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34 Entretiens ou conférences diverses à lire en ligne:
Gnose de Samael Aun Weor - Gnosis du Christ - Auto-réalisation Intime pour l'Homme Révolutionnaire
33 entretiens ou conférences de Samaël Aun Weor
 
1. Le Christ Cosmique et la Semaine Sainte
2. Le Feu Sacré
3. La Transformation des impressions
4. La Transformation des impressions et l'Eveil de la Conscience
5. Nous sommes proches d'une grande catastrophe
6. L'Ere du Verseau
7. L'Anneau d'Alcyone
8. L'Antéchrist
9. L'émancipation de la Conscience, Clef du Salut
10. La Moisson du Soleil
11. Les Niveaux de l'Etre
12. La Quatrième Verticale
13. La Gnose
14. Les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience
15. La Machine Humaine
16. Le Sens de l'Auto-Observation Psychologique
17. Les Trois Sortes de Mental
18. Conseils aux aspirants gnostiques
19. Sexologie Transcendantale
20. Message aux Dames Gnostiques
21. Le Penser Psychologique et le Mental Intérieur
22. L'Eternel Principe Féminin et notre Jeshua Particulier
23. La Mission de l'Avatar
24. L'enseignement de l'Avatar du Verseau
25. L'Horizontale et la Verticale de la Vie
26. La Sagesse de l'Etre
27. La Transformation Intérieure
28. Sur les cultures Maya et Nahuatl
29. Le Chemin Secret Révolutionnaire
30. Révélations Gnostiques sur le Baptême
31. Le Jugement Porté sur les Autres
32. La Technotronique
33. La Raison d'être du Mouvement Gnostique
34. 150 questions posées au VM Samaël Aun Weor


Conférences sur Différents Thèmes ou Entretiens

       


19. Sexologie Transcendantale



Samaël Aun Weor
Conférence présentée à l'Université de San Luis Potosi, au Mexique, le 19 mai 1976 et intitulée "Sexologia Trascendental"

"En toute clarté, il s'avère que la Magie Sexuelle, le Yoga Sexuel, conduit intelligemment vers l'unité mystique de l'Ame et de la sensualité, ou de la sexualité vivifiante. L'aspect sexuel cesse alors d'être un motif de honte, quelque chose de caché ou tabou, et devient profondément religieux.

De la fusion intégrale de l'enthousiasme spirituel avec le désir sexuel surgit la conscience magique".

Assurément, nous pouvons étudier la Sexologie sous deux angles totalement différents : le premier, c'est le point de vue officiel tel qu'on l'enseigne dans les universités, les facultés de médecine, etc., et l'autre, c'est le point de vue gnostique. Je vais aborder la Sexologie à la lumière du Gnosticisme universel.

Avant tout, précisons que le mot Gnose, Gnosis, signifie "connaissance". Le mot "Gnose" se retrouve aussi dans certains termes scientifiques : par exemple diagnose, diagnostic, pronostic, etc. Nous voyons donc, étymologiquement, que le mot Gnosis est la racine de plusieurs termes dans notre langue. Les grands courants qui, dans le passé, ont été définis comme gnostiques, connaissent à fond la Sexologie.

Au nom de la vérité, je dois vous dire que Sigmund Freud, avec sa psychanalyse, a inauguré une époque de transformation extraordinaire dans le domaine de la Sexologie. Sigmund Freud fut un innovateur dans le monde de la médecine, comme le savent tous ceux qui ont étudié ses oeuvres. Adler fut l'un de ses disciples les plus célèbres, de même que Jung ; beaucoup d'autres psychologues, psychanalystes et parapsychologues de notre époque ont été aussi ses disciples.

