Introduction à la Gnose
Premier degré d’introduction à la Gnose

 

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Première Leçon

Il est nécessaire d’être victorieux dans la vie. Si vous voulez vraiment être victorieux, vous devez commencer par être sincères avec vous-mêmes ; par reconnaître vos propres erreurs. Lorsque nous reconnaissons nos propres erreurs, nous sommes sur la voie de les corriger. Quiconque corrige ses erreurs finit inévitablement par triompher.

L’homme d’affaires qui chaque jour rend les autres responsables de ses propres échecs et jamais ne reconnaît ses propres erreurs, ne pourra pas triompher. Rappelez-vous que les grands criminels se considèrent eux-mêmes comme des saints. Si nous visitons un pénitencier, nous constaterons qu’aucun voleur ou criminel ne se considère coupable. Presque tous se disent à eux-mêmes : « Je suis innocent. » Ne tombez pas dans la même erreur ; ayez le courage de reconnaître vos propres erreurs. Ainsi éviterez-vous des malheurs encore pires.

Celui qui reconnaît ses propres erreurs peut former un foyer heureux. Le politicien, le scientifique, le philosophe, le religieux, qui arrive à reconnaître ses propres erreurs peut les corriger et triompher dans la vie.

Si vous voulez être victorieux dans la vie, ne critiquez personne. Celui qui critique les autres est un faible, tandis que celui qui s’autocritique instant après instant est un colosse. La critique est inutile parce qu’elle blesse l’orgueil d’autrui et provoque la résistance de la victime qui cherche alors à se justifier elle-même. La critique suscite une réaction inévitable contre son auteur. Si vous voulez vraiment triompher, écoutez ce conseil : ne critiquez personne !

L’homme et la femme qui savent vivre sans critiquer personne ne provoquent pas de résistance ni de réactions de la part des autres et ainsi se crée une atmosphère de succès et de progrès. D’un autre côté, celui qui critique les autres s’entoure d’ennemis. Nous devons nous rappeler que les êtres humains sont remplis d’orgueil et de vanité, et cet orgueil, cette vanité inhérente en eux engendre une réaction (ressentiment, haine, etc.) qui est dirigée contre celui qui les critique. Nous concluons alors que celui qui critique son prochain échoue inévitablement. Mieux vaut pour celui qui veut corriger les autres qu’il commence par se corriger lui-même. Le résultat est meilleur et c’est moins dangereux.

Le monde est plein de neurasthéniques. Le type neurasthénique est critiqueur, irritable et aussi intolérable. Nombreuses sont les causes de la neurasthénie : l’impatience, la colère, l’égoïsme, la présomption, l’orgueil.

Entre l’Esprit et le corps existe un médiateur : le système nerveux. Prenez soin de votre système nerveux. Lorsque votre système nerveux se trouve irrité par quelque chose qui le fatigue, il vaut mieux fuir cette chose. Travaillez intensément mais avec modération. Rappelez-vous que le travail excessif produit de la fatigue. Si vous ne faites pas de cas de la fatigue, si vous poursuivez le travail excessif, alors l’excitation se substitue à la fatigue. Lorsque l’excitation devient morbide, elle se convertit en neurasthénie. Il est nécessaire d’alterner le travail et la détente agréable ; ainsi éviterons-nous le danger de tomber dans la neurasthénie.

N’importe quel patron qui veut triompher doit se garder du danger de la neurasthénie. Le patron neurasthénique critique tout le temps et devient insupportable. Le neurasthénique abhorre la patience et, s’il est patron, il se convertit en bourreau de ses employés. Les ouvriers qui doivent travailler sous les ordres d’un patron neurasthénique et critiqueur finissent par haïr leur travail et leur patron. Aucun ouvrier mécontent ne travaille avec plaisir. Souvent les entreprises s’écroulent parce que les ouvriers sont mécontents et par conséquent ne travaillent pas efficacement.

Le neurasthénique, s’il est ouvrier ou employé de bureau, devient rebelle et finit par être jeté à la porte. Tout travailleur neurasthénique cherche l’occasion de critiquer son patron. Tout patron a de l’orgueil et de la vanité, et il va de soi qu’il se sent offensé lorsque ses employés le critiquent. Le travailleur qui vit en critiquant le patron finit par perdre son emploi.

Prenez soin de votre système nerveux. Travaillez avec modération. Divertissez-vous sainement. Ne critiquez personne. Essayez de voir chez tous les êtres humains ce qu’ils ont de meilleur.

Exercice pour dominer la colère

Vous sentez-vous irrité ou rempli de colère ? Êtes-vous nerveux ? Réfléchissez un peu : rappelez-vous que la colère peut provoquer des ulcères gastriques. Contrôlez la colère par le moyen de la respiration : inspirez très lentement (ne pas inspirer par la bouche : inspirez par le nez, la bouche bien fermée) l’air vital en comptant mentalement, 1-2-3-4-5-6. Retenez maintenant le souffle en comptant mentalement, 1-2-3-4-5-6. Exhalez alors très lentement par la bouche en comptant mentalement, 1-2-3-4-5-6. Répétez l’exercice jusqu’à ce que la colère soit passée.

 

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