque le Un se dédouble en le Deux, surgit le Troisième, et celui-ci est le Feu qui crée et recrée de nouveau. Ce Troisième peut créer avec le Pouvoir de la Parole, avec la Parole Solaire, avec la Parole Magique, avec la Parole du Soleil Central. C’est ainsi que crée le Logos !

C’est au moyen du Feu que nous pouvons nous christifier ; c’est en vain que le Christ serait né à Bethléem s’il ne naissait pas aussi dans notre coeur. C’est inutilement qu’il aurait été crucifié et serait mort et ressuscité en Terre Sainte, s’il ne naissait, ne mourrait et ne ressuscitait pas aussi en nous…

Nous avons besoin d’incarner le Crestos Cosmique, l’ESPRIT DU FEU, de le faire chair en nous. Tant que nous ne l’aurons pas fait, nous serons morts aux choses de l’Esprit, parce que Lui est la Vie, il est le Logos, il est la Grande Parole : HERU-PA-KROAT… Il est VISHNOU.

Je vous ai dit, ce soir, que le mot « Vishnou » vient d’une racine qui est « VISH » et qui signifie : « pénétrer ». Il pénètre dans tout ce qui est, a été et sera. Nous avons besoin qu’il pénètre en nous pour nous transformer radicalement. C’est seulement au moyen du Feu que nous parviendrons à annihiler l’Égo. Celui qui prétend annihiler l’Égo uniquement avec l’intellect marche sur le chemin de l’erreur.

De toute évidence, nous devons nous auto-connaître si nous voulons nous christifier, et si nous voulons nous auto-connaître pour atteindre la Christification, nous devons nous auto-observer, nous voir nous-mêmes, nous observer nous-mêmes. C’est par ce chemin seulement qu’il sera possible de parvenir un jour à la désintégration de l’Égo.

L’Égo est la somme totale de tous nos défauts : Colère, Convoitise, Luxure, Envie, Orgueil, Paresse, Gourmandise, etc. « Même si nous avions mille langues pour parler et un palais d’acier, nous n’arriverions pas à énumérer complètement tous nos défauts ».

Je disais que nous avons besoin de nous auto-observer afin de nous auto-connaître, parce que si nous nous observons nous-mêmes, nous découvrirons nos défauts psychologiques et nous pourrons travailler sur eux. Lorsqu’un homme admet qu’il a une psychologie, il commence à s’observer et cela le convertit, de ce fait, en une créature différente.

Ce soir, je veux que vous compreniez, mes chers frères gnostiques, la nécessité d’apprendre à s’observer soi-même, à se voir soi-même. Mais, il faut savoir s’observer, car une chose est l’Observation Mécanique et une autre est l’Observation Consciente.

Celui qui prendrait connaissance pour la première fois de nos enseignements dirait : « Mais qu’est-ce que je gagne à m’observer ? Cela est fastidieux ! J’ai vu que j’ai de la colère, j’ai vu que j’ai de la jalousie. Et après ? ». Il s’agit là, bien sûr, de l’Observation Mécanique !

Nous avons besoin d’Observer l’Observé. Je le répète : nous devons observer l’observé, et c’est là l’Observation Consciente de nous-mêmes.

L’Observation Mécanique de nous-mêmes ne nous conduira jamais à rien (elle est absurde, inconsciente, stérile). Ce qu’il nous faut, c’est l’Auto-observation Consciente de soi-même. C’est ainsi seulement que nous pourrons véritablement nous auto-connaître afin de travailler sur nos défauts.

Avons-nous ressenti de la Colère à un instant donné ? Nous allons observer l’observé ! - la scène de la colère - peu importe que nous le fassions plus tard, mais nous allons le faire. Et en observant l’observé, ce que nous avons vu en nous, nous saurons si cela fut réellement de la colère ou non, car cela a pu être provoqué par une syncope nerveuse que nous avons prise pour de la colère. Avons-nous été soudainement envahis par de la jalousie ? Alors, nous allons observer l’observé ! Qu’avons-nous observé ? Peut-être notre femme se trouvait-elle avec un autre type ? Et, si c’est une femme, peut-être a-t-elle vu son mari avec une autre femme et ressenti de la jalousie ? En tout cas, très sereinement et dans une profonde méditation, nous observerons l’observé pour savoir si, réellement, il y a eu ou non de la jalousie.

Quand nous observerons l’observé, nous le ferons au travers de la méditation et de l’auto-réflexion évidente de l’Être. Ainsi, cette observation devient consciente. Lorsqu’on se rend conscient de tel ou tel défaut de type psychologique, on peut le travailler avec le Feu.

On devra se concentrer sur Stella Maris (Tonantzin, Rhéa, Cybèle, Marah, etc.). Elle est une partie de notre propre Être, mais dérivée. C’est le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques, le Cobra sacré, un Feu Ardent. Elle pourra, avec ses Pouvoirs Flammigères, désintégrer le défaut psychologique, l’agrégat psychique que nous aurons auto-observé consciemment. Et il est évident qu’à son tour, l’Essence ou le Feu embouteillé dans l’agrégat psychique que nous aurons désintégré resplendira, il sera libéré ; et, au fur et à mesure que nous désintégrerons les agrégats, les pourcentages d’Essence, qui sont un Feu Christique, se multiplieront ; et, un jour, le Feu resplendira à l’intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant.

Nous avons besoin que le Feu brûle en nous ; seul INRI (nom sacré mis sur la croix du Martyr du Calvaire) peut détruire les agrégats psychiques. Ceux qui prétendent désintégrer tous ces agrégats sans tenir compte du Feu marchent sur le chemin de l’erreur et non seulement ils avancent mal, mais aussi ils égarent les autres.

On dit que le Crestos est né dans le village de Bethléem, il y a mille neuf cent soixante dix-sept ans, mais c’est faux ! Parce que le village de Bethléem n’existait pas à cette époque. Bethléem vient d’une racine chaldéenne : « BEL » et Bel est le Feu, la Tour de Feu des Chaldéens.

Dans notre corps, la Tour est la tête et le cou, car le reste du corps est le Temple, mais la Tour est la tête et le cou. Celui qui a réussi à élever le Feu en lui-même, celui qui a pu le faire monter jusqu’à la tête, jusqu’au cerveau, jusqu’au sommet, de ce fait, il pourra se convertir en le Corps du Crestos qui est le Feu, l’Esprit du Feu.

Et c’est l’Esprit du Feu, cet Esprit Originel Primitif, qui pourra nous christifier totalement. Le Feu, le Fohat, brûlant à l’intérieur de nous, nous transformera radicalement. Une fois que le Feu brûlera en nous, nous serons totalement changés, nous serons convertis en créatures complètement différentes, nous serons convertis en êtres distincts et nous jouirons alors de l’Illumination complète et des pouvoirs cosmiques.

Ainsi, une fois cela compris, mes chers frères, nous devons travailler avec le Feu. « A celui qui soit, la Parole donne pouvoir, personne ne l’a prononcée, personne ne la prononcera, si ce n’est celui qui l’a incarnée ».

Le Christ, l’Esprit du Feu, n’est pas un personnage purement historique ; c’est l’Armée de la Parole, c’est une force qui se trouve au-delà de la Personnalité, de l’Égo et de l’Individualité. C’est une force comme l’électricité, comme le magnétisme, un pouvoir, un Grand Agent Cosmique Universel ; c’est la force électrique qui peut engendrer de nouvelles manifestations. Ce Feu Cosmique entre dans l’homme qui se trouve dûment préparé, dans l’homme qui a la Tour de Bethléem ardente.

Lorsque le Christ s’incarne dans un Homme, celui-ci se transforme radicalement. Il est l’Enfant Dieu qui doit naître en chaque créature. Et de même qu’il naquit dans l’Univers, il y a des millions d’années, pour organiser totalement ce système solaire, de même aussi doit-il naître en chacun de nous. Il naît dans « l’étable de Bethléem », c’est-à-dire parmi les animaux du désir, parmi les agrégats psychiques qu’il doit briser, parce que seul le Feu peut briser de tels agrégats ; ainsi, le Feu apparaît là où se trouvent ces agrégats, pour les détruire, pour les changer en poussière cosmique et libérer l’Âme, l’Essence. Comment pourra-t-il libérer l’Âme s’il n’entre ou ne pénètre pas profondément dans l’organisme humain ?

En Orient, le Christ est VISHNOU et, je le répète : la racine « Vish » signifie : « Pénétrer ». Le Feu, le Christ, le Logos, peut pénétrer profondément dans l’organisme humain pour brûler les scories que nous avons à l’intérieur de nous. Mais nous avons besoin d’aimer le Feu, d’adorer le Feu, de rendre un culte à la Flamme.

L’heure est venue de comprendre que seul le « Fohat » peut nous transformer radicalement. Le Christ oeuvre en nous en brisant les racines du mal. INRI désintégrant les agrégats psychiques est formidable ! Il les réduit en cendres. Mais il nous faut travailler avec le Feu.

C’est pourquoi, dans nos travaux de Concentration, nous invoquons le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques, parce que c’est seulement avec le Feu que nous pouvons pulvériser tous les éléments psychiques indésirables que nous charrions à l’intérieur de nous. Le froid lunaire ne pourra jamais briser les agrégats psychiques ; nous avons besoin des pouvoirs flammigères du Logos, nous avons besoin d’INRI pour nous transformer.

Oui, mes chers frères qui êtes réunis avec moi ce soir : comprenez que nous sommes dans la Semaine Sainte, et la Semaine Sainte a sept jours.

Dans les temps anciens, tout était régi par le Calendrier Solaire : Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter et Saturne. Les jours étaient : Lundi, Mercredi, Vendredi, Dimanche, Mardi, Jeudi et Samedi. Malheureusement, ce calendrier fut altéré par des fanatiques du Moyen Âge.

La Semaine Sainte est profondément significative. Rappelez-vous les SEPT et les TROIS PAS de la Maçonnerie. Le Christ doit avant tout, brûler dans notre corps humain ; plus tard, la Flamme doit se déposer au fond de l’Âme et, enfin, au fond de l’Esprit. Ces Trois Pas à travers les Sept Sphères sont profondément significatifs. Évidemment, ces Trois Pas basiques, fondamentaux, se trouvent contenus dans les Sept Sphères du Monde et de l’Univers.

Incontestablement, la Semaine Sainte a des racines ésotériques très profondes, car l’Initié doit travailler sur les Forces Lunaires et sur les Forces de Mercure, et avec les Forces de Vénus, du Soleil, de Mars, de Jupiter et de Saturne. Le DRAME COSMIQUE se déroule dans sept Régions et en accord avec les sept Planètes du système solaire.

La Flamme doit apparaître dans le Corps Physique, elle doit avancer dans le Corps Vital, elle doit poursuivre son chemin sur le Sentier Astral, elle doit continuer son voyage dans le Monde du Mental, elle doit parvenir à la Sphère de Vénus (dans le Monde Causal), elle doit poursuivre sa route par le Monde Bouddhique ou Intuitionnel, et enfin, le septième jour, elle sera parvenue au Monde d’Atman, le Monde de l’Esprit : alors le Maître recevra le BAPTÊME DU FEU qui le transformera radicalement.

Il est évident que tout le Drame Cosmique, tel qu’il est écrit dans les « Quatre Évangiles », devra être vécu à l’intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant. Ce n’est pas quelque chose de purement historique, c’est quelque chose qu’on doit vivre ici et maintenant.

Les TROIS TRAÎTRES qui crucifient le Christ, qui le mènent à la mort, sont à l’intérieur de nous-mêmes. Les Maçons les connaissent ; nous, les Gnostiques, les connaissons aussi : JUDAS, PILATE et CAÏPHE. Judas est le DÉMON DU DÉSIR qui nous tourmente. Pilate est le DÉMON DU MENTAL qui a des excuses pour tout, et Caïphe est le DÉMON DE LA MAUVAISE VOLONTÉ qui prostitue l’autel.

Ce sont les Trois Traîtres qui livrent le Christ pour 30 pièces d’argent. Les 30 pièces représentent tous les vices et toutes les passions de l’humanité… Ils échangent le Christ contre des bouteilles à la taverne ; ils échangent le Christ contre la maison de prostitution ou le « lit de Procuste » ; ils échangent le Christ contre de l’argent, contre les richesses, contre la vie sensuelle ; ils le vendent pour 30 pièces d’argent.

Mes frères, rappelez-vous que des multitudes de personnes, des multitudes de gens demandent la crucifixion du Seigneur, toutes ces multitudes qui crient : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » ne sont pas celles d’il y a mille neuf cent soixante dix-sept ans, non ! Ces gens qui demandent la crucifixion du Christ sont au-dedans de nous-mêmes, je le répète, ici et maintenant ; ce sont les agrégats psychiques inhumains que nous portons à l’intérieur de nous ; ce sont tous ces éléments psychiques indésirables que nous portons en nous (les DÉMONS ROUGES DE SETH), vive personnification de tous nos défauts de type psychologique. Ce sont eux qui crient : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! Crucifie-le ! ». Et le Seigneur est livré à la mort.

Qui sont ceux qui le fouettent ? Ne serait-ce pas, par hasard, les « multitudes » que nous portons à l’intérieur de nous ? Qui sont ceux qui crachent sur lui ? Ne serait-ce pas tous ces agrégats psychiques qui personnifient nos défauts ? Qui sont ceux qui lui mettent la couronne d’épines ? Ne serait-ce pas, par hasard, tous ces avortons de l’Enfer que nous avons créés ?

L’événement de l’histoire christique n’est pas d’hier, mais d’aujourd’hui, il est du présent ; pas simplement une chose du passé, comme le croient les ignorants instruits. Mais ceux qui comprennent travaillent pour la Christification.

