La Révolution de Bel

 

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16. L’Élixir de Longue Vie

Le maître Zanoni reçut son initiation en Chaldée en des temps très reculés, et conserva sa jeunesse pendant des milliers d’années. Megnour, compagnon de Zanoni, vécut également des âges entiers. Ces maîtres étaient invincibles, et la mort ne pouvait rien contre eux. Ils furent citoyens d’une antique nation maintenant disparue (la Chaldée). Où était leur secret ? Quel était leur pouvoir ?

En arrivant au présent chapitre de cet ouvrage, bien des médecins, analphabètes en médecine occulte, le regarderont avec mépris et se railleront avec des gestes compatissants de cet « Élixir de Longue Vie », considérant ces enseignements insensés, qui pour eux sont quelque chose d’impossible. Les rosicruciens déséquilibrés et les mystiques maladifs du spiritisme n’ont jamais compris et ne veulent pas admettre que « l’Élixir de Longue Vie », « la pierre philosophale » et la « clé du mouvement perdu » se trouvent à l’intérieur des testicules du mâle et de l’utérus de la femme.

Nous avons déjà dit et nous ne nous lasserons pas de répéter que l’initiation est la vie elle-même, vécue intensément, et que la rédemption de l’homme réside exclusivement dans l’acte sexuel.

Quand notre ouvrage « Le Mariage Parfait » commença à circuler, d’innombrables critiques surgirent, comme nous l’avions d’ailleurs prévu, qui nous qualifièrent de pornographes, pour avoir parlé dans un langage simple et accessible à la compréhension de tous et pour avoir donné la clé de la magie sexuelle. Nous savons bien sûr que « pour le pur tout est pur et pour l’impur tout est impur ». Ces modèles de sagesse, ces mystiques maladifs qui se croient supra-transcendés en raison de leurs élucubrations morbides, nous ont qualifié de matérialistes.

Ces personnes ignorent totalement que rien ne peut exister, pas même Dieu, sans l’aide de la matière.

Quelques vieux décrépits et gâtés par le coït passionnel et les désirs sexuels insatisfaits, s’horrifièrent et rejetèrent le livre en le qualifiant de scandaleux et pornographique ; c’est que l’humanité aime le mal plutôt que le bien. Il y eut des mystiques hallucinés qui plaidèrent pour la chasteté absurde que prêchent mais ne pratiquent pas certaines sectes religieuses, ne sachant pas que la nature elle-même se rebelle contre cette abstention néfaste, d’où viennent les pollutions nocturnes, la décalcification générale par l’urètre et comme conséquence la maladie. C’est que la nature est sage dans ses desseins : les hommes sont faits pour les femmes et les femmes sont faites pour les hommes. Ce que nous devons faire est d’apprendre à jouir de la femme sans nous nuire, et pour cela, apprendre à pratiquer la magie sexuelle.

Pendant les transes amoureuses, le gnostique réfrène l’acte sexuel et le semen monte alors à la tête par certains canaux spermatiques, convertissant l’homme en un Dieu.

Cela, les pseudo-apôtres de la médecine moderne ne le comprennent pas et ne peuvent ni le comprendre ni se l’expliquer, simplement parce qu’ils ne connaissent pas l’anatomie des sept corps de l’homme, ni la chimie occulte, ni l’ultrabiologie des organismes intérieurs de l’homme, qui sont la base fondamentale de la vie hormonale et des glandes endocrines.

Les hindous appellent « Ida et Pingala » les canaux spermatiques internes par où le semen monte à la tête. Ce sont deux cordons nerveux qui sont en relation avec le nerf vague et le grand sympathique et qui s’enroulent autour de la colonne vertébrale, de la façon qui est représentée symboliquement par le Caducée de Mercure.

L’organisme humain a des canaux pour la sortie du semen et possède aussi des canaux spermatiques par où le semen monte depuis la bourse séminale jusqu’à la tête, où il arrive transformé en énergie christique, parce que la masse se transforme toujours en énergie, comme l’a prouvé le grand savant Einstein, et c’est ce processus que nous appelons « transmutation ». Dans les époques lointaines, l’homme utilisait ces canaux spermatiques de montée et actuellement, les médecins des indiens de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie, utilisent encore ces canaux et ce, depuis des temps immémoriaux. C’est pourquoi ils parviennent à un âge très avancé, tout en maintenant la lucidité de leur entendement, leurs cheveux noirs et leur dentition intacte. C’est pourquoi aussi on voit fréquemment chez eux des enfants d’octogénaires et de centenaires, tandis que dans notre civilisation actuelle l’homme de soixante ans est déjà décrépit.