Que l'on en soit conscient ou non, le sexe est le centre de gravité de toutes les activités humaines. Tout orbite autour du sexe, toutes les multiples facettes de l'activité sociale gravitent autour du sexe. Observons ce qui se passe lors d'une danse, d'une fête quelconque : nous remarquerons que tout est basé sur le désir de plaire, sur la séduction, sur le sexe... Pourquoi les gens vont-ils dans les fêtes, les cafés, les cinémas, sinon pour des motifs sexuels plus ou moins avoués ? Quant à l'acte sexuel proprement dit, il convient de souligner qu'en plus de la sexualité dite "normale", c'est-à-dire la sexualité ordinaire, conforme à la "norme", il y a aussi l'infrasexualité et la suprasexualité. Aujourd'hui, malheureusement, la pornographie est omniprésente, et le sexe détourné exclusivement vers la satisfaction des passions charnelles.

Qu'est-ce qu'on entend par "sexualité normale" ?

Par "sexualité normale", nous entendons l'activité sexuelle conduisant à la reproduction de l'espèce. L'infrasexualité est une chose différente ; en fait, il y a deux sortes d'infrasexuels. Dans la Kabbale hébraïque on dit qu'Adam avait deux épouses nommées Lilith et Nahémah. Lilith représente l'une des sphères infrasexuelles ; nous y retrouvons les pédérastes, les homosexuels, les lesbiennes, etc. A la sphère infrasexuelle de Nahémah se rattachent ceux qui abusent du sexe, ceux qui s'abandonnent à la luxure de façon effrénée, incontrôlée. Voilà les deux sphères de l'infrasexualité.

La suprasexualité, quant à elle, est pour les génies, pour les hommes et les femmes supérieurs, transcendantaux. Jésus de Nazareth, Bouddha, Hermès Trismégiste, Mahomet, Lao Tseu en Chine, Quetzalcoatl au Mexique, Pythagore, furent tous des suprasexuels. Nous pourrions entrer nous aussi dans le royaume de la suprasexualité ; pour entrer dans la sphère de la suprasexualité, il faut d'abord être passé par la sexualité normale. Les infrasexuels - lesbiennes, homosexuels, pédérastes, masturbateurs - ne sont pas prêts à entrer dans la sphère de la suprasexualité ; l'infrasexuel de la sphère de Lilith doit en premier lieu, s'il veut vraiment se régénérer, accéder à la sexualité normale, alors seulement pourra-t-il emprunter de plein droit le chemin de la suprasexualité.

Il y a quelque temps de cela, un homosexuel est venu me rendre visite. Cet homme, qui possède une grande culture intellectuelle, s'est enthousiasmé pour les idées révolutionnaires de la Sexologie transcendante, enseignées par le Gnosticisme universel ; il me parla avec franchise et me raconta sa tragique histoire d'homosexuel. Toutefois, il m'exprima le désir de se régénérer, d'adopter la sexualité normale afin de prendre, ultérieurement, le chemin de la suprasexualité. "Oui, mon ami, approuvai-je, il n'y a pas d'autre solution : commencez par avoir une sexualité normale. D'abord et avant tout, ayez une femme, mariez-vous, régénérez-vous, pratiquez une sexualité normale, devenez un homme "normal". Le jour où vous aimerez vraiment une femme, vous serez prêt à entrer sur la voie de la supra-sexualité, pas avant. En ce moment, vous marchez sur le chemin de la dégénérescence..."

L'homme ne fut nullement offensé par mes propos. Il n'y avait vraiment pas de raison. Il affirma qu'il allait chercher une femme, qu'il allait se marier, qu'il allait essayer de revenir à la sexualité normale, car il désirait plus que tout entrer un jour dans la sphère transcendantale de la suprasexualité. Dieu veuille que notre ami se régénère, nous le lui souhaitons vivement.

L'autre jour, c'est une lesbienne qui est venue me voir ; elle voulait que je la conseille, elle me dit que les femmes l'attiraient et que c'était là un grave problème ; qu'elle avait dépensé beaucoup d'argent pour une certaine dame, mais que celle-ci lui "mettait des cornes" (la trompait), comme on dit. Chose certaine, la dame de ses désirs se promenait avec d'autres femmes, ce qui, bien sûr, provoquait en elle des crises de jalousie.