Le Seigneur est élevé sur le Calvaire, et sur les sommets majestueux du Calvaire, il dit : « Celui qui croit en moi ne sera jamais dans les ténèbres, mais il aura la Lumière de la Vie. Je suis le Pain de Vie, Je suis le Pain Vivant ; celui qui mange ma chair et boit mon sang aura la vie éternelle et Je le ressusciterai au dernier jour. Qui mange ma chair et boit mon sang demeurera en moi et moi en lui ».

Le Seigneur ne garde rancune contre personne… « Mon Père, entre tes mains je remets mon Esprit ! ». Une fois cette grande parole prononcée, on n’entendit rien d’autre que des éclairs et des coups de tonnerre, au milieu de grands « cataclysmes intérieurs ». Une fois accompli ce travail de l’Esprit du Feu, le Christ (ou le « Crestos », le Christus, Vishnou, celui qui pénètre) sera déposé dans son Sépulcre Mystique.

Et moi je vous dis, au nom de la Vérité et de la Justice, que le troisième jour après cela […] Après cela, il se lèvera, il ressuscitera dans l’Initié, pour transformer celui-ci en une créature parfaite. Celui qui y arrivera se convertira, par le fait même, en un Dieu terriblement divin, au-delà du bien et du mal.

Ainsi, le Christ (Notre Seigneur, l’Esprit du Feu) descend, il veut entrer en chacun de nous pour nous transformer, pour nous sauver, pour mettre en pièces les agrégats psychiques que nous portons à l’intérieur de nous, pour faire de nous quelque chose de différent, pour nous convertir en Dieux.

Nous devons apprendre à voir le Christ, non du point de vue simplement historique, mais comme le Feu, comme une réalité présente, comme « INRI ».

Il avait, dit-on, DOUZE APÔTRES. Ces douze apôtres sont à l’intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant. Ce sont les Douze Parties Fondamentales de notre propre Être, les DOUZE PUISSANCES.

À l’intérieur de chacun de vous, dans votre propre Être Intérieur Profond, il y a un PIERRE qui est en rapport avec les Mystères du Sexe ; il y a un JEAN qui représente le Verbe, la Grande Parole, Héru-Pa-Kroat. Il y a aussi un THOMAS qui nous enseigne à manier le Mental. Il y a un PAUL qui nous montre le chemin de la Sagesse, de la Philosophie et de la Gnose.

À l’intérieur de nous-mêmes se trouve aussi un JUDAS ; non pas ce Judas qui livre le Christ pour 30 pièces d’argent, non ! Un Judas différent, un Judas qui comprend à fond ce qu’est la question de l’Égo, un Judas dont l’Évangile Secret nous conduit à la dissolution du Moi-même, du Soi-même. Il y a un PHILIPPE capable de nous enseigner à voyager hors du corps, à travers l’espace. Il y a un ANDRÉ qui nous indique avec une très nette précision ce que sont les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience : NAÎTRE, c’est-à-dire comment se fabriquent les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être ; MOURIR, comment se désintègrent l’Égo et les facteurs particuliers qui sont spécifiquement en relation avec nous, avec chacun de nous ; SE SACRIFIER POUR L’HUMANITÉ : la Croix de Saint André, indiquant le mélange du Soufre et du Mercure si indispensables pour la création des Corps Existentiels Supérieurs de l’Être au moyen de l’accomplissement du DEVOIR PARLOK, est profondément significative.

MATTHIEU, scientifique comme personne, existe aussi en nous et nous enseigne la Science Pure, inconnue des scientifiques qui ne connaissent que ce charnier des théories universitaires qui sont à la mode aujourd’hui et qui demain tombent dans l’oubli. La Science Pure est complètement différente ! Seul Matthieu peut nous en instruire.

LUC, avec son Évangile Solaire, est un Prophète, il nous indique ce que doit faire l’humanité à l’Âge d’Or.

Chacun des douze Apôtres est à l’intérieur de nous-mêmes, car notre Être a Douze Parties Fondamentales, les Douze Apôtres, ici et maintenant.

Ainsi, ceux qui veulent parvenir à être Mages, au sens transcendantal du terme, doivent apprendre à se mettre en relation avec eux-mêmes, avec chacune des Douze Parties de l’Être ; et ceci n’est possible qu’en brûlant avec INRI les agrégats psychiques que nous portons à l’intérieur de nous. Tant que l’Égo existera en nous, la relation correcte avec toutes et chacune des parties de notre Être s’avérera impossible. Mais si nous incinérons l’Égo, alors, oui, nous pourrons établir des relations correctes avec nous-mêmes et avec chacun des Douze Apôtres qui existent à l’intérieur de nous.

Ainsi, ôtez-vous de la tête l’idée des Douze Apôtres historiques ; cherchez-les au-dedans de vous-mêmes, c’est là qu’ils sont ! Tout est à l’intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant.

L’heure est venue d’un Christianisme plus Ésotérique, plus pur, plus réel. L’heure est venue de sortir de la question purement historique et de passer à la réalité des faits.

La CROIX du Calvaire est elle-même profondément significative. Nous savons bien que le PHALLUS vertical à l’intérieur du CTÉÏS formel forme une croix. En d’autres termes, nous dirons avec emphase que le LINGAM-YONI correctement connecté forme une croix. C’est avec cette croix que nous avons besoin d’avancer sur le sentier qui doit nous conduire jusqu’au Golgotha du Père.

Ce soir, je vous invite tous à entrer sur le Chemin de la Christification.

N’oubliez pas que chaque fois que le Seigneur de Compassion vient au monde, il est haï par trois catégories d’hommes : d’abord par les ANCIENS, les gens pleins d’expérience qui disent : « Cet homme est fou, voyez ce qu’il apporte, écoutez ce qu’il dit, ce n’est pas conforme à ce que nous pensons, nous avons de l’expérience, cet homme porte préjudice, il est nuisible ». Deuxièmement : il est rejeté par les SCRIBES, c’est-à-dire les intellectuels de l’époque. Chaque fois que le Seigneur de Gloire est venu au monde, les intellectuels se sont dressés contre lui, ils le haïssent mortellement parce qu’il ne rentre pas dans leurs théories, il représente un danger pour leurs systèmes, pour leurs sophismes, etc. Et, troisièmement, il est haï par les SACERDOTES, parce qu’ils voient tous en lui un danger pour leurs sectes respectives.

Ainsi donc, au nom de la Vérité, je vous dis que le Christ est terriblement révolutionnaire, rebelle. Il est le Feu qui vient brûler toutes les pourritures que nous portons à l’intérieur de nous ; il est le Feu qui vient réduire en cendres nos préjugés, nos idées préconçues, les intérêts que nous avons créés, nos abominations et même nos expériences de type personnel, etc.

Croyez-vous, peut-être, que le Christ pourrait être accepté par tous ces millions d’êtres humains qui peuplent le monde ? Vous vous trompez ! Chaque fois qu’il vient, les multitudes s’élèvent contre lui. C’est la crue réalité des faits !

C’est de la Semaine Sainte que je suis en train de parler… J’affirme, au nom de la Vérité et de la Justice, que seul le Fohat, brillant à l’intérieur de nous, pourra nous sauver. Aucune théorie, aucun système ne pourra nous conduire à la libération ; ceux qui prétendent briser l’Égo à partir de pures théories, avec le froid intellect, sont des êtres purement réactionnaires, conservateurs, retardataires ; ils marchent sur le chemin de la grande tromperie.

Cette BABYLONE que nous portons au-dedans de nous, cette Ville Psychologique que nous portons à l’intérieur de nous, où vivent les démons de la Colère, de la Convoitise, de la Luxure, de l’Envie, de l’Orgueil, de la Paresse, de la Gourmandise, etc., doit être détruite par le Feu.

Nous avons maintenant besoin d’élever à l’intérieur de nous la Jérusalem Céleste. Rappelez-vous que les fondations de la Jérusalem Céleste sont douze et que sur chacune d’elles est écrit le nom d’un Apôtre. Les noms des Douze Apôtres se trouvent sur les douze fondations.

Cette Jérusalem, nous devons l’édifier au-dedans de nous-mêmes. Mais, ce ne sera possible que le jour où nous détruirons par le Feu « Babylone la Grande », la mère de toutes les fornications et abominations de la Terre, la ville psychologique que nous portons intérieurement. Quand nous y parviendrons, nous érigerons la Jérusalem : la Grande « Jérusalem Céleste », ici et maintenant, à l’intérieur de nous-mêmes.

Je le répète, la base de cette Jérusalem Céleste, ce sont les Douze Apôtres. Je ne suis pas en train de faire allusion à ceux qui vécurent il y a 1977 ans (qui sont purement symboliques), non !… Je suis en train de parler des Douze Puissances qui existent à l’intérieur de nous-mêmes, les Douze Parties de l’Être Auto-Conscientes et Indépendantes ; elles sont le fondement de la Jérusalem que nous devons édifier à l’intérieur de nous-mêmes.

La ville de Jérusalem a douze portes et à chacune des douze portes se trouve un Ange ; vous devez les avoir ! Car ils représentent chacun des Douze à l’intérieur de nous-mêmes. Et les Douze portes sont Douze Perles Précieuses, ce sont Douze Portes de Liberté, Douze Portes de Lumière et de Splendeur, Douze Pouvoirs Cosmiques. Et toute la ville est d’Or Pur, ses rues, ses avenues et ses places, l’Or de l’Esprit que nous devons fabriquer dans la « Forge des Cyclopes ».

La Ville n’a pas besoin de lumière extérieure, ou de soleil extérieur, ou de lune extérieure, parce que le Seigneur est sa lumière, et il brûlera à l’intérieur de nous-mêmes… il est le Feu.

Le mur de la Grande Cité mesure 144 coudées. Si nous additionnons ces chiffres entre eux : 1 + 4 + 4, nous obtenons 9 (la NEUVIÈME SPHÈRE, le SEXE), car c’est seulement au moyen de la transmutation de l’Énergie Créatrice que nous pourrons faire brûler le Feu en nous.

La ville a une étendue de 12 000 stades, et cela nous rappelle les DOUZE TRAVAUX D’HERCULE nécessaires pour arriver à la complète Auto-réalisation Intime de l’Être ; cela nous rappelle les DOUZE AEONS ; cela nous rappelle les Douze Apôtres.

Et au centre de la ville se trouve L’ARBRE DE LA VIE, les DIX SEPHIROTHS de la Kabbale hébraïque : KETHER, CHOKMAH et BINAH, en tant que couronne séphirotique ; CHESED, GEBURAH, TIPHERETH, NETZAH, HOD, JESOD et MALKUTH, les SEPT RÉGIONS de l’Univers.

L’Arbre de la Vie est l’allégorie des DOUZE GRANDES RÉGIONS COSMIQUES. Heureux celui qui parvient au TREIZIÈME AEON, là où doit toujours être PISTIS SOPHIA !

À l’intérieur de la Jérusalem Céleste, nous trouvons aussi les VINGT-QUATRE ANCIENS qui, prosternés à terre, déposent leur couronne aux pieds de l’Agneau ; l’Agneau Immolé est le Feu qui brûle dans l’Univers depuis l’aurore de la Création, depuis l’aube de cet Univers. Les Vingt-quatre Anciens sont aussi vingt-quatre parties importantes de notre propre Être et l’Agneau lui-même est l’Être de notre Être.

Heureux celui qui peut se nourrir des fruits de l’Arbre de la Vie, parce qu’il sera immortel ! Heureux celui qui peut se nourrir de chacun de ces fruits, celui qui peut, en vérité, se nourrir de ce courant de vie qui provient de l’Aeon 13, jusqu’au corps humain, car jamais il ne connaîtra les maladies et il deviendra immortel ! Mais, pour pouvoir se nourrir de l’Arbre de la Vie, il faudra, avant tout, avoir éliminé les agrégats psychiques. Rappelez-vous que les agrégats psychiques, vive personnification de nos erreurs, altèrent le corps vital, et une fois celui-ci altéré, il endommage le corps physique ; c’est ainsi que surgissent en nous les maladies.

Qu’est-ce qui produit les ulcères ; n’est-ce pas par hasard la colère ? Qu’est-ce qui produit le cancer, n’est-ce pas par hasard la luxure ? Qu’est-ce qui produit la paralysie, ne serait-ce pas par hasard la vie matérialiste, grossière, égoïste et fatale ?

Les maladies sont produites par les agrégats psychiques, les Démons Rouges de Seth, vive personnification de nos erreurs. Lorsque tous les Démons Rouges de Seth auront été annihilés avec le Feu, lorsque notre Personnalité même aura été consumée, nous nous nourrirons alors de l’Arbre de la Vie. La vie, descendant depuis l’Absolu au travers des 13 Aeons pénétrera dans notre corps et nous rendra immortels ; nous recouvrerons la santé et jamais plus nous n’aurons de maladies.

Les scientifiques, avec toutes leurs sciences pour guérir, ne servent à rien et, s’ils guérissent, le patient retombe malade. Il est clair que l’Égo inocule le venin de sa morbidité et de sa pourriture à l’intérieur des organes et il les détruit ; voilà l’origine des maladies. Les gens veulent une panacée pour se soigner, mais tant qu’ils auront l’Égo vivant, ils seront malades.

L’heure est venue de comprendre qu’il nous faut brûler la « Babylone » à l’intérieur de nous-mêmes et édifier « Jérusalem ». Vue de loin, la « Jérusalem Céleste » est comme une pierre de Jaspe transparente comme le cristal… Oui ! C’est la PIERRE PHILOSOPHALE ! Heureux celui qui obtient la Pierre Philosophale, car il se transformera radicalement et il aura des pouvoirs sur le Feu, sur l’Air, sur l’Eau et sur la Terre ! Un Christianisme Pur, Ésotérique, voilà ce qu’il nous faut ! Mais un Christianisme Vivant, non un Christianisme mort ; un Christianisme Gnostique qui peut nous transformer radicalement. Le Mouvement Gnostique, l’Église Gnostique, nos Études Gnostiques Anthropologiques montreront à l’humanité le Sentier de la Libération.

