Logos, Mantras, Théurgie

 

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8. Sorties en corps astral

Projection du Théurge

Le Théurge doit acquérir la pratique, la capacité infaillible de se projeter consciemment en corps astral. Il faut établir cette capacité comme une habitude qu’il utilise volontairement à n’importe quel moment, dans n’importe quelle circonstance, qu’il soit seul ou devant témoins. Sinon, il n’est pas un Théurge.

Maintenant, les disciples connaîtront de nombreuses clés pour acquérir cette capacité admirable et précieuse.

 

Première clé

Que le disciple s’endorme en même temps qu’il vocalise le mantra FARAON distribué en trois syllabes, de cette manière : FFFFFAAAAAAAA… RRRRRRAAAAAA… OOOOOOOONNNNN…

La vocalisation de la lettre R a déjà été expliquée.

Le disciple devra s’allonger horizontalement sur le dos. Il étendra les paumes des mains sans rigidité à la surface du matelas ; les genoux fléchis vers le haut, les plantes des pieds reposant sur le lit. Tout le corps doit être relaxé, membre par membre. Que le disciple s’endorme dans cette position et, en faisant des inspirations profondes qu’il vocalise le mantra FARAON.

Le disciple endormi sortira inévitablement du corps physique sans savoir à quel moment ni comment. Une fois dans les Mondes internes, dans la Quatrième dimension où se projettera son Astral de façon irrésistible, il éveillera une conscience totale, c’est-à-dire qu’il se rendra compte de ses expériences inouïes dans ces Mondes et il pourra ainsi se dédier à l’exercice de la Théurgie.

Mais, avant de se coucher, il fera le signe de l’Étoile microcosmique. À cet effet, on lève les bras vers le haut jusqu’à ce que les paumes des mains se touchent au-dessus de la tête ; et, ensuite, on les étend latéralement de sorte qu’elles restent en position horizontale en formant une croix avec le reste du corps et, pour finir, on croise les avant-bras sur la poitrine en touchant cette région avec les paumes de façon que les pointes des doigts arrivent à la hauteur des épaules.

Notre adorable Sauveur du Monde, le Christ Jésus, utilisait cette clé mystérieuse révélée par nous aujourd’hui, quand il étudiait dans la pyramide de Képhren.

Cependant, le Maître Huiracocha conseillait pour cette pratique de faire quelque fumigation, de brûler quelque encens ou d’imprégner l’habitation de façon sensible avec un bon parfum.

 

Seconde clé

Ou d’une autre manière, le disciple s’endormira en vocalisant ce mantra : TAI RÉ… RÉ… RÉ…

On doit chanter ce mantra en accentuant fortement la voyelle A : T AAAAA IIIII.

Les trois syllabes restantes se vocalisent ainsi : on donne au É un son tintant, mélodieux, prolongé et on ne fait pas vibrer le R, mais il se prononce seulement d’une manière simple : RÉÉÉÉÉÉ RÉÉÉÉÉÉ RÉÉÉÉÉÉ.

La syllabe TAI se chante sur un ton profond. La répétition de sur un ton plus haut que TAI.

Quand le disciple est déjà endormi, quand il se trouve dans l’état précis de transition entre la veille et le sommeil, il doit se lever du lit sans hésitation, sans paresse, sans doutes, sans raisonnements, avec naturel, comme par réflexe ou instinct automatique et absolument infantile. Observez les oiseaux : quand ils vont voler, ils ne raisonnent pas pour cela, ils ne connaissent pas de doutes ni de préconceptions, mais ils volent instinctivement, disons : automatiquement. Le disciple doit procéder de cette manière : imiter les oiseaux. Il doit donc se lever du lit et sortir de la chambre. Et se diriger vers n’importe quel endroit de l’Infini, où il veut.

Quand nous disons que l’étudiant doit se lever du lit, que l’on traduise ceci en faits effectifs et immédiats, sans donner lieu à penser.

Dédoublement imprévu et réflexe

Nous nous référons au cas d’un homme qui, étant endormi, dut se lever pour ouvrir la porte de sa maison, parce qu’à cet instant il entendit que quelqu’un frappait. Quand il retourna dans sa chambre, il eut la terrible surprise de trouver un homme dans son lit. En l’observant bien, il se rendit parfaitement compte que cet homme était son propre corps, lequel était resté dans le lit.

Par la référence précédente, les étudiants pourront se rendre compte que, quand un homme se lève de son lit à l’instant précis de s’endormir, le résultat est inévitablement le dédoublement. L’homme du cas précédent s’est dédoublé parce qu’il s’était levé avec le plus grand naturel : il n’y eut ni analyse mentale, ni peurs, ni préjugés. Il sortit ouvrir la porte, ce fut tout !