Il existe des milliers de preuves pour amener l’homme civilisé et scientifique à réfléchir sur ce sujet. Par exemple, chez un enfant dont la force sexuelle n’est pas encore recueillie dans les gonades, cette force est latente dans tout son organisme, et c’est pourquoi l’enfant qui se coupe guérit plus rapidement qu’un adulte ; car celui-ci a gaspillé ses forces sexuelles depuis la puberté, en plus du fait qu’il ne sait pas les manier comme dans le cas de l’enfant. Les jeunes commettent une grande erreur et leurs parents aussi, quand ils permettent que leurs enfants dilapident la force sexuelle en plaisirs et nonchalances. Il faut leur enseigner que le principe vital réside dans cette grande force. Il est vrai, comme le dit la science officielle, que c’est une fonction biologique, mais le Décalogue nous enseigne par le sixième commandement que nous ne devons pas gaspiller cette force, car elle seulement accomplit la fonction créatrice, ou de créer, de sorte que la liberté que les parents donnent à leurs enfants afin qu’ils accomplissent librement leurs fonctions biologiques, ne laisse pas d’être un crime que l’on commet contre la jeunesse.

La magie sexuelle possède les avantages suivants :

  1. Mari et femme passent leur vie à s’aimer avec plus d’intensité que s’ils étaient fiancés.
  2. Les époux ne sont pas surchargés d’enfants.
  3. La femme rajeunit, devient chaque jour plus belle et attrayante car, grâce à son mari, elle se charge quotidiennement de puissantes forces magnétiques.
  4. L’homme âgé rajeunit et ne vieillit jamais car il se donne la vie avec sa force créatrice ; chance et félicité l’entourent.
  5. Le sens de la clairvoyance s’éveille chez les deux et le voile des mondes invisibles s’ouvre alors devant leur regard.
  6. Le feu sacré de l’Esprit-Saint les illumine de l’intérieur.
  7. Ils s’unissent avec leur Intime (Dieu Interne) et ils se convertissent en rois de la création, avec pouvoir sur les quatre éléments de la nature : terre, eau, air et feu.
  8. Ils acquièrent l’élixir de longue vie qui réside dans la Kundalini.
  9. La mort n’existera plus, et cela en dépit des fanfaronnades de nos médicastres consacrés par l’université matérialiste.

Quand notre livre le « Mariage Parfait » sortit, des milliers de mages noirs se lancèrent avec fureur contre nous, des pierres en mains, en dépit du fait que ce livre enseigne le bien et enseigne à l’homme à être chaste et pur.

Israël Rojas R., mon disciple traître, ne put résister au collapsus de la colère lorsqu’il constata que nous avions publié dans notre ouvrage les enseignements secrets que le Maître Huiracocha apporta en Colombie pour notre bien. Ce fut le motif pour lequel monsieur Rojas brûla le livre, car il voulait que jamais la pauvre humanité souffrante ne connaisse les mystères du sexe : lui n’enseignait cette science secrète qu’à ses disciples les plus fidèles, par contre, dans ses nombreux ouvrages, qui lui ont d’ailleurs rapporté d’abondants revenus, il n’enseigne rien de concret à ses lecteurs. Les Maîtres de la Vénérable Loge Blanche ont confié à monsieur Rojas une mission qu’il n’a pas su accomplir. Trahissant son ancien Maître Aun Weor, il laissa sa sagesse se remplir d’orgueil et de vanité. Le fait que quelques éléments fassent un mauvais usage de ces enseignements, n’est pas une raison pour priver l’humanité de cette connaissance, parce que l’humanité est maintenant mûre pour la recevoir, monsieur Rojas.

Le fait que quelques disciples de Monsieur Rojas ont fait un mauvais usage de la magie sexuelle, n’est pas un motif pour priver l’humanité de cette connaissance, car sa vie fornicatrice et passionnelle fait plus de tort à l’humanité ; tant que l’humanité sera fornicatrice, elle n’aura pas de lumière.

Vous n’entrez pas au paradis et vous empêchez les autres d’entrer ! Je démasquerai les traîtres et déconcerterai les tyrans devant le jugement de la conscience publique ! Je romprai toutes les chaînes du monde !

Moi, Aun Weor, puissant hiérophante des mystères égyptiens, j’initierai l’ère du Verseau, même si la terre entière devait se convertir en un gigantesque cimetière ! Le sourire subtil de Socrate ne m’effraie pas et les éclats de rire tonitruants d’Aristophane ne me déconcertent pas non plus.

Le ciel se prend d’assaut parce que le ciel appartient aux braves.

Le gnostique enveloppé dans la cuirasse d’acier du caractère, empoigne l’épée de la volonté et tel un guerrier terrible, se lance à la bataille pour prendre le ciel d’assaut.