Mais tels que nous sommes, avec l’Égo vivant, fort, robuste, nous marchons sur le chemin de l’erreur. Nous devons apprendre à aimer le Feu et à travailler réellement avec les Mystères du Feu ! Ici s’achève ma conférence de ce soir… Paix Invérentielle !

Disciple. Maître, quelles sont, en premier lieu, les conditions requises pour incarner le Christ ?

Maître. Bon, la question me paraît plutôt intéressante. Ce qui est nécessaire, c’est autre chose que des conditions. Indiscutablement, il est nécessaire d’avoir fabriqué les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être et d’être en train de travailler fébrilement à la dissolution de l’Égo animal. C’est seulement lorsqu’on a fabriqué les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être que l’on peut se donner le luxe de recevoir l’INITIATION VÉNUSTE. C’est, évidemment, avec l’Initiation Vénuste que l’on obtient l’incarnation du Christ Intime dans le coeur de l’Homme. C’est tout !

D. Merci beaucoup Maître. L’autre question est : que faut-il pour incarner l’Intime ou le Maître interne ?

M. Il y a donc quelque chose qu’il faut savoir parfaitement bien : que l’Être et l’Égo sont incompatibles. Personne ne peut avoir une complète manifestation de l’Intime ou de l’Être, suivant comme nous voulons l’appeler, à l’intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant, s’il a l’Égo vivant. Ainsi, n’importe quel aspirant peut avoir reçu les Huit Grandes Initiations, mais s’il a l’Égo, l’Être ne pourra s’exprimer à travers lui. Et c’est tout ; que cela soit très clairement compris !

D. Merci Maître… Le Nom Occulte est-il à l’Intime ou au Bodhisattva ?

M. Le Nom Occulte est celui de l’Être en Général ; de l’Être, et de l’Être de l’Être ; prenez en compte que l’Être est l’Être, et la raison d’Être de l’Être est l’Être lui-même.

D. Quand le Christ s’incarne, qui l’incarne ? Quand on incarne le Christ, qui l’incarne ?

M. On a dit que ce sont les Hommes véritables, authentiques qui l’incarnent. Comprenez par Hommes véritables, ceux qui possèdent les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. Et ils l’incarnent quand ils reçoivent l’Initiation Vénuste, c’est l’Initiation de Tiphereth.

Indiscutablement, beaucoup ne comprennent pas cette question… Il est évident que personne ne pourra recevoir le Christ Intime s’il n’a pas un « Temple » établi pour lui ; ce « Temple » est formé, je le répète, par les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être ; ceux qui possèdent ces « corps » sont réellement des « Hommes ».

L’Initiation Vénuste est pour les « Hommes », non pour les « Animaux Intellectuels ». Seuls les Hommes peuvent incarner le Christ Intime. Cela, à condition de travailler fébrilement à la dissolution de l’Égo. Alors, il vient réellement nous aider. Il vient nous aider à l’élimination des éléments inhumains que nous portons à l’intérieur de nous.

Il naît dans une « Crèche » ou « Étable de Bethléem ». Et cette « Crèche », cette « Étable », n’est simplement pas autre chose que l’homme lui-même. Car lorsqu’il vient en nous, nous possédons encore ces éléments inhumains du Désir et il doit éliminer de tels éléments.

À mesure qu’il va éliminer ces dits éléments et sous-éléments […], il va se développer jusqu’à se convertir en « Homme ». Quand il s’est converti en « Homme » véritable, il prêche la parole, il enseigne, son Verbe résonne de toutes parts…

Il doit vivre le Drame Cosmique à l’intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant ; il doit naître en nous, croître, se développer, se convertir en homme et, ensuite, il doit vivre tout le Drame de la Via Crucis, et enfin mourir et ressusciter.

Il est inutile que le Christ soit né à Bethléem, s’il ne naissait aussi dans notre coeur. Il est inutile que le Christ soit mort et ressuscité en Terre Sainte, s’il ne meurt ni ne ressuscite aussi en nous. C’est une synthèse abrégée, car écrire sur ce sujet signifie écrire d’énormes volumes. Je suis en train de parler synthétiquement, brièvement…

D. Il y a une inquiétude par rapport à l’Involution, Maître : il y en a beaucoup qui comprennent qu’on involue par les Règnes Animal, Végétal et Minéral. Alors qu’une de vos récentes explications indique qu’après avoir accompli leurs 108 vies, les vagues humaines involuent directement dans les Mondes Infernaux, prenant évidemment des caractéristiques animaloïdes, végétaloïdes et minéraloïdes. Mais, beaucoup de gens rejettent cet enseignement du fait - disent-ils - que ce n’est pas écrit, ou que personne n’a rien dit à ce sujet. Nous voudrions que vous vous prononciez à ce sujet.

M. Les gens rejettent cet enseignement de la TRANSMIGRATION DES ÂMES (enseigné par Pythagore et par le Seigneur Krishna, en Inde, mille ans avant Jésus-Christ), simplement parce qu’ils sont habitués aux théories évolutionnistes des écoles pseudo-ésotériques, pseudo-occultistes de cette époque ténébreuse du Kali Yuga.

Ils n’y sont pas accoutumés parce qu’on continue à leur répéter le Dogme de l’Évolution tous les jours, sans aucune modification ; ils sont habitués à de multiples sophismes de distraction, etc., et quand on leur parle de la « Transmigration des Âmes », il sont scandalisés, car lesdites écoles n’enseignent pas cette doctrine. Mais, puisque notre devoir est de dire la vérité et rien d’autre que la vérité, nous ne voyons aucun inconvénient à soulever le voile.

Ainsi, il y a assez de documentation sur ce que je suis en train de dire dans les enseignements du Seigneur Krishna en Inde et dans la « Doctrine de la Métempsychose » enseignée par Pythagore en Grèce. Il y a aussi de la documentation, sur ce que nous sommes en train de dire, dans beaucoup d’écoles archaïques de l’antiquité. Nous ne sommes pas en train d’affirmer quelque chose « à priori », nous ne sommes pas en train de dire des choses empiriques. Il y a de la documentation très sérieuse, je le répète, sur ce que nous disons.

L’Avatar de l’Inde, le Grand Krishna, ne se trompait pas, puisque c’était un Avatar, un Homme Christifié, et qu’il enseigna cette doctrine pour le bien de l’humanité.

Pythagore ne se trompait pas non plus quand il enseigna la Doctrine de la Métempsychose en Grèce. Et, en ce qui me concerne, j’enseigne ce dont je suis sûr, ce que j’ai expérimenté ; je ne suis pas en train de répéter ce que d’autres ont dit. La Doctrine qu’ils prêchèrent, je l’ai expérimentée, et je l’ai très bien expérimentée. À l’intérieur de moi se trouve celui qui s’appelle le Kalki Avatar de l’Ère du Verseau. Lui, il connaît la Transmigration des Âmes, non en théorie, ni parce que d’autres le disent, mais par expérience propre, directe, vécue. De plus, puisque j’ai la Conscience éveillée, je peux affirmer ce que j’ai vécu au cours de différentes éternités. Et c’est tout !

D. Alors, Maître, les Âmes… les êtres humains, en accomplissant le cycle de Vie, involuent-ils directement sans passer physiquement par l’Animal, le Végétal et le Minéral ?

M. Les Âmes qui accomplissent leurs 108 Existences involuent dans les entrailles de la Terre ; elles involuent en passant par des états animaloïdes, végétaloïdes et minéraloïdes. Dans la Neuvième Sphère elles se désintègrent, elles sont réduites en poussière cosmique ; alors, ces Âmes dépourvues de l’Égo, après avoir obtenu la désintégration absolue de l’Égo Animal, sortent à la surface pour commencer de nouveaux processus évolutifs qui doivent commencer par l’état Minéral, continuer avec le Végétal, se poursuivre avec l’Animal, jusqu’à reconquérir l’État Humain qui, autrefois, s’était perdu.

Lors de leur retour à l’État Humain, on assigne de nouveau à ces Âmes 108 Existences. Et, évidemment, ce que l’on recherche avec la descente dans les Mondes Infernaux, c’est précisément libérer l’Âme, l’Essence, la Conscience qui est embouteillée, enfermée, emprisonnée dans tous les agrégats psychiques qui par eux-mêmes constituent l’Égo.

Si on ne désintégrait pas ces Égos, l’Âme ne pourrait être libérée. Ainsi, la Grande Loi a donc permis d’établir, à l’intérieur de chaque planète, le Monde Minéral submergé pour que les Âmes puissent y être libérées : elles peuvent donc être délivrées, pour que le matériel psychique puisse être restauré. Ainsi, le matériel psychique, l’Âme en soi, peut s’échapper des agrégats psychiques grâce à la désintégration de ces derniers dans la Neuvième Sphère.

Il y a deux façons de libérer la Conscience, l’Âme. L’une : détruire les agrégats psychiques ici-même et maintenant. Nous pouvons faire cela en travaillant sur nous-mêmes quotidiennement, d’instant en instant, de moment en moment. Et l’autre : si nous ne sommes donc pas capables de désintégrer les agrégats psychiques, alors la Conscience Cosmique a disposé pour cela des Mondes Infernaux. Là, dans les entrailles des Mondes Infernaux, la Nature se charge de désintégrer ces agrégats au moyen de forces internes centrifuges. Une fois les agrégats désintégrés, la Conscience, l’Âme, se retrouve libre, elle revient, au retour, à l’état d’innocence, elle redevient innocente, pénètre dans l’Éden pour démarrer de nouveaux processus évolutifs qui recommenceront par l’état Minéral…

D. Bien Maître, merci beaucoup. Cet éclaircissement est nécessaire, car les étudiants ont toujours cru que l’être humain, après les 108 Vies, passe par le chien, le rat, l’araignée et par toute cette série d’animaux qui sont mal considérés, c’est-à-dire qui vivent ici, à la surface, dans les étapes évolutives ; alors cette confusion existe chez beaucoup d’étudiants, chez un grand nombre ; alors, nous vous remercions pour cet éclaircissement. Maintenant, il y a une inquiétude concernant un frère gnostique qui, au cours de ses méditations et de ses pratiques, s’est mis en contact avec une certaine entité, dont nous ne savons pas si elle est positive ou négative, mais il l’appelle « le roi des sept mers ». Elle l’informe, lui parle, l’oriente et l’aide à faire des guérisons et des choses de ce style. Nous voudrions que vous nous éclairiez, Maître.

M. Eh bien, chacun peut se donner le luxe de penser comme il veut. La crue réalité des faits, c’est que tant que l’on n’a pas la Conscience éveillée, objective, tant qu’elle n’a pas été libérée des agrégats psychiques, on n’est pas un investigateur compétent de la vie dans les Mondes Supérieurs et personne ne peut rien savoir sur l’Être, sur le Réel, sur la Divinité, etc.

Avant tout, il faut la désintégration absolue des divers éléments inhumains que nous portons à l’intérieur de nous. Une fois cela obtenu, certes, la Conscience devient objective ; cela obtenu, on arrive véritablement à expérimenter le Réel ; cela obtenu, on se convertit en investigateur compétent de la vie dans les Mondes Supérieurs.

Mais il existe par ici beaucoup de subjectivité. Il y a beaucoup de gens qui, sans avoir détruit l’Égo, sont déjà des investigateurs, sont déjà des Mahatmas, communiquent déjà avec les Dieux, etc., et tant d’autres bêtises… Ce sont de pauvres gens à la psyché subjective : malheureusement, ils existent.

D. Que pouvez-vous nous dire en ce qui concerne « Le Roi des sept mers ? »

M. Eh bien ! Qu’est ce que c’est que « le Roi des sept mers » ?… D’où sortent ces choses ? Les océans sont peuplés de millions de Consciences Atomiques. Et c’est tout ! Il y a aussi des Néréides dans l’étendue des mers, des Ondines, des Sirènes. Et de cela, précisément Frank Hartmann en parle amplement dans son livre intitulé « Les Élémentaux ». Mais, en ce qui concerne « le Roi des sept mers », ces choses sont des bêtises. Nous avons parlé des Devas. Il y en a beaucoup dans toutes les mers. Des créatures de l’Eau abondent en masse jusque dans les rivières, dans les lagunes. Soyons sérieux dans l’investigation, mais on ne peut être sérieux si on n’a pas la Conscience objective.

D. Serait-ce une entité qui se fait appeler ainsi ?

M. Bon, cela ne m’intéresse pas. Là… sont des choses si subjectives que, franchement, cela ne m’intéresse pas de m’occuper de ces choses.

D. Merci beaucoup Maître.

D. Selon ce qu’ont dit certaines personnes, les enfants qui naissent actuellement ne sont pas issus de la Transmutation, mais en ce qui me concerne je pense que s’il y a union sexuelle avec la transmutation sans écoulement, alors, comment peut-on appeler ces enfants de chasteté ?

M. Ce mot « Chasteté », est très difficile, tu sais ! Calculez : « Chas-te-té ». C’est difficile de rencontrer cela. Je crois que même les Mahatmas les plus exaltés du Ciel n’ont pas la Chasteté. Arriver à la Chasteté Absolue est quelque chose de très di-ffi-cile. Il est nécessaire d’avoir obtenu l’Annihilation Bouddhique.

Un homme peut s’avérer, apparemment, très chaste, ici, dans le Monde Physique, vivre en accord avec toutes les règles de la chasteté, transmuter incessamment le sperme sacré en Énergie Créatrice, etc., et tant d’autres choses, mais il n’est pas chaste pour autant ; si on le soumet aux épreuves dans les Mondes Internes, c’est-à-dire si on le soumet à une épreuve dans le Subconscient, dans le Préconscient, dans l’Infraconscient, dans l’Inconscient, vous verrez qu’il échoue. C’est très bien qu’il transmute, c’est extraordinaire, merveilleux et loué soit-il parce que c’est par ce chemin que se réalise le Grand Oeuvre.