 

Troisième clé

Dans le cerveau humain, à l’intérieur de ses cellules résonne sans cesse la voix subtile. C’est un son sifflant, aigu. C’est le Chant du Grillon, le sifflement du Serpent, le son Anahat, la Voix de Brahma. Il a dix tonalités que le Théurge doit apprendre à écouter. Le mental de l’étudiant doit s’absorber dans ce Son, comme l’abeille dans le nectar des fleurs.

Celui qui veut entendre le son Anahat doit vider son mental, avoir un mental calme et non calmé ; nous le répétons : Calme. Celui qui essaie et se propose d’écouter ce Son mystique, doit maintenir le mental en silence et non rendu silencieux ; nous le répétons : en Silence.

Faites la distinction entre un mental qui est calme parce qu’il a compris qu’il est inutile de penser, et un mental qui est calmé artificiellement. On différencie un mental qui est dans un silence naturel spontané, d’un mental qui est rendu silencieux de force, par la violence.

Quand le mental est calme, en profond silence, l’étudiant peut entendre inévitablement le Son du grillon : un son subtil, aigu, pénétrant. Et même si l’Âme s’absorbe dans ce son mystique, les Portes du Mystère s’ouvrent pour l’étudiant. Alors, à cet instant, qu’il se lève du lit instinctivement et qu’il sorte de la chambre pour se diriger vers les Temples de la Loge Blanche, ou vers n’importe quel lieu de l’Univers.

Le disciple doit apprendre à jouer de la Lyre d’Orphée ! Cette Lyre est le Verbe, le Son, la Grande Parole !

 

Quatrième clé

L’étudiant peut s’endormir en vocalisant la lettre S comme un sifflement doux et paisible.

Avec la vocalisation de cette lettre, il acquerra la capacité de faire résonner dans son cerveau la Voix subtile, le son Anahat, à volonté, lequel lui permettra de sortir consciemment en corps astral.

 

Cinquième clé

La Force sexuelle se bipolarise en positive et négative. Par le cordon ganglionnaire de droite qui s’enroule autour de la moelle épinière montent les atomes solaires depuis notre système séminal. Par le cordon ganglionnaire de gauche qui s’enroule de même autour d’elle montent les atomes lunaires depuis notre système séminal.

Et bien, les atomes solaires résonnent avec le mantra RA et les atomes lunaires vibrent intensément avec le mantra LA.

Pour faire résonner la voix subtile, le son Anahat, dans le cerveau, on utilise le pouvoir sexuel des « Deux témoins » connus en Orient sous les noms d’Ida et de Pingala.

Le son Anahat est produit par les forces sexuelles en mouvement.

Et on sait déjà que tout mouvement produit un son. Si on arrive à faire vibrer avec intensité les atomes solaires et lunaires du Système séminal, alors le son Anahat se produira plus fortement, plus intensément et il donnera la capacité de sortir consciemment en corps astral.

On s’endort, bien sûr, en vocalisant mentalement ainsi : LLLLL AAAAA RRRRR AAAAA.

Avec ces mantras, les atomes solaires et lunaires en question tourneront intensément en un tourbillon électrique. Un tel mouvement produit le son Anahat avec lequel l’étudiant peut s’échapper consciemment du corps physique. L’important est qu’il se lève du lit à l’instant de s’endormir en utilisant le Son mystique.

Les Deux témoins de l’Apocalypse de Saint-Jean confèrent le pouvoir de prophétiser parce qu’ils produisent l’éveil de la conscience. Par le cordon ganglionnaire de droite monte le Feu solaire ; par celui de gauche s’élève l’Eau lunaire : Feu plus Eau égale Conscience. Le Feu du Phlégéthon et l’Eau de l’Achéron s’entrecroisent dans la Neuvième sphère (le Sexe) en formant le signe de l’Infini. Ce signe est le Saint-Huit, si on observe attentivement le Caducée de Mercure, on peut percevoir deux Serpents enroulés qui forment le Saint-Huit.

 

Sixième clé

Il existe au Mexique un cactus prodigieux mentionné par le Maître Huiracocha dans son roman « Rose+Croix ». C’est le Peyotl ou Jiculi. Ce cactus a le pouvoir d’éveiller instantanément la Clairvoyance de celui qui le mastique. Le Peyotl permet de sortir consciemment en corps astral. C’est une plante sacrée de la Grande Loge Blanche.

