Document sans titre
34 Entretiens ou conférences diverses à lire en ligne:
Gnose de Samael Aun Weor - Gnosis du Christ - Auto-réalisation Intime pour l'Homme Révolutionnaire
33 entretiens ou conférences de Samaël Aun Weor
 
1. Le Christ Cosmique et la Semaine Sainte
2. Le Feu Sacré
3. La Transformation des impressions
4. La Transformation des impressions et l'Eveil de la Conscience
5. Nous sommes proches d'une grande catastrophe
6. L'Ere du Verseau
7. L'Anneau d'Alcyone
8. L'Antéchrist
9. L'émancipation de la Conscience, Clef du Salut
10. La Moisson du Soleil
11. Les Niveaux de l'Etre
12. La Quatrième Verticale
13. La Gnose
14. Les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience
15. La Machine Humaine
16. Le Sens de l'Auto-Observation Psychologique
17. Les Trois Sortes de Mental
18. Conseils aux aspirants gnostiques
19. Sexologie Transcendantale
20. Message aux Dames Gnostiques
21. Le Penser Psychologique et le Mental Intérieur
22. L'Eternel Principe Féminin et notre Jeshua Particulier
23. La Mission de l'Avatar
24. L'enseignement de l'Avatar du Verseau
25. L'Horizontale et la Verticale de la Vie
26. La Sagesse de l'Etre
27. La Transformation Intérieure
28. Sur les cultures Maya et Nahuatl
29. Le Chemin Secret Révolutionnaire
30. Révélations Gnostiques sur le Baptême
31. Le Jugement Porté sur les Autres
32. La Technotronique
33. La Raison d'être du Mouvement Gnostique
34. 150 questions posées au VM Samaël Aun Weor


Conférences sur Différents Thèmes ou Entretiens

       


25. L'Horizontale et la Verticale de la Vie


Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "La Horizontal y la Vertical"

Mes amis, quel est l'objet réel de notre existence ? Pourquoi sommes-nous ici, dans quel but ? C'est quelque chose que nous devons élucider, tirer au clair, quelque chose que nous devons soupeser, analyser, examiner sereinement...

Nous vivons dans ce monde : à quelle fin ? Nous souffrons l'indicible : pourquoi ? Nous luttons pour obtenir pain, vêtement, refuge, mais à quoi tout cela sert-il ? À quoi riment donc tous nos efforts ? Vivre pour vivre, travailler pour survivre, puis mourir, est-ce un sort très enviable ? En vérité, mes chers soeurs et frères, il est devenu indispensable de comprendre le sens de notre propre existence, la signification de la vie.

La vie est formée de deux "lignes" : la première, nous l'appellerons la ligne horizontale, et l'autre ligne, la verticale. Ces deux lignes forment une croix à l'intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant, en cet instant précis.

Examinons d'un peu plus près ces deux lignes.

La ligne horizontale commence à la naissance et finit à notre mort ; devant chacun de nous se profile toujours la perspective de la mort, car tout ce qui naît doit mourir. Dans l'horizontale nous retrouvons tous les processus liés à la naissance, la croissance, la reproduction, le vieillissement et enfin la mort ; tous les plaisirs de la vie : beuveries, fornication, adultère, etc., relèvent de l'horizontale ; le combat pour le pain de chaque jour, la lutte pour ne pas mourir, pour subsister sous la lumière du soleil, relèvent de l'horizontale ; toutes les souffrances intimes de la vie quotidienne, les problèmes au foyer, au bureau, etc., appartiennent aussi à l'horizontale. La ligne horizontale n'offre donc rien de très merveilleux...

Mais il existe une autre "ligne", très différente, qui croise l'horizontale : c'est la ligne verticale. Sur cette verticale on retrouve les différents niveaux de l'Etre et les pouvoirs transcendants et transcendantaux de l'Intime ; sur cette verticale se trouvent aussi les pouvoirs ésotériques, les pouvoirs qui divinisent, la Révolution de la conscience, etc. Grâce aux forces de la verticale nous pouvons agir de façon déterminante sur les aspects horizontaux de la vie pratique, nous pouvons modifier radicalement notre propre destin, faire de notre vie quelque chose de différent, devenir une personne totalement différente de celle que nous étions, de celle que nous avons connue dans cette amère existence. En somme, la verticale est merveilleuse, révolutionnaire par nature ; mais pour emprunter cette voie, il faut ressentir au préalable certaines "inquiétudes"...

Avant tout je me demande - et vous demande : sommes-nous vraiment contents de ce que nous sommes ? Qui d'entre vous se sent heureux dans le sens le plus complet du mot ? Lequel connaît le vrai bonheur ? Soyons sincères : aucun de nous ne peut dire qu'il vit dans une oasis de béatitude. Nous éprouvons des inquiétudes et désirs terribles, nous essuyons des déboires, désillusions et amertumes de toutes sortes, nous souffrons beaucoup et nous avons souvent le coeur serré...

Nous devons sortir de cette fange où nous sommes plongés, il nous faut vraiment changer radicalement et ce n'est possible que si nous avons recours aux pouvoirs transcendantaux de la verticale. Lorsque celui qui chemine sur l'horizontale se rappelle à lui-même, se rappelle son propre Etre, lorsqu'il se pose la question : qui suis-je ? d'où est-ce que je viens ? où vais-je ? quelle est la raison d'Etre de cette existence ? celui-là entre sur le sentier vertical, qui est le sentier de la Révolution, le sentier qui conduit au Surhomme.

Voici l'heure du Surhomme ! En réalité "l'animal intellectuel" n'est qu'un pont tendu entre l'animal inférieur et le Surhomme.

