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34 Entretiens ou conférences diverses à lire en ligne:
Gnose de Samael Aun Weor - Gnosis du Christ - Auto-réalisation Intime pour l'Homme Révolutionnaire
33 entretiens ou conférences de Samaël Aun Weor
 
1. Le Christ Cosmique et la Semaine Sainte
2. Le Feu Sacré
3. La Transformation des impressions
4. La Transformation des impressions et l'Eveil de la Conscience
5. Nous sommes proches d'une grande catastrophe
6. L'Ere du Verseau
7. L'Anneau d'Alcyone
8. L'Antéchrist
9. L'émancipation de la Conscience, Clef du Salut
10. La Moisson du Soleil
11. Les Niveaux de l'Etre
12. La Quatrième Verticale
13. La Gnose
14. Les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience
15. La Machine Humaine
16. Le Sens de l'Auto-Observation Psychologique
17. Les Trois Sortes de Mental
18. Conseils aux aspirants gnostiques
19. Sexologie Transcendantale
20. Message aux Dames Gnostiques
21. Le Penser Psychologique et le Mental Intérieur
22. L'Eternel Principe Féminin et notre Jeshua Particulier
23. La Mission de l'Avatar
24. L'enseignement de l'Avatar du Verseau
25. L'Horizontale et la Verticale de la Vie
26. La Sagesse de l'Etre
27. La Transformation Intérieure
28. Sur les cultures Maya et Nahuatl
29. Le Chemin Secret Révolutionnaire
30. Révélations Gnostiques sur le Baptême
31. Le Jugement Porté sur les Autres
32. La Technotronique
33. La Raison d'être du Mouvement Gnostique
34. 150 questions posées au VM Samaël Aun Weor


Conférences sur Différents Thèmes ou Entretiens

       


3. La Transformation des impressions

Voir 1975 Psychologie Révolutionnaire ou message de Noël 1975

Dans la Gnose, nous considérons l'être humain comme une usine de transformation comportant trois étages. Cette usine absorbe, dans les conditions normales, trois types d'aliments, correspondant aux trois étages :

1) La nourriture physique est l'aliment qui correspond à l'étage inférieur de l'usine, en relation avec l'estomac.

2) L'air est l'aliment correspondant au second étage, lequel est en relation avec les poumons.

3) Les impressions sont en relation intime avec le cerveau, avec le troisième étage du corps humain.

La nourriture physique, dense, que nous mangeons subit diverses transformations successives, comme on le sait. En fait, le processus de la vie est, en lui-même et par lui-même, une transformation. Toute créature de l'Univers vit grâce à la transformation d'une substance en une autre. Le végétal, par exemple, transforme l'air et la lumière, ainsi que l'eau et les sels de la terre, en de nouvelles substances vitales, en éléments vitaux pour nous (feuilles, fruits, etc.). Tout est transformation.

Les Alchimistes du Moyen-Age parlaient de la transformation du plomb en or. Cependant, faut-il le préciser ?, ils ne faisaient pas toujours allusion à la transformation métallique purement physique. En général, ils voulaient indiquer, par cette expression, la transformation du Plomb de la personnalité en l'Or de l'Esprit.

Il est important de réfléchir sur tout cela.

Dans les Evangiles, l'image de l'homme terrestre (les habitants de la Terre) comparé à un grain de semence capable de germination et de croissance, a la même signification. De même aussi l'idée de la Renaissance : le fait de naître une autre fois. Il n'y a pas de doute que si le grain ne meurt, la plante ne naît pas.

Dans toute transformation, il y a une mort et une naissance.

La transformation est un phénomène inhérent à la vie. Il est indéniable que la fine et sensible pellicule de vie qui recouvre la quasi totalité de la surface de la Terre, conduit toute la force universelle vers l'intérieur même de notre monde planétaire. Chaque plante, chaque insecte, chaque créature qui vit sur notre globe, y compris « l'Animal Intellectuel » erronément appelé homme, absorbe, assimile certaines forces cosmiques bien précises, puis les transforme et les transmet inconsciemment aux couches intérieures de l'organisme planétaire. La transformation de ces forces est étroitement liée à la vie et à l'économie de l'organisme planétaire sur lequel nous vivons.

