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34 Entretiens ou conférences diverses à lire en ligne:
Gnose de Samael Aun Weor - Gnosis du Christ - Auto-réalisation Intime pour l'Homme Révolutionnaire
33 entretiens ou conférences de Samaël Aun Weor
 
1. Le Christ Cosmique et la Semaine Sainte
2. Le Feu Sacré
3. La Transformation des impressions
4. La Transformation des impressions et l'Eveil de la Conscience
5. Nous sommes proches d'une grande catastrophe
6. L'Ere du Verseau
7. L'Anneau d'Alcyone
8. L'Antéchrist
9. L'émancipation de la Conscience, Clef du Salut
10. La Moisson du Soleil
11. Les Niveaux de l'Etre
12. La Quatrième Verticale
13. La Gnose
14. Les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience
15. La Machine Humaine
16. Le Sens de l'Auto-Observation Psychologique
17. Les Trois Sortes de Mental
18. Conseils aux aspirants gnostiques
19. Sexologie Transcendantale
20. Message aux Dames Gnostiques
21. Le Penser Psychologique et le Mental Intérieur
22. L'Eternel Principe Féminin et notre Jeshua Particulier
23. La Mission de l'Avatar
24. L'enseignement de l'Avatar du Verseau
25. L'Horizontale et la Verticale de la Vie
26. La Sagesse de l'Etre
27. La Transformation Intérieure
28. Sur les cultures Maya et Nahuatl
29. Le Chemin Secret Révolutionnaire
30. Révélations Gnostiques sur le Baptême
31. Le Jugement Porté sur les Autres
32. La Technotronique
33. La Raison d'être du Mouvement Gnostique
34. 150 questions posées au VM Samaël Aun Weor


Conférences sur Différents Thèmes ou Entretiens

       


31.
Le Jugement Porté sur les Autres

Nous allons commencer notre exposé de ce soir. Je vous prie tous d'y apporter l'attention convenable. En tous cas, le sens de cet exposé est que nous ne devons jamais nous laisser entraîner par les apparences ni nous laisser fasciner par les différentes scènes de la vie. La vie est comme un film ; c'est un film, tout naturellement composé de nombreux tableaux, de nombreuses scènes ; il ne convient aucunement de nous identifier avec aucune scène, aucun tableau, aucune apparence, car tout passe ; les personnes passent, les choses passent, les idées passent ; tout dans le monde est illusoire ; toute scène de la vie, pour forte qu'elle soit, passe et reste en arrière, dans le temps. Ce qui doit nous intéresser est ce qu'on appelle l'Etre, la conscience ; voilà ce qui est fondamental ; en effet l'Etre ne passe pas ; l'Etre est l'Etre et la raison de l'Etre est l'Etre lui-même. Il est évident que lorsque nous nous identifions avec les différentes comédies, les drames et tragédies de la vie, nous tombons dans la fascination et l'inconscience du sommeil psychologique. C'est la raison pour laquelle nous ne devons nous identifier avec aucune comédie, aucune tragédie, aucun drame de la vie, car pour grave que ce soit, cela passe. Un dicton dit : "Il n'y a de mal qui dure cent ans, ni de corps qui y résiste". Tout est donc illusoire, passager.

