L’Éveil de l’Homme


Préface

Être quelqu’un de désorienté n’est pas difficile, cela fait un de plus dans le tas, c’est une unité qui se consume, c’est un esclave des ténèbres : vices, plaisirs, tristesses, désolation et mort.

Dans ce petit livre, tu trouveras une orientation pour savoir qui tu es. La Sagesse Gnostique te donne le point de départ, le levier que demandait Archimède pour faire bouger l’Univers ; ce point d’appui est ton propre corps, apprends à le connaître et tu feras bouger l’Univers.

L’Éducation que nous recevons au moyen de laquelle nous acquérons la connaissance basique pour notre comportement dans la société et le maniement des choses que l’homme accepte comme connues, est totalement matérielle.

Notre organisme possède cinq sens, ces sens sont nos informateurs, ils sont les instruments que nous avons à notre service pour connaître les choses.

La connaissance intellective correspond à la lecture que nous accumulons dans notre mémoire pour nous en servir ensuite et transforme en partie notre organisme physique nous ouvrant le chemin pour acquérir une forte personnalité, mais ne peut rien faire en faveur des pouvoirs de notre Maître Interne.

Nous autres, les Gnostiques nous utilisons ces cinq sens pour les améliorer afin que les informations qui nous alimentent soient exactes. En plus, nous utilisons aussi sept autres sens qui nous permettent de connaître ce véhicule dans lequel nous vivons (le corps physique), et connaître à fond ses fonctions et apprendre à le gouverner. Lorsque nous sommes experts de ce corps dans le physique, moral et spirituel, nous possédons le point d’appui avec lequel nous pouvons faire bouger l’univers.

Dans ce petit livre, on parle des trois facteurs de la révolution de la conscience, ces trois facteurs nous permettent de libérer notre conscience. Pour nous autres, la conscience correspond à la vie vécue à travers des centaines d’existences dans le pèlerinage que fait l’esprit dans la matière, en passant par trois règnes : minéral, végétal et animal.

Les religions donnent à cette sagesse que nous avons emmagasinée dans les 33 canons de la colonne vertébrale, le nom d’ÂME.

Amélioration des sens externes et internes

Lorsque l’homme arrive à l’état d’être humain, il acquiert le don du libre arbitre pour pouvoir choisir volontairement et involontairement entre le bien et le mal, mais ses sens sont totalement erronés à cause des défauts acquis au travers de son existence. Quelques religions donnent à ces défauts le nom de péchés, ceux-ci rendent défectueux nos sens, c’est-à-dire nos informations. Ainsi, le menteur fait que ses sens ne peuvent voir la réalité telle qu’elle est, et fait que chaque voleur juge par sa condition, et la Bible dit : « Comprendre les propres iniquités de l’impie ».

Nous autres, pour améliorer nos sens, nous faisons une liste de nos défauts. Une fois connus, nous les analysons et nous nous rendons compte que nous pouvons vivre sans avoir besoin d’eux.

L’homme ou la femme en colère peuvent se rendre compte que toute leur personnalité s’améliore s’ils sont capables de combattre la colère. La colère est haine, et celui qui hait pèche contre le FILS qui est Amour, de telle façon que jamais la personne qui hait ne pourra ressentir la grâce de l’AMOUR, avec laquelle nous pouvons manier les forces de la nature.

Celui qui ment pèche contre le PÈRE qui est Vérité et ne pourra jamais recevoir les dons que donne le PÈRE, comme la PAIX, la SAGESSE, etc.… Plus quelqu’un ment plus imparfaits seront ses sens et plus il s’éloignera de l’Être qu’il recherche.

On parle aussi de la chasteté scientifique, c’est-à-dire, l’utilisation de l’ÉNERGIE CRÉATRICE dans sa totalité. La sagesse gnostique nous apprend à transformer notre propre semence en lumière et feu. Avec la LUMIÈRE de ce FEU, nous pouvons sortir du labyrinthe que nous avons construit à travers nos mauvaises existences mal orientées. Nous pouvons former le Christ Interne dans notre cœur et conquérir le chemin ANGÉLIQUE ou DIVIN ou, tout du moins, arriver à former un Super Homme.

Si un spermatozoïde a le pouvoir de produire un organisme aussi compliqué qu’est le corps humain, que ne ferions-nous pas avec les millions de ceux que nous garderons pour nous donner vie à nous-mêmes ? Ici nous connaissons la Sagesse de la transsubstantiation, de la Sainte Onction et le Troisième Facteur du service à l’humanité avec lequel nous produisons du Dharma (monnaie diamétralement opposée au Karma).