Nous devons devenir de véritables rois et reines de la création, devenir souverains de nous-mêmes, devenir seigneurs et maîtres de tout ce qui est, a été et sera. Il est urgent d'opérer un changement, une transformation totale ; il faut sortir au plus vite de cette jungle, de ce chaos où nous nous trouvons, où nous nous débattons misérablement.

Les lois de la Terre ne pourront jamais nous offrir la paix ; les lois de la Terre ne pourront jamais nous offrir le véritable bonheur, qui nous transforme totalement ; les lois de la Terre ne pourront jamais nous offrir la liberté. Il est urgent, par conséquent, de prendre le chemin vertical, que nous portons en nous, ici et maintenant. L'heure est venue de la grande Révolution, de la révolution psychologique, de la "révolution en marche", de la révolution qui doit nous conduire au Surhomme.

Soeurs et frères gnostiques ici réunis, je vous invite à réfléchir sur le Surhomme, je vous invite à emprunter ce chemin vertical révolutionnaire qui vous conduira infailliblement à la libération finale.

Vous n'êtes pas heureux, je le sais, et vous ne serez jamais heureux si vous n'arpentez pas avec fermeté le sentier vertical ; vous ne serez pas heureux tant que vous ne vous serez pas élevés au niveau du Surhomme ; vous ne serez pas heureux tant que vous n'aurez pas libéré votre conscience du bourbier douloureux de ce monde ; vous ne serez pas heureux tant que vous n'aurez pas expérimenté ce qu'est la Réalité, ce qui ne relève pas du temps, ce qu'est la Vérité. C'est pourquoi je vous invite tous à la réflexion...

Le sentier vertical est le chemin de la Révolution de la Conscience. Lorsque nous admettons que nous avons une "psychologie" propre, nous commençons alors à travailler sur nous-mêmes ; nous entrons par le fait même sur le sentier vertical. Nous sommes une véritable énigme pour nous-mêmes, une énigme qu'il faut résoudre, qu'il faut déchiffrer. Nous ne nous connaissons pas, hélas ! bien que nous croyions nous connaître. Nous devons être sincères avec nous-mêmes, nous devons effectuer la dissection du Moi, du Je, de l'Ego.

Nous admettons sans problème que nous avons un corps physique, composé notamment de divers organes, mais peu d'entre nous comprennent vraiment que nous avons une psychologie particulière. Quand nous le comprendrons, nous commencerons à travailler sur nous-mêmes, ici et maintenant, nous commencerons à pratiquer l'auto-observation psychologique. Celui qui commence à s'observer lui-même devient par le fait même un individu différent, tout à fait distinct des autres. Mais les gens ont tendance à n'admettre que la réalité physique, tridimensionnelle, celle du corps matériel, parce qu'ils peuvent voir, entendre, toucher, palper ce corps. Peu nombreux, en vérité, sont ceux qui acceptent sincèrement qu'ils ont une psychologie bien particulière. Ceux qui acceptent ce fait entreprennent aussitôt de s'observer, ce qui les rend différents de leur prochain. S'observer afin de se connaître, c'est la base de tout.

Quelqu'un me disait l'autre jour qu'il se connaissait bien lui-même. Je lui demandai alors, tout bonnement : "Si vous vous connaissez vous-même, dites-moi : combien d'atomes y a-t-il dans un poil de votre moustache ? - Ça je ne sais pas !" répondit l'homme. "Eh bien ! lui dis-je, si vous ne connaissez pas un des poils de votre moustache, si vous ignorez combien d'atomes il y a dans ce poil, vous êtes loin de vous connaître en totalité !"

L'homme ne put que me concéder que j'avais raison.

Quand on se connaît soi-même profondément, on "connaît l'Univers et les Dieux" ; sur le sentier vertical notre objectif premier c'est de nous connaître nous-mêmes ; si nous nous connaissons, nous pourrons connaître les autres.

Sur le sentier vertical il nous faut faire un inventaire psychologique de nous-mêmes, pour savoir tout ce que nous avons en trop et tout ce qui nous manque. Il y a beaucoup de choses que nous devons éliminer, beaucoup de choses superflues dont nous devons nous débarrasser ; il y a aussi beaucoup de choses qui nous manquent, que nous devons conquérir.

Sur le sentier vertical, nous devons faire un inventaire de nous-mêmes pour savoir qui nous sommes, d'où nous venons, où nous allons et quel est le but de notre existence. Nous devons nous examiner, nous enquérir sur nous-mêmes pour apprendre à nous connaître, nous devons mettre cette question au premier plan si nous voulons vraiment travailler sur nous-mêmes pour changer du tout au tout.

Sur le sentier vertical se trouvent les différents niveaux de l'Etre ; quand on commence à travailler sur soi-même pour éliminer tel ou tel défaut psychologique, on accède par le fait même et de plein droit à un niveau supérieur de l'Etre. On nous a dit, avec raison, que le niveau de l'Etre de chacun attire toutes les circonstances de sa vie - un homme est ce qu'est sa vie ! Observez la vache dans son étable : sa vie correspond à son niveau d'être. Prenez cette vache et sortez-la de l'étable, amenez-la dans votre chambre, mettez une femme de chambre à son service, peignez-la soigneusement, saupoudrez-la de talc, aspergez-la de parfum... elle ne cessera pas pour autant d'être une vache ; elle continuera à avoir des habitudes de vache et elle fera de votre belle chambre une étable ; elle ne changera pas, parce que le niveau de l'Etre de chacun attire sa propre vie.

