Cours Zodiacal

 

Retour à l’index
Chapitre premier

 

Dédicace

Nous dédions ce cours d’éducation ésotérique à l’humanité et tout spécialement à tous les désillusionnés des écoles, religions, loges et sectes ; ce cours d’éducation intime et de véritable savoir pratique s’adresse à eux.

Il y a deux sortes de sagesse : la doctrine de l’œil et la doctrine du cœur. La doctrine de l’œil est pour ceux qui se contentent des théories spiritualistes, et la doctrine du cœur est pour les authentiques Initiés. Appartiennent à la doctrine de l’œil tous les membres des écoles dites spiritualistes ; les conceptions de ces écoles varient autant que les opinions de ceux qui en ont élaboré les théories. Appartiennent à la doctrine du cœur tous les Maîtres de la Fraternité Blanche Universelle ; cette doctrine du cœur renferme les vérités primordiales de la Sagesse unique.

La doctrine de l’œil est acquise au moyen de la déduction, et la doctrine du cœur, au moyen de l’Intuition ; la première provient de l’intellect, et la seconde procède du Maître Interne ; la première est humaine, l’autre est divine.

La doctrine de l’œil renforce le mental, et le mental-matière est la demeure du désir : il pense, raisonne, analyse, tire des conclusions et conduit à l’action erronée ; il veut tout résoudre par lui-même, sans tenir compte le moindrement de la voix du Maître Interne. Le Maître Intérieur n’analyse pas, ni ne raisonne, ni ne discourt, car sa voix est la voix de l’Intuition. La doctrine du cœur ouvre les portes du sanctuaire de la Sagesse.

Les écoles ont déjà donné tout ce qu’elles avaient à donner ; les centres de Sagesse se sont convertis en maisons de commerce, chacune avec son petit tyran qui défend à ses adeptes et sympathisants de partir à la recherche de la Connaissance ; ici les interdictions, là les excommunications et les menaces, et on remet toujours au lendemain la quête du véritable savoir, aveuglant les gens avec des futilités, le mot de passe, l’amulette salvatrice, le nec-plus-ultra des secrets qu’aucune autre école ne possède, et ces petits chefs cupides collectionnent avidement des suiveurs insensibles et fanatisés.

En ce qui nous concerne, nous ne voulons pas d’idolâtres de maîtres, nous ne sommes pas intéressés à avoir des suiveurs. Nous sommes des poteaux d’indication, aussi, qu’on ne s’agrippe pas à nous, car notre travail n’est pas prosélytique. Nous indiquons, avec logique et précision, le chemin à suivre, afin que chacun parvienne jusqu’à son Maître Interne, qui demeure en silence à l’intérieur de chacun de vous. Nous vous informons que la Sagesse relève de l’Intime, et que les vertus et les dons ne sont pas une affaire de poses ni de feintes mansuétudes, mais sont des réalités terribles qui nous convertissent en puissants et gigantesques chênes contre lesquels se brisent les rafales de la pensée, les menaces des ténébreux, l’envie des petits despotes et les injures des malveillants.

Ce cours est pour tous les rebelles de toutes les écoles, pour ceux qui ne se soumettent pas servilement aux petits maîtres, pour les non-conformistes de toutes les croyances, pour ceux qui ont encore une dignité humaine et se respectent, pour ceux qui possèdent encore dans leur cœur une étincelle d’amour.

Nous ne voulons l’argent de personne, cela ne nous intéresse pas, pas plus que les cotisations, les contributions, ni les classes de brique, de béton ou de plâtre, car nous sommes des fidèles conscients de la Cathédrale de l’Âme et savons que la Sagesse est une chose de l’Âme. Les adulations nous ennuient, et les louanges ne doivent être adressées qu’à notre Père qui vit en secret et veille sur nous attentivement.

Nous ne sommes pas à la recherche de suiveurs, ce que nous voulons, c’est que chacun se suive lui-même, suive son propre Maître Interne, son Intime sacré, car celui-ci est le seul et unique qui puisse nous sauver et nous glorifier. Je ne suis personne, par conséquent personne ne doit me suivre. Les hommes prodiguent une sagesse humaine, et notre Père, le Pain de Vie, la Vérité. La Vérité nous rendra libres. Celui qui suit son Père Interne acquiert la maîtrise parfaite de lui-même et se convertit en un bienheureux.

Finis les comédies, les farces, le faux mysticisme et les fausses écoles ; nous voulons maintenant des réalités vivantes, nous voulons voir, entendre et palper la réalité de ces vérités. Empoignons l’épée de la Volonté pour rompre toutes les chaînes du monde et lançons-nous au terrible combat pour la libération, car nous savons que le salut est à l’intérieur de l’homme, et pas en dehors.

En avant, vainqueurs ! Guerriers, à la bataille !

 

Retour à l’index
Chapitre premier