Cette lesbienne souffrait comme si elle était un homme, exactement ; elle pleurait et suppliait et me demandait conseil. Je lui ai dit que le mieux pour elle était qu'elle se régénère, qu'elle se trouve un homme, qu'elle prenne le chemin de la sexualité normale, etc. Je ne sais pas si cette pauvre femme a fini par se régénérer ; elle ne semblait pas vraiment le vouloir, elle était trop attachée à sa dame, trop jalouse des autres femmes qui sortaient avec "sa" femme... Il est très difficile de sortir du chemin de la dégénérescence, du chemin infrasexuel.

À vrai dire, ce ne sont pas seulement les lesbiennes, les homosexuels et les masturbateurs qui sont des infrasexuels ; non, sont aussi des infrasexuels ceux qui abusent du sexe, ceux qui changent de femme à tout moment, ceux qui copulent cinq, dix, quinze fois par jour. Ce sont indubitablement des personnes dégénérées, infrasexuelles, bien qu'elles se croient très viriles, très mâles.

Revenons maintenant à la sexualité "normale". L'homme s'unit à sa femme, ils s'aiment, ils reproduisent leur espèce... Ils vivent en accord avec les intérêts de la nature, ils servent l'économie de la nature...

Chacun de nous est une petite machine qui capte certains types précis d'énergie cosmique. Chaque petite machine - c'est-à-dire, chaque organisme humain - capte ces énergies cosmiques, ces énergies qui proviennent de l'Univers, les transforme de façon automatique, subconsciente, et les transmet aux couches intérieures de la Terre. Car la Terre est un organisme vivant, un organisme qui se nourrit, qui vit à travers nous.

Les plantes exercent aussi une fonction similaire : chaque plante, selon son espèce, capte tel ou tel type de vibration cosmique, qu'elle transforme puis retransmet aux couches intérieures de la Terre. Et la même chose se passe avec les organismes animaux : ils captent tel ou tel type spécifique d'énergie, selon leur espèce, qu'ils transforment et transmettent ensuite aux couches intérieures de l'organisme planétaire.

Nous nous reproduisons sans cesse par la sexualité normale : cela est nécessaire à l'économie de la nature. Ainsi donc, avec notre sexualité normale, nous vivons conformément aux intérêts économiques de la nature.

La suprasexualité, c'est tout à fait autre chose. Entrer dans le domaine de la suprasexualité, c'est entrer sur le chemin de transformations extraordinaires. Frédéric Nietzsche, dans son oeuvre magistrale intitulée "Ainsi parlait Zarathoustra", traite éloquemment du Surhomme. L'heure du Surhomme a sonné, proclame-t-il, et "l'homme n'est qu'une corde tendue entre la bête et le Surhomme, une corde au-dessus d'un abîme". Franchir cet abîme est dangereux, chaque pas sur cette voie est dangereux, regarder en arrière est dangereux, s'arrêter en chemin est dangereux... Oui, l'heure du Surhomme est arrivée... Hitler a interprété Nietzsche à sa façon : pendant la Seconde Guerre mondiale, même le plus insignifiant policier allemand était un surhomme ; personne ne se sentait petit à l'époque de Hitler ; en Allemagne, tous étaient des surhommes. Bien qu'il ait eu à l'origine d'excellentes intentions, Hitler n'a malheureusement pas su interpréter Nietzsche. Le Surhomme n'a rien de commun avec la conception qu'en avait le Führer. Pour ma part, je sais que le Surhomme est une possibilité bien réelle en chaque être humain ; nous pouvons atteindre la stature du Surhomme, mais ce n'est réalisable que par la transmutation des énergies sexuelles, et cela relève du domaine de la suprasexualité.

