Cours Ésotérique de Kabbale

 

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19. L’Œuvre Solaire, le Soleil, l’Inspiration

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Étudions maintenant l’Arcane XIX du Tarot. Le hiéroglyphe de cet Arcane est un Soleil irradiant et deux beaux enfants qui se donnent la main.

Dans le Tarot égyptien, le hiéroglyphe est un homme et une femme qui tiennent dans leurs mains la figure symbolique de la croix Tau égyptienne. Ce type de croix est phallique. L’Arcane XIX est l’Arcane de l’Alliance.

Dans le troisième chapitre de ce « Cours de Kabbale » nous avons parlé amplement du sel, du soufre et du mercure. Ce sont en réalité les instruments passifs du Grand-Œuvre. Le principe positif est le Magnes intérieur de Paracelse. Il nous faut transmuter puis sublimer l’énergie sexuelle jusqu’au cœur. Il est impossible de progresser dans le Grand-Œuvre sans la force de l’Amour. Le Moi psychologique ne sait pas aimer. Le Moi est désir.

C’est une chose facile de confondre le désir avec ce qu’on appelle l’Amour. Le désir est une substance qui se décompose en pensées, volitions, sentiments, complaintes, poésie, tendresses, douceurs, colère, haine, violence, etc. Les gens sont toujours trompés par le poison du désir. Les amoureux jurent toujours qu’ils aiment alors qu’en réalité ils ne font que désirer. L’être humain ne connaît pas ce qu’on nomme Amour. Nous avons toutefois dans le plus caché de notre Être un principe qui aime. Malheureusement, nous ne l’avons pas incarné. Ce principe est l’Âme (le Magnes intérieur de Paracelse).

Si les gens avaient incarné ce principe de l’Âme, ils sauraient aimer ; il n’est possible d’aimer que de cœur à cœur, que d’Âme à Âme. Malheureusement, les gens n’ont incarné que Satan. Celui-ci ne sait pas ce qu’est l’amour. Il sait seulement désirer, c’est tout. À chaque jour nous voyons une foule d’amoureux qui se jurent amour éternel. Une fois le désir satisfait (ce désir qu’ils prenaient pour de l’amour) vient la désillusion, le désenchantement et l’échec total. Le désir est le grand trompeur.

Celui qui veut travailler dans le Grand-Œuvre doit annihiler le désir. Il est nécessaire de savoir aimer. L’Amour a sa félicité propre et sa beauté infinie. Les gens ne connaissent pas cela qu’on nomme l’Amour. L’Amour est semblable aux sentiments d’un enfant nouveau-né, l’Amour pardonne tout, donne tout, n’exige rien, ne demande rien, ne veut que le bien de celui qu’on aime et c’est tout. Le véritable sentiment de l’Amour est parfait, Satan ne connaît pas de perfection, Satan est désir.

Si tu veux aimer, sois prudent, ne confonds pas l’Amour avec le désir. Ne te laisse pas tromper par le grand trompeur. Au-dedans tu as un embryon d’Âme, lui peut aimer.

Réellement, ton amour est embryonnaire, car il n’est qu’un embryon, mais si tu annihiles le désir, tu sentiras cette étincelle de l’Amour. Lorsque tu auras appris à sentir cette étincelle, celle-ci se convertira en flamme, et alors tu vivras cela que l’on nomme Amour. Fortifiez votre embryon d’Âme avec la flamme bénie de l’Amour, ainsi obtiendrez-vous finalement le miracle de votre incarnation. Il est nécessaire que vous soyez complet, et ceci n’est possible qu’en aimant.

Dans l’Arcane XIX, une grande Alliance s’établit entre deux Âmes. Homme et femme doivent tuer le désir pour parvenir à la grande Alliance. Si tu veux incarner ton Âme, tu dois célébrer la grande Alliance de l’Arcane XIX.

Réfléchis un peu, jusqu’à maintenant tu n’es qu’un spectre vivant, un spectre endormi. Tu dors, pauvre spectre, pendant le sommeil de ton corps et après la mort. Tu t’échappes en rêvant du sépulcre ou du cimetière, misérable spectre. Pauvre sans âme ! Réfléchis et médite. Célèbre la grande Alliance de l’Arcane XIX afin que tu puisses incarner ton Âme et parvenir à Être vraiment. Pauvre créature !, tu n’es pas encore. Tu vis dans un état de rêve, tu meurs sans savoir comment, et tu nais sans savoir comment. Seule la flamme bénie de l’Amour pourra te faire exister véritablement, car tu n’as pas encore d’existence réelle.

C’est seulement avec l’Arcane A.Z.F. que tu pourras engendrer tes véhicules christiques. De ces véhicules se vêtira d’abord ton Bouddha interne, puis ton Christ interne. Ainsi seras-tu complet. Tu dois être complet. Rappelle-toi, cher disciple, qu’aujourd’hui tu n’es rien de plus qu’un spectre endormi et que tes actuels véhicules internes ne sont que des formes mentales que tu dois désintégrer, réduire en poussière cosmique. Sois patient dans le Grand-Œuvre. Si tu veux incarner ton Christ interne, tu dois être comme le citron.

Tuez non seulement le désir mais l’ombre même du désir. Soyez parfait en pensée, en parole et en acte. Soyez pur, pur, pur !

La Pierre Philosophale :

Le Sexe est représenté par la Pierre Philosophale. C’est la pierre d’Héliogabale. Sans cette pierre, on ne peut obtenir l’Élixir de Longue Vie. Les deux colonnes du Temple, Jakin et Bohaz, sont l’homme et la femme unis pour le travail avec la Pierre Philosophale. Celui qui trouve la Pierre Philosophale se transforme en un Dieu.

Le Grand Tentateur :

Le Moi psychologique est le Grand Tentateur. Le Moi déteste la Magie Sexuelle. Le Moi veut l’entière satisfaction du désir. Le Moi est celui qui pense et cherche. L’Être n’a pas besoin de penser. L’Être ne cherche pas. Lorsque nous travaillons dans le Grand-Œuvre, le Moi, ne se sentant pas en sécurité, cherche, pour ainsi dire, la sécurité. Les étudiants du sentier lumineux tombent toujours dans l’abîme de perdition lorsqu’ils recherchent la sécurité. Ne te laisse pas séduire par le Grand Tentateur. Tant que le mental cherche quelque chose, tant que le mental recherche la sécurité, tant que le mental recherche les résultats, c’est que nous ne sommes pas prêts pour le Grand-Œuvre. Satan cherche la sécurité, Satan cherche les résultats, Satan est toujours en train de chercher. Ne te laisse pas empoisonner le mental par Satan. Ne gâche pas stupidement l’énergie mentale.

Par la bataille des raisonnements tu gaspilles ton énergie mentale. Rappelle-toi que c’est le Moi qui raisonne. Ton Âme n’a pas besoin de raisonner. Il est douloureux de contempler les spectres de la mort en train de raisonner sur des problèmes qui n’existent plus.

Ces endormis sont dignes de pitié. Réellement, le Moi est le Grand Raisonneur.

L’Amour :

Lorsque le mental ne cherche plus, lorsqu’il ne veut plus de refuge, lorsqu’il ne va plus ici et là en quête de sécurité, quand il ne convoite plus les livres ni les connaissances, quand il a éliminé jusqu’au souvenir du désir, alors ne reste en nous que cela que l’on nomme l’Amour. Qu’il est grand d’aimer ! Seules les grandes Âmes peuvent et savent aimer.

 

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