Ce Capital nous permet de guérir des malades et faire des miracles incalculables. Lis ce petit livre, lecteur occasionnel et tu pourras être sûr qu’est arrivé entre tes mains une Sagesse qui peut te convertir en Super Homme, il te donnera le pouvoir de rompre toutes les chaînes qui t’attachent aux vices et aux plaisirs, chemins qui conduisent à la dévastation.

Tu as ici le point d’appui que demandait Archimède pour faire bouger l’univers.

Julio Medina Vizcaino

Mouvement Gnostique Chrétien Universel.

Chapitre 1 : Qu’est-ce que la Gnose ?

« Toute théorie est grise, seul est vert l’arbre aux fruits dorés qui est la vie » Goethe.

Gnose signifie connaissance, sagesse. La Gnose est la connaissance d’une sagesse transcendantale et transformatrice qui apprend à l’humanité à voir, à entendre et à palper toutes les choses qui jusqu’à présent étaient de grands mystères et des énigmes.

La Gnose est une véritable école scientifique d’initiation dans la vie, qui développe la transformation de l’être humain, et prétend que chaque homme change, depuis ses principes basiques et ses coutumes pour se convertir en un homme véritable.

La Gnose en elle-même prétend que chaque homme possédant un esprit vaste et lucide, essaye d’établir un nouvel ordre rationnel scientifique dans les habitudes générales du Vivre, en s’inspirant des lois immuables de la nature.

La connaissance de la science gnostique couvre les quatre piliers du savoir humain : Science, Art, Philosophie et Mystique.

La gnose est un style de vie, telle une philosophie mystique qui se fonde sur une conception rationnelle et scientifique de l’univers.

Le gnosticisme apparaît lors des périodes de crise, de perturbation sociale et spirituelle, comme un courant idéologique important pour que l’être humain atteigne une transformation physique, psychique, sociale et spirituelle qui lui permette de se connaître lui-même, de connaître ses propres défauts et erreurs qui le conduisent prématurément à la vieillesse, à la tombe et à la désintégration.

Cette sagesse nous la trouvons dans les Mystères de Mitra, d’Éleusis, dans l’Hermétisme, dans les Mystères de Dionisio, d’Hecate, de la Grande Mère, de Sérapis, de Cybèle, d’Isis, et aussi dans l’Orphisme et le Pythagorisme et dans les livres égyptiens et tibétains.

La gnose se développe dans le sein du christianisme connu comme christianisme primitif ou christianisme ésotérique, pour ensuite se dissoudre dans d’innombrables sectes, lesquelles se convertirent en sociétés secrètes au fur et à mesure que l’ésotérisme se fit plus fort.

Lorsque l’homme commence à s’observer soigneusement lui-même, depuis le point de vue qu’il n’est pas UN mais plusieurs, il est certain qu’il a commencé le sérieux travail sur sa nature intérieure.

La gnose donne la méthodologie et enseigne le « modus operandi » avec lequel on peut être assisté par les forces supérieures au mental.

Dans l’antiquité on disait : « Homme, connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers » phrase synthèse de toutes les théories, il s’agit de la connaissance supérieure.

Il est clair qu’aujourd’hui, il existe de rares exceptions dans ce domaine et nous devons les chercher avec la lanterne de Diogène ; ces rares cas sont représentés par des hommes véritables tels que : Bouddha, Jésus, Hermès, Quetzalcóatl, etc.

L’homme-machine est la bête la plus malheureuse qui existe dans cette vallée de larmes, mais a la prétention et jusqu’à l’insolence de s’auto-nommer « roi de la nature ».

« Noce Te Ipsum », « Homme connais-toi toi-même » voilà l’ancienne maxime en or écrite sur les murs de Delphes dans l’antique Grèce.

L’homme, ce pauvre animal intellectuel qui se qualifie, à tort, d’homme, a inventé des milliards de machines très compliquées et difficiles et sait bien que pour pouvoir se servir d’une MACHINE, il a besoin souvent de très longues études et d’apprentissage, mais quand il s’agit de lui-même, il oublie totalement ce fait, même s’il est lui-même, une machine encore plus compliquée que celles qu’il a inventées.

Il n’existe pas d’homme qui ne soit pas rempli d’idées totalement fausses sur lui-même, le plus grave est qu’il ne veut pas se rendre compte qu’il est en réalité une machine.

La machine humaine n’a pas de liberté de mouvement, elle fonctionne uniquement par des influences intérieures multiples et variées et des chocs extérieurs. Tous les mouvements, actes, paroles, idées, émotions, sentiments et désirs de la machine humaine sont provoqués par des influences extérieures et par de multiples causes intérieures étranges et complexes.