En chaque être humain il y a cinq centres fondamentaux : d'abord le centre intellectuel ; puis le centre émotionnel ; troisièmement le centre moteur, qui a son siège en haut de l'épine dorsale ; ensuite le centre instinctif, qui est situé à la partie inférieure de l'épine dorsale ; enfin le centre sexuel. Ces cinq centres exercent des fonctions fondamentales. Le centre sexuel est celui autour duquel orbitent toutes les activités humaines. La pensée est apparemment très rapide, mais elle est en fait très lente : supposons que vous conduisez une voiture et que, dans un moment de danger, vous vous mettez à analyser la situation, vous demandant si vous devez faire ceci ou cela, avancer ou arrêter, ou reculer, etc., vous aurez sûrement un accident. Le centre moteur est beaucoup plus rapide ; quand on conduit une automobile, on n'a pas le temps de penser, c'est le centre moteur qui intervient : on agit rapidement, instinctivement - le centre moteur est en relation intime avec le centre instinctif - et c'est ainsi qu'on peut se tirer du mauvais pas. Il vous est peut-être arrivé, au volant de votre voiture, dans une situation de danger, de vous trouver soudain indécis : "Vais-je à droite ? vais-je à gauche ?" Résultat : l'accident. Parce que vous avez laissé intervenir le centre de la pensée, qui est très lent. Le centre du mouvement, quant à lui, réagit presque instantanément, il est beaucoup plus rapide. Le centre émotionnel est encore plus rapide, mais il n'y a pas de centre plus rapide que le centre sexuel : un homme voit une femme et en un millième de seconde il sait, tout au fond de lui, si elle le complète ou non, si elle est en accord ou non avec l'onde ou la vibration qui est la sienne. Il sait instantanément si elle s'harmonise ou non avec sa vibration.

La recherche du complément sexuel intervient en fait dans chaque fonction de la machine humaine, et le degré d'attraction, d'indifférence ou de répulsion entre un homme et une femme est le résultat d'un calcul très complexe du facteur de réciprocité existant dans chacune des fonctions. Heureusement, ce n'est pas le centre intellectuel qui doit effectuer ce calcul, mais le centre sexuel, lequel peut obtenir une réponse en une fraction de seconde. Le centre sexuel permet d'enregistrer avec une rapidité inouïe le coefficient de compatibilité avec l'autre pôle. Le problème c'est que la luxure s'interpose et fausse le calcul.

À l'intérieur du centre sexuel, il y a d'infinies possibilités qui, si elles sont développées, peuvent nous transformer en Anges ou en Démons. Le Feu électronique solaire du centre sexuel pourrait nous transformer radicalement, s'il était éveillé intelligemment. Et seule la suprasexualité permet de réveiller et de développer en nous ce Feu christique solaire.

Abordons maintenant une question extrêmement délicate... Un homme, par exemple, aime une femme, il l'épouse, il semble vivre heureux avec elle ; mais il se rend compte peu à peu que quelque chose ne tourne pas rond, que quelque chose lui manque. Il peut arriver qu'avec la femme avec qui il vit il se sente incomplet : il est possible qu'elle remplisse les attentes du centre émotionnel, mais peut-être ne le complète-t-elle pas mentalement ou sexuellement ; il rencontre une autre femme et il se peut que celle-ci le complète sexuellement alors survient l'adultère...

Mais attention je ne fais pas ici l'éloge de l'adultère. L'autre jour, à l'occasion d'une fête où plusieurs personnes étaient en train de boire ensemble, l'une d'elles, un peu trop ivre, s'écria : "Vive l'adultère !" Non, en ce qui me concerne, jamais je ne ferais l'éloge de l'adultère ; je tente simplement d'en dégager les causes profondes. Il arrive souvent, dans un couple, que l'un des deux ne trouve pas en l'autre son parfait complément dans les cinq centres ; il est possible qu'il ne trouve alors son complément qu'avec une autre personne : de là découle ce qu'on appelle l'adultère.

