La Transformation Radicale

(Exercices de lamaserie)

 

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1. L’Initiation Gnostique

Quand l’Essence, c’est-à-dire la particule microscopique de lumière et de conscience qui se trouve au fond de l’homme, est mise en mouvement, travaillée, mue par quelque chose qui est beaucoup plus profond et qu’on appelle la Monade, elle est poussée fortement à lutter pour la Maîtrise, pour la Réalisation intime de l’Être ; alors la personne se met à sonder l’océan de la science, à explorer, étudier, chercher la clé, la méthode qui permettra de ressusciter d’entre les morts ; l’Initiation, c’est cet itinéraire qui conduit l’animal intellectuel tricérébré, sous l’impulsion profonde de son Être, à la conquête de la Réalisation totale, c’est-à-dire, à l’immortalité, à ce qu’on appelle, dans les religions, le salut de l’Âme.

Tous les initiés ont passé par la maternelle des religions, loges, sectes, écoles spiritualistes, cherchant dans le Yoga, le Rosicrucisme, le spiritisme, etc., la clé, le chemin, le système. Les religions, écoles, loges, constituent donc, pour le chercheur, pour l’investigateur sérieux, pour le spiritualiste inquiet, l’école maternelle et le primaire du domaine spirituel. Ce processus est nécessaire, car pour arriver au baccalauréat, il faut d’abord passer par la maternelle et le primaire.

Comment pourrions-nous découvrir les Mystères divins si nous ne passions pas auparavant par les différentes religions et écoles spiritualistes ? Celui, donc, qui condamne une religion ou une doctrine sous prétexte que la sienne est la seule vraie, commet une grave erreur.

Nous devons savoir que celui qui s’initie aux saints Mystères gnostiques est sorti du primaire et est entré dans les études secondaires. Celui qui s’introduit dans les Mystères Majeurs et parvient à la Maîtrise, recevra le titre d’Adepte.

Mais il nous faut d’abord de toute urgence nous lever en armes contre l’Ego, faire en nous la révolution contre les entités du Moi ; nous devons commencer cette lutte aujourd’hui même, ici et maintenant, et conquérir la vertu de la continuité de propos dans la bataille.

Celui qui vous parle en ce moment est passé par les religions catholique, adventiste, pentecôtiste, les Témoins de Jéhovah, les Mormons, les Baptistes ; j’ai aussi étudié et pratiqué le spiritisme, le Rosicrucisme, le Yoga, etc., dans une inextinguible soif du Réel, du Vrai.

De toutes ces croyances et doctrines j’ai retiré une foule d’expériences sociales et matérielles qui m’ont été utiles pour l’existence ; la seule chose que je ne trouvai pas, c’est précisément ce que je cherchais si ardemment : des expériences ultraphysiques, métaphysiques, ultrasensibles, des transformations.

Les saints Mystères gnostiques m’ont donné la clé, le système, les méthodes scientifiques pour atteindre l’Autoréalisation intime de l’Être.

Dans la Divine Gnosis j’ai découvert que tout ce que je cherchais en dehors de moi était au contraire à l’intérieur de moi ; j’ai découvert aussi avec stupéfaction qu’il y avait au dedans de moi un véritable monstre ténébreux à mille têtes, une terrible légion d’entités de l’ombre.

Je me suis rendu compte que dès ma plus tendre enfance j’avais créé en moi des habitudes, des vices, des défauts, qui avaient envahi ma conscience et l’avaient engloutie ; il ne m’en restait plus qu’une infime portion : avec ce minuscule pourcentage de conscience je ne pouvais faire autrement qu’obéir au monstre à mille têtes, j’étais une véritable machine qui obéissait aux entités que j’avais moi-même créées.

Ces démons ou entités qui me torturaient, qui me volaient la conscience et la paix du cœur, se nourrissaient de mes propres faiblesses ; ces entités obscures qui vivaient en moi étaient la passion charnelle, la fornication, l’adultère, le mensonge, la haine, la rancune, la cupidité, la luxure, la colère, l’orgueil, la paresse, le pessimisme, la présomption, la gourmandise, la vanité, etc.