L’animal intellectuel est un pauvre pantin doué de parole avec une mémoire et une vitalité, une poupée vivante qui a la sotte illusion de pouvoir agir lorsqu’en réalité il ne peut vraiment rien faire.

Imaginez que cette poupée peut changer de maître à tout moment. Vous devez imaginer que chaque maître est une personne différente, avec ses propres critères, sa propre façon de se divertir, sentir, vivre, etc.

Un maître quelconque voulant avoir de l’argent appuiera sur certains boutons et alors le poupon se dédiera aux affaires, un autre maître, une demi-heure ou plusieurs heures après aura une idée différente et fera danser et rire sa poupée et un troisième le fera se disputer, un autre le rendra amoureux d’une femme, un cinquième le rendra amoureux d’une autre, un sixième le fera se disputer avec un voisin et créera un problème avec la police et un septième le fera changer de domicile.

Ainsi, le pauvre animal intellectuel, cher lecteur, pantin mécanique comme celui de notre exemple, croit qu’il agit alors qu’en réalité il ne fait rien, il est un pantin de chair et d’os contrôlé par une légion d’entités énergétiques subtiles qui dans leur ensemble constituent ce qui s’appelle Ego, Moi Pluralisé, Satan, Moi Psychologique ou Défauts.

Chapitre 2 : L’Éveil de la Conscience

Il est urgent que l’on sache que l’humanité vit avec la conscience endormie. Les personnes travaillent en rêvant, les personnes marchent dans les rues en rêvant, les personnes naissent, vivent et meurent en rêvant.

Lorsque nous sommes arrivés à la conclusion que tout le monde vit endormi, nous comprenons la nécessité de se réveiller. Nous avons besoin du réveil de la conscience, nous voulons le réveil de la conscience.

Les gens confondent la conscience avec l’intelligence ou avec l’intellect et la personne très intelligente ou très intellectuelle est qualifiée de très consciente. Nous autres affirmons que la conscience dans l’homme est, sans aucun doute et sans avoir peur de nous tromper, une espèce très particulière d’appréhension de connaissance intérieure, totalement indépendante de toute activité mentale.

La faculté de la conscience nous donne la connaissance intègre de ce qui est, de l’endroit où elle se trouve, de ce que réellement nous savons et de ce que certainement nous ignorons.

La psychologie révolutionnaire nous apprend que seul l’homme lui-même peut arriver à se connaître lui-même.

Nous seuls pouvons savoir si nous sommes conscients à un instant donné ou pas. L’homme lui-même et personne d’autre que lui peut se rendre compte en un instant, en un moment, qu’avant cet instant, avant ce moment, réellement il n’était pas conscient, il avait sa conscience bien endormie, ensuite, il oubliera cette expérience ou la gardera comme un souvenir, comme le souvenir d’une forte expérience.

Il est urgent de savoir que la conscience dans l’animal rationnel n’est pas quelque chose de continu, permanent. Normalement la conscience dans l’animal intellectuel appelé homme, dort profondément.

Rares, très rares sont les moments durant lesquels la conscience est éveillée ; l’animal intellectuel travaille, conduit des voitures, se marie, meurt, etc., avec la conscience totalement endormie qui se réveille seulement dans des moments très exceptionnels.

La vie de l’être humain est une vie faite de rêves, mais il pense qu’il est réveillé et n’admettra jamais qu’il rêve, qu’il a la conscience endormie : si quelqu’un arrivait à se réveiller, il se sentirait épouvantablement honteux de lui-même, il comprendrait immédiatement sa clownerie, son ridicule.

Cette vie est épouvantablement ridicule, horriblement tragique et rare fois sublime. L’enseignement gnostique a pour objectif de réveiller la conscience. Dix ou quinze ans d’études à l’école, au collège et en université ne servent à rien si à la sortie nous ne sommes que des automates endormis. Il n’est pas exagéré d’affirmer qu’avec un certain gros effort, l’animal intellectuel peut être conscient de lui-même même durant quelques minutes.

Chapitre 3 : L’identification

Le travail d’élimination des émotions négatives n’est jamais facile ; perdre toute identification avec notre propre train de vie ; problèmes de toutes sortes : affaires, dettes, factures, hypothèques, téléphone, etc.

Cette identification avec nos problèmes nous pousse à nous abstraire de nous-mêmes, nous allons rêvant, fascinés par nos problèmes.

Il est nécessaire d’arrêter de rêver, il est nécessaire de réveiller notre conscience, et ce processus du réveil de la conscience doit se réaliser à tout instant, en tout lieu.

L’être humain non seulement rêve lorsque son corps physique dort, mais aussi rêve lorsque son corps physique ne dort pas.