Nous les gnostiques, sommes les hommes des grandes tempêtes et dans le roulement du tonnerre, nous n’entendons que le langage de majestés.

Quand le guerrier s’approche de l’initiation, il peut alors rire de la mort avec un éclat de rire qui fait trembler toutes les cavernes de la terre. C’est alors qu’il a droit à l’élixir de longue vie, qui est l’or potable, le verre liquide, flexible, malléable. Il demande aux seigneurs du Karma plus d’années de vie pour payer ses dettes, et ainsi s’accomplit la mort et la résurrection dans la présente incarnation. Il s’unit à l’Intime, puis une fois le Karma payé, il convoque les seigneurs du Karma pour leur déclarer qu’il a décidé de rester dans le monde à travailler pour l’humanité, et qu’en conséquence, il a décidé de conserver son corps physique jusqu’à la consommation des siècles.

Les maîtres Kout-Humi, Moria, Saint-Germain, etc., ont des corps physiques qui datent de milliers d’années, ils ont tous des âges incalculables. À quoi servirait à un maître de mystères majeurs de changer de corps constamment ? Le fondateur du Collège d’Initiés est le Maha-Guru et il demeurera avec nous jusqu’à ce que le dernier initié ait atteint sa pleine stature.

L’auteur de « Dieux Atomiques » nous dit qu’il y a en Égypte deux maîtres d’un âge réellement incalculable : l’un d’eux est mentionné dans de très anciennes écritures religieuses. Le Maître conserve son corps pendant des millions d’années parce qu’il possède l’élixir de longue vie, et celui-ci réside dans la Kundalini. Le Maître vit en engendrant son corps quotidiennement au moyen de la Kundalini. Les cellules d’un maître ne se flétrissent pas, parce que le feu de la Kundalini ne les laisse pas se flétrir. La Kundalini est donc l’élixir de longue vie. Ce feu est l’or potable des anciens alchimistes, c’est l’arbre de la vie dont nous parle la Genèse dans le verset suivant :

« Jéhovah Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. » (Genèse 2:9)

L’arbre de la vie est la Kundalini et l’arbre de la science du bien et du mal est le semen. Les deux arbres sont dans le jardin de Dieu.

« Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras.

Le nom du premier est Pischon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l’or.

L’or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d’onyx. » (Genèse 2:10-12)

Le pays de Havila est notre propre corps, et l’or de ce pays, ce sont les atomes solaires de notre système séminal, c’est-à-dire l’or potable du semen.

« Le nom du second fleuve est Guihon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Cusch (Éthiopie). » (Genèse 2:13)

Ce second fleuve est le liquide céphalo-rachidien, qui est l’autre pôle de notre système séminal, avec lequel nous entourons tout notre pays d’Éthiopie, c’est-à-dire notre tête et notre gorge, car avec le liquide céphalo-rachidien nous formons cerveau et gorge.

« Le nom du troisième fleuve est Hiddékel (Tigre) ; c’est celui qui coule à l’orient de l’Assyrie. Le quatrième fleuve, c’est l’Euphrate. » (Genèse 2:14)

Le fleuve qui coule devant l’Assyrie et l’Euphrate sont les deux pôles de la force séminale de la femme. La femme est devant nous parce qu’elle est la porte du Paradis, et la porte est toujours devant.

L’Éden est le sexe lui-même et l’arbre de la vie est l’Éden lui-même. Le grand Hiérophante Éliphas Lévi a dit que le grand Arcane était l’arbre de la vie, baigné par les quatre fleuves de l’Éden. Mais alors, timoré et dans un moment d’abattement, il dit : « Je crains d’en avoir trop dit. »

Voilà le terrible secret, indicible, qu’aucun initié n’avait jamais osé divulguer. C’est le terrible secret du grand Arcane.

Ces quatre fleuves de l’Éden sont les forces sexuelles de l’homme et de la femme. L’arbre de la vie est au milieu des quatre fleuves de l’Éden.

Si l’homme, avec tous ses vices et toutes ses passions, avait pu manger de l’Arbre de la Vie, alors nous aurions encore un Néron et les grands tyrans n’auraient pas laissé un seul instant de lumière à l’humanité. Caligula vivrait encore et les 12 Césars de Rome seraient encore assis sur leur trône : mais, heureusement, Jéhovah sut garder l’Arbre de la Vie.

« C’est ainsi qu’il chassa Adam ; et il mit à l’orient du jardin d’Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie. » (Genèse 3:24)

Allume tes neuf lampes mystiques, ô Chela !

Écoute-moi ! Il y a dans le fond de ton âme un maître qui demeure mystiquement aux aguets, attendant l’heure d’être réalisé.