Supposons qu'une femme se complète mentalement avec un homme, mais non émotionnellement. Il peut se produire qu'elle fasse la connaissance d'un autre homme avec qui elle trouve à se compléter émotionnellement. Il peut aussi arriver que, dans le domaine des habitudes, en relation avec le centre moteur, un homme ne se complète pas avec sa femme ; il pourra rencontrer une autre femme qui le complétera, avec qui il se sentira en affinité au niveau du centre moteur.

Voilà la cause intrinsèque de tant d'adultères, qui conduisent naturellement au divorce.

Encore une fois, qu'on ne s'y méprenne pas, je l'ai dit et je le répète, je ne veux absolument pas louanger l'adultère, car ce serait absurde. Mais comme nous sommes en train d'étudier la question sexuelle, nous ne pourrions passer sous silence le problème de l'adultère. Je crois que le mieux, pour un homme, c'est de trouver une femme qui le complète intellectuellement, émotionnellement, ainsi que dans le centre moteur - ou monde des habitudes -, dans le centre instinctif et dans le domaine sexuel. Ce serait vraiment le couple idéal, le couple parfait. Pour une femme aussi, l'idéal serait de trouver un homme qui la complète totalement, dans les cinq centres : ce serait alors pour elle, le vrai bonheur...

Un autre grave obstacle au bonheur, c'est cette question des tempéraments. Il est impossible, pour un homme au tempérament ardent, d'être heureux avec une femme qui est un bloc de glace.

Imaginez-vous cet homme s'unissant sexuellement avec une femme froide comme un glaçon ! Peut-être avez-vous lu ce livre intitulé Siloé l'Égyptien ? On y parle entre autres de ces endroits, dans l'ancienne Égypte, où l'on pratiquait la momification. Il y avait plusieurs de ces lieux infects où l'on préparait les cadavres pour les momifier. Ceux qui travaillaient là dégageaient une odeur immonde et aucune femme ne pouvait aimer ces hommes qui sentaient tellement mauvais ; ils sentaient la pourriture, car ils vivaient au milieu de la pourriture. Savez-vous ce que faisaient ces momificateurs ? Ils copulaient avec les cadavres des femmes qui leur était amenés ! Ce ne doit pas être bien agréable, n'est-ce pas, de copuler avec des défuntes. C'est un peu ce que doit ressentir l'homme au tempérament ardent qui doit s'unir avec une femme de glace, avec un cadavre...

Il y a aussi, notamment, le tempérament lymphatique des gens lourds, maladroits, lents. Il est impossible qu'une femme au tempérament nerveux, par exemple, puisse s'entendre avec un homme buté, lourd et maladroit !

Ainsi donc, la question des tempéraments est importante. Non seulement est-il nécessaire qu'il y ait corrélation entre les différents centres de la machine organique : intellectuel, émotionnel, moteur, instinctif et sexuel, mais il faut aussi qu'il y ait affinité de tempérament. Ce n'est que lorsqu'il y a affinité de tempérament et une parfaite interrelation dans les différents centres de la machine humaine que l'on peut parler d'une authentique affinité, laquelle apporte le bonheur.

Mais ce dont il s'agit, en ce moment, c'est de la sexualité "normale". La suprasexualité est différente, mes amis. Pour entrer dans le domaine de la suprasexualité, il faut avant tout apprendre à transmuter l'énergie créatrice.

Nous ne devons pas penser au sexe seulement du point de vue physiologique ; nous devons aussi savoir que dans le sexe il y a de l'énergie. Einstein a dit l'énergie est égale à la masse multipliée par le carré de la vitesse de la lumière (E=mc²). Il a dit également que l'énergie se transforme en masse et que la masse se transforme en énergie. Est-il possible de transformer la masse en énergie ? Tout à fait ! Illustrons cela par un exemple simple qui vous aidera à comprendre la nature de ce processus.