Chaque défaut, vice, erreur, a sa propre pensée, sa manière propre de se comporter, et je me laissais manœuvrer par ces entités sans pouvoir trouver la méthode adéquate pour en finir avec cette légion de diables cruels et impitoyables qui me rendaient la vie insupportable.

J’ai fini par trouver la technique précise et effective, la méthode pour parvenir à la paix véritable et récupérer la conscience perdue, engloutie dans le ventre de mes propres défauts, des entités démoniaques que j’avais moi-même créées au cours de mon existence désordonnée.

Dans les Mystères gnostiques sacrés, l’initié découvre une foule de clés qui lui permettent de s’élever sur l’échelle merveilleuse de l’Être. Cela, je l’ai vite compris. Mais il y avait une inconnue, une véritable énigme, au fond de mon esprit : qui était le créateur de cette admirable science ultraphysique et spirituelle dispensée à travers tous les livres de la Gnose ?

Qui était ce prophète, cet Avatar, ce haut Messager venu apporter à ce monde la clé souveraine du Grand-Arcane, de la Rédemption ?

Où pouvais-je donc rencontrer ce Grand Maître qui a illuminé le monde par la révélation des universels Mystères Christiques ?

Lorsque je fis mes premières pratiques gnostiques de régénération organique, physique, lorsque je pus me convaincre par expérience directe que mon état animique déprimé avait changé et que j’avais récupéré mes énergies et reconquis mon pouvoir vital, lorsque je découvris que mon Âme commençait à savourer le bonheur et la félicité intérieure, que je retrouvais la tranquillité et la paix du cœur, lorsque je fis avec succès la pratique pour sortir en Astral, lorsque j’effectuai mes premières investigations dans les mondes suprasensibles et que je pus vérifier jusqu’à satiété que les clés et les méthodes que ce Grand Maître donnait dans ses livres étaient ce qu’il fallait pour connaître par expérience directe ce que l’on nomme la Vérité, le Réel, alors je n’eus plus qu’un désir : connaître ce Grand Hiérarque, ce Maître de Sagesse.

Je ne pus résister à la tentation de lui écrire, à Mexico, où se trouve le Siège Patriarcal de l’Association Gnostique Internationale, je brûlais de connaître ce Dieu vivant, cet Être qui s’était incarné sur terre pour nous livrer l’Arcane de la Sagesse.

J’écrivis donc une lettre où je manifestais au Maître mon ardent désir de me rendre au Mexique pour le rencontrer personnellement et recevoir de lui des enseignements ésotériques de toute sorte.

Je reçus bientôt la réponse, une lettre de Mexico que j’ouvris fébrilement, dans ma hâte de pouvoir enfin contempler de près la flamme lumineuse allumée sur la terre pour nourrir tous les affamés de Sagesse et de Lumière.

Je lus : « Monsieur Efraín Villegas Quintero, Être adorable et immortel, salut. Paix Invérentielle.

Je ne puis vous conseiller ce voyage. Vous ne devez pas faire ce voyage. Il s’est présenté ces temps-ci toute une série de problèmes qui ne me permettraient pas de m’occuper de vous comme il se doit. Mieux vaut que vous remettiez à plus tard le voyage que vous désirez accomplir. Réellement, je ne pourrai pas accepter votre visite avant sept ans. Déplacez votre voyage de sept années.

Vous êtes aujourd’hui un apprenti et vous ne pourriez rien gagner à effectuer ce voyage. Pour comprendre un Maître il faut avoir passé l’état d’apprenti.

Annulez donc votre voyage. Recevez mes salutations gnostiques. Que votre Père qui est en secret et que votre Divine Mère Kundalini vous bénissent. Samaël Aun Weor. »

À partir de ce moment, j’abandonnai l’idée, le rêve d’aller à Mexico rencontrer le Maître. Je ne pourrai même penser me rendre auprès du Grand Avatar avant sept ans, me dis-je.

Les jours, les semaines, les mois et les années passèrent. J’étudiais intensément les livres, je faisais des pratiques de méditation, de Mantralisation, de transmutation, des exercices pour sortir en astral, etc.