Ainsi donc, toute créature, selon son espèce, capte et transforme des forces cosmiques déterminées qu'elle retransmet ensuite aux profondeurs intérieures de la Terre pour l'économie de notre globe. Chaque créature vivante accomplit strictement la même fonction, le même processus mécanique. L'épiderme de la Terre est, en fait, un organe de transformation.

Il y a transformation partout. Lorsque nous absorbons un aliment quelconque, nécessaire à notre survie, cet aliment est transformé progressivement, étape par étape, en quelque chose d'autre. Cette transformation est une véritable transmutation alchimique. Qui donc prend conscience de ce processus de transformation des substances qu'il ingère ?. Et qu'est-ce qui, à l'intérieur de notre organisme, opère cette transformation ?. C'est le Centre Instinctif ; ce centre possède réellement une sagesse étonnante.

La digestion est donc une transformation. Dans l'estomac, c'est-à-dire, dans la partie inférieure de l'usine à trois étages que constitue l'organisme humain, les aliments sont transformés pour que le corps soit à même d'en extraire les substances utiles. Si quelque chose pénétrait dans le corps sans passer par l'estomac, l'organisme ne pourrait en assimiler les principes vitaminiques et protéiques. Cet aliment ne pourrait être digéré ; cela produirait, ni plus ni moins, une indigestion.

Ainsi, au fur et à mesure que s'approfondit notre réflexion sur cette question, nous comprenons peu à peu la nécessité de passer nous-mêmes par une transformation.

Comme nous le savons tous, les aliments que nous mangeons, de même que l'air que nous respirons, peuvent être transformés, au moyen d'organes précis, prévus à cette fin, et dont la nature nous a dotés. Mais il en va autrement avec les impressions, et il importe que nous réfléchissions sur cette question capitale de la transformation adéquate des impressions. Pour le dessein de la nature proprement dit, il n'est absolument pas nécessaire que l'Animal Intellectuel transforme les impressions qu'il reçoit ; cette transformation n'est pas dans l'intérêt de la nature, car cela va à l'encontre de son économie ; cependant, il serait très avantageux pour l'être humain d'apprendre à transformer ses impressions.

La grande majorité des gens semblent croire que la vie, que ce monde physique, va leur accorder tout ce qu'ils désirent, tout ce qu'ils cherchent. Cette façon de penser est, en réalité, complètement erronée. La vie en elle-même pénètre en nous, entre dans notre organisme, sous la forme de simples impressions. Nous ne pourrions réellement transformer notre vie si nous ne transformions pas les impressions qui parviennent au mental.

Ce que nous appelons la « vie extérieure » n'a pas d'existence réelle. Voilà une notion très révolutionnaire pour le sens commun, car tout le monde croit que le réel c'est le physique. Mais si nous allons un peu plus loin dans l'étude de cet aspect, nous nous rendons compte que ce que nous recevons, en réalité, à chaque instant, à chaque seconde, ce sont des impressions. Lorsque nous voyons une personne, qui nous plaît ou nous déplaît, ce que nous captons, ce sont des impressions, agréables ou désagréables. La vie est une succession d'impressions et non, comme le supposent beaucoup « d'ignorants instruits », une chose purement physique, une chose exclusivement matérielle.

La réalité de la vie est formée d'impressions ; les impressions que nous recevons constituent le tissu du réel.

Les idées que nous sommes en train d'exposer sont, nous en convenons, difficiles à saisir, à appréhender. La personne que nous voyons assise sur une chaise avec un vêtement de telle couleur, par exemple, l'homme ou la femme qui nous salue, qui nous sourit, qui nous parle, qui nous critique, les paroles prononcées, etc., tous ces éléments sont bien pour nous des choses réelles, n'est-ce pas ?. Mais si nous méditons profondément sur tout cela, nous arrivons à la conclusion que nous avons reçu des impressions, sans plus, et que le réel, ou ce que nous appelons le réel, est fait uniquement d'impressions ; en d'autres mots, les impressions sont le réel.

Ces impressions, naturellement, parviennent au mental par les fenêtres des sens ; si nous n'avions pas les sens, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, une bouche pour goûter les aliments, etc., ce que nous appelons le corps physique, ou le monde physique, existerait-il pour nous ?. Non, indubitablement. Sans les sens, le monde physique n'aurait pour nous absolument aucune existence. La vie nous parvient sous forme d'impressions et c'est par là, précisément, que nous avons la possibilité de travailler sur nous-mêmes.