Prenez une flaque d'eau sur la route : la chaleur du soleil fait évaporer cette eau qui se convertit en nuages, puis en énergie, c'est-à-dire en tonnerre et en éclairs. Les eaux des mers et des rivières se transforment en nuages, puis en tonnerre et en éclairs, en énergie. Il se passe la même chose avec l'ens-seminis...

Qu'entend-on par ens-seminis ? L'ens-seminis est une dénomination que nous avons empruntée au médecin alchimiste Paracelse, qui signifie "entité du sémen" ; il s'agit en fait du sémen lui-même, du sperme sacré, mais pour employer un langage plus délicat, afin de ne pas effrayer les gens - du moins ceux qui ne sont pas prêts -, nous disons ens-seminis. Aujourd'hui on a tendance à considérer le sperme simplement comme une substance sécrétée par nos glandes sexuelles. Le mot "sacré" accolé au mot sperme semble déplacé, incongru, voire sacrilège. Toutefois, si vous étudiez la psychologie freudienne, vous y découvrirez cette affirmation à savoir que les religions ont, en dernière analyse, une origine sexuelle. Je suis d'accord avec Freud sur ce point.

Lorsqu'on se penche sur les religions antiques ou les cultes des peuples dits primitifs - ceux par exemple des différentes tribus amérindiennes, africaines ou asiatiques -, on peut constater, on peut se rendre à l'évidence par soi-même que dans toutes ces religions, dans tous ces cultes, il y a un mélange du sexuel et du mystique, du religieux et de l'érotique : les Dieux et les Déesses y sont souvent représentés dans des postures érotiques, en train de copuler. Sur la terre des Védas, ces postures étaient considérées comme sacrées et ont été codifiées dans des traités religieux qui exposent comment la sexualité peut assurer la rédemption de l'être humain.

Il y avait en Crète de grandes processions rituelles au cours desquelles des prêtresses portaient d'énormes phallus en bois. En ce temps-là, le phallus n'était pas considéré de façon vulgaire, comme il l'est de nos jours, on lui rendait un véritable culte, ce dont témoignent encore les offrandes sacrificielles faites en Inde aux lingams - emblèmes phalliques du dieu Shiva, la troisième personne de la trimurti (trinité) hindoue -. On rendait également un culte à la yoni, c'est-à-dire, à l'organe sexuel féminin.

Il n'y a pas de doute que la lance avec laquelle, dit-on, le soldat romain Longinus a transpercé le flanc du Christ, est une vive représentation du phallus. Il n'y a pas de doute non plus que la coupe, le calice ou le Saint-Graal pour lequel tous les chevaliers du Moyen-Age ont combattu, lorsqu'ils se sont rendus en Terre Sainte à l'époque des Croisades, représente la yoni féminine, l'éternel féminin. On sait que les chevaliers du Moyen-Age étaient à la recherche de ce calice dans lequel le Christ a bu lors de la Dernière Cène, de ce calice qui symbolise en fait la yoni. Ils ne l'ont jamais trouvé, évidemment, mais en souvenir de cette époque de la quête du Saint-Graal, de la lutte contre les Maures, nous avons la coupe des Olympiades, coupe que l'on remet aux vainqueurs, dans les jeux olympiques : c'est là l'origine de cette coupe qui, je le répète, représente la yoni, c'est-à-dire, l'organe sexuel de la femme. Ainsi donc, dans le domaine de la suprasexualité, le calice et la lance sont sacrés.

Le sperme est sacré, car il renferme des potentialités extraordinaires. Les alchimistes médiévaux désignaient le sperme sous le nom de "Vitriol" ; ce mot est un acrostiche formé d'après la phrase latine suivante : Visita Interiora Terrae, Rectificando, Invenies Occultum Lapidem, c'est-à-dire : "Visite l'intérieur de la Terre, en rectifiant tu trouveras la pierre cachée." Mais quelle est cette "pierre" qu'évoquaient les alchimistes médiévaux ? C'est la fameuse Pierre philosophale. Cette pierre, il faut la fabriquer. Il existe, indéniablement, des formules, des méthodes pour la fabriquer. C'est à l'aide du sperme sacré et de la transmutation qu'il est possible d'acquérir la Pierre philosophale. La transmutation de la libido sexuelle convertit le sperme en énergie ; on peut y parvenir quand on connaît la clef...