Lorsque l’on se souvient de soi-même, lorsque l’on travaille sur soi-même, lorsque l’on ne s’identifie pas avec tous les problèmes et peines de la vie, de ce fait, on marche sur le sentier vertical.

Le travail sur soi-même est la caractéristique fondamentale de la révolte psychologique, de la transformation de l’être humain, il s’occupe d’une certaine transformation du moment présent dans lequel nous nous trouvons.

Nous avons besoin d’apprendre à vivre d’instant en instant.

Vivre en pleine attention, en pleine auto-observation de nous-mêmes, vivre alertes à ce que nous pensons, sentons et agissons ; en définitive, il faut arrêter de rêver, de vivre fascinés, identifiés avec tous nos problèmes.

Un bon exemple est le cas de Marie qui va marchant dans la rue et n’entend pas le salut d’un ami, au moment précis où elle se demande mentalement : ce soir je payerai la couturière et…

Dans ce cas-là, Marie n’a pas reçu le salut de son ami, à cause de l’absence de conscience dans ce qu’elle faisait. Parce que sa pensée se trouve dans les problèmes.

Chapitre 4 : L’auto-observation

Au fur et à mesure que l’on travaille sur soi-même, on comprend de plus en plus la nécessité d’éliminer radicalement de sa nature intérieure tout cela qui nous fait être si abominables.

Le sens de l’auto-observation intime se trouve atrophié dans tout être humain ; en travaillant sérieusement, en s’auto-observant d’instant en instant. Tel sens se développe de façon progressive.

Avec le sens de l’auto-observation intime, nous voyons que chacun de ces « Moi », que nous portons à l’intérieur, est secrètement réellement responsable de telle ou telle apparence en affinité avec le défaut qu’elle représente.

Indubitablement, l’image de chacun de ces « Moi » a une certaine saveur psychologique reconnaissable à travers laquelle nous captons, capturons attrapons instinctivement sa nature intime et le défaut qui la caractérise.

Il est nécessaire de prendre note de nos états psychologiques journaliers si nous voulons vraiment changer définitivement.

Avant de nous coucher, il convient d’examiner nos actes de la journée, les situations embarrassantes, l’éclat de rire tonitruant et le sourire subtil.

Nous avons à éliminer beaucoup et à acquérir beaucoup aussi. Il est nécessaire de faire un inventaire pour savoir ce que nous avons en trop et ce qu’il nous manque. Il est clair que le moi pluralisé (nos défauts) est de trop, il est inutile et préjudiciable.

Si nous voulons cesser d’être des machines, si nous voulons réveiller notre conscience, avoir la véritable capacité d’agir, il est urgent de commencer par nous connaître nous-mêmes et ensuite dissoudre le moi psychologique (défauts). Lorsque le moi pluralisé se dissout, il ne reste en nous que l’être véritable.

Un grand homme, après s’être étudié soi-même, découvrit qu’il avait douze défauts qui lui portaient préjudice. Cet homme se dit : « Comme il est impossible de chasser douze lièvres en même temps, parce que le chasseur qui le ferait ne chasserait rien, il est aussi impossible d’en finir avec mes douze défauts en même temps ».

Cet homme arriva à la conclusion qu’il serait préférable d’en finir en premier avec un défaut et ensuite un autre. Il décida de s’occuper de chacun d’eux durant deux mois.

Au bout de 24 mois, il n’avait plus de défauts, il en avait fini avec les défauts qui l’empêchaient d’arriver au triomphe. Le résultat fut merveilleux. Cet homme devint le premier citoyen des États-Unis, son nom : Benjamin Franklin.

L’enseignement gnostique nous donne la méthode nécessaire pour en finir avec les défauts.

Chapitre 5 : Division de l’attention

Il faut diviser l’attention en trois parties :

SUJET – OBJET – LIEU.

Nous devons diviser notre attention en trois parties, nous avons besoin de comprendre la profonde signification de l’instant dans lequel nous agissons ; exemple : observez très attentivement un cinéaste ; il est complètement endormi sur son siège, il ignore tout, il s’ignore lui-même, il est vide, on dirait un somnambule, il rêve avec son film, il s’est oublié lui-même, il est tombé dans son rêve profond de la fantaisie, il ignore qu’il existe, de ce qu’il est.

L’attention consciente exclut cela que l’on nomme identification. Lorsque nous nous identifions avec les personnes, avec les choses, avec les idées, arrive la fascination et cette dernière provoque un rêve dans la conscience.