Dans la vie, on se trouve parfois face à des problèmes difficiles ; il arrive qu'on ne voit pas, disons, la sortie, la solution du problème, et celui-ci, alors, dans notre pensée, devient énorme, monstrueux, gigantesque ; on succombe alors sous la préoccupation : "Comment vais-je faire ?", "Que vais-je faire ?". On ne trouve aucune échappatoire et le problème, à mesure qu'on l'analyse, devient toujours plus monstrueux, plus gigantesque encore, plus énorme. Mais le jour arrive où, si nous affrontons le problème tel qu'il est, si "nous prenons le taureau par les cornes" comme on dit, nous constatons qu'il est réduit à rien, qu'il se détruit lui-même ; il est de nature illusoire. Mais un problème peut prendre de telles proportions, un réalisme tellement cru dans notre pensée, qu'en vérité, on ne lui trouve aucune sortie d'aucun côté ; on se sent succomber devant lui et il reste insoluble. Pourtant, si on affronte ce problème, on verra qu'il est illusoire, que, comme tout, il passe et qu'à la fin, il n'en reste rien. Si on procède de cette manière, sans jamais s'identifier avec aucune situation, aucun événement, on parviendra à être toujours sur ses gardes, vigilant comme la sentinelle en temps de guerre, et c'est dans cet état d'alerte qu'on découvre les défauts psychologiques. Tout défaut doit être compris et éliminé ensuite.

Le mental par lui-même ne peut altérer aucun défaut psychologique ; le mental ne peut que les classer, changer n'importe quel défaut, le faire passer d'un niveau à un autre, mais jamais il ne pourra l'altérer radicalement. Pour ce faire, on a besoin d'un pouvoir qui soit supérieur au mental ; ce pouvoir existe en nous, je fais instamment référence à la Divine Mère Kundalini. Si on a compris qu'on a tel ou tel défaut, si on l'a compris intégralement dans tous les niveaux du mental, alors, on peut se concentrer en Devi Kundalini Shakti et, grâce à elle, on peut éliminer n'importe quel défaut de type psychologique.

Kundalini est la Divine Mère Cosmique ; on l'a représentée dans les religions en tant que Marie, Tonantzin, Rhéa, Cybèle, Adonia, Insoberte, la Mère Cosmique, la Divine Mère, etc. Elle est en soi une partie de notre propre Etre, mais dérivée ; par ces mots, je veux dire que la Mère Cosmique est à l'intérieur de nous, ici et maintenant.

Si nous implorons ce pouvoir, si nous prions la Mère Divine d'éliminer de notre psyché n'importe quel défaut de type psychologique, elle le fera. Il est évident que, pour cette raison même, le défaut en question se désintégrera. Nous pouvons éliminer, grâce à la Mère Divine Cosmique, tous nos défauts psychologiques.

Comme la conscience est embouteillée dans les défauts, si ces derniers sont éliminés, la conscience s'éveillera radicalement et nous pourrons alors entendre, voir et toucher les grandes réalités des mondes supérieurs. Il est cependant indispensable de ne pas nous identifier avec aucune circonstance de la vie ; quand nous demeurons vigilants, nous découvrons dans le problème nos propres défauts psychologiques. On a vu que, normalement, tous les problèmes obéissent à la peur ; le Moi de la crainte maintient les problèmes en vie ; on a peur de la vie, on a peur de la mort, on a peur du qu'en-dira-ton, de la misère, de la faim, de la nudité, de la prison, on a peur de tout, et à cause de cela, les problèmes deviennent chaque fois plus insolubles, plus forts.

Que craignons-nous dans un problème économique ? La ruine, ou d'avoir à payer certaines dettes, car de ne pas le faire, on nous mettrait en prison ? Dans un problème de famille, de quoi avons-nous peur ?... Du qu'en-dira-t-on, des langues vipérines, du scandale, des intérêts qu'on a créés, etc. Mais si on élimine le Moi de la peur, à quoi se réduit le problème ? Tout s'en va en fumée, il ne reste rien. Si nous devons payer le loyer d'une maison, nous craignons qu'on nous jette à la rue, nous passons même des nuits blanches, en pensant que l'huissier va venir et nous mettre dehors ; arrive enfin le fameux jour et voilà le problème résolu, de la manière peut-être la plus inattendue ; alors à quoi s'est réduit le problème ? Et si le problème ne trouvait pas de solution, qu'on nous ait jeté dans la rue, avec tous nos meubles, etc. qu'arrive-t-il ? Les meubles ne resteront pas dans la rue, quelqu'un devra les ramasser et, finalement, il y aura toujours en cherchant un peu, un endroit où nous mettre ; et si les meubles sont perdus, eh bien ils se sont perdus ! Et alors ? On en perdit plus pendant le déluge, pourquoi allons-nous nous attacher à des meubles ? Puis, le problème est passé, et nous vivons maintenant dans un autre endroit, le problème est derrière nous, dans le temps. Qu'en reste-t-il de ce problème ? N'oubliez pas que tout passe, les idées et les personnes, comme les choses ; tout, en ce monde, est fugace et illusoire.