Mais, de là à être chaste, il y a une certaine différence, oui, et très grande. Même les saints les plus saints, si on les soumet à des épreuves dans les 49 niveaux du Subconscient pour voir s’ils en sortent chastes, je suis sûr qu’ils n’en sortent pas chastes. Ils pourraient réussir à être chastes jusque dans les 48 Régions du Subconscient, mais dans la 49ème ils échoueraient.

D. Alors, comment nommer précisément les enfants qui naissent mais qui ne proviennent pas de l’écoulement ?

M. Alors, ce sont simplement des spermatozoïdes sélectionnés et c’est tout ! Il est clair que si on ne renverse pas le « Vase d’Hermès Trismégiste », le « Trois Fois Grand Dieu Ibis Thot », n’importe quel spermatozoïde à maturité peut s’échapper des glandes endocrines sexuelles pour féconder un […] Non, non, non, non, car le fait d’arriver à être chaste, c’est très di-ffi-cile. Je t’ai déjà dit que même les saints les plus grands du Ciel qui se croient chastes, si on les éprouve pour voir, si on les soumet à des épreuves dans les 49 Régions du Subconscient, ils peuvent s’avérer chastes dans quelques régions, mais pas dans toutes.

D. On me pourrait pas alors les appeler « Enfants de Transmutation » ?

M. Comment voulez-vous les appeler ? Si ce n’est pas le cas. Des « enfants », et n’en parlons plus. De quoi nous enorgueillissons nous tant ? Alors, parce qu’un petit enfant est né sans qu’il soit nécessaire de renverser le Vase d’Hermès, c’est déjà un Surhomme ou un Dieu, ou quoi ? Non ! C’est « un enfant » comme un autre. C’est tout !

C’est le fait que nous nous aimons trop nous-mêmes qui nous fait penser qu’en naissant sans qu’il soit nécessaire de renverser le Vase d’Hermès, un enfant est déjà un Dieu. Pourquoi ? À cause de l’Amour Propre que nous étendons aussi à l’enfant ; si nous ne sommes rien de plus que de pauvres idiots, nous pensons que l’enfant sera ce que nous n’avons pas pu être. C’est de l’Amour Propre et rien d’autre ! Nous nous aimons trop nous-mêmes.

D. L’Orgueil…

M. L’Amour Propre. Le Moi de l’Amour Propre est très développé chez tout le monde. Nous avons tous été fabriqués en accord avec l’Amour Propre. Et tout cet « amour » que nous disons ressentir pour nos semblables, nos amis, nos frères, la femme ou les enfants, n’est pas autre chose qu’une extension de l’Amour Propre et c’est tout !

C’est-à-dire que nous menons une vie trop fausse ; nous ne nous voyons jamais tels que nous sommes. Nous pensons toujours que nous sommes ce que nous ne sommes pas. Et, bien que nous disions que nous sommes et nous sommes et nous sommes, nous ne serons jamais plus que ce que nous sommes, parce que nous sommes toujours ce que nous sommes…

D. Très bien, nous remercions le Vénérable Maître pour ses réponses à ces questions très inquiétantes.

M. […] Des os et un poignard ensanglanté dans la main droite… « Un bon accueil ! ». Comment ce type d’accueil vous paraît-il ?

D. Un peu lugubre.

M. Ah ?

D. Un peu macabre…

M. Alors, macabre !

D. On croit que c’est quelque chose de ténébreux.

M. C’est clair ! Et ensuite on demande au néophyte, ils lui demandent… Un moine :

— Bon, et vous, que voulez-vous ? Voulez-vous l’Adeptat ou voulez-vous vous retirer tout de suite de cet Univers ?

— Maître, ce que je veux, c’est ne pas revenir dans ce monde, partir d’ici et ne jamais revenir…

— C’est ce que vous voulez ?

— Oui, c’est ce que je veux

— Bien, prononcez cette parole » (ils lui donnent un mantra).

Bien entendu, le néophyte la prononce et, en la prononçant, il tombe, mort, instantanément. Ils le désincarnent ici même. Ensuite, une fois qu’il est désincarné, ils l’instruisent, dans les Mondes Internes, sur la désintégration de l’Égo. Et avec l’aide de la Mère Divine Kundalini, il va donc désintégrer l’Égo dans les Mondes Internes. Le jour où il a accompli la désintégration de l’Égo dans les Mondes Internes, l’Essence reste alors libre, convertie en ce qu’elle est : un élémental de la Nature (car c’est ce qu’elle est) ; et, en tant qu’élémental, elle plonge pour toujours au sein de l’Éternel Père Cosmique Commun. Elle s’enfonce en tant qu’Élémental, en tant que simple Élémental de la Nature.

D. Maître, et s’il choisit l’Adeptat ?

M. S’il choisit l’Adeptat, alors ils l’emmènent dans une cabane dans la montagne ; il doit dormir là. À minuit, il entend quelques trompettes macabres (ces trompettes sont faites de vrais os de cadavres) ; un Maître Bhon s’approche de lui et lui conseille de « ne pas suivre ce chemin qui est très dangereux ; il vaut mieux qu’il se résolve à suivre le chemin que suivent, par exemple, ceux du Sentier en Spirale, Nirvanique, parce qu’ils ont, ainsi, des Paradis déterminés, etc., de ne pas continuer sur le Chemin Direct » plus amer que le fiel…

Mais, si le disciple insiste pour l’Adeptat et le Chemin Direct qui conduit à l’Absolu, ils invoquent alors les Mois ici-même. Ils ont des formules pour matérialiser physiquement ses propres Mois ; ils matérialisent physiquement tous ses Mois. Et ils le laissent là, seul, dans la cabane, luttant contre tous les Mois.

Si, par hasard, il arrive à survivre (cela, il faut savoir si on peut le faire), car le plus sûr c’est qu’il meure, que ce soit pendu ou torturé ou ce que vous voudrez, mais si, par hasard, il vit pour raconter l’histoire à ses petits enfants, alors il connaît bien ses Mois, il sait bien qu’il doit les désintégrer et comment il doit travailler pour les réduire en poussière.

D. Maître, et avec quoi se défend l’Adepte ?

M. Avec sa propre foi et sa Conscience, rien de plus…

D. Rien de physique ?

M. Rien !

D2. Des Conjurations ou pas ?

M. S’il les sait, eh bien, il récite tout ce qu’il sait. Il ne lui reste pas d’autres remèdes.

D. Et ils l’attaquent alors physiquement ?

M. Physiquement ! Car ils les lui matérialisent physiquement…

D. Ils se lancent sur lui et l’attaquent ?

M. C’est clair que oui, car ils lui matérialisent tous ses démons ici-même.

D. Alors, ce ne serait pas surperflu de connaître le Kung-fu et le Karaté.

D2. Ouuhhh, le Maître dit qu’ils connaissent, dans ces endroits… Ils connaissent le judo…

M. […] Des formules et, plus tard, la Magie Sexuelle (la Magie Sexuelle enseigne tout le Tantrisme), cela vient ensuite : tous les systèmes tantriques et toute la Science des Tantras. Ils enseignent tous les Tantras, la Magie Sexuelle.

Après tout cela, s’il n’a pas de Prêtresse ou d’Épouse, alors ils lui en amènent rapidement une : « La voici, pour que tu travailles ! ». Le disciple commence alors à travailler dans la Neuvième Sphère ; mais, s’il lui arrive de renverser le Vase d’Hermès, voyez [il fait signe avec le doigt de se couper le cou] : fuisshh, ils lui « font la peau » sur le champ ; ils ne lui pardonnent pas de s’être moqué d’eux. Ils considèrent cela comme un manque de respect envers le Temple et envers eux.

D. Maître, connaissez-vous le cas d’un Adepte qui aurait passé cette épreuve ?

M. Non, quelques Bhons ; et encore, ils se comptent sur les doigts d’une main et il reste des doigts…

D. Et pourquoi utilisent-ils cette manière, Maître ?

M. Ils suivent des coutumes très anciennes ; ils sont ainsi, drastiques, violents, depuis des temps immémoriaux ; ils ont toujours été ainsi.

D. Sont-ils des Maîtres complètement réalisés ?

M. Mais ils sont violents. Ils ne connaissent pas « les eaux tièdes » ; là-bas, il n’y a de considérations pour personne. Dans un Monastère Bouddhiste Bhon, on doit se déterminer pour la vie ou pour la mort. Ils ne connaissent pas de demi-mesures ; ils ne connaissent pas autre chose, ils conservent des systèmes archaïques et rien d’autre ne leur importe et ils ne veulent rien savoir d’autre. C’est pour cela que Blavatsky les a confondus avec des Mages Noirs. Elle les qualifia de « mages noirs » ; ce n’est pas qu’ils soient noirs… Non, ils ne sont pas « noirs », il s’avère qu’ils sont violents…

D. Drastiques !

M. Drastiques, radicaux, ils n’y vont pas de « main morte ».

D. C’est leur idiosyncrasie.

M. C’est leur manière d’être et personne ne les sortira de là. Ils sont ainsi et c’est tout.

D. Même si c’est un Adepte ?

M. Oui, car ils sont ainsi ; c’est une École…

D. On voit la même chose dans le Matérialisme, des gens qui sont drastiques en tant que matérialistes […] les chinois […]

M. Eh bien, là-bas, il n’y a pas de matérialistes, car les chinois de Mao ne sont pas non plus matérialistes. Là-bas, il n’y a pas de matérialisme. Mao non plus n’était pas matérialiste. Lisez la poésie de Monsieur Mao pour voir : un pur chant aux Dieux ! Révérence et culte aux Dieux. Là, il n’y a pas de matérialisme ; ça, ce sont des choses du monde occidental…

D. Cela ne paraît-il pas une contradiction avec le fait qu’il ait été marxiste ?

M. Qui ?

D. Lui

M. Mais, il n’a pas suivi la Dialectique Marxiste, il n’a rien utilisé d’autre que le système économique et c’est tout. Il a occupé les autres avec son…

D. Alors, ce n’était pas sa philosophie ?

M. Sa philosophie était une espèce de Taoïsme ou de Bouddhisme libre et c’est tout… Ou Bouddhisme libre.

D. Maintenant, il y a peu de temps, ils étaient en train d’employer une politique de critique contre l’enseignement de Confucius ; alors, à partir de cela, ils travaillaient dans le domaine économique et c’est tout. Alors, ici on est embarrassé et on a du mal à croire et à être d’accord avec ce que vous avez dit, on croit qu’il était plutôt opposé à Confucius.

M. Non, c’est une espèce de révolution culturelle, mais ils ne sont pas, à proprement parler, matérialistes, ils sont… tous les gens du Monde Oriental sont, au fond, entièrement spirituels, du pur spiritualisme ; ce sont des gens différents, qui ne sont pas compris par les Occidentaux.

D. Maître, si un Gnostique entre dans ces Monastères Bhons, il ne reste, parmi nous, aucun survivant, n’est-ce pas ?

M. Eh bien, Il est difficile que quelqu’un, parmi les Gnostiques, reste vivant. Les Gnostiques ont l’habitude, si on leur dit une petite parole dure, de se sentir aussitôt… ils ont aussitôt du ressentiment, comme des enfants réprimandés, avec une seule petite parole. Alors, comment se comporteraient-ils avec les Bhons ? Qu’en pensez-vous ?

D. Ils sortiraient en courant !

M. Dans le Monde Oriental, les choses sont différentes. Par exemple, dans ces pagodes bouddhistes du Japon, si on ne garde pas la posture correcte, le Moine arrive et pan ! Il nous fouette avec la baguette, avec le bâton ; ils nous attrapent pour nous donner la bastonnade…

D. Et cela est-il normal au Japon ?

M. Et dans tout le Monde Oriental. Demandez à M.A.N., ils lui ont donné des coups de bâton ; Au Japon, ils lui ont donné des coups de pelle, pan !…

D. […]

M. Pour n’importe quelle bêtise, parce qu’il ne garde pas la posture, parce qu’il n’est pas comme il doit être, finalement, n’importe quelle chose est un motif plus que suffisant. Un Moine demanda par exemple :

— « Maître, quelle est la nature du Vide Illuminateur ? »

Alors, le Maître attrapa la baguette qu’il avait, la crosse, et pan ! Il lui donna un coup, ici, sur la bouche, avec sa crosse. Ici, dans le Monde Occidental, les disciples auraient peur que le Maître leur donne un coup. Là-bas, en Orient, c’est normal. Mais il est clair que ces méthodes sont trop drastiques. Comme, par exemple, celles de cette école de Bhons, car il me semble qu’elle n’est plus faite pour notre époque. Elle a pu avoir accompli quelques finalités merveilleuses à une époque lointaine, mais, pour notre époque, elle est passée de mode, n’est-ce pas ?

D. Peut-on arriver ainsi à l’Absolu ?

M. Comment ?

D. L’un d’entre-eux peut-il, avec ces méthodes, arriver à l’Absolu ?

M. À l’Absolu ?… Celui qui désintègre l’Égo arrive à l’Absolu. Mais, qu’il soit Bhon ou non, ce qui importe, c’est de le désintégrer. Eux, ils sont ainsi, drastiques. Par contre, l’École des Dad-Dugpas, elle, est différente. Nous avons déjà parlé de « l’homme aux gants verts ». Ce sont des adorateurs de l’Égo, ils rendent un culte aux Mois, c’est pour cela qu’ils ont attaqué Gurdjieff. L’« homme aux gants verts » a attaqué Gurdjieff ; c’est clair.