Nous devons nous demander intérieurement : qui suis-je ? (sujet) ; on doit se le demander en conscience, savoir que l’on existe, se toucher, se sentir. Ensuite, l’objet : il faut se rendre compte de ce que l’on est en train de faire pour qu’ainsi nous ne tombions pas dans l’erreur de dormir en conscience : on devra se demander le pourquoi d’une action, par exemple : Que suis-je en train de faire ? Ceci devra se faire mentalement.

Maintenant vient la troisième partie qui est le lieu. Il est de vitale importance de se demander dans quel lieu l’on se trouve, on devra observer les choses qui nous entourent, les couleurs des objets.

L’être humain fasciné ne se rappelle pas de lui-même. Nous devons nous auto-souvenir à nous-mêmes d’instant en instant. Nous avons besoin de nous auto-souvenir en présence de toute représentation qui pourrait nous fasciner.

Détenons-nous devant toute représentation en nous demandant : qui suis-je ? Que suis-je en train de faire ? Où suis-je ? Et ensuite se demander : Serais-je dans le plan physique ou bien suis-je en dehors de mon corps ? Il est logique que si les personnes vivent endormies jour et nuit, ils ne peuvent connaître l’état astral, ils ne peuvent faire la différence entre la troisième et la quatrième dimension c’est-à-dire le monde des rêves ; ils ne pourront jamais le savoir tant qu’ils ne pratiqueront pas l’éveil de la conscience.

En divisant l’attention en trois parties nous arriverons à entrer conscients dans le monde des rêves et là nous trouverons la réponse dont nous avions toujours besoin pour remplir ce vide intérieur.

Sachez que dans l’astral ou dans le monde des rêves, les choses se voient telles qu’elles le sont dans le plan physique. Les personnes durant le sommeil et après la mort voient tout là-bas de la même façon que dans le monde physique, et ils ne soupçonnent pas le moins du monde qu’ils se trouvent hors de leur corps physique.

Là nous avons un exemple plus clair du premier aspect : SUJET.

Maria Luz Fajardo se pose la question du sujet. Et pour se rendre compte qu’il existe dans n’importe lesquelles des dimensions, elle s’observe minutieusement et se touche le corps avec le but de se sentir sûre et de ne pas tomber dans la fascination. Toutes les erreurs que commet l’être humain dans la vie sont dues à l’oubli de soi-même, à l’identification, il est dans la fascination et tombe dans le rêve.

Le second aspect : OBJET.

Maria Luz se demande en elle-même quel est son objectif, qu’est-elle en train de faire ? Toute personne qui veut pratiquer les trois aspects devra se poser les questions en conscience, par exemple : s’il est en train de travailler, il dira : je suis en train de travailler ; s’il est en train de manger : je suis en train de manger, etc.

Cela nous donne une raison plus claire pour nous assurer de ce que nous allons faire et ne pas nous tromper. Il faut se poser la question mentalement par rapport au troisième aspect de la division de l’attention qui correspond au LIEU. Nous devons être conscients lorsque nous nous demandons : Où sommes-nous ? Parce que souvent nous sommes sur la plage et notre pensée se trouve dans les problèmes du travail ; ainsi nous ne nous rendons pas compte de l’endroit où nous nous trouvons.

Chapitre 6 : Le discernement

Il est nécessaire que nous nous posions des questions sur les trois aspects et ensuite faire un petit saut à chaque instant pour qu’ainsi ne pas être fascinés par les choses et savoir si nous nous trouvons dans notre corps physique ou dans notre corps des rêves, parce qu’il se trouve que tout ce que nous faisons durant le jour se répète durant la nuit lorsque nous sommes en train de rêver.

Lorsque l’on fait un petit saut avec le corps physique il ne se passe rien de particulier, mais si nous le faisons en corps des rêves, il se passe quelque chose d’anormal : en sautant avec notre corps des rêves ou astral, nous restons en lévitation dans l’espace et nous comprenons alors, qu’en plus du corps physique nous avons un corps des rêves, astral ou âme avec lequel nous sommes sûrs de notre existence et pouvons vérifier tout le spirituel en l’expérimentant.

Si on ne peut pas faire un saut à cause des personnes qui ne connaissent pas l’Enseignement, il existe une autre façon plus discrète de vérifier notre état.

L’autre manière de faire cette pratique est la suivante : tirer sur un de ses doigts pour essayer de l’allonger. Il est certain que s’il ne s’allonge pas c’est que nous nous trouvons dans notre corps physique. En nous habituant à le faire constamment et à chaque instant où il se passe quelque chose d’étrange devant nos yeux, nous pourrons vérifier dans quelle dimension nous nous trouvons.