Nous ne devons pas nous identifier aux apparences, car les apparences sont trompeuses, c'est évident. Pensons aux états de conscience, et c'est là, ce qui est superlatif ; chez nous tous il y a une tendance générale à juger faussement tous les autres ; et c'est lamentable. Pourquoi tout le monde juge-t-il tout le monde, et faussement ? Quelle en est la raison ? Il n'y en a qu'une seule, facile à comprendre. Il se passe que chacun projette ses propres défauts psychologiques sur les autres. Chacun voit, en le prochain, ses propres défauts. Les défauts dont nous affublons les autres, nous les avons tant et plus. Nous jugeons les autres tels que nous sommes.

Avez-vous entendu parler de l'antipathie mécanique ? Le fait de sentir de l'antipathie pour quelqu'un, sans la moindre raison ? Nous disons - "Je ne peux pas voir cette personne" - c'est une phrase très typique. Mais pourquoi ? Si nous ne l'avons jamais vue, qu'on finisse à peine de nous la présenter ? Que s'est-il passé, pourquoi ne pouvons-nous pas la "voir", si nous ne la connaissons pas ? Nous avons vu son apparence ; grande ou petite, grosse ou mince, le nez aquilin ou canard, et ceci serait une raison pour dire déjà que nous ne pouvons pas la voir ? Qu'est-il arrivé ? Nous avons, tout simplement, projeté nos propres défauts sur notre victime ; nous avons sans doute vu, dans cette personne, notre défaut le plus grave et il ne plaît à personne de se voir ainsi, disons, outragé. La crue réalité des faits est que cette personne, s'est convertie en un miroir, où nous nous voyons nous-mêmes, tels que nous sommes.

Si nous sommes sur nos gardes, si nous ne nous identifions pas avec l'événement, avec la personne que nous ne pouvons pas voir, si au lieu de la critiquer, nous nous auto-critiquons, nous nous auto-observons pour voir ce qui se passe, nous découvrirons qu'un de nos défauts né d'hier ou d'avant-hier, ou qui sait d'un temps plus lointain, d'autres existences, s'est reflété dans cette personne, et que c'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas la voir. Voilà ce qu'est l'antipathie mécanique ; absurde à cent pour cent. Nous avons besoin d'apprendre à vivre correctement.

L'être humain est, avant tout, une créature sociale, un animal social et l'homme même, est un homme social. Si on ne sait pas vivre socialement, on se crée des problèmes. Dans la vie, on doit apprendre à vivre socialement, et au lieu de ressentir des antipathies mécaniques, il vaudrait la peine que nous enquêtions à propos de nous-mêmes. En vérité, nous projetons nos propres défauts psychologiques sur les autres. Pourquoi jugeons-nous faussement le prochain ? Pourquoi avons-nous tous tendance à voir chez le prochain toutes sortes de défauts ? Tout simplement encore parce que nous projetons sur le prochain nos propres défauts ; nous les jugeons mal, nous supposons qu'untel est ainsi, et il s'ensuit qu'il n'est pas plus ainsi qu'autrement, qu'il est complètement différent et que notre jugement est erroné, faux. Nous voyons les actions d'autrui, et avons tendance à les interpréter faussement ; nous ne sommes jamais capables de regarder les actions d'autrui, avec impartialité, avec sérénité ; nous les qualifions toujours mal. Rappelez-vous qu'il y a beaucoup de vertu chez les méchants, et beaucoup de méchanceté chez les vertueux.