D. Était-il allemand ou de l’Inde ?

M. Qui ?

D. Ce monsieur aux « gants verts » ?

M. Tibétain !

D. Dans le livre […]

M. C’était un homme du clan des Dad-Dugpas, un Dugpa ; mais Hitler lui fit un accueil unique en son genre et le considéra comme l’homme qui apportait les clés du Royaume d’Agartha où vivent les Dieux Aryens. Tout le peuple Allemand se mobilisa pour recevoir l’« homme aux gants verts » ; Et c’était un Dugpa, un « mage noir » terrible ! C’est pour cela qu’il attaqua Gurdjieff, pour cela ! Ne voyez-vous pas que Gurdjieff est contre l’Égo ? Et cet homme ne put permettre que l’on parle contre l’Égo, car c’était un « mage noir ». Un « mage noir » est un « mage noir », c’est clair. Pour le « mage noir », les Mois sont des valeurs extrêmement riches. Ils s’occupent exclusivement de fortifier ces Mois… de les fortifier, et ils les fortifient terriblement et ils les appellent « leurs valeurs »… Pour eux, ce sont « leurs valeurs », « leurs valeurs les plus riches »… Ils ont leur corps de doctrine à leur manière ; ce sont les « mages noirs »…

D. […]

M. Bien, il y eut une époque […] Ainsi, l’« homme aux gants verts » était du Clan du Dad-Dugpa…

D. Était-ce lui qui guida Hitler ?

M. Hitler était un disciple de Gurdjieff. C’est pourquoi, un jour, Hitler a dit : « je connais le Surhomme, je l’ai vu, il est terriblement cruel ; moi-même j’ai eu peur »… Beaucoup ont pensé qu’il se référait à l’« homme aux gants verts », non ! Il se référait à Gurdjieff.

D. Maître, et depuis quelle époque Hitler connaissait-il Gurdjieff ?

M. Presque depuis la veille de la Seconde Guerre Mondiale… à la veille de la Seconde Guerre Mondiale…

D. Alors, il connaissait certains aspects ésotériqnes, non ?

M. Hitler ? Oui.

D. Hitler a-t-il connu l’Arcane, Maître ?

M. Oui…

D. Avec Eva Braun ?

M. Oui… Il n’y a aucun doute qu’il travailla avec Eva Braun. Hitler voulait suivre réellement le Chemin du Surhomme, mais j’ai compris que le clan du Dad-Dugpa le fit dévier et le poussa à s’engager sur le Chemin Noir… C’est ce que j’ai compris… C’est ainsi… Maintenant, la Doctrine de Gurdjieff n’est pas la propriété de Gurdjieff ; il l’a sortie du Tibet, elle vient des Tibétains. En Orient, elle reçoit une dénomination ; au Tibet, cette Doctrine s’appelle la « DOCTRINE DES MULTIPLES », propriété de… elle est tibétaine.

Et Gurdjieff est allé étudier au Tibet et c’est là qu’il apprit la Doctrine. Elle n’est pas de Gurdjieff ; ce qu’il enseigna est Tibétain, cela vient du Tibet, parce que Gurdjieff fut un Lama Tibétain.

Maintenant, cela ne veut pas dire, non plus, que les Tibétains soient les détenteurs exclusifs de la Doctrine des Multiples ; la Doctrine des Multiples fut enseignée en Égypte ; je l’ai enseignée en Égypte, je l’ai enseignée sur la terre des Pharaons, en Égypte : la Doctrine des Multiples… Seulement, nous, en Égypte, nous appelions les Mois autrement ; au lieu de dire Moi, nous disions simplement « LES DÉMONS ROUGES DE SETH ». Et nous voulions que l’Essence, à laquelle nous avions aussi ajouté le titre de HORUS, soit libérée des Démons de Seth.

Ainsi, cette Doctrine était aussi connue dans les Mystères d’Éleusis, dans les Mystères de Samothrace, de Troie, de Rome, de Carthage, etc., donc, elle n’est pas la propriété d’un seul homme. Je suis en train de l’enseigner comme je l’ai vécue ; mais si je disais que cette Doctrine est exclusivement mienne, je trahirais aussi la vérité ; cette Doctrine n’est l’exclusivité de personne. On va l’enseigner à mesure que l’on va la vivre ; c’est conformément à la façon dont je vais la vivre, dont je l’ai expérimentée et vécue, que je l’enseigne à tous les frères. Et c’est tout.

D. Maître, et ce nouveau mouvement de « Krishna Hare Hare » qu’est-ce… ?

M. Nous ne nous prononcerons en aucune manière contre la Religion de Krishna. La Religion de Krishna est très sage. Mais, malheureusement, la Religion de Krishna n’est pas comprise actuellement, pas même par ses propres coreligionnaires. Ceux qui enseignent la Religion de Krishna, réellement, bien qu’ils croient la connaître, ils ne la connaissent pas. Car, pour pouvoir connaître la Doctrine de Krishna, il faut la vivre. En outre, Krishna a enseigné quelque chose que les adeptes de Krishna, actuellement, ne savent pas : KRISHNA ENSEIGNA LE TANTRISME ET LES TANTRAS, Krishna enseigna LA DOCTRINE DE LA TRANSMIGRATION DES ÂMES ; et ces sympathisants de la Religion de Krishna ne connaissent ni la Doctrine de la Transmigration des Âmes, ni le Tantrisme…

D. Pardon, Maître, on vous demande au téléphone…

M. On me demande au téléphone ?

D. Oui, on vous demande…

M. Bien, je suis occupé en ce moment (c’est pourquoi, je ne me laisse pas mener mécaniquement), dis-lui que je suis occupé, réponds-lui…

De sorte que Krishna enseigna une Doctrine Merveilleuse, il enseigna le Tantrisme… le Tantrisme, et il enseigna la Doctrine de la Transmigration des Âmes. Que savent maintenant les gens sur cela ?

D. En tout cas, Maître, vous savez que les Krishnas ont […]

M. Ils ont la principale série de Mantras qui sont ceux qui disent : « Hare Krishna, Hare Krishna, Hare Hare, Krishna Krishna, Hare Hare, Rama Rama, Hare Hare, Rama Rama » et je ne sais quoi d’autre. Bon, au total oui, ces mantras sont très bons (je ne dis pas le contraire, comme Mantras, ils sont très bons, et ils servent à sortir en Astral), mais savent-ils le sens de cela ? Ils ne le savent pas. Connaissent-ils le Tantrisme ? Ils ne savent rien sur le Tantrisme. Connaissent-ils la Transmigration des Âmes ? Ils n’en savent rien.

D. Maître, pardonnez-moi, mais c’est urgent… (il va au téléphone).

D. […] C’est un Grand Maître ?

M. Le DALAÏ-LAMA est, pour ainsi dire, l’Autorité Théocratique du Tibet… théocratique… mais le Dalaï-Lama n’est pas actuellement au Tibet ; il vit au nord de l’Inde.

Il a dû fuir avec l’arrivée des communistes Chinois, de sorte qu’il vit maintenant au nord de l’Inde. C’est donc un Maître Auto-réalisé et complet ; ce n’est pas n’importe quel profane ni un simple mandarin, mais un Maître…

D. Est-ce que ça veut dire que tous les dirigeants du Tibet ont été des Maîtres ?

M. Bon, il ne faut pas exagérer, tu sais ? Nous devons être mesurés… Mesurés…

D. Mais, pour le moins, dans le cas de ce Dalaï-Lama, oui, il est comme un […]

M. Le cas de ce Dalaï-Lama, oui, c’est un Maître Auto-réalisé et Conscient. Un jour, j’ai reçu précisément la visite du Dalaï-Lama. J’étais dans les Mondes Supérieurs et j’ai résolu de discuter avec lui ; il est venu à moi et nous avons discuté ; il voulait me consulter (ou consulter celui qui est à l’intérieur de moi, puisque mon insignifiante personne ne vaut rien). Je lui fis cette réponse :

— Bon, je répondrai, tu pourras me consulter, mais dans le Monde Physique, pas ici ; si tu peux pénétrer dans le Monde Physique, nous parlerons dans le Monde Physique, de personne à personne. Il accepta le défi ; je dis :

— C’est bien, Vénérable Maître, je vais passer au Monde Physique.

— Bien, nous parlerons là-bas…

Et je suis revenu et me suis remis dans mon corps. Lorsque je me suis remis dans mon corps, que je me suis bien réincorporé et tout, j’ai dit : « Bon, nous allons maintenant voir ce qui va arriver, voyons ce qui se passe »… Il n’y avait qu’une chaise près du lit… Nous allons voir ce qui se passe… J’attendais… Tout d’un coup un homme est entré dans la chambre…

D. Ici, dans votre maison ?

M. Dans une autre maison, dans le quartier sud où nous vivions auparavant… Accompagné de deux autres Lamas ; ce Lama, le Dalaï, imposant, merveilleux, est entré, il a salué…

— Assieds-toi mon frère, lui dis-je.

Il n’y avait qu’une chaise et il s’assit là ; les deux autres se placèrent de chaque côté de lui. Je lui dis :

— Je te félicite d’avoir tenu paiole ; ici, dans le Monde Physique, nous pouvons parler.

— Parfaitement !

J’ai crû qu’ils allaient me parler de sujets politiques ou de choses de ce genre ; non ! Il s’agissait de consultations personnelles du Dalaï-Lama et des deux autres Moines qui l’accompagnaient (de hauts Mages Tibétains).

Par contre, j’ai observé attentivement le Dalaï : un Adepte à cent pour cent ! au sens le plus complet du terme. Merveilleux !

J’ai parlé avec lui de ce dont je devais parler ; ensuite, nous nous sommes séparés aimablement ; ils sont partis, il s’est submergé dans l’Astral pour aller en Inde. Le Dalaï-Lama fait cela !…

D. Et Lobsang Rampa, Maître ?

M. Lobsang Rampa, c’est un Maître qui a pour objectif de susciter la curiosité des gens, pour voir comment attirer les gens vers l’Ésotérisme. Il a fait quelque chose, et beaucoup sont venus à la Gnose grâce à Mardi Lobsang Rampa, c’est pourquoi […] Mardi Lobsang Rampa. Cela ne signifie pas que quelqu’un peut s’auto-réaliser avec les Enseignements qu’il donne, mais, pour le moins, il suscite l’inquiétude spirituelle pour que les gens cherchent la Doctrine.

D. Maître, vous avez dit un jour que lorsque le Dalaï-Lama retournera en Chine […]

M. Oui, lorsqu’il m’appartiendra de revenir (écoutez le terme : Revenir) au Tibet, alors le Dalaï-Lama y sera déjà […]

D. […]

M. La Chine va subir de fortes convulsions politiques et, à la fin, elle devra se retirer de l’Himalaya. Exactement, on travaille durement pour réussir à ce qu’elle se retire bientôt de l’Himalaya. On travaille très durement. Les différents moines tibétains sont très occupés ; et ils devront finalement se retirer. Il y a déjà des forces qui sont en train de provoquer le retrait des forces du communisme, des Chinois du Tibet. Ils se retireront bientôt, les forces sont déjà en action ; ils devront partir de l’Himalaya et laisser alors le Tibet en paix. C’est intéressant…

Le pays du Tibet a été envahi, non pas une fois, mais plusieurs fois. Un jour, c’était un groupe qui vivait en sainte paix (lors de l’invasion de l’Angleterre, qui fut l’une des premières invasions) ; le Tibet souffrit beaucoup. On a su dans le pays des Lamas, là-bas en Asie, qu’une armée anglaise faisait route vers le Tibet pour l’envahir.

Naturellement, le peuple se réunit pour prendre des mesures ; il était déjà en train d’organiser une armée pour combattre les envahisseurs (les envahisseurs anglais), mais quelque chose d’imprévisible arriva : à cette époque, il existait, au Tibet, un groupe de sept Individus Sacrés. L’un d’eux (le plus important, le chef, l’héritier des antiques connaissances de TSONG-KHA-PA) se présenta en pleine assemblée et dit :

— « Mesdames, Messieurs, les enfants […] recevons les envahisseurs les bras ouverts. Ce n’est pas juste que nous combattions qui que ce soit ; ils sont aussi des fils de l’Éternel Père Cosmique Commun, ce sont nos frères ; nous n’avons pas de raison de les tuer, c’est absurde de répandre le sang »…

Bien sûr, tous le respectaient car c’était l’un des sept Individus Sacrés. Plus tard, lui-même s’engagea à sortir à la rencontre des anglais pour leur souhaiter la bienvenue. Et il partit leur souhaiter la bienvenue… Qu’arriva-t-il ? Ils lui tirèrent dessus, ils le tuèrent […] alors, la marche de toute cette armée d’envahisseurs se poursuivit en direction du Tibet. Cela fut très grave. Alors, bien sûr, il commit une erreur très grave…

Il aurait été facile, très facile de stopper cette armée. Rendez-vous compte qu’ils devaient passer par des lieux tels que des gorges entre des montagnes où il y a des rochers en quantité ; il aurait suffi de les laisser arriver dans l’une de ces gorges et de faire rouler tous ces rochers, et aucun d’entre-eux n’aurait survécu ; ils en auraient bien terminé avec l’armée d’envahisseurs !

Mais ce Saint « s’est mis le doigt dans l’oeil jusqu’à l’omoplate », car les anglais s’emparèrent du Tibet ; ils tuèrent, pillèrent, incendièrent, firent tout ce qui leur chantait avec le peuple… Un peuple qui ne s’occupait de personne, fut attaqué par ces anglais…

D. Maître, cela serait-il une vertu mal utilisée ?

M. Une vertu hors de sa place. N’importe quelle vertu, aussi belle soit-elle, si elle est hors de sa place, cause des dommages. Ce qui convenait ici, c’était de combattre les envahisseurs, de les détruire ; organiser une armée pour les combattre, c’est clair.