Lorsque nous sommes dans l’astral et si nous le faisons bien, vu que tout se répète dans le monde des rêves, nous verrons avec étonnement comme s’allonge notre doigt, nous arriverons ainsi à vérifier que nous sommes en corps astral.

Lorsque l’étudiant voit qu’il est hors de son corps physique, il se trouve dans la capacité de connaître dans sa plénitude les mystères de la vie et de la mort.

Il peut avoir des contacts directs avec les Vénérables Maîtres de la Loge Blanche, lesquels lui donneront les clefs de toutes les connaissances secrètes de l’humanité et ainsi, il deviendra un habitant du cosmos infini.

Chapitre 7 : Pratique pour sortir en astral

L’étudiant gnostique doit être infiniment patient et tenace parce que les pouvoirs comptent beaucoup. Rien ne nous est donné en cadeau. Tout coûte, ces études ne sont pas pour les inconstants ni pour les personnes de peu de volonté. Ces études exigent une foi infinie. Les personnes sceptiques ne doivent pas venir à nos études parce que la science occulte est très exigeante. Les sceptiques échouent lamentablement. Les incrédules n’arrivent pas à entrer sur le « CHEMIN DE LA VÉRITÉ ».

L’homme est ternaire, le CORPS PHYSIQUE, l’ÂME (ASTRAL) et l’ESPRIT (l’INTIME). L’ÂME EST LA CONSCIENCE dont le fluide, appelé en occultisme CORPS ASTRAL, est le même qui sort du corps physique dans le monde des rêves. L’Âme doit apprendre à entrer et sortir du corps physique à volonté.

Les QUATRE CONDITIONS nécessaires pour réveiller notre conscience et la libérer du MOI PSYCHOLOGIQUE sont : SAVOIR SOUFFRIR, SAVOIR SE TAIRE, SAVOIR S’ABSTENIR ET SAVOIR MOURIR.

L’étudiant devra se coucher sur le dos, fermer lentement les yeux et relaxant totalement son corps, se concentrera sur la prononciation du mantra FA-RA-ON. Ensuite, il pliera les genoux et recommencera à prononcer le mantra FA-RA-ON. Chaque syllabe se prononce avec une seule respiration. Ensuite il allongera le mantra mentalement et le disciple se trouvera nécessairement dans le monde astral, s’il souhaite demander une information, il voyagera vers n’importe quel temple de la LOGE BLANCHE ou parler avec le MAÎTRE JÉSUS DE NAZARETH LE CHRIST.

Certaines personnes auront des résultats positifs immédiatement et pourront avoir des expériences dans le monde astral. D’autres, par contre devront être très constants dans la pratique et ne pas flancher puisque tôt ou tard ils se verront sortir en corps astral en laissant leur corps physique dans leur lit.

Chapitre 8 : La Révolution de la Conscience

Savoir sortir en corps astral est la première chose dont on a besoin pour s’éveiller, pour comprendre notre propre misère, vanité et douleur. Ensuite, le MOI commence à mourir d’instant en instant. La mort du Moi Psychologique (les défauts) est urgente. C’est seulement en mourant que naît l’être véritablement conscient en nous, seul l’être peut exercer une véritable autorité consciente, se réveiller, mourir, naître. Ce sont les trois phases psychologiques qui nous conduisent à la véritable existence consciente.

Il faut s’éveiller pour mourir et mourir pour naître intérieurement. Celui qui meurt sans s’être éveillé se convertit en un Saint stupide.

Celui qui naît sans être mort se convertit en un individu avec une double personnalité, la plus juste et la plus perverse.

Pour s’auto-réaliser spirituellement il est nécessaire de vivre les trois facteurs, Mourir… (tuer nos défauts), Naître… (profiter correctement de nos énergies) et Sacrifice… (servir notre prochain).

Nous expliquerons mieux ces facteurs en suivant.

L’élimination des défauts s’obtient en mettant en pratique une méthode gnostique ayant comme base la prise avec poigne de l’épée de la volonté.

Il faut créer de nouveaux véhicules ou sens internes au moyen du processus scientifique de la transmutation alchimique des énergies dans le propre laboratoire Humain. Au fur et à mesure que l’élève obtient les grades de conscience dans son travail ésotérique, les maîtres de la Loge Blanche le guident. Le service désintéressé comme l’aide à la pauvre humanité souffrante, habiller le mendiant, donner du pain à l’affamé, guérir les malades, inviter d’autres personnes à connaître ce chemin spirituel ou le leur enseigner. Avec les trois facteurs cités : Élimination de nos défauts, transmutation alchimique de nos énergies et le service à l’humanité, nous arrivons à nous perfectionner totalement.

Ceci est l’unique chemin spirituel.