Écoute-moi, disciple bien-aimé, ce maître est ton « Intime » et tu es l’âme du maître.

L’Intime devient maître avec les fruits des expériences millénaires vécues au cours des innombrables réincarnations.

N’oublie pas, disciple bien-aimé, que tu es une âme et que ton corps est ton vêtement.

Écoute-moi, disciple bien-aimé : quand un vêtement s’abîme, qu’en fais-tu ? Tu le rejettes, car il ne te sert plus à rien ; ce fait, tu ne peux pas le nier. Bien, maintenant, si tu désires mettre un nouveau vêtement, où vas-tu ? Tu me répondras qu’il faut aller chez le tailleur qui te confectionnera un autre vêtement.

Eh bien, cher disciple, je t’ai déjà dit que tu es une âme et que ton corps est ton vêtement. Ton vêtement de chair a été bien fait à ta mesure et ce sont deux ouvriers qui l’ont fait : ton père et ta mère. Quand ce vêtement s’abîme, qu’en fais-tu ? Tu le rejettes, et si tu veux t’en remettre un autre, tu devras chercher une nouvelle paire d’ouvriers qui soient mâle et femelle pour qu’ils te fassent un autre vêtement de chair, bien fait et à ta mesure. Tu me demanderas comment ? Et je te demande : comment a-t-on fait le vêtement de chair que tu as ? De la même manière, les nouveaux tailleurs te feront un autre vêtement de chair. Pourquoi cela te semble-t-il étrange ? Quand tu enlèves un vêtement d’étoffe et que tu en mets un autre, cesses-tu d’être Mr X ? Et oublies-tu tes affaires et tes comptes ? Bien sûr que non : que tu sois vêtu d’un vêtement d’étoffe ou de coutil, tu paies toujours tes notes. Il en va de même lorsque toi, qui est une âme, te revêts d’un habit de chair. Tu paies tes vieilles factures et tu les paies parce qu’il n’y a pas d’autre solution. Ces comptes sont tes mauvaises actions.

Écoute-moi, lecteur bien-aimé : ils sont des millions, les vêtements de chair que tu t’es retirés depuis le commencement du monde. Si tu ne t’en souviens pas, d’autres s’en souviennent, et un jour viendra où tu pourras te rappeler de tes millions de morts et de naissances depuis la constitution du monde.

N’oublie pas qu’Adam n’est pas un seul individu, ni Ève, une seule femme.

Adam représente les millions d’hommes de la Lémurie et Ève les millions de femmes de la Lémurie.

Les âmes que tu vois aujourd’hui revêtues de chair et d’os, sont les mêmes que celles de la Lémurie, qui à cette époque-là, étaient revêtues d’autres vêtements de chair et d’os.

À l’aube de la vie, les quatre trônes émanèrent de leur propre vie des millions d’êtres humains à l’état d’embryons. Ces corps humains se sont développés à travers les âges, et sont maintenant nos merveilleux vêtements faits du lin de la terre.

Tout cela, la Bible l’explique. Mais pour étudier la Bible, il faut avoir étudié l’occultisme, parce que la Bible est un livre d’occultisme et on ne peut pas le lire à la lettre morte comme on lit un journal.

La Bible est le livre des gnostiques et ce n’est qu’en étant gnostique qu’on peut la comprendre.

Entrons maintenant dans le problème de la vie et de la mort.

Écoute-moi, lecteur : chaque fois que tu mets un nouveau vêtement de chair, tu deviens un peu moins belliqueux, un peu moins assassin, un peu moins envieux, car il est bien certain que dans la vie on apprend à coups de bâton, et qu’à force de souffrir, l’âme se perfectionne ; le poulain rétif se dompte à coups de fouet, et vient le jour où son âme fusionne avec l’Intime et se convertit en ange. Cela se réalise en naissant et en mourant des millions de fois, mais il est aussi bien certain qu’en une seule vie bien mise à profit, on peut arriver à l’union avec l’Intime.

Il est également certain que nous pouvons nous conserver jeunes et ne pas mourir, au moyen de l’élixir de longue vie.

Megnour a vécu sept fois sept siècles avec son corps de chair et d’os.

Zanoni aussi a vécu des millions d’années, en restant toujours jeune.

Le Comte de Saint-Germain vit actuellement au Tibet avec le même corps que celui qu’il avait en Europe aux 17e, 18e, et une partie du 19e siècle.

Nous les gnostiques, nous nous rions de la mort. Nous possédons le secret qui nous permet de nous moquer du cadavre muet, et comme nous l’avons dit dans le premier chapitre, « avec l’épée de Damoclès, nous ferons fuir l’hôte inopportun ».