Si avec l'ens-seminis nous pouvons donner vie à un enfant, si avec l'ens-seminis nous pouvons reproduire l'espèce humaine, si avec l'ens-seminis nous pouvons remplir le monde de millions d'êtres humains, il est certain et très véritable qu'avec l'ens-seminis, c'est-à-dire avec "l'entité du sémen", nous pouvons nous donner vie à nous-mêmes et nous convertir en véritables Surhommes, dans le sens le plus complet du mot.

Or l'important, c'est d'accomplir la transmutation de la libido sexuelle. Par cette transmutation nous cérébralisons le sémen et nous séminisons le cerveau. Il faut séminiser le cerveau car, comme les hommes de science le savent très bien, ce ne sont pas toutes les régions du cerveau qui se trouvent actuellement actives. La médecine sait aujourd'hui que seule une partie minime de notre cerveau exerce ses fonctions. Incontestablement, il y a dans notre cerveau plusieurs régions, plusieurs parties inactives. Et si, avec la toute petite portion du cerveau qui est active, nous avons réussi à fabriquer des fusées qui voyagent jusqu'à la lune, si nous avons été capables de créer des bombes atomiques - avec lesquelles on a détruit les villes d'Hiroshima et de Nagasaki - si nous avons pu fabriquer ces avions supersoniques et ces ordinateurs ultra-sophistiqués, que pourrions-nous donc faire si nous régénérions notre cerveau, si la totalité de la masse encéphalique travaillait ? Nous pourrions transformer le monde, en faire un jardin merveilleux où il ferait bon vivre. Mais il faut pour cela régénérer le cerveau, il faut le séminiser : cérébraliser le sémen et séminiser le cerveau, voilà la clef !

Les grands musiciens d'autrefois, un Beethoven par exemple, un Chopin ou un Liszt, furent des hommes qui avaient le cerveau très séminisé, des hommes qui ont su tirer de leur cerveau des capacités extraordinaires, qui ont utilisé un pourcentage relativement élevé de leurs aires cérébrales. Mais les choses sont très différentes aujourd'hui : le cerveau humain est extrêmement dégénéré et nous ne nous en rendons même pas compte...

Supposons que vous vous trouviez au beau milieu d'une surprise-party, tout content, vous trémoussant sur une musique rock et que soudain quelqu'un enlève le disque et mette une symphonie de Beethoven, comment réagiriez-vous ? Vous n'iriez pas jusqu'à insulter votre hôte, bien sûr, mais vous vous retireriez discrètement, n'est-ce pas ? Pourquoi ? Au Moyen-Age, lorsque le cerveau n'était pas aussi dégénéré que maintenant, il en allait différemment : on dansait le menuet ou la valse, au rythme de la musique classique. Les musiciens accompagnaient les repas des seigneurs, interprétant les plus délicieuses symphonies. Jadis, Bach, Vivaldi, Mozart, Beethoven, Liszt, étaient les musiciens à la mode. C'était il y a longtemps... A présent cette époque est bien révolue. Si aujourd'hui quelqu'un dans une fête a le malheur de mettre une de ces musiques, nous prenons congé, tout simplement, et good bye nous nous éclipsons en douce, n'est-ce pas ? Pourquoi ? Parce que cela nous ennuie ! Et pourquoi cela nous ennuie-t-il ? Soyons analytiques, nous sommes ici pour analyser : cela nous ennuie tout simplement parce que notre cerveau est dégénéré ; il y a certaines zones cérébrales qui n'ont plus la capacité d'apprécier la bonne musique.