Chapitre 9 : Le Moi Psychologique

Nous sommes tous les pantins des Moi, Ego, démons ou défauts. On entend partout des lamentations, des guerres, du sang, des pestes, des fusillades, des rapts, des assassinats, etc.… Voilà la punition actuelle de l’humanité. L’humanité entière est manipulée tel un pantin, contrôlée par ses ego. Ils tuent, volent, violent, mentent, etc., et après leurs actes, leur conscience embouteillée commence à pleurer et la personne qui fut l’instrument de l’action déclara qu’il ne sait pas à quel moment il devint brutal.

Le cerveau est un organe émetteur, l’organe qui reçoit les ordres et les distribue au corps selon le défaut qui domine notre mental à ce moment donné.

C’est le cerveau qui est le centre de contrôle du corps physique. Des 100 pour cent des ordres qu’émet le cerveau au corps physique, 99 pour cent sont contrôlés par le Moi Psychologique.

Rares sont les fois où l’homme reçoit un appel de piété, d’amour, d’harmonie, lorsque nous avons ces inquiétudes d’amour à un certain moment, c’est parce que le Réel Être Christique à l’intérieur de nous ou la petite partie de conscience (qui est seulement de 3 pour cent) que nous avons, est entrée, en absence des Moi dans le cerveau pour nous donner un signal de secours.

Nous donnons un souffle de Paix, mais, cela ne dure pas beaucoup vu que le Moi est tellement pervers qu’il ne permet pas que nous nous rendions compte qu’il existe une puissante molécule christique à l’intérieur de nous.

Chapitre 10 : Mort de l’Ego

Ainsi se trouve notre conscience embouteillée dans le Moi Psychologique ou nos défauts. Au fur et à mesure que nous réussissons à pulvériser un défaut ou un vice, nous augmentons la conscience en pouvoir, sagesse et amour. Notre Volonté est notre épée de pouvoir, commençons à la forger pour réussir à désembouteiller notre conscience.

L’humanité actuelle ne veut plus de théories, de lois, ne veut plus de mensonges, elle veut sortir de ce cercle vicieux qui l’entoure, elle veut connaître la vérité de l’existence. Au travers du temps, l’homme a fait mauvais usage de ses facultés qui lui furent données par la Divine Hiérarchie, et en conséquence il a acquis de la conscience seulement en se niant lui-même ; en tuant les défauts psychologiques en étant vigilant à soi-même il est possible de triompher.

Parler du Moi Psychologique c’est parler des basses passions, les erreurs de caractère, les défauts, les vices. L’homme est rempli de molécules LUNAIRES, il est totalement négatif. Jésus, le Grand Rabbin transforma son corps lunaire en corps SOLAIRE. C’est pour cela que les grands peintres ésotériques peignèrent Jésus sans ombre, cela veut dire que le Grand Rabbin pulvérisa les marchands de son Temple symbolisant les défauts ou les Moi, les expulsa réussissant à nettoyer son corps et ainsi obtenir la Lumière Solaire.

Tant que nous n’éradiquerons pas tous les démons que nous portons en notre intérieur, nous ne réussirons pas à avoir un corps solaire. C’est seulement en travaillant avec la transmutation alchimique de notre laboratoire humain, que nous pourrons changer nos énergies lunaires en solaires. Lorsqu’une personne est trop perverse, les gens disent qu’elle est Noire, ou bien, que cette personne a la conscience noire. En réalité ils disent vrai, notre conscience ou notre souffle de vie est embouteillé à cause des Démons Noirs que nous portons en nous. Il faut travailler avec les trois facteurs que nous offre la Gnose pour arriver à la Lumière dont nous parla Jésus le Christ ; et cette Lumière est l’énergie solaire dont nous avons besoin pour obtenir les Pouvoirs Latents que nous avions au commencement.

Chapitre 11 : Les corps internes

Avec l’enseignement Gnostique, nous pouvons voir clairement les choses internes, les choses astrales, les choses de l’âme, nous pouvons aussi nous rendre compte que le corps physique n’a jamais été unique.

En plus de ce corps physique, nous avons Six Corps de plus. Nous pourrions les voir à l’instant même. Lorsque le corps physique est endormi, les autres corps s’en échappent. Durant les nuits, dans les rêves, nous nous trouvons dans l’Astral ; à côté du corps physique se trouve le corps vital, ce corps répare le corps physique des énergies gâchées pendant le travail. Le corps Mental flotte dans les dimensions avec les corps de la volonté, de la conscience et de l’intime. En éveillant la conscience, nous pourrions les voir et entrer en contact avec eux.

Qui suis-je ?