Nous nous sentons omnipotents et dans un geste de rébellion, souveraine, nous défions la science.

Médecins stupides, biologistes ignares, physiciens pédants, où est votre sagesse ?

La mort balaye tous les hommes, riches, pauvres, croyants et mécréants. La mort les vainc tous, sauf nous les gnostiques.

Nous les gnostiques, nous nous rions de la mort et la mettons à nos pieds, parce que nous sommes omnipotents.

Allume tes neuf lampes mystiques, ô Lanu (disciple). Souviens-toi que chacune des neuf initiations des mystères mineurs a une note musicale et un instrument qui la produit.

Il y a trois conditions requises pour acquérir l’élixir de longue vie : magie sexuelle, sainteté parfaite et savoir voyager consciemment en corps astral.

Plusieurs commencent par voyager en astral avec leur propre corps physique, parce que cela leur est plus facile. Plus tard, ils deviendront expérimentés dans l’usage et le maniement de l’astral.

D’autres acquièrent la sainteté peu à peu : à cet effet, le mieux est de faire une somme de nos propres défauts et d’en finir ensuite, en ordre successif avec chaque défaut, en dédiant deux mois à chacun d’eux.

Celui qui essaye d’en finir avec plusieurs défauts à la fois ressemble au chasseur qui veut chasser dix lièvres en même temps. Celui-là n’en attrape aucun.

Maintenant, quant à la magie sexuelle, il faut accoutumer progressivement l’organisme. Il y a des individus tellement brutaux qu’on pourrait même leur amputer une jambe pendant l’acte sexuel, qu’ils n’en ressentiraient pas la moindre douleur : ce sont des bêtes humaines.

Au début, le couple peut pratiquer debout. L’homme fera un massage à sa femme, depuis le coccyx vers le haut, avec les trois doigts solaires, c’est-à-dire : index, majeur et pouce, avec l’intention d’éveiller la Kundalini de sa femme, et celle-ci à son tour fera de même à son époux avec l’intention d’éveiller sa Kundalini. Il faut concentrer le mental sur la moelle épinière et non sur les organes sexuels. Les jours seront le jeudi et le vendredi à l’aurore pour les débutants. Au début, il n’y aura pas de connexion sexuelle. Plus tard, l’homme pourra introduire le pénis dans le vagin et le retirer à temps pour éviter l’éjaculation séminale.

L’homme et la femme devront s’embrasser et se caresser mutuellement pendant cette pratique, en prononçant le mantra I.A.O. de cette manière : Iiiiiii Aaaaaaa Ooooooo, sept fois ou plus.

Quand on sent de fortes douleurs dans le coccyx, c’est le signe que la Kundalini s’est éveillée. Elle montera par le canal de la colonne épinière, canon par canon (vertèbre par vertèbre), selon nos mérites moraux.

L’éveil de la Kundalini est célébré par une grande fête dans la salle des enfants.

Dans le progrès, le développement et l’évolution de la Kundalini, l’éthique est le facteur décisif.

Il est nécessaire que le disciple s’exerce à l’astral et assiste le « Préteur » de la Sainte Église Gnostique les vendredis et dimanches à l’aurore. Les autres jours, le disciple peut recevoir une instruction ésotérique dans la salle d’instruction ésotérique du temple.

Au portique de la Sainte Église Gnostique, il y a des gardiens qui ne laissent passer les disciples qu’à condition que la conduite de ceux-ci ait été droite pendant le jour, et ces gardiens possèdent certaines balances pour peser les bonnes et mauvaises actions du disciple pendant la journée. Il y a également dans l’Église Gnostique une lentille pour examiner les couleurs du disciple.

Quand le disciple n’apporte pas toutes ses couleurs complètes, il ne peut rapporter ses souvenirs au corps. Ces couleurs restent souvent dans le corps physique à cause des préoccupations quotidiennes.

Il existe dans notre cerveau un tissu nerveux extrêmement fin que les hommes de science méconnaissent totalement. Ce tissu est l’instrument qui sert à rapporter nos « souvenirs » internes au cerveau, mais quand ce tissu présente quelque dommage, alors le disciple ne peut plus rapporter ses souvenirs au cerveau. Il faut alors solliciter l’aide des maîtres Hermès ou Hippocrate ou Paracelse et leur demander la guérison de ces centres.

Écrivez une lettre au temple d’ALDEN en sollicitant l’aide de l’un quelconque des trois maîtres mentionnés. Cette lettre doit d’abord être saturée d’encens, ensuite on la brûle dans le feu en prononçant les mantras « OM TAT SAT OM ».

On doit accomplir cet acte en étant rempli de foi, dans la position à genoux, priant le ciel et suppliant d’être écouté.