Il nous faut, avant toute chose, comprendre le travail que nous devons accomplir. Comment pourrons-nous réaliser en nous une transformation psychologique ?. Cette transformation est le résultat d'un travail que nous devons effectuer sur les impressions que nous recevons à chaque instant, à chaque seconde. Ce premier travail reçoit le nom de premier choc conscient, lequel est en relation avec le moment où nous recevons les impressions qui sont tout ce que nous connaissons du monde extérieur, tout ce que nous pouvons en percevoir par nos sens. Une question nous vient à l'esprit, lorsque nous prenons conscience de ce fait : à quoi peuvent bien ressembler les vraies choses, les vraies personnes ?. Pour le savoir, nous devons travailler sur les impressions qui entrent en nous, nous devons prendre conscience des impressions que nous recevons au moment précis où elles pénètrent en nous. Par ce travail accompli à chaque instant de notre vie, nous transformons peu à peu notre monde psychologique, nous nous transformons intérieurement jour après jour.

Pourquoi appelons-nous le travail sur la transformation des impressions le « premier choc conscient » ?. Parce que ce choc est une chose que nous ne pourrions pas provoquer de façon simplement mécanique ; nous devons, pour cela, fournir un effort autoconscient.

Il est certain que lorsque nous commençons à comprendre ce travail, nous commençons à nous affranchir de la mécanicité, nous comprenons que nous pouvons cesser d'être des hommes mécaniques servant aux fins de la nature. Tant que nous restons soumis aux forces naturelles, toute Autoréalisation intime demeure impossible.

A présent, si vous réfléchissez sur la signification de ce qu'on vous a enseigné au sujet du travail psychologique et de l'effort conscient qu'il faut fournir à chaque instant, à commencer par l'observation constante de soi-même, vous verrez que, dans un sens pratique ésotérique, tout est en relation intime avec la transformation des impressions et avec ce qui résulte ordinairement de leur mauvaise transformation.

Le travail, par exemple, sur les émotions négatives, sur la colère, la peur, la luxure et les états d'âme pernicieux, sur la question de l'identification, sur l'autoconsidération, sur les multiples Moi qui manœuvrent la machine humaine, sur le mensonge, sur l'autojustification, sur la culpabilité et la disculpation, sur l'état inconscient dans lequel nous nous trouvons, ce travail est entièrement lié à la transformation des impressions que nous recevons par l'intermédiaire des cinq sens. Il est donc indispensable de comprendre ce qu'est le premier choc conscient : il faut former un élément de changement au lieu d'entrée des impressions. Comment ?. Par un effort continu d'attention.

La compréhension adéquate du travail psychologique nous permet réellement d'accepter la vie comme un travail continu. Nous sommes, à partir de ce moment, dans un état permanent de rappel de soi ; cet effort conscient pour demeurer constamment en autoobservation nous plonge dans la réalité crue de la transformation des impressions.

Lorsque nous apprenons à transformer les impressions, nous allons tout naturellement, ou « surnaturellement », devrions-nous dire, vers une vie meilleure, plus profonde et plus riche. La vie n'agit plus sur nous comme elle le faisait avant. Nous commençons à penser, à voir, à comprendre d'une manière nouvelle. C'est le commencement de notre propre transformation.

Transformer les impressions qui nous viennent de la vie, c'est se transformer soi-même.

Mais vous devez d'abord comprendre qu'au fil de notre existence nous réagissons continuellement. Toutes ces réactions constituent, en fait, notre vie personnelle. La vie extérieure ne nous parvient pas autrement que sous forme d'impressions, lesquelles nous forcent sans cesse à réagir.

Il ne suffit pas, pour changer notre vie, de changer simplement nos propres réactions. Ce que nous appelons notre vie consiste principalement en une série de réactions négatives successives qui se présentent comme autant de réponses aux impressions qui parviennent sans arrêt au mental. Notre tâche, dès lors, consiste à transformer les impressions que nous recevons de la vie de façon à ce qu'elles ne provoquent plus ce type de réponse. Mais pour y arriver, il est nécessaire d'être en autoobservation à chaque instant, seconde après seconde. Nous devons donc étudier nos propres impressions. Nous ne pouvons pas laisser les impressions pénétrer en nous de manière subjective, mécanique. S'observer à tout moment, c'est commencer à vivre plus consciemment, c'est entreprendre une vie nouvelle.