Pourquoi est-ce que j’existe ?

Où irai-je après ma mort ?

Chacun de nous doit répondre à ces questions : Car ces trois questions sont faites directement à notre Intérieur.

Presque toute la majorité de l’humanité vit occupée en se demandant qui est-elle en réalité, mais n’a jamais travaillé pour essayer d’avoir un contact direct avec le Père Intérieur (l’Intime).

Lorsque nous commençons à travailler avec les trois facteurs, nous commençons à avoir des informations de notre Conscience et elle nous donne l’enseignement nécessaire pour savoir vivre heureux.

Le Maître interne de chacun est aux ordres du disciple quelconque qui veut commencer à travailler pour Éveiller sa Conscience.

Chapitre 12 : Le travail ésotérique gnostique

Il est urgent d’étudier la Gnose et d’utiliser les idées pratiques que nous donnons dans cette œuvre pour travailler sérieusement sur nous-mêmes. Mais, nous ne pourrions travailler sur nous-mêmes avec l’intention de dissoudre tel ou tel « Moi » sans l’avoir observé auparavant.

L’observation de nous-mêmes permet que pénètre un rayon de lumière dans notre intérieur. N’importe quel « Moi » s’exprime dans le cerveau d’une façon, dans le cœur d’une autre façon, et dans le sexe, d’une autre façon. Nous avons besoin d’observer le « Moi » qu’à un moment donné nous avons attrapé, il est urgent de l’analyser dans chacun de ces trois centres de notre organisme. En étant en relation avec d’autres personnes, si nous sommes alertes et vigilants comme le vigile en temps de guerre, nous nous auto-découvrirons.

Vous souvenez-vous à quelle heure on blessa votre vanité ? Votre orgueil ? Qu’est-ce qui vous a le plus contrarié aujourd’hui ? Pourquoi avez-vous eu cette contrariété ? Quelle en est la cause secrète ? Étudiez cela, observer votre cerveau, votre cœur et votre sexe. La vie pratique est une école merveilleuse ; c’est dans la relation avec autrui que nous pouvons découvrir ces Moi que nous avons dans notre intérieur.

La prière dans le travail

Observation, jugement et exécution sont les trois facteurs basiques de la dissolution. Premièrement nous observons, deuxièmement nous jugeons et troisièmement nous exécutons. N’importe quel incident de la vie aussi insignifiant soit-il, a, indubitablement pour cause, un acteur intime en nous, un agrégat psychique, un « Moi ».

Un « Moi » découvert à l’instant, doit être observé soigneusement dans notre cerveau, dans notre cœur et dans notre sexe. Un quelconque « Moi » de luxure pourrait se manifester dans le cœur comme de l’amour, dans le cerveau comme un idéal et si nous portons attention à ce qui se passe au niveau du sexe, nous sentirons une certaine exaltation morbide bien reconnaissable.

Le jugement de n’importe quel « Moi » doit être définitif, nous devons l’asseoir sur le banc des accusés et le juger sans pitié.

N’importe quelle esquive, justification ou considération doit être éliminée si nous voulons vraiment nous rendre conscients du « Moi » que nous souhaitons extirper de notre psyché. L’exécution est différente, il ne serait pas possible d’exécuter un « Moi » quelconque sans l’avoir au préalablement observé et jugé.

La prière dans le travail psychologique est fondamentale pour la dissolution. Nous avons besoin d’un pouvoir supérieur au mental si nous voulons en réalité désintégrer tel ou tel « Moi ». Le mental par lui-même ne pourrait jamais désintégrer aucun « Moi », c’est irréfutable. Nous devons appeler Dieu Mère dans notre intimité. Si nous voulons en vérité désintégrer des « Moi » et celui qui n’aime pas sa Mère échouera dans le travail sur lui-même.

Chacun de nous a une Mère Divine particulière, individuelle, elle est en elle-même une partie de notre propre Être, mais dérivée. Tous les anciens peuples adorèrent le Dieu Mère dans le plus profond de leur Être. Le principe féminin de l’Éternel est Isis, Marie, Tonantzin, Cybèle, Rhéa, Adonia, Insoberte, etc.

Notre Mère Divine particulière, individuelle, par ses pouvoirs flammigères, peut réduire en cendres cosmiques n’importe lequel de ces nombreux Moi qui a été au préalable observé et jugé.

Celui qui trouve sa Mère Divine particulière, trouvera le chemin de tous les succès qui l’emmèneront jusqu’au sommet de l’immortalité.

« N’importe quel essai de libération aussi grandiose qu’il soit, s’il ne prend pas en compte la nécessité de dissoudre l’Ego, est condamné à l’échec ».