La partie matérielle de la lettre est certes brûlée, mais la contrepartie astrale de celle-ci va directement aux mains du maître auquel on a adressé la lettre.

Le maître lit la contrepartie astrale de la lettre et procède à la guérison du disciple.

Le Temple d’Alden est le temple de la science.

Les corps internes tombent malades eux aussi et ont besoin de médecins.

Les maîtres de la science sont riches en sagesse et ils guérissent les corps internes des initiés et de quiconque demande de l’aide.

Un des inconvénients les plus graves pour la pratique de la magie sexuelle est l’impuissance.

L’excès de coït apporte entre autres choses l’impuissance, et aucun des remèdes inventés par les médecins allopathes n’a donné de résultat. Cependant, la pratique de la magie sexuelle quotidienne guérit l’impuissance.

Je vais maintenant donner deux formules pour que ceux qui souffrent de cette terrible maladie puissent se guérir, à condition bien sûr, qu’il n’y ait aucune lésion dans le membre viril.

Bien peu sont les êtres humains qui se sont arrêtés pour méditer sur la valeur transcendantale de la plante appelée aloès (sábila).

J’ai vu cette plante suspendue à une paroi rocheuse sans air pur, sans eau, sans lumière et sans terre, et cependant pleine de vie, multipliant ses feuilles et se reproduisant miraculeusement. De quoi vit-elle ? De quoi se nourrit-elle ?

Aucun homme de science ne s’est jamais arrêté pour méditer sur cela. Pas même, Monsieur Israël Rojas R. qui a tant écrit et tant parlé de botanique ; il ne lui est jamais venu à l’idée d’étudier ce cas. Et c’est qu’en réalité, ce monsieur n’est rien de plus qu’un copiste de l’œuvre de Juanzin.

C’est là précisément l’inconvénient de tous ces pseudo-botanistes modernes : ils ne font que copier ce que d’autres disent, mais il ne vient à l’idée de personne d’investiguer pour son propre compte dans le merveilleux laboratoire de la Nature.

Quant aux pharmaciens, la seule chose qu’ils savent faire est de fabriquer de l’eau-de-vie allemande et composer des sirops pectoraux d’aloès. C’est la seule chose qu’ils font avec leurs fameux cristaux d’aloès. C’est un grand sirop pectoral, mais l’importance transcendantale de l’aloès, ils ne la connaissent pas le moins du monde.

L’aloès se nourrit directement des rayons ultraviolets du soleil, de la substance christonique du soleil, et les cristaux sont le résultat de la cristallisation de la lumière astrale du soleil. Ces cristaux sont donc le semen du soleil. Il existe une grande ressemblance entre les cristaux d’aloès et le semen humain. L’aloès est donc une grande panacée pour guérir l’impuissance.

Le procédé est le suivant : mettez dans une casserole, une marmite ou un petit chaudron une livre de miel bien blanc afin qu’il fonde au feu. Le récipient ne doit pas contenir d’eau. Une fois que le miel est liquéfié, mettez-y les cristaux d’un aloès entier, ajoutez-y à peu près dix grammes de fer « Giraud » et battez bien le tout sur le feu avec un batteur. Une fois que tout est bien mélangé, retirez le récipient du feu, embouteillez son contenu, ajoutez-y un petit peu de benzoate de sodium pour qu’il ne fermente pas, mettez-y une étiquette et prenez-en, dans la proportion de cuillerées, une toutes les heures. Avec cette merveilleuse formule, on guérit l’impuissance.

Dans notre prochain livre en préparation intitulé « Traité de médecine occulte et magie pratique », nous donnerons une autre formule merveilleuse pour guérir l’impuissance.

La femme qui veut éveiller la Kundalini doit pratiquer la magie sexuelle avec son mari. Elle devra aussi vocaliser le I.A.O. et réfréner l’acte. La femme devra également se retirer du mari avant que ne survienne l’écoulement du semen féminin. Ainsi, la femme éveille la Kundalini d’une façon positive.

L’unique différence avec l’homme, quant à la Kundalini, est que les deux canaux spermatiques IDA et PINGALA sont à l’inverse de ceux de l’homme. L’ordre est : IDA à droite et PINGALA à gauche chez l’homme et chez la femme, IDA est à gauche et PINGALA est à droite. Ces deux canaux spermatiques résonnent avec la note « la » de la nature.

Écoutez-moi bien, lecteur : une fois que tu te sentiras dûment préparé, rends-toi à la Sainte Église Gnostique et prie les maîtres qu’ils te soumettent aux épreuves de rigueur et si tu désires une aide spéciale, invoque-moi, Aun Weor et je te conduirai à travers les neuf portes qui te donneront le droit de monter au Golgotha de la Haute Initiation avec la croix, en bois brut et lourd, qu’on remet dans la première initiation des mystères mineurs.