D. La Loi permet-elle cela ?

M. Mais bien sûr ! Toi, en tant que chef de famille, si tu es avec ta femme, tes enfants et tout, dans une maison et qu’un groupe de bandits vient pour les attaquer : que fais-tu ? Tu vas laisser tuer ta femme et tes enfants ?

D. Je leur donne des coups de bâton…

M. Ou que fais-tu ?

D. Je leur donne des coups de bâton [il répète].

M. Tu ne vas pas les bénir. Pendant qu’ils sont en train de violer ta femme et de tuer tes enfants, tu dirais : « Oh, petits bandits, écoutez, ne faites pas cela sinon le Karma vous châtiera »… Tu dois donc défendre ta femme, tes enfants et tout le monde…

D. Employer les mêmes armes qu’eux ?

M. Ton devoir est de te battre et de mourir dans la lutte ; en luttant, comme les hommes, sur le lieu de bataille. Voilà, ce qu’il faut faire.

D. Maître, et MILAREPA, est-ce un Maître encore vivant ou bien désincarné ?

M. Il a désincarné, il y a longtemps.

D. Était-il un Grand Maître ?

M. Celui-ci, le Nirvana l’a avalé.

Bien, de sorte qu’alors, messieurs, il faut accomplir son devoir. Bien sûr, le plus grave dans l’histoire, c’est que le chef en personne de tout le groupe des sept mourut et qu’il avait les trésors laissés par Tsong-Kha-Pa. Alors, les autres restèrent sans ces trésors, évidemment ; ils voulurent pratiquer le SACRÉMENT ALMOADZIEN, mais c’était déjà trop tard.

A cet effet, chacun recueillit une certaine quantité de sang avec une seringue ; ils mélangèrent ensuite ce sang, l’injectèrent au mort, car ils avaient réussi à aller ramasser le cadavre […] rien du Sacrement Almoadzien, cela provoqua plutôt certaines forces qui furent terribles : ils incendièrent même […]

D. […]

M. Bon, si c’est un Maître, par exemple, qui doit se désincarner, alors, avant de se désincarner, il mélange le sang de tous ses disciples dans une coupe ou un calice et il mélange son sang avec le leur. Alors tous les sangs se mélangent… Tenez compte que dans le sang, il y a un élément qui est l’HAMBLEDZOIN DE L’ÊTRE, c’est à dire le sang […] c’est possible, grâce à ce Sacrement, à ce pouvoir de l’Hambledzoin de l’Être, à ce sang Astral avec lequel le Maître reste connecté : le Maître peut se matérialiser physiquement, rendre le corps astral visible et tangible dans le Monde Physique, c’est-à-dire le sortir du corps astral du Monde, de la Région des Sacrements et le mettre dans le Monde Physique… mettre l’Astral ici, dans le Monde Physique, et continuer à vivre durant un an comme une personne en chair et en os (comme s’il était une personne en chair et en os).

Au bout d’un an, ce n’est plus possible, parce qu’en raison du processus Trogo Autoegocratico Cosmique Commun, le Soleil réabsorbe, attire l’Astral du Maître, il l’emporte. Tant qu’un Maître est dans la Région des Sacrements, il peut continuer à sortir de la Région des Sacrements et à entrer dans le Monde Physique pour se rendre visible et tangible physiquement.

Ils ont voulu faire cela avec le Maître désincarné, pour qu’il leur remette les trésors de Tsong-Kha-Pa ; mais il se trouve que ce Sacrement Almoadzien ne peut se faire que lorsqu’on est en vie et avec la Liturgie appropriée ; comme ils ne l’avaient pas fait, ils restèrent alors privés des trésors de Tsong-Kha-Pa.

L’invasion fut terrible ; les anglais assénèrent aux sept Saints, aux sept Individus Sacrés, le coup de grâce définitif. Bien sûr, cet Individu Sacré « s’était mis le doigt dans l’oeil » et, pour cela, il a dû récolter un grand Karma.

D. […]

M. Tout ce qui est à sa place est bon, mais ce qui est hors de sa place est mauvais. Une vertu, aussi sainte soit-elle, est mauvaise si elle est hors de sa place.

Celui-ci a commis une mauvaise action qu’il devra payer, c’est clair ; il eût été de son devoir de s’engager, ou le mieux aurait été de ne pas s’engager ; et s’il s’était engagé, cela aurait dû être pour former une armée. Mais, s’il ne voulait pas se mêler de cela, le mieux aurait été de ne pas s’en mêler ; qu’il s’éloigne par là-bas dans une montagne et qu’il ne se mette pas « dans le pétrin », qu’il laisse le peuple faire ce qu’il veut […] mais il s’en mêla pour saboter la formation militaire qu’était en train de faire le peuple. Il produisit beaucoup de dommages, car par sa faute, moururent beaucoup de gens ; tout le pays fut saccagé ; beaucoup de crimes furent commis.

D. Maître, et avec l’invasion de la Chine, il n’y eut pas non plus de résistance ?

M. Si, il y a eu de la résistance et il continue à y en avoir, car le Tibet ne s’est pas rendu et il ne se rendra jamais. Il continuera toujours […] et comme se mettent en mouvement certaines forces secrètes, les Chinois sortiront bientôt du Tibet.

D. Les Chinois […] Tibet a des forces ésotériques.

M. Oui, ils le savent, et il est sûr qu’ils ont le mal de mer avec la propagande rouge et qu’ils n’arrêtent pas de causer des dommages à l’Himalaya.

D. Maître, il y a une version qui dit que les Chinois sont entrés au Tibet pour chercher précisément […] que cette invasion n’est pas seulement politique, mais qu’ils cherchaient aussi […]

M. Non, non. Ce sont des commérages ! Et, en plus, les Initiés Tibétains se sont retirés de l’Asie et de toutes les villes qui sont là-bas ; tous sont passés dans l’Himalaya, ils vivent dans les rochers escarpés, dans les volcans éteints ; les momies et tout ont été déplacées dans certains lieux secrets parmi les volcans de l’Himalaya… Tout a changé de lieu.

Au Tibet, il existait une danse très curieuse, une série de ballets sur des échasses. Des individus travestis en diables, déguisés avec de nombreux visages capricieux, imitant des monstres, etc., ce n’était que pour représenter les Mois. C’était une cérémonie qui se faisait publiquement, cela ressemblait à un carnaval. Les Tibétains le comprenaient, mais les Chinois ne le comprendraient pas et c’est pourquoi tout cela devint secret.

D. […]

M. En tout cas, nous avons là-bas un monastère : l’Ordre Sacré du Tibet, entouré de grandes murailles ; l’édifice est assez grand, avec ses vastes salles, une vaste cour où se réunissent parfois les Adeptes […] un Monastère […] Mais les Chinois communistes ne tomberont pas sur le Monastère. Il est submergé dans la Quatrième Verticale ; ils ne dénicheront jamais ce Monastère, bien qu’ils passent à proximité, ils ne le verront pas…

D. Est-ce le Shambhala, Maître ?

M. Le Shambhala est autre chose, c’est une autre région.

D. Et le Shangri-La, Maître ?

M. C’est une autre région ; ce sont des Régions Jinas.

D. Vous devez aller au Shangri-La ?

M. Au Shangri-La… Aujourd’hui, cela fait de la peine lorsqu’on contemple la vallée d’Amitabha envahie par les forces ténébreuses sino-communistes, on ressent une véritable tristesse… Car, dans cette Vallée d’Amitabha, on célébrait alors beaucoup de fêtes, on faisait beaucoup de fêtes religieuses ; elle était toujours remplie d’une certaine mystique spirituelle. Et maintenant, en voyant les Chinois communistes dans la Vallée d’Amitabha, on ressent […]

Pour atteindre l’endroit où se trouve le Monastère, il faut traverser la Vallée d’Amitabha… Je connais toutes ces montagnes escarpées du Tibet, dans l’Himalaya. Et il m’a été donné d’y conduire beaucoup de voyageurs. Écoutez bien : il m’est arrivé de les conduire et il m’appartient de conduire beaucoup de voyageurs.

D. À ce sujet, Maître, on dit que, lors de l’invasion chinoise (j’ai entendu des commentaires), vous avez guidé un certain groupe pour les protéger des envahisseurs.

M. Oui, j’ai dû faire certaines… mais ce furent plutôt des ordres ésotériques : j’ai dû donner certaines indications, des conseils, des instructions, etc. J’ai dû les donner.

Tout ce qui a trait à l’Himalaya est très intéressant. Il y reste encore des vestiges d’anciens royaumes, de royaumes qui ont existé dans l’Himalaya, il ne reste plus rien d’autre que leurs empreintes, leurs vestiges […] Je connais très bien l’Himalaya. Aujourd’hui, les temps ont changé et des anciennes cités, il ne reste que des ruines.

Mais, le plateau de l’Asie Centrale est très intéressant. Il y a un petit groupe de Lamas qui possèdent des vaisseaux cosmiques. Ce petit groupe est, à l’heure actuelle, complètement retiré de l’Asie ; il vit dans un lieu inaccessible aux Chinois communistes, là-bas, au fond, un tout petit… Une vallée entourée d’énormes montagnes recouvertes de neige et de glace ; ils se trouvent dans une grande caverne […] un groupe de Lamas ; c’est là qu’ils gardent secrètement les vaisseaux. Avec ces vaisseaux, ils voyagent vers d’autres mondes habités.

De sorte qu’il y a bien un groupe de gens sur Terre qui possède ces vaisseaux et qui voyage vers d’autres mondes de l’Espace. Il y a aussi un autre groupe que nous connaissons bien et qui est en Amazonie. Il est formé d’un groupe de disciples de Marconi. Et il semble qu’il y ait aussi un autre petit groupe en Argentine qui possède des vaisseaux. Mais celui avec lequel je suis directement en contact est le groupe des Lamas Tibétains de l’Himalaya qui possède des vaisseaux cosmiques.

Ils ont peu de vaisseaux, une petite quantité, mais c’est suffisant pour se déplacer vers n’importe quel monde de l’espace infini et être en contact direct avec les extraterrestres en personne.

De sorte que le monde entier n’est pas comme nous le voyons ici : le monde a d’autres faces, d’autres formes, d’autres gens très différents. Je vivrais volontiers tout le temps là-bas, avec ces gens ; mais on doit rester là pour pouvoir faire l’oeuvre du Père, pouvoir travailler fébrilement, en donnant l’Enseignement. Si ce n’était pas le cas, je serais tout le temps là-bas ; et je dis « tout le temps », car par moments, je suis là-bas. En effet, il m’arrive parfois, même dans les montagnes, de diriger certaines caravanes. Des caravanes de voyageurs qui ne connaissent pas les routes, mais moi, par contre, je connais ces routes.

D. En Astral, Maître ?

M. Physiquement, physiquement… Ne t’étonne pas de cela… Physiquement, et ne t’étonne pas de cela…

D. Ce somt des hommes d’un haut niveau ou des gens communs et ordinaires ?

M. Des caravanes qui demandent la faveur d’être guidées, et on doit les guider parmi les montagnes.

D. Ils vous appellent, ils vous invoquent ?

M. Pas personnellement, mais ils nous demandent un service, pas seulement à moi, mais à d’autres guides, et je suis l’un d’entre-eux… Voyons…

D. Lorsque vous apparaissez physiquement là-bas, apparaissez-vous avec le costume que vous portez ici, en ce moment, ou un autre costume ; ou c’est là-bas que vous vous changez aussitôt après pour… avec […]

M. Là-bas, je porte un costume tibétain. Au sujet de l’Ubiquité… ne vous étonnez pas de cela. Le phénomène de l’Ubiquité est un phénomène très connu en Science Jinas ; il est tout-à-fait normal…

D. […] Vous êtes présent dans différents endroits en même temps.

M. Eh bien oui. Je peux vivre simultanément dans un autre lieu ; je peux vivre là-bas et simultanément vivre ici en même temps.

D. Simultanément ?

M. Simultanément…

D. Et physiquement ?

M. Et physiquement !

D. Vous dites que vous pouvez faire cela ?

M. Je connais la Science… (Rires). Je peux travailler physiquement là-bas pour guider des voyageurs à travers les montagnes et être ici à parler avec vous.

D. Maître, dans votre oeuvre « Le mystère de la Fleuraison d’Or », vous dites que Milarepa était 24 fois en même temps […]

M. Oui, c’est certain. Milarepa a eu de très grands pouvoirs, et pour finir, le Nirvana l’a avalé ; là-bas, chacun est libre de choisir le Chemin qu’il veut. De mon côté, je ne suis pas ce Chemin, je suis le Chemin Direct, celui des hommes qui renoncent à la félicité pour rester travailler ici avec l’Humanité. La Voie Directe, c’est la meilleure !

[suit une conversation à voix basse que l’on n’entend pas].

D. Maître, en ce qui concerne le fait de déménager physiquement […] pour les pays d’Amérique […]

M. Je n’ai pas d’ordre pour l’Amérique du Sud, rien ; je vais constamment là-bas en Astral, je mets aussi mon Corps en état de Jinas ; mais d’aller vivre là-bas ainsi ou… (on interrompt la réponse du Maître avec la question suivante).

D. Ou apparaître physiquement et […]

M. Et bien, j’y vais constamment : pour certains, je me rends visible et tangible. Pas avec tous, car nous ne sommes pas là pour satisfaire la curiosité de […] mais s’il est nécessaire de se rendre visible et tangible où que ce soit, je le fais physiquement, n’importe où, pas n’importe où, mais je le fais quand c’est nécessaire.

D. Maître, si la récolte du Mouvement Gnostique est perdue, que reste-t-il à faire ?

M. Être… les choses vont mal parce que, simplement, les frères ne s’emploient pas à travailler dans la dissolution de l’Égo. C’est de ce point de vue que nous disons qu’ils vont mal.