Les défauts que nous portons en nous, nous rendent injustes envers le prochain. Nous nous rendons la vie amère avec nos propres défauts et, ce qui est plus grave, nous rendons également amère celle des autres.

Quels dommages a causé, par exemple, la jalousie ; il existe la jalousie politique, la jalousie de type religieux, la jalousie professionnelle, la jalousie passionnelle, familiale, de l'homme pour la femme, de la femme pour l'homme, etc. C'est un "Moi", le moi de la jalousie, et il est aveugle ; il ne connaît pas de logique ni de raisonnement ; il ne comprend rien à la science, n'écoute pas la raison.

Combien de morts ne voit-on pas, à cause de la jalousie ! Que de tort fait la jalousie professionnelle ! De magnifiques botanistes se sont retrouvés en prison. Qui les a jetés en prison, s'ils ne faisaient de mal à personne, s'ils ne faisaient que guérir leurs prochains ? Ce sont les jalousies professionnelles. De la part de qui ? De la part de leurs collègues titrés. Sur le plan professionnel, les jalousies semblent se multiplier gravement. Dans différents milieux il y a une épouvantable jalousie. Les jaloux souffrent et font souffrir leurs semblables aussi. Les jalousies ont causé des torts extrêmement graves. Et, si nous disons ceci de la jalousie, que dirons-nous des autres défauts que nous avons ?

Maintenant, les apparences sont trompeuses ; maintes fois nous jugeons faussement un acte d'autrui, en accord avec nos égos, et le résultat en est, précisément, la calomnie. Tous calomnient tous ; ceci est démontré ; nous avons toujours tendance à nous laisser emporter par les apparences. Un acte déterminé peut être jugé d'une certaine manière, alors que la réalité qui lui correspond est autre ; un fait quelconque pourrait être jugé de certaine manière, et le jugement en question peut ne pas coïncider avec le fait, car le fait a, en réalité, un sens différent de celui que renferme le jugement. Alors, le jugement se révèle faux. Un faux jugement offense le prochain, comme il offense celui même qui l'a porté et lui cause de la douleur.

Savoir vivre est très difficile, car nous vivons dans un monde d'apparences, un monde illusoire et que nous avons toujours tendance à nous identifier avec les apparences, oubliant l'essentiel, qui est l'Etre. Voilà ce qui est grave. Il y a en nous des facteurs psychologiques épouvantables, que nous ignorons et que jamais nous n'admettrions d'avoir. Vous devez vous rappeler, avant tout, que le Moi n'est pas quelque chose, disons, d'éternel ; le Moi est une somme et un reste, il est multiplication et une division d'éléments inhumains ; chacun de ces éléments est un Moi. Ainsi donc, nous n'avons pas qu'un seul Moi, nous avons beaucoup de Mois : notre Moi est pluralisé, non singularisé, et ceci est une chose que vous devez comprendre ; car il existe, le j'ai peur, j'aime, je déteste, j'envie, je suis jaloux, je suis courageux, etc. Chacun de ces Mois a trois cerveaux ; l'intellectuel, situé dans la tête, l'émotionnel, dans le coeur et le moteur-instinctif-sexuel dans l'épine dorsale ; chacun de ces Mois est une personne différente. Ainsi donc, beaucoup de personnes vivent à l'intérieur de notre personne ; ce qui est grave, c'est que la conscience, le plus digne, le plus décent de ce qu'il y a en nous, est embouteillée parmi toutes ces personnes internes que nous portons, et qu'elle a, de cette manière, un processus subconscient, en vertu de son propre conditionnement, c'est-à-dire qu'elle est endormie, et c'est justement ce qui est grave. Comment, si notre conscience est endormie, pourrions-nous vraiment nous connaître nous-mêmes ? Maintenant, croyez-vous, par hasard, qu'une personne qui ne se connaît pas elle-même peut connaître les autres ? Si nous ne nous connaissons pas nous-mêmes, comment pouvons-nous affirmer que nous connaissons les autres, que nous connaissons nos amis, que nous connaissons les gens ? Si nous voulons connaître les autres, commençons par nous connaître nous-mêmes ; mais nous sommes naïfs, ne nous connaissant pas nous-mêmes, nous croyons que nous connaissons les autres ! Que nous sommes niais, que nous sommes absurdes !