Si nous sortons de la foule anonyme un clochard inculte et en haillons, si nous lui donnons de beaux habits et le conduisons au Palais de Buckingham pour qu'il y vive auprès de la reine Elizabeth, au début les domestiques s'occuperont bien de lui, on le considérera comme un grand seigneur, mais son niveau de l'Etre attirera sa propre vie : bientôt les serviteurs découvriront chez ce mendiant des coutumes très différentes de celles du Palais, ils constateront sa cupidité, son avarice - il chaparde tout ce qu'il peut et ne donne rien -, ils remarqueront son irritabilité, sa grossièreté, son absence de tout scrupule, son caractère vindicatif, ils se rendront compte de son penchant à calomnier, à dénigrer les autres, etc. Viendra enfin le moment où il se retrouvera seul en plein Palais de Buckingham ; il lui faudra supplier les domestiques de lui apporter à manger, car ils ne voudront plus le servir et l'abandonneront à lui-même. Ainsi donc, même si ce clochard vit au Palais de Buckingham et qu'il est richement vêtu, il continuera d'être ce qu'il est : un clochard. Le niveau de l'Etre de chacun, je le répète, attire sa propre vie ; un homme est ce qu'est sa vie.

Beaucoup de gens rêvent d'avoir une grande quantité d'argent. "Si je remporte le gros lot à la loterie, comme ma vie sera différente ! Toute mon existence sera transformée !" se disent-ils. Mais c'est faux, complètement faux, car le niveau de l'Etre d'une personne attire sa propre vie. En réfléchissant un peu à la question nous comprenons que ce n'est pas en gagnant beaucoup d'argent que nous allons transformer notre existence, mais en passant à un niveau supérieur de l'Etre.

Afin de mieux comprendre cette question du niveau de l'Etre, imaginons-nous pour un instant dans l'un de ces lieux insolites d'une grande ville, d'une de ces cités perdues, dans l'un de ces terrains vagues où des squatters vivent ensemble dans des conditions proprement infrahumaines. Je me rappelle avoir déjà observé un groupe de squatters dans un terrain vague : ils se battaient entre eux tous les jours, s'enivraient, se blessaient, s'entretuaient, et ce quartier, qui autrefois vivait en paix, connut une agitation inouïe ; on entendait à tout moment les sirènes des voitures de police, on entendait des cris de douleur, de colère, de désespoir, et ces malheureux continuaient jour après jour à vivre ainsi, s'enfonçant toujours plus dans la souffrance... De toute évidence, leur niveau de l'Etre attirait leur propre vie.

Si l'une de ces personnes avait réfléchi, ne fût-ce qu'un instant, si elle avait décidé de s'étudier elle-même, si elle avait découvert ses défauts psychologiques, elle se serait engagée hardiment sur le sentier vertical, le sentier révolutionnaire de la psychologie, et il est indéniable qu'elle aurait pu éliminer quelques-uns de ses défauts, la colère peut-être, ou la haine, ou l'égoïsme, ou la médisance... En somme, son niveau de l'Etre aurait changé, et en changeant de niveau de l'Etre ses moeurs se seraient raffinées. Elle ne pourrait plus accepter désormais le mode de vie des gens qui l'entouraient et ceux-ci ne la comprendraient plus. Elle rechercherait donc de nouveaux contacts, et par la simple loi des affinités psychologiques elle se ferait de nouveaux amis. Bref, en changeant de niveau de l'Etre, cette personne transformerait sa vie. Ses nouvelles amitiés lui offriraient sans doute de nouvelles opportunités ; grâce à cette interrelation, sa situation économique pourrait s'améliorer, elle obtiendrait un travail et son existence se transformerait pour le mieux. Nous voyons ainsi que le niveau de l'Etre de chacun attire toutes les circonstances de sa vie et que tout homme est bien ce qu'est sa vie.

Le sentier vertical nous offre la possibilité de changer notre propre niveau de l'Etre ; si nous éliminons nos défauts psychologiques, le résultat sera extraordinaire, parce qu'en changeant notre niveau de l'Etre, toute notre vie changera par le fait même. Lorsque nous changeons radicalement, tout ce qui nous entoure change aussi. Les situations fastidieuses de la vie, les circonstances désagréables ne sont que de pures projections de ce qui se passe à l'intérieur de nous ; si nous changeons à l'intérieur, les circonstances extérieures changeront aussi ; mais si nous ne changeons pas, les circonstances extérieures ne changeront pas non plus. Emmanuel Kant, le célèbre philosophe de Königsberg, a écrit : "L'extérieur est l'intérieur". En d'autres mots nous pourrions dire : "L'extérieur n'est que le reflet de ce que nous sommes à l'intérieur". Si nous sommes des personnes irascibles, si nous sommes remplis de haine, si nous sommes jaloux, envieux, pervers, les circonstances qui nous entoureront seront sinistres, malsaines, fatales, elles pourraient même figurer dans la presse à sensation (Prensa Roja). Mais si nous sommes des personnes décentes, si nous vivons en harmonie avec l'infini, si nous respirons la paix, si nous irradions l'amour, la joie, le bonheur, les circonstances qui émaneront de nous-mêmes seront splendides, nos relations avec autrui seront empreintes de beauté, tout ce qui nous entoure sera imprégné d'harmonie...

Nombreux sont ceux qui m'écrivent pour me raconter leurs problèmes : "Mon mari est parti avec une autre", m'écrit une femme. "Ma femme ne veut plus vivre avec moi", se plaint un homme. "Que dois-je faire ?" dit l'un. "Comment vais-je résoudre tel ou tel problème ? Un tel m'a intenté un procès", écrit un autre. "Comment vais-je m'en sortir ? Aidez-moi à gagner ce procès", etc. Chacun semble enlisé dans des complications, dans des difficultés sans nombre et tous veulent qu'on résolve leurs problèmes ! Tous veulent vivre en paix, sans problèmes, connaître l'harmonie parfaite, le bonheur total, mais tous ces gens qui m'écrivent ne veulent pas comprendre que la racine de tous leurs problèmes se trouve à l'intérieur d'eux-mêmes, que ces problèmes ne sont que la projection de leur monde intérieur, que les problèmes proviennent de l'intérieur d'eux-mêmes, parce que tout homme est ce qu'est sa vie et rien d'autre. Si nous ne changeons pas notre propre niveau de l'Etre, si nous ne changeons pas notre vie intérieure, rien ne changera ; l'extérieur est seulement la projection de l'intérieur.