L'individu qui s'offre le luxe de laisser les impressions entrer en lui mécaniquement, ne s'éveillera jamais ; mais si cet individu ne commet pas une telle erreur, s'il transforme ses impressions, il commencera alors à vivre consciemment, voilà pourquoi l'on dit que c'est le premier choc conscient.

Il est tout à fait certain que lorsque les impressions entrent de façon mécanique, c'est ce qui se produit dans la plupart des cas, elles déterminent des conséquences désastreuses à l'intérieur de notre psychisme.

Notre travail ésotérique doit donc porter sur le moment où les impressions entrent en nous pour être envoyées mécaniquement aux mauvais endroits par la personnalité, afin de susciter les anciennes réactions, les comportements habituels.

Je vais essayer de simplifier tout cela : si, par exemple, nous jetons une pierre dans un lac cristallin, le choc de la pierre contre l'eau constitue une impression, et la réponse à cette impression suscitée par la pierre se manifestera sous forme d'ondes concentriques allant du centre vers la périphérie, n'est-ce pas ?. Transposons maintenant cet exemple et appliquons-le à l'être humain. Imaginons le mental comme un lac tranquille. Soudain apparaît l'image d'une personne. Cette image est comme la pierre de notre exemple, tombant dans le lac du mental. Le mental réagit alors à cette image, en lui se produit une réaction.

L'image qui parvient au mental produit une impression, et la réponse à cette impression constitue la réaction. Si vous projetez une balle contre un mur, le mur reçoit l'impression. Après quoi vient la réaction qui consiste en le retour de la balle à celui qui l'a lancée ; il se peut, évidemment, que la balle ne revienne pas directement, qu'elle soit déviée dans sa trajectoire, mais de toute façon, l'important c'est que la balle rebondisse, et cela constitue la réaction.

Ainsi donc, le monde que nous percevons n'est pas le monde en soi ; nous ne connaissons du monde que les impressions que nous en recevons. Supposons que l'image d'une table parvient à notre mental par l'intermédiaire de nos sens : nous ne pouvons certes pas dire que la table est parvenue à notre mental, que la table s'est introduite dans notre cerveau, ce serait absurde. Ce n'est pas la table elle-même, mais l'image de la table, qui s'est introduite dans notre esprit, lequel alors réagit aussitôt en disant : c'est une table, une table en bois ou en métal, ayant telle forme, etc.

Il y a aussi, bien entendu, des impressions désagréables : les paroles injurieuses d'une personne en colère, par exemple. Pouvons-nous transformer ces propos injurieux ?. Impossible, car les paroles sont ce qu'elles sont. Que pouvons-nous faire alors ?. Transformer l'impression que ces paroles produisent en nous ; cela c'est possible.

L'enseignement gnostique nous apprend à cristalliser en nous la deuxième force cosmique (le Christ), en obéissant au postulat que l'on peut énoncer ainsi : il faut recevoir de bon gré les manifestations désagréables de nos semblables. Voilà comment l'on peut transformer l'impression que produisent en nous les paroles insultantes d'une personne désagréable. L'application de ce postulat nous mènera progressivement vers la cristallisation en nous-mêmes de la seconde force cosmique : le Christ viendra prendre chair à l'intérieur de nous. Ce postulat ésotérique est véritablement sublime.

Si nous ne connaissons du monde physique que les impressions que nous en recevons, alors, à proprement parler, le monde physique n'est pas aussi extérieur que les gens veulent bien le croire. C'est avec juste raison qu'Emmanuel Kant a dit : « L'extérieur est l'intérieur ». Ainsi donc, si l'intérieur est ce qui compte, c'est l'intérieur que nous devons transformer. Les impressions sont intérieures.

Par conséquent, tous les objets et toutes les personnes, tout ce que nous voyons et percevons par nos sens, existe à l'intérieur de nous sous forme d'impressions qui vibrent sans cesse dans notre psychisme. Personne ne pourrait dire que l'arbre qu'il voit est l'arbre en lui-même : ce que nous voyons, ce n'est pas l'arbre mais l'image de l'arbre. La chose en soi, comme disait Kant, personne ne la voit : nous voyons seulement l'image de la chose. C'est-à-dire qu'en nous surgit l'impression d'un arbre, l'impression d'une chose, l'impression d'une femme ou d'un homme, et ces impressions sont quelque chose d'intérieur.