Si nous nous connaissions nous-mêmes tout serait différent, mais, malheureusement, nous ne nous connaissons pas. Si un homme ne se connaît pas lui-même, s'il ne connaît pas ses propres mondes internes, comment pourra-t-il connaître les mondes internes du système Solaire ou de la Galaxie où nous vivons ? Si quelqu'un veut connaître les mondes internes de la Terre, ou du système Solaire, ou des galaxies, il doit commencer par connaître ses propres mondes internes, commencer par se connaître lui-même. Comment pourrions-nous nous connaître nous-mêmes, si nous ne dirigeons jamais l'intelligence au-dedans, vers l'intérieur, si nous ne nous rappelons jamais de nous-mêmes, parce que nous sommes précisément identifiés avec les apparences de la vie ? Comment pourrions-nous nous connaître nous-mêmes, si nous ne dirigeons jamais l'intelligence vers l'intérieur, parce que nous sommes fascinés par les divers événements qui arrivent jusqu'à nous ? Comment pourrions-nous nous connaître nous-mêmes, si nous ne dirigeons jamais la conscience vers l'intérieur, à cause des multiples problèmes de l'existence, qui nous maintiennent prisonniers, que nous voyons insolubles, dont nous croyons qu'ils sont éternels, dont nous ne nous rendons pas compte qu'ils ont un début et qu'ils ont une fin ? Comment pourrions-nous nous connaître nous-mêmes si nous sommes attrapés par ce qui est instable, par ce qui n'a pas de vraie réalité, si nous nous trouvons dans une machine, qui tourne incessamment ?

Nous jugeons les autres comme nous sommes nous-mêmes, de là tant et tant d'erreurs, et des jugements ne coïncident pas avec les événements, que nous interprétons mal, que se soient les nôtres ou ceux des autres. Nous nous trouvons évidemment dans une machine qui tourne constamment, mais nous sommes somnambules, inconscients, endormis ; nous ne savons rien de nous-mêmes, pour ne jamais nous rappeler de nous-mêmes, de notre propre Etre. Notre mental est trop occupé par les choses illusoires, par ce qui est passager...(manque)... ne pas vivre comme des automates, non ! Vivre en état d'alerte perception, aux aguets de la nouveauté ! Nous sommes dans un état comateux épouvantable. Réfléchissez à ceci : 1° Nous ne nous connaissons pas nous-mêmes 2° Nous projetons nos défauts psychologiques sur les autres et nous voyons, chez les autres, nos propres défauts. 3° Nous jugeons faussement les actions des autres. 4° Ces actions ne correspondent pas au jugement que nous avons porté sur elles. 5° Le jugement que nous avons porté est, en vérité, le défaut psychologique propre que nous avons projeté sur le prochain. Conclusion, le prochain nous sert de miroir, mais dans notre inconscience, nous ne nous rendons pas compte, que le prochain, ne fait que refléter nos propres défauts, notre propre Moi psychologique. Le prochain est un miroir où nous nous réfléchissons, mais nous ne comprenons pas que le reflet du miroir est notre propre reflet ; nous ne nous rendons même pas compte que nous sommes en train de nous refléter dans le prochain ; nous sommes tellement identifiés avec l'événement, avec les circonstances, qu'il ne nous vient même pas à l'idée de réfléchir à toutes ces choses.