Malheureusement, il est absolument impossible de trouver le Peyotl authentique dans la capitale de la République Mexicaine. On le trouve seulement à San Luis Potosi ou à Chihuahua parmi les indiens Tarahuamaras de la Sierra. Les Maîtres du Temple de Chapultepec utilisent ce cactus pour leurs astralisations instantanées et urgentes. Il suffit de le mâcher, c’est tout !

 

Septième clé

Les anges gardiens. Tout disciple est assisté par un Gourou, par son ange gardien. Avant d’essayer la pratique de sortie en astral, on invoquera l’aide du Maître ou de l’ange gardien. Que l’on demande avant tout au Dieu interne d’appeler le Gourou dans la Langue sacrée.

Indubitablement, ce Maître trouve possible d’extraire le disciple consciemment en corps astral.

Un grand nombre d’étudiants ont réussi à perdre totalement leurs facultés à cause des mauvaises habitudes et coutumes qu’ils eurent dans leurs réincarnations passées. Et maintenant, ils souffrent l’indicible car bien qu’ils connaissent toutes les Clés gnostiques, ils ne réussissent pas à sortir consciemment en corps astral.

Dans les forêts de l’Amazone et du Putumayo existe une plante prodigieuse appelée Yagué. Les rebouteux des tribus prennent cette plante en infusion mélangée avec le Guarumo. Et ils sortent en astral. Si un étudiant gnostique qui ne possède pas la faculté de sortir consciemment en astral buvait cette infusion, il réussirait instantanément le dédoublement conscient. Et s’il l’utilisait quotidiennement, durant quelque temps, il acquerrait la faculté de s’astraliser. Ensuite, même s’il n’en prenait plus, il n’en éprouverait plus le besoin ; donc cette faculté s’installerait en lui de façon permanente.

 

Clé spéciale : le discernement

Durant les heures de sommeil, tout être humain se meut dans l’Astral, flotte hors de son corps physique. Malheureusement, les êtres humains déambulent pendant le sommeil dans les Mondes internes avec la Conscience absolument endormie, également. Ils s’emploient communément à réaliser les mêmes tâches que celles qu’ils exécutent dans la vie quotidienne. Si quelqu’un éveillait sa Conscience quand il s’emploie aux tâches nocturnes, il aurait l’opportunité de contempler de ses yeux astraux toutes les merveilles du Monde supérieur et il pourrait se consacrer à l’étude des Grands Mystères de la Vie et de la Mort.

Nous révélerons une clé pour précisément éveiller la Conscience astrale dans les Mondes supérieurs durant le temps de sommeil normal.

Exercice : durant l’état de veille, à chaque instant, au cours des allées et venues de la vie quotidienne, il faut s’habituer au discernement. Quand l’étudiant voit, par exemple, un beau coucher de soleil avec toutes ses couleurs de pourpre, le plus logique c’est de se demander : serais-je en corps astral ? Irais-je hors de mon corps physique ?

Essayez alors de faire un petit saut, un bond vers le haut, avec l’intention de flotter. Et si vous arrivez à flotter, c’est parce que vous êtes en corps astral, c’est parce que vous avez votre corps physique endormi dans le lit, inactif, mais avec toutes ses facultés vitales.

Les disciples gnostiques doivent admettre et se rappeler que pendant le sommeil, les âmes voient astralement les choses exactement égales à celles existant dans le monde physique ; et pour cela, n’importe laquelle croit fermement qu’elle se trouve dans son corps physique.

C’est que dans les Mondes internes règne la Loi de la Lévitation de la même façon que dans le monde physique la Loi de la Gravité ! Ainsi, le petit saut résout le problème et, si on flotte dans l’Astral, on éveillera sa Conscience. Et tout détail, toute chose digne de curiosité, tout beau paysage de la Nature doit être un motif pour que l’étudiant se formule cette question et pour qu’il exécute un saut.

Fait illustratif de la vie quotidienne

Ce Jean mentionné ici tant de fois, notre ami, s’accoutumait à réaliser cette pratique durant sa vie quotidienne, à chaque instant, en présence de n’importe quel détail plein d’intérêt ou de curiosité.

Et une nuit, Jean rendit visite à quelques amis. Ils l’accueillirent avec une affection extrême. Assis parmi eux, il prit part au dialogue et se trouva réellement très content. Mais, comme Jean avait toujours l’habitude en présence d’un quelconque détail important de se poser cette question, cette réunion d’amis constitua logiquement un détail suffisant pour s’interroger lui-même : Serais-je dans l’Astral ? Irais-je hors de mon corps physique ?