L'heure est venue de bien comprendre tout cela. Vous voulez la félicité, mais où irez-vous donc chercher cette félicité ? Ne voulez-vous pas comprendre que vous portez en vous les causes de tout ce qui vous arrive ? En effet, chacun porte en lui les causes de ses souffrances, et tant que ces causes n'auront pas été dissoutes, les souffrances non plus ne cesseront pas ; tout effet a une cause et toute cause produit un effet !

Ainsi donc, quand on veut cheminer sur le sentier vertical, il faut commencer par se découvrir soi-même, par connaître nos propres erreurs afin de les extraire, de les extirper de nous-mêmes ; ainsi seulement pourrons-nous changer de manière fondamentale. Un homme est ce qu'est sa vie ; s'il ne travaille pas sur sa propre vie, il perd misérablement son temps.

La vie est comme un film, qui s'achève apparemment avec la mort. La mort est le retour au point de départ, avec la possibilité de projeter de nouveau la même vie sur l'écran du monde.

Dans le Bouddhisme, on parle des vies successives, mais je vous dis, en vérité, qu'il n'y a pas de "vies successives", il n'y a que des "existences successives", parce que c'est la même vie qui se répète. Lorsqu'arrive l'heure de la mort, le film se termine, nous le rembobinons et l'emportons dans l'Eternité ; là nous le revivons de façon rétrospective. N'oubliez pas que tout comme il y a un espace tri-dimensionnel, visible et tangible, il existe aussi un espace "psychologique". Après la mort notre vie continue dans l'espace psychologique où nous la revivons, ai-je dit, rétrospectivement. Plus tard nous revenons dans le temps, nous retournons sur Terre et nous reprenons un nouvel organisme, conformément à la loi du Retour de toutes choses ; nous revenons donc projeter de nouveau notre vie, toujours la même, la projeter une autre fois sur le tapis de ce monde.

Rappelez-vous : nous n'avons-pas des vies successives, mais des existences successives. Nous n'avons qu'une seule vie ; cette vie, nous l'emportons dans l'Eternité, puis la déroulons de nouveau sur Terre, puis la remportons, puis la déroulons encore une fois, etc. C'est toujours la même vie ! Mais nous avons de multiples existences : on assigne à chaque âme 108 existences.

Si je vous parle de toutes ces choses, c'est parce que je me trouve devant un auditoire très spécial, un auditoire formé de membres du mouvement gnostique international, une assemblée de gens révolutionnaires, rebelles, prêts à suivre le sentier vertical, le sentier des transformations, le chemin qui mène au Surhomme !

C'est le moment pour nous de réfléchir à ce qu'est notre propre vie. Si nous ne changeons pas ce film de notre vie, si nous ne modifions rien, il se répétera toujours, à travers 108 existences ; en outre, si nous ne changeons pas notre vie, nous devrons finalement "mettre les voiles", comme on dit familièrement, nous devrons emporter notre vie dans le Royaume minéral submergé… Où ce Royaume est-il situé ? Sous l'épiderme de cette pauvre Terre qui voyage avec nous à travers l'espace infini. C'est là, dans ce Royaume minéral submergé, que Dante Alighieri, l'auteur de La Divine Comédie, a situé son Infernus. La réalité de ces "Enfers" est indéniable, les dieux et les hommes le savent. Il est également indéniable que ceux qui échouent dans la transformation de leur propre vie, ceux qui seront incapables d'éliminer leurs défauts psychologiques, devront involuer dans le temps, à l'intérieur des neuf cercles de l'Enfer de Dante, jusqu'à la "deuxième mort". Et ce n'est pas du tout agréable d'involuer dans le temps...

C'est dans ces mondes infernaux que l'Ego, le Je, le Moi de la psychologie expérimentale - ce Moi qu'étudient tous les psychologues de la planète - finit par être désintégré ; nous passons ainsi dans le Royaume minéral submergé par la "deuxième mort". En vérité, cette involution à travers les neuf cercles dantesques est très douloureuse ; je ne vous recommanderais pas de passer par le Mictlan, avec ses épreuves réellement terribles. Ce sont nos ancêtres de l'Anahuac, au coeur de notre cher Mexique, qui nous ont parlé du Mictlan ; ce terme désigne, précisément, les mondes submergés de Dante, avec leurs neuf cercles infernaux et leurs terribles épreuves qu'ont évoquées les antiques initiés.

D'incroyables amertumes attendent ceux qui entrent dans l'involution submergée des mondes infernaux qu'ont décrits le florentin Dante Alighieri et le poète latin Virgile dans son Enéide. Par conséquent, il n'est pas souhaitable d'involuer dans le temps.

Après avoir traversé ces terribles épreuves où l'on passe par la "deuxième mort", on entre dans les paradis élémentaux de la nature ; on évolue à travers les règnes minéral, végétal et animal, avant de retrouver l'état humain que l'on avait jadis perdu.