Nous vivons dans un état de fascination, d'inconscience, dans le sommeil psychologique. Si, dans ces affaires de la vie pratique, disons terrestres, nous sommes aussi inconscients, que pourrions-nous dire, en ce qui concerne les choses célestes ? Nous pourrions, en vérité, mal interpréter tous les postulats de la science Hermétique ; nous pourrions, à cause de nos jugements erronés, mal interpréter les attitudes des autres initiés, la vie des adeptes, etc. Nous pourrions, à cause de notre état de conscience, mal interpréter le Drame Cosmique ; et évidemment, le Drame Cosmique, comme il est donné dans les quatre Evangiles, a été mal interprété. Pourquoi pourrions-nous interpréter faussement la vie des Adeptes de la Fraternité Blanche ? Pourquoi pourrions-nous mal interpréter les postulats de la Sagesse hermétique ? etc. Pour une seule raison : que notre jugement n'est pas libre ; c'est un jugement conditionné par nos propres défauts. Notre jugement est le résultat de l'emprisonnement psychologique où nous nous trouvons ; notre jugement est, disons, la projection de nos propres défauts. Nous projetons nos défauts sur les quatre Evangiles, sur les postulats de la Science Hermétique, ou nous les projetons sur les actes des initiés, sur la vie des Adeptes, etc. Ainsi, comme nous projetons, nous ne sommes pas préparés pour les choses célestes ; un mental qui projette ses propres erreurs n'est pas un mental libre, ce n'est pas un mental qui peut appréhender, capter la réalité des choses, la réalité des phénomènes, des faits, des circonstances qui nous entourent de toutes parts. Comment un tel mental, qui ne sert pas à la compréhension des choses terrestres, pourrait servir à comprendre la vie des grands Initiés, les choses célestes ? Il faillirait, indiscutablement, car s'il ne peut comprendre ce qui est terrestre, il ne peut encore moins comprendre ce qui est céleste. Ainsi, il faut croire que ce qui est vital, dans la vie, est de ne pas se laisser emporter par les apparences, de ne pas se laisser capturer par les événements, par les circonstances ; il vaut mieux être sur ses gardes, pour découvrir dans ces événements nos propres défauts de type psychologique.

Chaque circonstance de la vie, que ce soit à la maison, dans la rue ou dans n'importe quel endroit, nous offre de merveilleuses occasions, et si nous sommes aux aguets, vigilants comme la sentinelle en temps de guerre, nous parvenons à appréhender nos propres défauts, qui se projettent sur le prochain. Le prochain est le miroir où nous pouvons voir nos propres défauts. Si nous marchons dans la rue, et que nous voyons un ivrogne, que faisons-nous ? Pourquoi nous moquons-nous de cet ivrogne, au lieu de dire : "voilà comme je marche ; cet ivrogne, c'est moi, voyez ma pantomime, comme je suis comique ; celui-là c'est moi, c'est ainsi que je marche". Nous devons apprendre à nous voir dans les autres. Si nous découvrons un individu qui tonne et rage, qui déchire ses vêtements comme Caïphe, nous devons dire : "Me voilà, je suis là, oui ; que je suis coléreux, c'est ainsi que je déchire mes habits, c'est ainsi que je blasphème, oui, c'est moi" ; en vérité, nous nous réfléchissons dans les autres, dans le prochain, nous nous réfléchissons. Vous pourriez dire : "Ce n'est pas vrai", m'objecter peut-être : "Non, je ne suis pas voleur, je ne suis pas un cambrioleur, je ne monterai jamais sur la terrasse d'une maison voisine, pour voler des bijoux, de l'argent". C'est ce que vous direz, pas vrai ? Nous jugerions le voleur en disant : "C'est un voleur ! en prison !". Mais il se passe qu'à l'intérieur de nous, il existe aussi des Mois voleurs, que nous ne connaissons pas, que nous n'avons pas découverts, mais qui existent ! Comme disait Galilée : "Pur se Muve, se Muve", "et pourtant elle tourne, elle tourne" ; quand on lui demanda : "Jurez-vous que la terre n'est pas ronde et ne tourne pas ?", Il répondit : "Juro, pur se muve, se muve !" C'est-à-dire, "Je le jure, et pourtant elle tourne, elle tourne", évitant ainsi d'être brûlé vif sur les bûchers de l'inquisition.