Il regarda autour de lui et, évidemment, tout démontrait qu’il se trouvait dans son corps physique. Ses amis étaient vêtus : les uns d’un manteau ; les autres, de costumes, de costumes de l’homme de la vie urbaine commune et courante. Rien n’indiquait que Jean était en Astral ! Cependant, il se dit en lui-même : je vais effectuer le petit saut ! Il demanda la permission aux participants et il sortit de l’enceinte. Une fois dehors, il exécuta le petit saut le plus haut qu’il put avec l’intention résolue de voler. Le résultat fut surprenant : il resta, flottant dans l’espace ! Il se rendit parfaitement compte qu’il était en Astral ! De ce que son corps physique était resté dans son lit !

Il arriva à Jean de se poser cette question à cet instant parce que durant sa vie quotidienne, il se la formulait à chaque moment. Au final, cette pratique s’était absolument gravée dans son Subconscient ; maintenant, le Subconscient le poussait automatiquement à la répéter dans le sommeil, quand il était précisément hors du corps physique. Il en résulta la Conscience astrale.

Jean retourna dans l’enceinte et il parla ainsi à ses amis : « Je vous annonce mes amis, que nous qui sommes ici réunis, nous nous trouvons en corps astral. La question est que vous, mes amis, vous vous êtes couchés il y a quelques heures pour dormir. Donc, vos corps physiques sont dans leurs lits respectifs ! Et ici, vous êtes tous en Astral. »

Les participants se regardèrent entre eux, se palpèrent les uns les autres et dirent : « C’est impossible ! Nous sommes en corps physique : en chair et en os ! »

Et ils finirent par se moquer de Jean. Ils rirent comme des fous. Jean, en voyant que ses amis étaient des innocents, ou qu’ils vivaient avec la Conscience endormie, se retira de l’enceinte et, en flottant, en corps astral, il pensa se diriger vers San Francisco, en Californie, ce qu’il fit : il avait besoin de visiter un certain Temple qu’un Initié avait fondé là-bas.

Un désincarné inconscient

En chemin, Jean rencontra un homme en corps astral qui marchait sur une route. Ce sujet était un porteur et il portait sur ses épaules un grand fardeau qui pesait extrêmement lourd. Quand Jean le regarda, il put percevoir des détails : ledit sujet était un mort ! Il s’était désincarné quelque temps auparavant ! Et maintenant, en corps astral, il marchait le long de la route. Cet homme était fermement convaincu d’être en corps physique. Il ignorait sa mort ! Il marchait avec la Conscience endormie. Et le fardeau qu’il portait sur ses robustes épaules n’était rien sinon une image mentale créée par lui-même. Ce pauvre homme avait été porteur et, après sa mort, il continuait encore son travail en transportant des fardeaux.

Jean voulut l’aider à éveiller sa Conscience et il lui dit : « Mon ami, rendez-vous compte de votre situation. Rappelez-vous que vous êtes déjà mort, vous n’avez plus de corps physique. »

Cet homme regarda Jean avec les yeux d’un somnambule. Il ne comprit pas ce qu’il essayait de lui faire comprendre. Jean, en flottant autour de lui, s’efforça à nouveau. Mais tout fut inutile ! Cet homme avait la Conscience endormie et tout essai de l’éveiller fut un échec retentissant.

Si cet homme avait pratiqué dans sa vie la Clé du Discernement quand il possédait son corps physique, il aurait été capable d’éveiller sa Conscience durant le sommeil normal et maintenant, après la mort, il se serait converti en disciple conscient, bien que désincarné, de la Grande Loge Blanche.

Jean renonça à un autre effort, il poursuivit son chemin et arriva enfin au Temple, objet de sa visite.

Et, plus tard, il retourna heureux à son corps physique. Il s’introduisit dans son corps par la glande pinéale qui est la fenêtre de Brahma, le siège de l’Âme, comme dit Descartes.

Soyez sûrs qu’avec la clé qui est révélée ici, les disciples qui ont réussi à éveiller leur conscience dans les Mondes internes sont innombrables. L’important, c’est de la pratiquer constamment durant la veille pour qu’elle se grave dans le Subconscient et qu’elle agisse automatiquement pendant le sommeil.

C’est une façon de placer le Subconscient au service de la Volonté consciente.

Une fois retourné au physique, après le sommeil, quand il revient à l’état de veille normal, l’étudiant ne doit pas bouger dans son lit, car dans ce mouvement du corps physique s’agite le corps astral et se perdent les souvenirs.

À ce moment-là que l’étudiant pratique un exercice rétrospectif pour se souvenir où il était, dans quels lieux il est passé et quelles choses il a apprises quand il se trouvait en corps astral.

 

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