Dissoudre le Moi est primordial, et il vaut bien mieux le faire ici et maintenant ! Un épisode de la vie de Mahomet me revient présentement en mémoire ; peu avant sa mort, le Prophète, à côté de la source cristalline d'une oasis, s'adressa à la foule rassemblée autour de lui : "Si j'ai quelque dette envers quelqu'un d'entre vous, qu'il vienne et qu'il me crache à la figure !" Un homme s'avança et lui cracha au visage. Le sage Mahomet lava son visage dans la source et s'exclama, à l'intention de la foule : "Il vaut mieux payer tout de suite, pendant qu'on est vivant, plutôt qu'après la mort". Car les souffrances que l'on devra traverser dans les Enfers, dans le Mictlan des Aztèques, sont assurément très douloureuses. Certains, donc, préféreront se libérer pendant leur vie, une fois pour toutes, et entrer dans ce que la sagesse de nos ancêtres de l'Anahuac appelait le Tlalocan, régions ineffables sous la "gouverne" de Tlaloc, le dieu aztèque de la pluie. Il existe, dans le monde moléculaire, des régions sublimes gouvernées par Huehueteotl, le dieu aztèque du feu, ou par le dieu Chauve-Souris, etc., vives représentations de l'Esotérisme antique, vives représentations de la mystique christico-aztèque - mystique transcendante et transcendantale. En tout cas, tant que nous n'avons pas dissous l'Ego, nous n'aurons pas le droit de pénétrer dans ces régions ineffables dont parlaient les religions antiques ; tant que nous ne nous sommes pas élevés sur la ligne verticale, où se trouvent les différents niveaux de l'Etre, notre conscience superlative et transcendantale ne pourra pas entrer aux paradis moléculaires. Ceux qui s'efforcent vraiment d'atteindre l'authentique félicité devront commencer par emprunter le chemin vertical.

Sur le sentier vertical nous comprenons que nous ne sommes pas encore des Individus sacrés, que chacun de nous est une personne-machine et qu'à l'intérieur de cette personne il y a d'innombrables personnes psychologiques : il y a le Moi de la colère, il y a le Moi de la haine, il y a le Moi de l'envie, il y a le Moi de la jalousie, il y a le Moi de la calomnie, il y a le Moi de l'ambition, il y a le Moi de la perfidie, etc. Tous ces Moi ne sont pas simplement une façon imagée de dire les choses, ils représentent au contraire une formidable réalité pour celui qui a développé le sens de l'auto-observation psychologique. Tous ces "Moi-personnes" entrent et sortent de notre corps physique à volonté ; tous ces "Moi-personnes" ont comme nous trois "cerveaux", c'est-à-dire, un cerveau intellectuel, un cerveau émotionnel et un cerveau moteur-instinctif-sexuel ; chaque Moi-personne est donc, en elle-même, une entité complète.

Ainsi donc, à l'intérieur de notre personne vivent beaucoup de personnes qui entrent et sortent librement de notre organisme. Vous comprenez maintenant pourquoi il n'y a pas d'unité en nous, pourquoi nous sommes remplis de terribles contradictions ; à un certain moment nous disons une chose, à un autre moment nous affirmons le contraire... Si nous pouvions nous voir dans un miroir tels que nous sommes, si nous pouvions nous voir intégralement, je vous certifie que nous deviendrions fous, nous fuirions épouvantés, nous essayerions de nous évader de nous-mêmes.

Si nous étions des personnes responsables, si nous étions des Individus sacrés, si nous étions des êtres entiers, tout serait différent ; mais nous ne sommes pas entiers, nous n'avons pas, pour ainsi dire, d'unicité, nous sommes une multiplicité désordonnée et chaotique. Nous nous croyons vivants, mais nous sommes morts ; il y a en nous d'innombrables spectres d'outre-tombe : le Moi de la haine, le Moi de l'envie, le Moi de la luxure, le Moi de la colère, etc. En chacun de ces Moi-personnes est emprisonnée une parcelle de notre propre conscience. Ainsi, notre conscience est embouteillée dans toute cette multitude de Moi qui constituent l'Ego, et notre conscience embouteillée ne peut donc fonctionner qu'en vertu de son propre conditionnement ; c'est-à-dire que nous avons la conscience endormie.

De tous les phénomènes physiques qui se produisent autour de nous - je dis bien physiques -, nous ne pouvons percevoir qu'une infime partie ; en effet, il y a une multitude incroyable de phénomènes physiques autour de nous que nous sommes incapables de percevoir. Car nous sommes endormis ; pourtant nous croyons que nous sommes réveillés. Nous refusons d'admettre que nous dormons et nous sommes offusqués quand on ose affirmer que nous sommes endormis. Mais, en vérité, nous avons besoin de nous réveiller. Les quatre Evangiles insistent sur la nécessité de l'éveil ; si nous étions éveillés, nous pourrions voir, entendre, toucher et palper les grandes réalités des mondes supérieurs ; si nous étions éveillés, la vie serait pour nous tout à fait différente, nous ne serions plus victimes des circonstances, nous les contrôlerions à volonté. Malheureusement, nous sommes endormis, nous dormons profondément, mais nous l'ignorons ; qui plus est, nous ignorons que nous ignorons...

L'heure est venue de nous préoccuper de cette question de l'éveil. Quand nous nous éveillons, nous pouvons percevoir parfaitement ce qu'est la Vérité, ce qui ne relève pas du temps, ce qui est au-delà du corps, des émotions et du mental. Lorsque nous expérimentons la Réalité, nous expérimentons un élément qui nous transforme radicalement. Le fait d'expérimenter cet "élément" nous aide à travailler plus intensément encore sur nous-mêmes.

Il faut avant tout dissoudre ces vaines personnalités que nous avons en nous, afin, précisément, d'éveiller notre conscience. Lorsqu'un Moi psychologique, soit de colère, soit de haine, etc., est désintégré, la parcelle de conscience qui s'y trouvait emboutie s'affranchit, se libère : alors vient l'éveil...