Nous pouvons dire ainsi que nous n'avons pas le Moi du vol ; il y a des gens tellement honnêtes qu'ils seraient incapables de voler un centime à personne, et qui, pourtant, ont le Moi du vol, c'est incroyable, mais vrai ; un jour ils le découvriront. Comment pourrions-nous penser, par exemple, qu'une dame vertueuse, épouse magnifique, a le Moi de la prostitution ? Impossible. Ou même, allons plus loin : penser qu'une petite enfant - ce qui est encore plus scandaleux -, une enfant de douze ans, bien élevée, religieusement, a le Moi de la prostitution, est une chose qui provoque le dégoût ; vous diriez "Impossible, absurde !" Mais si, cela peut être.

Rappelez-vous bien que, de même que la lune, là haut, brillant dans le firmament, a deux faces - l'une qui illumine dans la nuit, et l'autre qui est cachée -, il y a une lune psychologique, à l'intérieur de nous, qui a deux faces : celle qui se voit et celle qui ne se voit pas, celle qui est manifeste, et celle qui est occulte : nous trouvons, dans la face manifeste de cette lune psychologique, les défauts remarquables à première vue : colère, convoitise, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise, etc., et tant d'autres herbes. Mais, derrière cette lune psychologique, derrière ce qui se voit toujours, ce qui ressort de notre lune psychologique à première vue, existe la partie occulte, celle qu'on ne voit pas ; nous avons là les défauts que nous ignorons avoir ; là, nous nous révélons voleurs ; là, les dames aristocratiques sont prostituées, etc.

Dans cette face cachée de la lune psychologique, dans cette face qui ne se voit pas, il y a des Mois de l'adultère, de l'assassinat, du vol, etc. ; des Mois normalement ignorés de nous ; mais si on disait que nous avons un de ces Mois-là, nous nous offusquerions, nous ne l'accepterions d'aucune manière, et pourtant, oui, nous les avons. Si nous disions à un saint du Nirvana qu'il a encore de terribles Mois de l'assassinat, ou de la prostitution, ou du vol, il s'offusquerait terriblement ; ce saint nous bénirait en disant : "Que Dieu te pardonne, mon fils, tu es pardonné, je ne te garde aucune rancoeur, mais je sais, mon fils, que je n'ai rien de cela". Voilà ce que dirait ce saint du Nirvana. Pourquoi ? Parce qu'il n'est rien de plus qu'un saint. De cette manière ce saint interrompt son avance vers l'Eternel Père Cosmique Commun, et nombreux sont ceux à avoir interrompus leur marche de cette façon. Car, en vérité, bien qu'ils appartiennent au Nirvana, ils portent tous ces Moi à l'intérieur, dans la face occulte de la lune psychologique. Et c'est là ce que beaucoup ne comprennent pas, c'est ce qui est grave, en vérité ; nous avons tous tendance à nous justifier, à nous laisser emporter par les apparences.