Tant qu’un homme ne passe pas par l’Annihilation Bouddhique, il n’a rien fait. Tant qu’un homme ne travaille pas sur sa propre vie, il perd misérablement son temps.

En réalité, la vie est un film. Avec la mort, nous retournons au point de départ du film, nous l’emportons vers l’éternité ; avec le retour, nous rapportons notre film pour le projeter de nouveau sur l’existence, sur le tapis de l’existence. Mais c’est le même, il ne change pas. C’est le même qui se répète d’existence en existence ; le même film, celui de toujours.

Si un homme ne travaille pas sur sa propre vie pour modifier ce film, il perd donc misérablement son temps. À la fin, le nombre d’existences, le cycle de manifestation se termine et il doit involuer dans les entrailles de la Terre. C’est la réalité des faits.

Ainsi, il peut avoir été très gnostique, s’il ne transforme pas sa vie, il perd son temps misérablement. Et un homme ne transforme pas sa vie tant qu’il ne dissout pas l’Égo. Ceux qui ne travaillent pas dans la dissolution de l’Égo sont en train de perdre misérablement leur temps. C’est la crue réalité des faits.

D. Il nous revient souvent, à nous les Gnostiques, de lutter contre les ténébreux, par exemple, lorsque… comme beaucoup, j’ai connu particulièrement des possédés et il nous incombe de faire des conjurations de toutes sortes. Je voudrais vous demander : est-ce une tâche qui nous incombe, par laquelle nous devons passer, dans le but de… c’est-à-dire pour acquérir de l’expérience, ou comment on explique cela, Maître ?

M. C’est que nous, les Gnostiques, qui sommes sur le Chemin, sur le Sentier, il nous incombe de lutter contre nous-mêmes, contre les ténébreux que nous portons à l’intérieur de nous-mêmes, à l’intérieur de notre propre maison, c’est normal. Si on ne lutte pas contre soi-même, on est « perdu ». On doit lutter pour la destruction des agrégats psychiques inhumains que nous portons à l’intérieur. C’est la crue réalité des faits.

D. Et les possédés ?

M. Les possédés sont des possédés ; il y en a eu de tout temps et il y en aura dans le futur. Ce sont des cas […] des machines, par exemple, trop vulnérables… alors des agrégats psychiques étrangers se mettent à l’intérieur de ces machines, c’est tout.

D. Nous incombe-t-il à nous, les Gnostiques, de secourir à tout moment ces possédés ou par tous les moyens, ou seulement dans des cas pour que […]

M. Eh bien, lorsqu’on vous demande ce service…

D. Seulement lorsqu’on nous le demande ?

M. Oui, c’est ainsi !

D. Car on ne peut pas se mêler…

M. Des affaires d’autrui ; si on nous demande ce service, il n’y a pas […]

D. […]

M. Bien sûr !

D. Voyez, Maître, je voudrais vous poser une question, car il y a eu de la confusion chez beaucoup de frères. Et maintenant, en parlant ici ce matin, j’ai encore eu cette confusion.

M. Eh bien !

D. Ils considèrent que l’arrivée d’Hercolubus […] ils montrent en 1999. Comme vous pensez que vous allez répandre votre Doctrine en Asie, au Japon, en Afrique, ma question est donc ; si pendant 10 ou 15 ans, cette propagande de la Doctrine leur est étrangère, il ne va pas rester du temps à ces gens pour leur Auto-réalisation Intime de l’Être, car Hercolubus s’approche déjà ; mais si c’est en 2500, alors, oui, il y a suffisamment de temps ! Alors, j’aimerais que vous éclaircissiez cela.

M. Le mental des êtres humains est curieux : il pense toujours à toutes ces choses. En réalité, en vérité, qui a dit qu’il connaissait la date exacte de la Grande Catastrophe ? Il n’y en a qu’un qui la connaît et c’est le Père qui est en secret.

Que Nostradamus dise que cela arrive en 1999, c’est l’affaire de Nostradamus. Je ne pense pas que ce soit en 99. J’ai dit en 2500, mais cette date est symbolique, car 2 plus 5 fait 7 ; je veux dire que lorsque le Septième Sceau sera rompu, surviendra la Grande Catastrophe. C’est la crue réalité des faits.

L’humanité a jusqu’ici rompu Six Sceaux ; il reste le Septième à rompre. Elle a rompu le Premier Sceau avec la Première Sous-Race, sur le Plateau de l’Asie Centrale ; le Second fut rompu dans le Sud de l’Inde et dans toute l’Asie en général, avec la Seconde Sous-Race ; le Troisième fut rompu par la Troisième Sous-Race, en Égypte, en Chaldée, en Phénicie, en Syrie, en Babylonie, etc. ; le Quatrième Sceau fut rompu à l’époque gréco-romaine des césars ; le Cinquième fut rompu par les Saxons, les Teutons, les Anglais, etc. ; le Sixième fut rompu quand les Espagnols envahirent l’Amérique Latine et se mélangèrent avec les races autochtones ; et le Septième Sceau doit être rompu maintenant, avec le mélange de tous les sangs du monde entier aux États-Unis, en Europe, etc., c’est-à-dire avec l’avènement de la Septième Sous-Race de la grande Race Aryenne.

Celle-ci est là pour déchirer donc le Septième Sceau. A quelle heure va-t-il se déchirer ? Je ne le sais pas ; les Anges du Ciel ne le savent pas non plus, ni même le Fils, seul le Vieillard des Siècles le sait ; personne ne le sait. Ce que je sais, c’est qu’il doit être rompu, car Hercolubus est vu par les astronomes. Les astronomes ont déjà fait des cartes de la Grande Catastrophe. Pourquoi ne les publient-ils pas ? Car c’est interdit, ils sont censurés, il ne leur est pas permis de déclencher une psychose collective.

Mais nous, nous l’avons ; vous avez vu la carte ; elle vient d’une bibliothèque de périodiques ; elle est officielle, elle vient du Gouvernement ; elle vient des astronomes. Et tout comme les astronomes d’ici l’ont, les astronomes de toute l’Europe, de l’Asie et de partout, l’ont aussi. Elle est officielle, c’est un sujet officiel et les gouvernements eux-mêmes en ont connaissance. Il est seulement interdit de le divulguer pour éviter la psychose collective.

Mais maintenant, Hercolubus arrive et il est vu par tous les astronomes du monde entier, et c’est lui qui amène la tragédie, c’est cela l’arrivée d’Hercolubus. La première chose qui jaillira à la surface sera le feu liquide de l’intérieur du monde. Bien sûr, c’est un monstre, un géant des milliers de fois plus grand que la Terre qui s’approche dangereusement de notre monde ; que va-t-il alors arriver ? Il doit aspirer magnétiquement, non seulement le feu, mais également l’eau. Il y aura des vagues monstrueuses comme on n’en a jamais vues ; le feu devra jaillir de l’intérieur de la Terre, le feu liquide ; des volcans surgiront de partout et même une partie de la croûte terrestre volera en éclats ; tout le feu liquide se déversera donc sur toute la surface du monde, sur tous les continents ; ce sera le jour du Grand Incendie Universel…

C’est donc une chose logique étant donné l’attraction magnétique de ce monde qui s’approche trop. Et tout ce qui est en vie périra par le feu. Enfin, au maximum de l’approche d’Hercolubus, se produira la révolution des axes de la Terre et la pauvre Terre se renversera : Les Pôles se convertiront en Équateur et l’Équateur en Pôles ; les mers changeront de lit et les continents actuels se retrouveront au fond des océans. C’est ainsi que périra toute l’humanité. Il ne restera personne de vivant pour raconter l’histoire. De ceux […] de l’humanité « personne ne sera épargné ». C’est la crue réalité des faits.

Nous allons organiser une petite armée, un petit groupe : nous trouverons des millions de personnes et parmi ces millions, nous allons voir combien il y en aura qui se montreront dignes d’être amenés dans le nouvel exode biblique, avant la Grande Catastrophe.

Le nouvel exode sera effrayant. Tous les frères (nous tous qui allons travailler) devront sortir les élus, les sortir, dirions-nous, de tous les côtés, de tous les pays, les nations et les langues ; ils devront être emmenés dans un certain lieu du Pacifique… Un lieu qui existe dans le Pacifique d’où l’on pourra voir la catastrophe sans subir aucun dommage.

En ces jours-là, la Terre sera enveloppée de feu et de vapeur d’eau. Et ces élus seront le noyau de la future Sixième Race Racine. Il surgira de nouvelles terres du fond des mers, de nouveaux continents se formeront et, quand un double arc-en-ciel apparaîtra dans les nuages, signal d’une nouvelle alliance de Dieu avec les Hommes, ce sont ces élus qui vivront dans ces nouvelles terres et d’eux sortira la totalité de la nouvelle Grande Race, la Sixième Race Racine.

Quand cela surviendra, ces élus ne devront plus avoir à l’intérieur d’eux ne serait-ce qu’une particule d’Égo. Car celui qui possédera quelque chose de l’Égo ne sera pas admis sur la Terre Promise de demain. On n’admettra là-bas que des gens innocents, des gens dépourvus d’Égo, absolument innocents. Voyez-vous ce que cela signifie ? Celui qui aura l’Égo ne sera pas admis… il ne sera pas admis.

D. Vont-ils rester sur l’île ?

M. Ils se désincarneront et on donnera un corps exclusivement à ceux qui n’ont pas d’Égo. Car, dans la future Grande Race, il n’y aura personne avec l’Égo, pas même un pour cent d’Égo ; ne vivront là que des gens innocents, ceux qui auront conquis l’innocence, ou reconquis l’innocence dans le mental et dans le coeur.

D. Maître, à quoi est dû ce double arc-en-ciel, c’est-à-dire que cela ne s’est produit que de rares fois ? Car, étant dans une petite ville de l’Équateur, à Bamahoyo, j’ai eu l’opportunité de voir un arc-en-ciel bien marqué et un autre formé plus ou moins à moitié […]

M. Ce sont des phénomènes très importants : un signal mystique ou ésotérique. Lorsque apparaîtra ce double arc-en-ciel dans les nuages, à cet âge là, à cette époque là, cela annoncera l’Âge d’Or ; je le ferai devant l’humanité […] cette nouvelle humanité. De sorte qu’il ne restera rien de ces Aryens pervers qui peuplent maintenant la surface de la Terre, rien, absolument rien. C’est la crue réalité des faits.

D. Maître, je voudrais vous demander en quoi consiste l’obsession psychique dont vous avez parlé ce soir en Troisième Chambre ?

M. […]

D. Non, non ; Maître, lorsque je me suis endormi et que vous m’avez réveillé, et alors vous avez dit que c’était une obsession psychique.

M. Une entité ténébreuse qui s’est mise dans ta peau […]

D. Oui, Maître. J’ai senti, à ce moment là, que mon coeur battait très vite…

M. C’est que c’était un ténébreux… tu peux être sûr que c’était un ténébreux, parce que j’ai dû le faire sortir […] il ne faut pas permettre aux ténébreux de s’engouffrer à l’intérieur de nous, il faut être sur ses gardes.

D. Que faut-il faire dans ces cas-là ?

M. Les faire sortir, c’est pour cela qu’il y a les conjurations ; ou leur jeter de l’eau à la figure.

D. Comment se défend la personne elle-même ?

M. En ne baissant pas la garde. Lorsqu’on sait que les ténébreux peuvent entrer, on ne baisse pas la garde.

D. Maître, j’ai cru que c’était vous qui veniez… J’ai senti qu’une personne venait vers moi, alors j’ai cru que c’était vous qui veniez vers moi, car je sentais qu’il venait avec une crosse, je sentais comme une crosse qui tapait et je me suis dit : « C’est le Maître Samaël qui vient vers moi »… Mais après, j’ai senti comme si vous veniez vers moi, mais immédiatement comme si vous aviez changé de…

M. De route !…

D. De route, oui, c’est ainsi, je l’ai ressenti ainsi et je me suis dit : « Peut-être qu’une personne va passer ». Mais, au moment où j’ai senti cela, je me suis senti comme si j’étais conscient, vous me comprenez ? J’étais en attente, ou je me préparais à ce qui allait arriver, mais j’étais là… Et mon coeur battait très vite.

M. Je ne te dis pas… mais c’était un ténébreux qui a profité du moment où ton mental était tranquille et […] c’était un ténébreux, parce que j’étais en train de l’observer en détail, et c’est pourquoi il a fallu le faire sortir et je l’ai fait : c’était un ténébreux…

D. Maître, bien que j’aie demandé de l’aide à ce moment-là, disons par exemple, à vous ou à la Maîtresse Litelantes, alors, comment expliquer que le ténébreux soit pourtant entré ?

M. C’est que celui-ci s’était déjà installé ; après s’être installé dans les cinq cylindres de la Machine, il ne veut pas abandonner la Machine. Voilà le problème. Et pour le sortir de là, il faut y mettre un peu de force : lutter et le jeter, le conjurer… Que me disais-tu ?

D. Non, rien, Maître…

M. Cette affaire de ténébreux est terrible. C’est terrible, ces ténébreux qui envahissent les organismes et tout !

D. Est-ce par récurrence ?

M. Non… On baisse la garde et les ténébreux s’engouffrent sans permission dans la « maison » ; ne laissez pas les ténébreux s’engouffrer à l’intérieur de vous, ne le permettez pas ! Il faut être en garde !… En garde !

D. C’est-à-dire, Maître, qu’il faudra ne pas s’oublier soi-même ? Lorsqu’on baisse la garde, c’est lorsqu’on s’oublie soi-même ?