Les gens en général ont environ trois pour cent de conscience éveillée ; mais s'ils travaillent sur eux-mêmes, s'ils éliminent ces Moi-personnes qu'ils abritent dans leurs profondeurs psychologiques, ils accroîtront peu à peu leur pourcentage de conscience. Si les gens avaient ne serait-ce que dix pour cent de conscience éveillée, en vérité les guerres disparaîtraient de la surface de la Terre ; si les gens avaient cinquante pour cent de conscience éveillée, la Terre serait un paradis. Seuls les grands Initiés réussissent à avoir cent pour cent de conscience éveillée, les Surhommes tels Moïse, le Bouddha Gautama, Jésus le Christ, etc.

Il nous faut donc travailler avec ardeur, dissoudre tous ces Moi que nous avons en nous, afin d'éveiller notre conscience et de parvenir à l'Illumination, pour expérimenter ce qui ne relève pas du temps, pour expérimenter ce qu'est la Vérité !

En résumé, lorsque nous admettons que nous avons une "psychologie" propre, nous entreprenons de nous auto-observer et nous nous engageons sur le sentier vertical. Si nous découvrons en nous le Moi de la colère, par exemple, nous devrons travailler sur lui ; au début nous nous contenterons de l'observer, puis nous nous efforcerons de le comprendre au moyen de l'analyse, de l'étude directe, à travers la méditation profonde. Une fois ce "Moi-défaut" bien compris, nous passerons à la troisième étape : la désintégration, l'élimination. Par lui-même, le mental ne peut éliminer aucun défaut psychologique ; il peut étiqueter les Moi de divers noms, les faire passer d'une catégorie à une autre, se les dissimuler à lui-même ou les cacher aux autres, il peut les condamner ou les justifier, mais jamais il ne pourra les annihiler. Nous avons besoin d'un pouvoir supérieur au mental, d'un pouvoir capable de désintégrer réellement n'importe quel Moi-défaut. Heureusement, nous possédons tous ce pouvoir à l'intérieur de nous, ici et maintenant : il s'agit du pouvoir serpentin, annulaire, qui se développe dans le corps de l'ascète gnostique, de ce pouvoir extraordinaire que les orientaux appellent Kundalini et que les alchimistes médiévaux dénommaient Stella Maris (l'Etoile de la Mer). Celle-ci, en vérité, est une variante de notre propre Etre, un aspect dérivé de l'Etre. Stella Maris, le cobra sacré, le pouvoir serpentin de la Kundalini, comme on l'appelle en Inde et au Tibet, peut désintégrer instantanément n'importe quel défaut psychologique.

Nous avons tous pleinement le droit d'invoquer Devi Kundalini Shakti ; ce pouvoir serpentin s'accroît, se développe, se déroule lorsque nous travaillons intensément dans la "Forge ardente de Vulcain", dans la "Neuvième Sphère". Les célibataires peuvent aussi invoquer Devi Kundalini lorsqu'ils veulent éliminer tel ou tel défaut psychologique, mais nous devons souligner que le pouvoir merveilleux de Devi Kundalini est multiplié dans la Neuvième Sphère ; ce pouvoir miraculeux permet de désintégrer n'importe quel Moi. Devi Kundalini, Isis, Adonia, cette variante de notre propre Etre, Dieu-Mère en nous, peut annihiler dans tous les niveaux du mental le défaut que nous avons compris intégralement.

Il est indispensable de comprendre à fond cette question. Nous devons mourir d'instant en instant. C'est par la mort seulement que survient du nouveau ; si le grain ne meurt, la plante ne naît pas... Il faut nous résoudre à mourir si vraiment nous voulons naître spirituellement. Rappelons-nous ce passage des Evangiles où Jésus, s'adressant à Nicodème, lui dit : "A moins de mourir et de renaître, nul ne peut entrer au Royaume des Cieux". Il nous faut donc mourir, ici-même et maintenant, si nous voulons entrer dans les mondes supérieurs de la Conscience cosmique, y pénétrer complètement éveillés, illuminés, radicalement transformés.

Tels que nous sommes présentement, nous ne servons à rien, nous sommes un échec total ; tels que nous sommes, nous ne sommes qu'un amas d'Egos. Le Moi psychologique ne peut créer un "nouvel âge", le Moi psychologique ne peut susciter un "âge d'or". Ces faux prophètes qui affirment qu'en l'an 2001 ou 2007... commencera une ère de fraternité et d'amour, l'Age d'or célébré par Virgile, le poète de Mantoue, dans son chef-d'oeuvre intitulé l'Enéide, ceux-là sont dans l'erreur, ils mentent ; en effet, comment l'Ego pourrait-il créer un âge d'or ? Croyez-vous par hasard que le Moi de la psychologie expérimentale, ce Moi ténébreux, le Moi de la haine et de la convoitise, le Moi de la guerre, etc., pourraient susciter un véritable âge d'or ? Indéniablement, il faut mourir en nous-mêmes, ici et maintenant, si nous voulons engendrer une ère nouvelle, créer une nouvelle civilisation, une nouvelle culture.

Travaillons pour notre propre régénération et celle de notre frère, l'être humain. Comprenons que le sentier vertical est la voie de la Révolution de la conscience, avec ses trois facteurs fondamentaux : mourir, naître, nous sacrifier pour l'humanité.

Nous devons nous rendre compte que nous ne sommes pas heureux, nous devons prendre conscience que nous sommes affligés, désorientés ; cessons de nous tromper nous-mêmes en essayant de nous persuader que nous sommes des êtres importants, parfaits, souverains, des hommes véritables, des dieux... Regardons la réalité en face : chacun de nous doit lutter pour vivre, pour tirer son épingle du jeu, aucun de nous n'est heureux.