Quant à moi, je ne suis pas un saint, et il ne m'intéresse pas d'être un saint. Pourquoi cela ne m'intéresse pas d'être un saint ? Parce que cela ralentirait mon progrès ésotérique. Je sais très bien que, dans la partie occulte de ma lune psychologique, doivent exister indubitablement, des Moi de temps antiques, cachés dans les ténèbres, cela je le sais ; et je sais aussi que seulement en pénétrant héroïquement, l'épée en main, dans cette zone de notre lune psychologique, nous pourrons en réalité éliminer vraiment ces défauts psychologiques, nous pourrons en réalité éliminer vraiment ces défauts ; mais ceci est un degré très avancé. Les gens, normalement, peuvent éliminer les défauts de cette partie manifeste de la lune psychologique, ces défauts qui ressortent à première vue ; mais, quand il s'agit de pénétrer dans la partie occulte de la lune psychologique, de la partie cachée, on a besoin d'un effort plus grand : ceci appartient déjà à l'initiation de Judas, correspond à la passion pour le Seigneur. Personne ne pourrait entrer dans ces zones sans empoigner la lance de la Forge des Cyclopes, c'est-à-dire travailler dans la Neuvième Sphère. Mystères ? Oui, très grands. Le saint n'arrive pas si loin, il se contente d'éliminer les Mois-défauts qu'il possède dans la face visible de sa lune psychologique, il se béatifie, et ne dépasse pas cela, alors il stagne. Voilà la raison pour laquelle je ne suis pas un saint, et pourquoi je ne veux pas l'être ; j'aime uniquement la compréhension et c'est ce qui est fondamental, la compréhension de soi-même.

En vérité, l'adepte est vraiment au-delà des Saints ; quand quelqu'un dit : "Les Saints-Maitres", il se trompe, car les Maîtres sont au-delà des Saints. D'abord, il y a le profane, ensuite les saints, ensuite le Maître. Le maître est au-delà de la sphère des saints : Dans le Maître il y a la sagesse. Mais il est possible de juger faussement les maîtres, les Adeptes. Nous avons toujours tendance à projeter nos propres défauts de type psychologique, même sur les adeptes. Si nous jugeons mal les Adeptes, nous portons aussi contre eux nos faux jugements. Car s'il n'est pas possible de juger correctement les actes du prochain commun et courant, bien moins encore il est possible de juger correctement les actes des Adeptes ; nous avons normalement tendance à dire du mal des Adeptes. Comme nous parlons mal de notre prochain, nous le faisons aussi à propos des Adeptes de la Fraternité Blanche. Voilà pourquoi il y a tant de crucifiés, d'empoisonnés, d'emprisonnés, de poignardés, de persécutés. Il est difficile de juger un Adepte. S'il est presque impossible de juger son prochain, il l'est encore bien plus, de juger un Adepte.

Ce soir, je vous invite donc à la réflexion ; à ne jamais vous laisser emporter par les apparences, car les apparences sont trompeuses, à n'affubler personne de vos défauts. Mes paroles s'arrêtent ici.


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1. Le Christ Cosmique et la Semaine Sainte (96)
2. Le Feu Sacré
3. La Transformation des impressions (34)
4. La Transformation des impressions et l'Eveil de la Conscience (39 et 61)
5. Nous sommes proches d'une grande catastrophe
6. L'Ere du Verseau
7. L'Anneau d'Alcyone
8. L'Antéchrist (103)
9. L'émancipation de la Conscience, Clef du Salut
10. La Moisson du Soleil (111)
11. Les Niveaux de l'Etre
12. La Quatrième Verticale
13. La Gnose
14. Les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience
15. La Machine Humaine (19)
16. Le Sens de l'Auto-Observation Psychologique
17. Les Trois Sortes de Mental (64)


18. Conseils aux aspirants gnostiques
19. Sexologie Transcendantale
20. Message aux Dames Gnostiques
21. Le Penser Psychologique et le Mental Intérieur (64)
22. L'Eternel Principe Féminin et notre Jeshua Particulier
23. La Mission de l'Avatar
24. L'enseignement de l'Avatar du Verseau
25. L'Horizontale et la Verticale de la Vie (55)
26. La Sagesse de l'Etre
27. La Transformation Intérieure
28. Sur les cultures Maya et Nahuatl (71)
29. Le Chemin Secret Révolutionnaire
30. Révélations Gnostiques sur le Baptême
31. Le Jugement Porté sur les Autres (35)
32. La Technotronique
33. La Raison d'être du Mouvement Gnostique (99)
34. 150 questions posées au VM Samaël Aun Weor

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(voir explications au bas de la page Liste des Conférences sur Divers Thèmes)
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