La Révolution de Bel

 

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11. La Lémurie

« Et Jéhovah Dieu avait planté un jardin dans l’Éden à l’Orient et il mit là, l’homme qu’il avait formé. » (Genèse 2:8)

On a beaucoup discuté sur le paradis terrestre ; Max Heindel soutient que le paradis terrestre est la lumière astrale et ne voulut pas tenir compte de ce que signifie le mot « terrestre ».

Ce paradis a réellement existé et ce fut le continent de la Lémurie, situé dans l’océan Pacifique. Ce fut la première terre sèche qu’il y eut dans le monde. La température était extrêmement chaude.

« Mais une vapeur s’éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol. » (Genèse 2:6)

La chaleur extrême et la vapeur des eaux assombrissaient l’atmosphère de nuages et les hommes respiraient par des branchies, comme les poissons.

« Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. » (Genèse 1:27)

Les hommes de l’époque polaire, de l’époque hyperboréenne et des débuts de l’époque lémurienne étaient hermaphrodites et se reproduisaient comme se reproduisent les microbes hermaphrodites. Dans les premiers temps de la Lémurie, l’espèce humaine ne se distinguait presque pas des espèces animales ; cependant, à travers 150 000 ans d’évolution, les lémures parvinrent à un degré de civilisation si grandiose que nous les aryens, sommes encore très loin d’atteindre.

C’était l’Âge d’Or, c’était l’âge des titans. Ce furent là les temps délicieux de l’Arcadie. Les temps où n’existait ni le mien ni le tien, parce que tout était à tous. C’était le temps où coulaient les fleuves de lait et de miel.

L’imagination des hommes était un miroir ineffable où se reflétait solennellement le panorama des cieux étoilés d’Uranie. L’homme savait que sa vie était la vie des dieux, et celui qui savait jouer de la lyre faisait frémir les enceintes divines de ses délicieuses mélodies. L’artiste qui maniait le ciseau s’inspirait de la sagesse éternelle et donnait à ses délicates sculptures la terrible majesté de Dieu.

Oh, l’époque des titans, l’époque où coulaient les fleuves de lait et de miel !

Les lémures étaient de haute stature et avaient le front large. Ils utilisaient des tuniques symboliques, blanches devant et noires derrière. Ils avaient des vaisseaux volants et des bateaux propulsés par l’énergie atomique. Ils s’éclairaient avec l’énergie nucléaire et arrivèrent à un degré de culture extrêmement élevé (dans notre livre le Mariage Parfait, nous développons largement ce thème).

C’étaient les temps de l’Arcadie : l’homme savait écouter la voix des dieux parmi les sept voyelles de la nature, et ces sept voyelles : I, É, O, U (ou), A, M, S, résonnaient dans le corps des lémures avec toute la musique ineffable des puissants rythmes du feu.

Le disciple gnostique doit les vocaliser une heure par jour dans l’ordre ici exposé, la notation indique le son prolongé de chaque voyelle qui doit être une exhalation complète des poumons : Iiiiiiiii Ééééééééé Ooooooooo Uuuuuuuuu Aaaaaaaaa Mmmmmmmmm Sssssssss.

Le I fait vibrer les glandes pituitaire et pinéale et l’homme devient alors clairvoyant.

Le É fit vibrer la glande thyroïde et l’homme devient clairaudient.

Le O fait vibrer le chakra du cœur et l’homme devient intuitif.

Le U (se prononce « ou » NDT) éveille le plexus solaire (creux de l’estomac) et l’homme développe alors la télépathie.

Le A fait vibrer les chakras pulmonaires et l’homme acquiert alors le pouvoir de se souvenir de ses vies passées.

Les voyelles M et S collaborent efficacement au développement de tous les pouvoirs occultes. Une heure quotidienne de vocalisation vaut mieux que lire un million de livres de théosophie orientale.

Le corps des lémures était une harpe merveilleuse où résonnaient les 7 voyelles de la nature avec la formidable euphorie du Cosmos. À l’arrivée de la nuit, tous les êtres humains s’endormaient comme d’innocentes créatures dans le berceau de la mère nature, bercés par le chant doux et émouvant des dieux, et quand pointait l’aube, le soleil apportait des joies diaphanes et non des peines ténébreuses.

Oh, l’époque des titans ! C’étaient les temps où coulaient les fleuves de lait et de miel.

Les mariages de l’Arcadie étaient des mariages gnostiques. L’homme effectuait l’union sexuelle uniquement sous les ordres des Élohim et comme sacrifice sur l’autel du mariage pour offrir des corps aux âmes qui avaient besoin de se réincarner. On ignorait complètement la fornication et la douleur de l’accouchement n’existait pas.

Au cours de bien des milliers d’années de tremblements de terre constants et d’éruptions volcaniques, la Lémurie s’enfonça peu à peu dans les vagues déchaînées du Pacifique, en même temps que surgissait du fond de l’océan le continent Atlante.

 

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