J'ai traité amplement de la sexualité dans mes livres, j'ai souvent parlé de la "Forge ardente de Vulcain", de l'Alchimie sexuelle. Grâce à la transmutation de la libido génétique, que saint Augustin lui-même mentionne dans ses oeuvres, il est possible de créer les corps existentiels supérieurs de l'Etre pour nous convertir en Hommes. Mais à quoi servirait de devenir des Hommes authentiques, dans le sens le plus complet du mot, si nous n'éliminions pas l'Ego ? Celui qui possède les corps existentiels supérieurs de l'Etre et qui n'a pas éliminé l'Ego, devient par le fait même un "Hanasmussen", doté d'un double centre de gravité ; il devient un échec, un avorton de la Mère cosmique. Certes, il est nécessaire de travailler dans la Forge des Cyclopes, mais si nous n'éliminons pas l'Ego, nous échouerons carrément !

Personne ne doit se croire parfait, car seul est parfait le Père qui est aux Cieux. Nous tous, à commencer par moi qui vous parle en ce moment, sommes imparfaits. Il est déplorable qu'il y ait toujours dans le mouvement gnostique des mythomanes, des gens qui se considèrent sublimes, qui se croient de grands hiérarques. Moi-même qui ai fondé ce mouvement, je ne me suis jamais senti parfait, car je sais que Lui seul, le Seigneur, le Père, est parfait. Mais on voit dans notre mouvement gnostique des choses incongrues : des personnes ignorantes se considèrent savantes ; des personnes remplies d'erreurs égoïques se croient très sages, très saintes, alors que leurs mains sont souillées de "charbon" ; des personnes qui se pensent très élevées hiérarchiquement, alors qu'en réalité elles ne font que commencer à parcourir le sentier vertical révolutionnaire...

Loin de moi l'intention de me montrer pessimiste ou de remplir votre coeur de pessimisme. Soyons simplement réalistes : nous n'avons qu'à observer l'état psychologique dans lequel tous et chacun d'entre nous se trouvent... Tant que nous n'aurons pas éliminé tous ces Moi-défauts que nous portons en nous, notre conscience sera profondément endormie, nous mourrons sans savoir quand, nous renaîtrons sans savoir comment et nous errerons dans l'au-delà comme des somnambules, comme des fantômes. Notre existence sera telle qu'elle a toujours été tant que nous n'aurons pas désintégré nos Moi-défauts.

Je dois en outre vous signaler que tout n'est pas comme on croit, c'est-à-dire, pure intellectualisation. Je ne veux pas dire que l'intellection illuminée n'est d'aucune utilité, je veux simplement préciser que "si l'eau ne bout pas à cent degrés", ce qui doit être dissous n'est pas dissous et ce qui doit être cuit n'est pas cuit. Cela signifie que si nous ne traversons pas de fortes crises émotionnelles conscientes et assumées volontairement, nous n'éliminerons pas ce qu'il nous faut éliminer et nous ne cristalliserons pas en nous ce qu'il nous faut cristalliser. Tout ce processus n'est donc pas purement intellectuel ; sur ce chemin il n'est possible d'avancer que sur la base de travaux conscients et de souffrances volontaires. L'intellect n'est pas tout : le cerveau émotionnel doit aussi intervenir dans le travail psychologique qui conduit à notre transformation profonde. En fait, l'émotion doit travailler davantage que l'intellect ; l'émotion doit devenir active on nous ; c'est par la voie des émotions authentiques que nous parviendrons à l'éveil de notre conscience.

En vérité, si pour m'adresser à vous, pour transmettre cet enseignement à l'humanité, pour bien me faire comprendre de vous j'utilise surtout l'intellect, ce qui prime dans ma vie privée c'est le sentiment, l'amour, la conscience, la musique, la beauté...

Au nom de la vérité je dois vous dire qu'il est des plus urgents de désintégrer l'Ego. Lorsque le Moi psychologique est désintégré en totalité, lorsqu'il est réduit en cendres, lorsque l'Ego animal cesse d'exister, la conscience devient totalement illuminée et nous pouvons voir les Elohim, nous pouvons converser avec eux face à face ; nous pouvons voir, sentir et palper les grandes réalités des mondes supérieurs, nous pouvons visiter le Nirvana, le Paranirvana, le Maha-Paranirvana, etc. Mais tant que notre conscience est endormie, nous ne cesserons pas d'être de simples intellectuels condamnés à la peine de vivre et c'est tout !

L'heure est venue des grandes révolutions ; l'heure est venue de nous décider pour "l'être ou ne pas être" de la philosophie ; l'heure est venue de nous lever en armes contre nous-mêmes, contre le monde, contre la nature, contre le cosmos, contre tout et contre tous. L'heure est venue de briser nos fers et de quitter cette prison de misère dans laquelle nous vivons, de quitter cette prison qui se nomme l'Ego. Tant que nous ne détruirons pas cette sinistre prison, ce cachot immonde, notre conscience y restera enfermée, inerte, endormie, ne fonctionnant qu'en vertu de son propre conditionnement.

Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai tellement insisté ce soir sur la nécessité de mourir. C'est le fondement de tout ce travail. Il en a toujours été ainsi, il en sera toujours ainsi et ainsi cela doit-il être ! Malheureusement, l'Ego exerce une extraordinaire fascination sur notre propre conscience. Plusieurs d'entre vous diront sans doute que j'exagère, que je suis beaucoup trop pessimiste, et mettant la main sur leur coeur ils se récrieront : "Mais moi j'ai eu certaines expériences, obtenu certains pouvoirs, etc." Chacun cherchera à justifier sa conduite, son mode de vie, sa manière d'être, car personne ne veut reconnaître la vérité, reconnaître que nous sommes des malheureux.