J’écrivis dans des revues, des journaux, je diffusais par la radio des programmes culturels gnostiques, je parcourus campagnes, villages et villes, portant ce message gnostique à tous ceux qui voulaient m’écouter.

À certains endroits on me recevait bien, à d’autres, on me fermait la porte au nez, quelques-uns louangeaient mon ardeur à transmettre cette connaissance à tout le monde, d’autres se moquaient de moi avec des gestes de mépris ou me lançaient des paroles offensives et me tournaient en dérision.

Mais j’avais pris la décision de travailler sans répit dans le Grand-Œuvre. J’avais la plus absolue confiance dans la Parole du Maître et je ne pensais qu’à mériter le privilège, face à la Loi Divine, de me rendre auprès du Maître.

J’attendais donc avec patience, travaillant inlassablement, voyageant, instruisant, enseignant, me sacrifiant pour mes frères, faisant de super-efforts pour acquérir le privilège et la grâce de réaliser mon voyage vers le Grand Prophète de l’Ère nouvelle du Verseau, Samaël Aun Weor, le fondateur de l’Association Gnostique Internationale.

Le Maître me nomma Missionnaire Gnostique et m’envoya en mission officielle dans plusieurs pays sud-américains, où nous avons pu fonder des Lumitiaux, des Sanctuaires, et former des groupes d’étudiants aspirant à l’Initiation.

Ce furent sept interminables années de lutte et de travail intense dans les trois facteurs de la Révolution de la Conscience.

Les sept années passèrent, mais ma situation financière était alors assez précaire, j’étais dans une période de vaches maigres ; en outre j’avais acquis un peu plus de responsabilité, de sérieux, de respect pour le Maître, et je n’osais pas le consulter à nouveau au sujet de mon voyage. J’attendais une opportunité, une occasion, confiant en la Loi Divine.

L’auteur, Efraín Villegas Quintero, raconte ensuite qu’il dut attendre encore deux années de plus, deux années d’épreuves préparatoires, avant que l’opportunité se présentât, une dame gnostique d’Amérique du Sud, servant d’instrument de la Loge Blanche, lui offrant le prix de l’aller et retour en avion et de l’argent supplémentaire pour son séjour à Mexico. L’auteur nous parle ensuite de son voyage en avion, son arrivée à Mexico, sa rencontre émouvante avec la famille du Maître Samaël, avec son fils aîné, sa fille Ipatia et son épouse, Dona Arnolda, que les gnostiques connaissent davantage sous le nom de Maîtresse Litelantes, car elle est un Maître des Mystères Majeurs.

Villegas Quintero nous parle de son entretien prolongé avec la Maîtresse Litelantes et sa fille Ipatia, puis de l’arrivée du Maître Samaël Aun Weor, homme simple, aimable, cordial, sans rien de particulier. Ils commencèrent à converser, avec sérénité, et le Maître, lui qui est lumière et sagesse, s’adressait à son disciple, qui se savait obscurité et ignorance, comme si celui-ci était un personnage important. Pour un Maître, toutes les créatures sont importantes, pour le Grand Hiérarque qu’est l’Avatar du Verseau, tous les disciples méritent amour, respect et considération, car dans son cœur il ne fait pas de différence, tous sont égaux et il traite tout le monde avec un amour infini. En somme, le Maître voit dans chaque personne la divine étincelle de l’Être.

Dans la personne du Maître Samaël, ajoute l’auteur, je contemplais comme un océan profond rempli de richesses spirituelles inconnues et tellement immenses que les dieux mêmes s’inclinaient pour participer de son Verbe de feu, le Verbe de Dieu incarné, manifesté là dans ce grand Homme d’une apparence quelconque mais avec une Âme aussi grande et lumineuse que l’image d’un soleil resplendissant dans l’espace infini.

Villegas Quintero avait apporté une cassette où étaient enregistrées les questions et les salutations respectueuses de plusieurs frères gnostiques. Le Maître écouta ses disciples avec attention puis il les salua à son tour et leur adressa, sur cassette, une conférence improvisée sur le thème de la fin des temps et de la nécessité de dissoudre l’Ego.

 

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