Le résultat forcé de la réception mécanique des impressions est formé de tous ces éléments inhumains que nous portons à l'intérieur de nous, éléments que nous appelons les Moi et qui, dans leur ensemble, constituent l'Ego, le Moi-Même. Donc, lorsque nous laissons les impressions entrer en nous de façon mécanique, sans les transformer, la conséquence inéluctable c'est la naissance de nouveaux Egos qui viennent asservir encore plus notre conscience, qui viennent intensifier de façon tragique le sommeil déjà lourd dans lequel nous vivons.

Prenons un exemple : un individu voit une femme provocante et ne transforme pas l'impression qu'il a reçue. Le résultat se laisse facilement présager : l'impression, de type luxurieux, suscitera en l'homme le désir de posséder cette femme. Ce désir, résultat mécanique de l'impression reçue, se cristallise, prend forme dans notre psychisme ; il se convertit en un agrégat de plus, c'est-à-dire, en un élément inhumain, en l'un de ces multiples Moi qui, dans leur totalité, constituent l'Ego. C'est ainsi que s'est formée, en chacun de nous, cette multitude d'éléments ténébreux que nous abritons tous et qui se nomment la colère, la convoitise, la luxure, l'envie, l'orgueil, la paresse, la gourmandise, etc.

Nous prenons de plus en plus conscience de la nécessité de transformer sans arrêt les impressions, et non seulement les présentes, mais aussi les passées. Car nous devons également travailler sur la multitude d'impressions que nous avons commis l'erreur, par ignorance, de ne pas transformer, dans le passé. De l'introjection mécanique de ces impressions a résulté une foule de Moi ou d'Egos qu'il faut maintenant désintégrer afin que notre conscience soit libre et qu'elle s'éveille.

D'où vient la colère ?. Elle est le produit de nombreuses impressions qui ont pénétré à l'intérieur de nous et que nous n'avons jamais transformées. Le résultat fatal de l'entrée mécanique de ces impressions de colère, c'est la création de plusieurs Moi qui vivent dans notre psychisme et qui sont directement responsables de nos colères continuelles.

Et la convoitise ?. Une foule de choses, indubitablement, ont éveillé en nous la convoitise : l'argent, les bijoux, les biens matériels de toute sorte. Ces choses, ces objets nous sont parvenus sous forme d'impressions, lesquelles sont entrées en nous mécaniquement, suscitant le désir de posséder les objets concernés ; et ce désir lui-même, non reconnu comme tel, s'est présenté, la plupart du temps, sous un faux visage, sous un déguisement : l'attraction pour la beauté, l'aspiration au bonheur, etc. De telles impressions non transformées se sont converties en Egos de convoitise.

Le même scénario s'est répété en ce qui concerne la luxure : des impressions non transformées sont à l'origine, en nous, des différentes formes de la luxure. C'est-à-dire qu'à l'intérieur de notre mental ont surgi des images de type érotique, dont la réaction fut la luxure. Etant donné que nous n'avons pas transformé ces ondes luxurieuses, ces impressions, ces sensations luxurieuses, ces suggestions érotiques malsaines, le résultat est facile à deviner : la pénétration totalement mécanique, en nous, de ces impressions non transformées, a produit la naissance de nouveaux Moi, à l'intérieur de notre psychisme, des Moi morbides.

Pour transformer les impressions qui surgissent dans notre mental, il est nécessaire de faire appel à la compréhension. Ainsi, lorsque l'image d'une femme luxurieuse entre dans notre mental, ou qu'une association mentale de nature luxurieuse nous assaille lorsque nous croisons une jolie femme, nous pourrions transformer cette image, cette impression luxurieuse, par le moyen de la compréhension : il suffirait de songer à cet instant que, comme tous les êtres humains, cette femme devra mourir un jour, et que son corps se décomposera dans la tombe. Cela serait plus que suffisant pour transformer cette impression luxurieuse en chasteté. Si cette impression n'était pas transformée, elle deviendrait un Moi de luxure.

Lorsque nous comprenons réellement que tout ce qui existe à l'intérieur de nous-mêmes, par rapport au monde physique, n'est composé que d'impressions, nous comprenons aussi la nécessité de transformer les impressions. Et cette transformation des impressions amène notre propre transformation à nous.

