La Dissolution du Moi

 

Chapitre précédent
Chapitre suivant

 

2. L’Ens-Seminis

Très chers frères gnostiques :

Il est nécessaire que vous compreniez à fond, à l’occasion de ce Noël, toutes les évolutions et involutions de l’Ens-Seminis ; en effet, vous pourrez, grâce à une infinie patience, trouver en lui, tout l’Ens-Virtutis de l’élément feu.

Les traditions ésotériques nous rapportent qu’après la disparition du continent Atlante, survécurent certaines connaissances relatives à l’origine et à la signification de l’Ens-Seminis.

Les vieilles traditions racontent que ces connaissances en relation avec l’Ens-Seminis survécurent à la submersion de l’Atlantide, mais qu’après trente-cinq siècles de guerres incessantes, toutes les connaissances disparurent.

Les vieux prêtres relatent, que de toute la sagesse primitive en relation avec l’Ens-Seminis, il ne resta plus que la tradition qui affirmait catégoriquement la possibilité de s’autoréaliser intimement avec « l’Exiohehari », le Semen ou sperme.

Certaines informations fragmentaires dispersées de-ci de-là, n’indiquaient pas les méthodes pour opérer avec l’Ens-Seminis et les Aryens, primitifs descendants de l’Atlantide, fatigués de tant de guerres, recommencèrent à chercher l’ésotérisme de l’Ens-Seminis.

Les ardents chercheurs de la lumière savaient très bien, par les traditions, que grâce à l’Ens-Seminis, on atteignait l’autoperfection individuelle. Mais ils méconnaissaient la clé tantrique du Maïthuna et ils souffraient, en la cherchant, sans jamais la trouver.

En vérité, seuls les vieux Hiérophantes égyptiens, hindous, etc., descendants de l’ancienne société atlante appelée Akhaldan, possédaient toute la science tantrique complète avec la clé du Maïthuna.

Entrer dans les vieilles écoles des Mystères était très difficile, car les épreuves étaient terribles et rares étaient ceux qui les passaient avec succès.

La grande majorité des aspirants à la lumière ne savaient rien du Maïthuna, mais par tradition, ils comprenaient qu’avec l’Ens-Seminis sagement transmuté, on atteignait l’autoperfection.

L’ignorant procède toujours avec ignorance et beaucoup crurent que, par la seule abstinence sexuelle, le problème de leur autoréalisation serait résolu. Ce concept erroné fut l’origine de beaucoup de communautés de moines abstinents, organisées en sectes et en religions, ignorant le Maïthuna.

Les ignorants crurent que s’abstenir résoudrait le problème de leur autoperfection. Telle est, a été et sera toujours l’ignorance.

Le plus triste est qu’il existe encore aujourd’hui, non seulement des moines, mais de nombreux pseudo-occultistes convaincus du fait que l’abstinence résout tout le problème de leur autoréalisation intime.

Dans le sperme, il y a de formidables évolutions et de terribles involutions. Le travail naturel de formation du sperme est en lui-même évolutif. Le dernier résultat de ce que nous mangeons, de ce que nous buvons, c’est le sperme.

Il est nécessaire aussi, de savoir que les évolutions du sperme sont soumises à la Loi cosmique fondamentale sacrée de l’Heptaparaparshinokh, la Loi du Saint-Sept, la Loi du Septénaire.

Quand l’Ens-Seminis ou sperme complète ses évolutions septénaires, il doit recevoir une impulsion de l’extérieur et être transmuté à l’aide du Maïthuna, sans quoi il entre automatiquement dans le processus de l’involution ou récession, convertissant l’individu en un infrasexuel dégénéré.

L’involution du sperme élabore, parmi de nombreuses substances pernicieuses, une substance spécialement maligne, qui a la propriété d’engendrer deux types d’actions dans le fonctionnement général de l’organisme.

Le premier type d’action consiste à provoquer le dépôt, dans le corps, de graisses superflues. Le deuxième type d’action consiste à engendrer dans l’être humain certaines vibrations malignes, connues dans l’ésotérisme sous le nom de vibrations vénénoskiriennes.

Dans le premier cas cela engendre des porcs humains, des hommes obèses, horribles et pleins de graisse. Dans le deuxième cas, cela produit des hommes maigres et secs, intensément chargés de vibrations vénénoskiriennes perverses. Ces vibrations se manifestent sous une double forme : fanatisme au plus haut degré et cynisme expert.

Le fanatisme est en général externe et le cynisme, interne. Ainsi, représentent-ils les deux faces d’une même médaille : l’avers et le revers.

Ce qui s’avère particulièrement grave dans tout cela, c’est que ces vibrations vénénoskiriennes ténébreuses, non seulement stimulent les mauvaises conséquences de l’organe Kundartigateur, mais peuvent également réellement développer cet organe funeste.

Si nous tenons compte du fait que tout opposé contient son contraire ou que dans la lumière même se trouvent les ténèbres et vice versa, dans la vertu se trouve donc son opposé latent. Il est donc primordial de comprendre à fond le mot Kundalini.

Kunda, nous rappelle l’organe Kundartigateur ; Lini signifie « fin » dans l’ancien langage atlante. Ce qui veut donc dire : « fin de l’organe Kundartigateur ».

En analysant à fond cette question, nous aboutissons à l’inévitable conclusion que nous avons besoin du Maïthuna pour transmuter l’Ens-Seminis et mettre fin, non seulement à l’organe Kundartigateur, mais aussi aux mauvaises conséquences de cet organe.

Quand le Moi se dissous et que le Serpent monte par le canal médullaire, les vestiges de l’organe Kundartigateur disparaissent jusqu’au dernier. C’est pourquoi nous pouvons donner au feu sacré, le nom de Kundalini qui signifie : fin de l’organe Kundartigateur.

 

Chapitre précédent
Chapitre suivant