M. Bien sûr ! Lorsqu’on oublie son propre Être, on baisse la garde ! C’est ainsi. En tout cas, je vous ai déjà dit que, dans la vie, le principal, réellement le principal, c’est l’Annihilation Bouddhique, passer par l’Annihilation Bouddhique ; et, à cet effet, il faut travailler très dur. On peut annihiler ou désintégrer les Mois, les agrégats psychiques (on peut le faire parfaitement), à travers la méditation et la prière, la […]

Maintenant, la force la plus importante qui existe pour désintégrer les agrégats psychiques, c’est la Forge des Cyclopes. Il y a là une force électrique terrible qui nous permet de réduire en poussière nos agrégats psychiques.

J’ai réduit en poussière les agrégats psychiques qui me restaient, simplement en faisant du travail dans la Forge des Cyclopes, intentionnellement, objectivement, et là je les ai réduits en poussière.

D. Maître, est-il plus facile de désintégrer les Égos avec les Corps Solaires déjà construits ou en tant que disciple ?

M. C’est de toute manière la même chose, et ce n’est pas si facile. C’est une lutte à mort que l’on doit soutenir contre soi-même, qu’on ait les Corps ou qu’on ne les ait pas, c’est la même chose.

D. C’est-à-dire que la personne qui a déjà ses Corps Solaires fabriqués a aussi la possibilité de se convertir plus rapidement en Hanasmussen ?

M. Celui qui a les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être grâce à l’accomplissement du Devoir Parlok de l’Être peut alors se convertir en Hanasmussen avec un double centre de gravité s’il n’élimine pas les agrégats psychiques, c’est clair. S’il les élimine, c’est merveilleux ! Il se convertit en Homme Solaire. Mais s’il ne les élimine pas, il se convertit alors en Hanasmussen, avec un double centre de gravité. C’est la crue réalité des faits.

M. Lorsqu’il s’agit d’agrégats psychiques, que ce soit avec les Corps ou sans les Corps, de toute manière, il a « échoué », il va à l’Abîme et à la Seconde Mort.

D. Maître, par rapport au sujet de ce soir, ce que vous avez dit de l’entité, est-ce un Égo à moi dont une entité extérieure prend possession à ce moment-là ?

M. C’est une entité X, n’importe laquelle ; ne te préoccupe pas et n’y pense plus, car tu es en train de l’attirer.

D2. Le mieux est de l’oublier ?

M. Oublie cela, n’y pense plus !…

D. Non, Maître, je dis cela parce que, par exemple, la dernière fois, la guérison de la Semaine Sainte, vous vous rappelez ?

M. Oui…

D. Alors, à la maison, parfois quand je fais une pratique, cela m’est arrivé, mais je demande de l’aide à la Mère Nature ; alors, vous m’avez dit : « Tu vibres beaucoup avec la Mère Nature ». J’ai senti alors une chose semblable ; je voudrais donc que vous me montriez la différence entre ce cas et l’autre.

M. C’est l’expérience pratique qui va te l’indiquer. Applique-toi à appeler ta Divine Mère Kundalini et travaille, c’est tout ; l’expérience te l’indiquera, cela ne s’apprend pas […] cela s’apprend sur le tas.

En tout cas, n’oublie pas que tu es un Bodhisattva ; tu « te mets le doigt dans l’oeil » en acceptant ces ténébreux, compris ? Tu as les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être formés ; tu ne dois plus les fabriquer, tu les as ! Maintenant, tout ce que tu dois faire, c’est désintégrer l’Égo, le réduire en poussière, le réduire en cendres, c’est tout. Et ne pas admettre de ténébreux dans ton corps, c’est tout.

Ainsi, mes chers frères, il est donc vital de comprendre que la force principale pour désintégrer les agrégats psychiques inhumains que nous portons à l’intérieur de nous est précisément la Forge des Cyclopes, c’est-à-dire dans la Forge Incandescente de Vulcain ; c’est là que se trouve la Force la plus grande.

Si on ne travaille pas, alors, simplement on retarde l’Annihilation Bouddhique. Et on doit passer par la Grande Annihilation si on veut avoir une réalité, si l’on veut véritablement, être. Tant qu’on n’est pas passé par l’Annihilation Bouddhique, on n’a aucune réalité, on est un simple robot, comme je vous le disais hier soir : « Pro-gram-mé ». Qui nous programme ? Nos propres impressions passées nous programment… On est programmé, on est un robot et rien de plus qu’un robot programmé par les impressions. C’est une synthèse, comme exemple, qu’il faut savoir comprendre.

Être un robot… je crois que cela n’a rien d’agréable, n’est-ce pas ? Il vaut mieux avoir une réalité et on a une réalité lorsqu’on passe par l’Annihilation Bouddhique. Tant que l’on n’est pas passé par l’Annihilation Bouddhique, on n’a pas de réalité.

Mais, pour ce qui est de la dissolution des agrégats, je veux vous dire qu’il y en a qui sont très difficiles à dissoudre, tel celui de l’auto-mérite : penser que l’on a du mérite pour tout. Nous, les missionnaires, nous devons faire attention à cela (je me considère aussi comme un missionnaire ; je sors aussi en mission, en tournée, pour toucher des gens et tout ça). Nous devons être vigilants par rapport à ça, car il pourrait arriver qu’en travaillant pour l’humanité, nous nous sentions alors pleins de mérites et que nous disions : « Bon, mais si j’ai travaillé pour l’humanité, que je suis en train de travailler, je suis méritant ; j’ai des mérites puisque je fais quelque chose pour l’humanité, je me suis sacrifié ».

Cette question de l’auto-mérite est très grave, car réellement, nous ne méritons rien. Si je vous disais que : « J’ai du mérite, car j’ai écrit quelques livres et j’ai formé un Mouvement ». Il ne me semble pas que je mérite quoi que ce soit parce que j’ai formé le Mouvement Gnostique. Car, qui a créé le Mouvement Gnostique ? C’est celui qui est ici, à l’intérieur. Qui est-ce ? L’Ancien des Jours, la Bonté des bontés, la Miséricorde des miséricordes, l’Occulte de l’occulte. Lui a du mérite, moi je ne suis que son instrument. Les mérites sont à lui et non à moi.

Si je crois que j’ai tous les mérites et que vous devez reconnaître mes mérites « parce que j’ai créé le Mouvement Gnostique » et que je me présente devant vous, rempli de vanité, je suis en train de commettre une faute très grave, car je n’ai aucun mérite, je n’ai rien fait. L’oeuvre, c’est le Père qui l’a faite.

Je lui ai servi de véhicule et c’est tout. Un instrument imparfait, une « petite machine » par-là qui sert plus ou moins au Seigneur pour écrire ses livres : c’est lui qui les écrit, pas moi. C’est lui, à travers cette « petite machine », à travers ces doigts qui sont, certes, presque à moitié détruits d’avoir tant tapé à la machine à écrire… C’est une « petite machine » qui, maintenant, a même les doigts endommagés d’avoir tant écrit ; elle est vieille, mais ici elle sert, la « petite machine ». Mais pourrais-je dire que j’ai des mérites ? Serais-je, par hasard, le détenteur de la Sagesse Universelle ? C’est le Seigneur qui a les mérites, car c’est de lui que viennent les mérites. Je suis uniquement son véhicule, son instrument, un véhicule imparfait ; Lui seul est parfait.

Ainsi, donc, cette affaire du Moi du mérite, de l’auto-mérite, il faut l’éliminer. Parce que tant qu’on aura ce Moi de l’auto-mérite, en pensant qu’on a tous les mérites, il ne pourra rien faire d’autre que de continuer en tant qu’Égo ; et le fait de continuer en tant qu’Égo est très triste, car on n’arrive pas ainsi à la Libération.

D. […]

M. Ils le peuvent toujours ; ceux qui ne le disent pas pensent : « Je me suis sacrifié, j’ai lutté, je suis en train de faire le Mouvement, j’ai déjà gagné des mérites ». Cela ne nous laisse pas mourir en nous-mêmes. On doit savoir que nous, nous ne sommes pas plus qu’un pauvre ver et rien d’autre, qu’on ne vaut rien, que c’est l’oeuvre du Seigneur, de l’Ancien des Jours ; c’est lui qui fait l’oeuvre ; nous, nous ne valons rien, nous ne sommes rien. Il faut comprendre cela. Tant que cela ne sera pas compris, l’Égo continuera d’exister.

Bon, maintenant, il se peut que nous le comprenions intellectuellement et que nous disions : « oui, c’est vrai » ; mais c’est autre chose que de le comprendre réellement et de le sentir, n’est-ce pas ? Il faut comprendre, savoir et sentir qu’en réalité, en vérité, nous ne sommes rien. Seul le Père qui est en secret a des mérites ; nous, nous n’avons pas de mérites. Tout au plus, avons-nous servis d’instrument ; en tant qu’instrument, nous pourrons être plus ou moins utiles.

Plus nous serons « morts », plus nous serons utiles ; moins nous serons « morts », moins nous serons utiles. Plus on est « mort », plus on est utile comme instrument, mais comme instrument ! Mais croire que c’est nous qui faisons l’oeuvre, c’est absurde ! Car nous ne sommes rien, nous ne valons rien, nous ne méritons rien. Car, dans des existences passées et dans la présente, nous avons tous péché contre le Père, nous avons commis beaucoup de crimes, beaucoup de délits et beaucoup d’erreurs. Aucun d’entre-nous ne peut dire : « Écoute, moi je n’ai jamais dans ma vie, ni dans aucune existence, commis une seule erreur ». Lequel d’entre-nous peut dire cela, lequel ? En connaissez-vous un ?

On se prend pour un saint… Il y a un Moi qui se prend pour un saint, le Moi de la sainteté : on croit qu’on est divinisé, très saint, qu’on a tous les mérites. Là, c’est le Moi pharisien. Nous devons éliminer le Moi pharisien si nous voulons obtenir l’Annihilation Bouddhique.

D. Maître, il y a un problème chez les missionnaires. Cela se produit tout le temps et je crois que cela continuera à se produire ; c’est le fait que chacun de nous se croit meilleur que les autres missionnaires. Et il arrive que lorsque nous allons à un endroit où il y a eu un autre missionnaire, le plus probable, c’est que nous allons défaire le travail qu’un autre a fait. Alors, il arrive toujours des problèmes de cette nature, et des problèmes d’une sorte et des problèmes d’une autre sorte, à cause de l’orgueil, et par le fait que je sais plus, ou par le fait que je fais les choses mieux que l’autre et mieux que celui-ci, alors, quand je parle de ça avec Monsieur Celestino, il me dit : « Il n’y a pas de missionnaire meilleur que l’autre ; celui qui est meilleur est celui qui ne fait pas d’embrouilles ; et il est meilleur car il ne le fait pas ». Voilà ce qu’a dit Monsieur Celestino. J’aimerais, Maître, que vous nous parliez à ce sujet.

M. Je dis que les missionnaires doivent faire leur travail […] donnant l’Enseignement de partout, mais en n’interrompant pas l’oeuvre des autres. Chacun est responsable de son oeuvre. Si un missionnaire a réussi à établir un Lumisial et a formé un groupe, les autres missionnaires doivent respecter le Lumisial que celui-ci a établi et ne pas vouloir venir de l’extérieur, de la rue, pour le réformer, car c’est un manque de respect.

C’est comme si quelqu’un, en ce moment, faisait irruption dans cette maison pour dire : « cette maison est mal aménagée : cette pièce est horrible, mettez ces meubles dehors, ils ne servent à rien, apportez-en d’autres ; et cette salle à manger, elle est horrible, apportez une autre table, celle-ci ne va pas ! Et voyons en haut, comment sont les chambres ? Changeons-les, passons les lits d’un lieu à un autre ! ». Bon, que diriez-vous de cette personne ? […] Elle est en train de commettre un abus. C’est ce que fait le missionnaire qui se met à détruire un groupe qu’un autre est en train de diriger, en voulant le réformer. C’est un autre délit. Que chacun réponde de son groupe ; que chacun réponde pour ses gens devant la Loi et devant le Père ; que personne ne se mette dans l’oeuvre d’un autre, parce que c’est un délit.

D. Maître, mais dans le cas où c’est le missionnaire international qui dit : « Bon, cela se fera sous ma responsabilité, même si le missionnaire précédent a dit autre chose ». Et il dit : « Bon, bien qu’il ait fait comme ça, cela va changer et c’est sous ma responsabilité ».

M. C’est ce qu’on appelle « mettre son nez » là où on ne doit pas. Qu’il aille former des groupes nouveaux et ne veuille pas venir réformer l’oeuvre des autres. Car chacun est chacun et chacun répond de son oeuvre devant la Loi et devant le Père.

On est arrivé à commettre toutes sortes d’abus en Amérique Centrale et en Amérique du Sud, et, bien sûr, c’est lamentable.

D. Qu’appartient-il de faire à une Assemblée S. dans ce cas ?

M. L’Assemblée S. doit faire s’accomplir la Loi. Les groupes qui sont formés, s’ils ont été formés comme il faut, doivent continuer avec l’ordre établi […]

D. Pardon, Maître, on vous parle de la Centrale de Télévision.

M. Ah, oui ! Nous allons voir de quoi il s’agit […]

On est en train d’exploiter son prochain, etc., alors l’Assemblée S. doit […] pour rétablir l’ordre. Il est clair que si l’Assemblée S. considère qu’il est nécessaire d’envoyer un missionnaire là-bas, pour mettre de l’ordre dans un Lumisial qui traverse le chaos et que l’autre missionnaire a abandonné ses gens, cela change les choses, c’est différent. Mais qu’un missionnaire à la tête d’un groupe, qui a un groupe sous sa responsabilité […] qui a un Lumisial qu’il a lui-même formé, qui lui a coûté des sacrifices […] et que soudain en vienne un autre qui veut « tout réformer », c’est mauvais.

Ce que je dis s’applique non seulement aux missionnaires, mais aussi aux Directeurs de Sanctuaires. Personne n’a le droit d’aller réformer le Sanctuaire d’un Directeur. Chacun […] 

 

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