Souviens-toi bien, disciple, que cette croix a le poids de ton propre karma et ne te laisse pas tomber, car le disciple qui se laisse tomber doit souffrir et lutter énormément pour récupérer ce qu’il a perdu.

Écoute-moi, disciple, le chemin est dur et plein de cailloux et d’épines. La pauvreté et l’infamie enlèveront leur masque pour te blesser au milieu de la journée. Tu sueras du sang et tes pieds aussi saigneront au milieu de la journée à cause des cailloux du chemin.

Le sentier de la haute initiation est le sentier du Golgotha, c’est un sentier d’angoisses et de larmes.

Dans le silence de la nuit, allume tes bougies et dans le silence profond où tu veilles, souviens-toi de ton Dieu intérieur et entre dans sa caverne, où il t’attend, à l’intérieur, loin à l’intérieur de toi-même, attendant l’heure d’être réalisé.

Allume tes chandelles, ô Chela, dans le silence profond de la nuit et pénètre profondément, très profondément, dans la cité sacrée du serpent ; c’est là à l’intérieur que se trouve ton Dieu, qui t’attend. Allume le feu de la nuit, ferme tes yeux, retire de ton mental toutes sortes de préoccupations mondaines, assoupis-toi un peu et essaie de converser avec ton Dieu intérieur, dans le mystère, à travers la méditation intérieure, ô Lanu !

Quand tu apprendras à entrer dans ta propre caverne, à travers la profonde méditation intérieure, tu pourras converser avec ton propre Intime, ô disciple.

Allume le feu sacré dans la nuit profonde où tu veilles, en laissant la dense obscurité : ton Dieu veut te parler dans le buisson ardent de l’Horeb.

Sensibilise tes sept Églises avec ton chant, ô disciple, et n’oublie pas que le verbe ouvre les sept portes des sept Églises de ton organisme. Chante, disciple, chante !

Éphèse correspond à la note « do », Smyrne vibre avec la note « ré », Pergame avec le « mi », Thyatire avec le « fa », Sardes avec la note « sol », Philadelphie avec la note « la » et Laodicée correspond au « si » musical.

I Clairvoyance, note « si »,

E Ouïe occulte, note « sol »,

O Cœur, intuition, note « fa »,

U Plexus solaire, note « mi »,

A Poumons, vibre avec la note « la ».

Une heure quotidienne de vocalisation en chantant ces voyelles, éveille tous ces pouvoirs internes.

Israël Rojas R. dans son livre « Logos Sophia » dit qu’en vocalisant le « i », le sang monte à la tête. Qu’avec le « e », le sang va au cou. Qu’avec le « o », il va au cœur. Qu’avec le « u » (ou) le sang va aux intestins et qu’avec le « a », il va aux poumons.

Il est clair qu’il en est bien ainsi et qu’en conséquence, ces organes peuvent être guéris lorsqu’ils sont malades. Mais pourquoi Israël Rojas R. se tait-il sur le meilleur ? Pourquoi refuse-t-il à la pauvre humanité souffrante le secret de la vocalisation ? Pourquoi ne leur dit-il pas le secret de la vocalisation occulte pour le développement des pouvoirs internes ? Pourquoi tant d’égoïsme envers la pauvre humanité souffrante ?

Israël Rojas n’est rien de plus qu’un exploiteur égoïste des enseignements occultes. Quand donc ce monsieur a-t-il enseigné publiquement le mantra de la chaîne de guérison AE-GAE, qui se prononce gutturalement ainsi : AE-GAE ? Il exige un million de serments de ses disciples avant de leur remettre le mantra AE-GAE. Cela n’est pas du spiritualisme ni rien qui s’en approche, cela est de l’égoïsme et de la vile exploitation.

Le mantra AE-GAE et le mantra PANCLARA qui se prononce ainsi : PAN-CLARA, servent à nous guérir et à guérir les autres.

Dans l’un des rituels rosicrucien que le maître Huiracocha a apporté en Colombie, il y a une prière mantrique qui sert à la magie sexuelle et qui doit être prononcée au moment de pratiquer la magie sexuelle avec la prêtresse. La prière dit ceci :

 

Prière

« Sois, ô Hadith, serpent ailé de lumière, le mystère gnostique de mon être, le point central de ma connexion. La sphère sacrée et le bleu du ciel sont miens : O A O KAKOF NA KONSA » (trois fois).

 

Ces mantras font monter notre force séminale des glandes sexuelles à la tête.

Pourquoi monsieur Rojas n’a rien enseigné de cela à l’humanité ? Pourquoi est-il égoïste à ce point ?