Y a-t-il quelque chose qui nous blesse davantage que la calomnie ou les propos injurieux ?. Si nous sommes capables de transformer l'impression que produisent ces paroles fielleuses, celles-ci, dès lors, n'ont plus aucune valeur : c'est-à-dire qu'elles deviennent comme un chèque sans provision. Il est certain que les paroles d'un insulteur n'ont d'autre valeur que celle que leur accorde la personne insultée ; si cette personne ne leur accorde aucune valeur, ces paroles offensantes deviennent, je le répète, comme un chèque sans fonds. Quand on comprend cela clairement, on transforme alors l'impression de ces paroles en quelque chose de différent, en amour, par exemple, en compassion pour celui qui a proféré cas injures. Nous voyons ainsi comment la transformation des impressions peut amener notre propre transformation.

Du fait que les choses, les personnes, existent à l'intérieur de vous, à l'intérieur de votre mental, sous forme d'impressions, uniquement, il est indéniable que vous pouvez, en transformant ces impressions, transformer votre vie du tout au tout. Un autre exemple le montrera clairement : prenons le cas d'une personne orgueilleuse de sa position sociale, de ses possessions matérielles, de son argent, etc., si cette personne songe que sa situation sociale ou sa richesse est une question purement mentale, qu'il s'agit uniquement d'une série d'impressions qui sont parvenues à son mental, d'impressions sur son état social et les privilèges qui y sont rattachés ou quand elle analyse la question de la « valeur » de ces impressions, elle opère alors en elle-même une transformation positive. L'argent et la situation sociale n'ont de valeur que pour celui qui leur en accorde ; ils existent dans le mental en tant qu'impressions, et ces impressions ne sont pas quelque chose d'extérieur mais d'intérieur. Le fait de comprendre qu'il s'agit d'impressions dans le mental, tout simplement, permet d'accomplir la transformation de ces impressions ; alors l'orgueil s'effondre, s'évanouit, et à sa place naît à l'intérieur de nous, de façon naturelle, l'humilité.

Nous voyons combien il est important de bien comprendre le processus de la transformation des impressions. En effet, sans la transformation des impressions, il n'y a pas de travail psychologique véritable, ni d'Autoréalisation.

Nous avons parlé, dans plusieurs de nos œuvres, de l'importance qu'a la vie en elle-même ; nous avons dit également qu'un homme est ce qu'est sa vie, et que celle-ci est comme un film. Lorsque nous nous désincarnons, nous emportons avec nous ce film de notre vie pour revivre cette vie de façon rétrospective dans le monde astral ; et au retour dans un nouveau corps physique, nous rapportons notre film pour le projeter une autre fois sur l'écran du monde physique.

L'existence de la Loi de la Récurrence est indubitable : tous les événements se répètent, nous revivons tout ce que nous avons vécu, tout ce qui s'est passé revient avec, en plus, les conséquences bonnes ou mauvaises de nos actes.

Cependant, la transformation de notre vie est possible : nous pouvons nous libérer de la mécanique de la récurrence, nous pouvons nous libérer de la Roue des naissances et des morts et transformer radicalement notre existence, si nous le voulons vraiment. Nous devons, pour cela, apprendre à transformer nos impressions, il n'y a pas d'autre chemin.


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1. Le Christ Cosmique et la Semaine Sainte (96)
2. Le Feu Sacré
3. La Transformation des impressions (34)
4. La Transformation des impressions et l'Eveil de la Conscience (39 et 61)
5. Nous sommes proches d'une grande catastrophe
6. L'Ere du Verseau
7. L'Anneau d'Alcyone
8. L'Antéchrist (103)
9. L'émancipation de la Conscience, Clef du Salut
10. La Moisson du Soleil (111)
11. Les Niveaux de l'Etre
12. La Quatrième Verticale
13. La Gnose
14. Les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience
15. La Machine Humaine (19)
16. Le Sens de l'Auto-Observation Psychologique
17. Les Trois Sortes de Mental (64)


18. Conseils aux aspirants gnostiques
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25. L'Horizontale et la Verticale de la Vie (55)
26. La Sagesse de l'Etre
27. La Transformation Intérieure
28. Sur les cultures Maya et Nahuatl (71)
29. Le Chemin Secret Révolutionnaire
30. Révélations Gnostiques sur le Baptême
31. Le Jugement Porté sur les Autres (35)
32. La Technotronique
33. La Raison d'être du Mouvement Gnostique (99)
34. 150 questions posées au VM Samaël Aun Weor

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