On nous a fait beaucoup de promesses, on nous promet de toute part monts et merveilles ; jusqu'aux politiciens qui promettent de nous accorder un monde meilleur et même le bonheur... Cependant, les gens sont toujours enlisés dans les mêmes problèmes, les mêmes amertumes, et ils le seront toujours, et leur souffrance persistera jour après jour, jusqu'à ce qu'ils aient éliminé les causes de la douleur ; ces causes ne sont pas en dehors, mais à l'intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant.

Il faut, je le répète, nous rebeller contre nous-mêmes, contre la nature et contre le cosmos ; il faut nous lever en armes contre tout et contre tous, si nous voulons vraiment l'émancipation de notre conscience et la libération finale. Nous devons faire preuve de sincérité et cesser de nous tromper misérablement les uns les autres. La sincérité, hélas ! fait grandement défaut dans ce monde, tous veulent se croire parfaits, tous préfèrent se prendre pour des saints, des grands sages, etc. Dans les différentes écoles pseudo-ésotériques ou pseudo-occultistes, pas un seul n'admet son ignorance, tous croient déjà "tenir Dieu par la barbichette". Ils ne savent pas, mais le pire de tout c'est qu'ils ne savent même pas qu'ils ne savent pas !

Oui, c'est l'heure des grandes décisions, c'est le moment de nous engager sur le sentier de la "Révolution en marche", sur le chemin étroit, resserré et difficile qui mène à la lumière, sur le chemin vertical, le chemin de la Révolution de la conscience, le chemin qui conduit au Surhomme. Présentement nous ne sommes malheureusement que des "animaux intellectuels" condamnés à la peine de vivre ; pour être des hommes, il faut avoir dissous l'Ego et avoir créé les corps existentiels supérieurs de l'Etre ; et en outre, s'être sacrifiés intensément pour l'humanité. Je sais que ce que je suis en train de vous dire est dur à accepter. Mais je vous certifie que nous n'avons pas encore atteint l'état humain, que nous sommes de simples "animaux intellectuels". Il faut donc atteindre d'abord l'état humain, avant de penser à nous élever au Surhomme.

En étudiant l'un des précieux manuscrits de la civilisation de l'Anahuac, j'ai découvert quelque chose d'extraordinaire. Nos ancêtres aztèques affirment ceci : "Les dieux ont créé les hommes de bois ; ils les ont faits de bois et après les avoir faits de bois, ils les fusionnèrent avec la Divinité". Puis, le texte conclut en ces termes : "Ce ne sont pas tous les hommes qui réussirent à fusionner avec la Divinité". Il est indéniable que si nous devenons des hommes, pour avoir créé les corps existentiels supérieurs de l'Etre, en ayant ainsi accompli le "devoir parlok" de l'Etre, cela ne signifie pas pour autant que nous avons obtenu la victoire ; la victoire totale ne s'obtient que lors de notre intégration au divin. Celui qui a atteint l'état humain authentique et véritable doit d'abord se soumettre à la dissolution de l'Ego, car si un Homme véritable ne dissout pas l'Ego, il deviendra un Hanasmussen avec un double centre de gravité, un avorton de la Mère cosmique.

Ainsi donc, ce n'est qu'en éliminant la totalité de nos défauts psychologiques, en mourant en nous-mêmes que nous parviendrons à nous intégrer au Logos, à la Divinité. Nous deviendrons alors des Kumarats. Un Kumarat est un Surhomme, un Logoï incarné ; un Kumarat a le pouvoir sur le feu, sur l'air, sur les eaux et sur la terre. Nous devons nous convertir en Kumarats, en hommes authentiques, en Etres divins ineffables, en Individus sacrés. Mais en ce moment nous ne sommes, en vérité, que des "animaux intellectuels" ballottés au gré des circonstances de notre vie.

En terminant, je vous invite tous à vous efforcer de vous connaître vous-mêmes, à vous étudier, vous analyser, vous scruter en profondeur, pour arriver à savoir ce que vous avez en trop et ce qui vous manque. Lorsque nous comprenons tout cela, nous entrons sur le chemin qui conduit au Surhomme.


Document sans titre

1. Le Christ Cosmique et la Semaine Sainte (96)
2. Le Feu Sacré
3. La Transformation des impressions (34)
4. La Transformation des impressions et l'Eveil de la Conscience (39 et 61)
5. Nous sommes proches d'une grande catastrophe
6. L'Ere du Verseau
7. L'Anneau d'Alcyone
8. L'Antéchrist (103)
9. L'émancipation de la Conscience, Clef du Salut
10. La Moisson du Soleil (111)
11. Les Niveaux de l'Etre
12. La Quatrième Verticale
13. La Gnose
14. Les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience
15. La Machine Humaine (19)
16. Le Sens de l'Auto-Observation Psychologique
17. Les Trois Sortes de Mental (64)


18. Conseils aux aspirants gnostiques
19. Sexologie Transcendantale
20. Message aux Dames Gnostiques
21. Le Penser Psychologique et le Mental Intérieur (64)
22. L'Eternel Principe Féminin et notre Jeshua Particulier
23. La Mission de l'Avatar
24. L'enseignement de l'Avatar du Verseau
25. L'Horizontale et la Verticale de la Vie (55)
26. La Sagesse de l'Etre
27. La Transformation Intérieure
28. Sur les cultures Maya et Nahuatl (71)
29. Le Chemin Secret Révolutionnaire
30. Révélations Gnostiques sur le Baptême
31. Le Jugement Porté sur les Autres (35)
32. La Technotronique
33. La Raison d'être du Mouvement Gnostique (99)
34. 150 questions posées au VM Samaël Aun Weor

/// En italique, sont affichées les intitulés des conférences sur divers thèmes en doublon avec les conférences du 5ème Evangile
(voir explications au bas de la page Liste des Conférences sur Divers Thèmes)
///