Quant à l’histoire selon laquelle monsieur Israël Rojas R. aurait reçu l’initiation des mains du maître Zanoni, là-bas à Bogota, elle est bonne à cataloguer dans les plaisanteries et à vendre sur la place publique pour quelque ouvrage comique.

Nous qui connaissons personnellement le maître Zanoni savons très bien qu’il n’est jamais venu à l’idée du maître d’aller vivre à Bogota. Tout ce qu’Israël Rojas R. a connu à Bogota, c’est un petit vieux « futé » qui lui a enseigné à connaître des herbes, mais celui-ci n’était pas le maître Zanoni. Le maître Zanoni s’est désincarné sur la guillotine pendant la Révolution française et n’a pas obtenu de corps physique depuis ce temps.

Quand Israël Rojas R. parle de (alias) Gomez Campuzano, le petit vieux qui s’est fait passer pour Zanoni, ressemble à un « clerc de messe et de cuisine ». Quel curieux comique que celui de M. Israël Rojas. Dans son livre « Logos Sophia », Israël Rojas R. fait des dissertations longues et compliquées sur le verbe, mais il ne lui vient pas à l’idée de remettre publiquement à ses disciples la clé occulte du grand verbe universel de vie, et cette clé n’est autre que la magie sexuelle.

Quand la Kundalini allume les atomes du langage situés dans le système séminal, l’homme acquiert le pouvoir de parler dans toutes les langues du monde. Les grands illuminés de la chaîne atlante parlent toutes les langues du monde.

La Kundalini devient créatrice dans la gorge. Le mage peut créer une forme déterminée avec le mental et la matérialiser au moyen du verbe créateur de la Kundalini. C’est ainsi que les anges créent des choses vivantes. Et quand l’homme s’unit avec l’Intime, en arrivant à la haute initiation, alors il parle le verbe divin d’or que parlaient les dieux et nous nous élevons au plérôme de la félicité éternelle : nous nous convertissons en dieux créateurs au moyen de la parole.

Un livre qui traite du Verbe sans parler de la magie sexuelle est tout simplement une absurdité. C’est pourquoi je considère que le livre « Logos Sophia » d’Israël Rojas R. est juste bon à envelopper du cumin (à servir de papier d’emballage, NDT).

Séparer le verbe des mystères du sexe est le comble de la folie, parce que le sexe est la base même de la parole et qu’on ne peut arriver à parler le verbe d’or sans éveiller la Kundalini, et celle-ci s’éveille uniquement en pratiquant la magie sexuelle.

Celui qui s’unit à l’Intime devient omnipotent et omniscient. Il sait commander et obéir, il ne s’enorgueillit jamais, car il a appris à être simple et humble dans le cosmos.

La vue du maître pénètre toutes les sphères de la nature et, tel un souverain de l’infini, il déchaîne les tempêtes, apaise les ouragans, fait trembler la terre, et la foudre lui sert de sceptre et le feu sert de tapis pour ses pieds.

En pratiquant la magie sexuelle, nous obtiendrons l’élixir de longue vie et nous deviendrons omnipotents, mais il est indispensable d’apprendre d’abord à obéir à la Hiérarchie Blanche pour arriver à l’omnipotence.

« Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, le premier et le dernier.

Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville ! » (Apocalypse 22:13-14)

 

Le cantique des cantiques

Je sens en mes entrailles un feu harcelant ;

C’est le délicieux vin de l’amour…

Je suis la Rose de Saron,

Et l’iris des vallées,

Je suis le parfum délicieux de la passion.

Je vis dans la coupe des poètes couronnés,

Je suis le chant des Bacchanales,

Je suis l’amour des cieux étoilés,

Je suis le cantique des cantiques.

Le miel de tes lèvres agite mes entrailles,

Et je sens que je t’aime…

Tu es le mont de la myrrhe…

Et la colline de l’encens…

Tu es le feu de l’Arcane…

Tu es le vallon érotique…

Et le sourire délicieux…

Où l’amour s’est dénudé…

Maintenant, joyeux de vin immortel,

Allumons un bûcher et chantons les Walkyries

Dans un chant triomphal

De flammes et de poésies.

Viens, liqueur, viens, lumière et musique…

Que dansent les couples sur le doux tapis,

Que la rose de Saron brille parmi les coupes,

Et que le feu dévore les ombres…

Viens, allégresse, enchantement et poésie…

Dansons, heureux, dans les bras de l’amour.

Qu’on en dise ce qu’on veut…

Jouissons dans la délicieuse chambre nuptiale,

Parmi les nards et les myrrhes,

Et chantons notre hymne triomphal

De lumière et poésies…

Par Aun Weor

 

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