Et pourquoi notre cerveau a-t-il dégénéré ? Notre cerveau a dégénéré parce que pendant de nombreux siècles nous avons extrait de notre organisme "l'entité du sémen". Nous ne l'avons pas extrait uniquement pour donner vie à d'autres créatures, nous l'avons extrait surtout parce que cela nous plaisait, parce que cela nous procure un grand plaisir, voilà tout. C'est pourquoi nous nous sommes vautrés dans la luxure, dans des lits de plaisir, jouissant goulûment, mais le dindon de la farce ce fut le cerveau, c'est-à-dire que le cerveau a dû payer pour les pots cassés. Le résultat c'est qu'à présent plusieurs régions du cerveau ne travaillent plus. Mais il est possible de le régénérer : il faut pour cela transmuter "l'entité du sémen", la convertir en énergie. Ainsi seulement pourrons-nous cérébraliser le sémen.

Et je vais vous dire comment, car je ne puis me permettre ici de vous le cacher. Je vais vous expliquer une technique très particulière que les alchimistes médiévaux enseignaient à leurs disciples. Des hommes de science contemporains ont aussi professé cette technique, tels Brown-Séquard en France ou le Docteur Arnold Krumm-Heller, qui fut médecin-colonel de l'armée mexicaine ; Carl Jung l'a également enseignée, de même que les écoles asiatiques de Tantrisme... Ce n'est donc pas une découverte personnelle, car cet enseignement je l'ai appris de tous ces sages et savants, et à mon tour je vous le communique, mais non comme un article de foi ou comme un dogme inébranlable. Si vous voulez l'accepter, acceptez-le ; si vous ne le voulez pas, ne l'acceptez pas. Beaucoup d'écoles l'ont accepté, beaucoup l'ont rejeté ; chacun est libre de penser ce qu'il veut...

Voici donc en quoi consiste cette technique : connexion du lingam-yoni - le lingam, vous savez ce que c'est : c'est le phallus ; et vous savez aussi que le mot yoni désigne l'éternel féminin et plus précisément l'utérus ou l'organe sexuel de la femme - donc connexion du lingam-yoni sans éjaculation de "l'entité du sémen". Le Dr Krumm-Heller donnait la formule en latin : Immittere membrum virile in vagina feminae sine ejaculatio seminis.

Certains hommes de science modernes, comme nous l'avons dit, ont accepté cette méthode ; la communauté Onéïda, aux Etats-Unis, en a fait l'expérience pendant plus de trente ans. Près de 250 personnes, hommes et femmes de cette communauté, ont commencé à travailler avec la sexualité. On leur demandait de copuler pendant un certain temps, mais sans éjaculer "l'entité du sémen", après quoi on les soumettait à des études cliniques. On a pu ainsi observer la séminisation du cerveau, une augmentation hormonale significative dans le sang, une amélioration de la vitalité et de la résistance organique aux agressions pathogènes, un accroissement de la puissance sexuelle et la disparition de plusieurs maladies... Lorsque les scientifiques ont voulu voir quelle sorte d'enfants ces hommes et femmes de la Société Onéïda pouvaient engendrer, ils leur ont accordé la liberté de copuler avec éjaculation séminale. Des 60 enfants qui furent ainsi engendrés, aucun ne présentait de malformation ou de déficience : au contraire, ces enfants se sont avérés physiquement et mentalement supérieurs à leurs parents. On a donc fait des expériences très intéressantes dans cette communauté Onéïda.

En tout cas, une chose à retenir dans cette vieille méthode, dans ce vieil art qui constituait le secretum secretorum des alchimistes médiévaux, c'est que les glandes sexuelles ne dégénèrent pas avec l'âge. Vous savez sans doute que lorsque les glandes sexuelles dégénèrent, l'hypophyse dégénère aussi, de même que toutes les glandes à sécrétion interne, ce qui amène la sénilité. Tout le système nerveux subit un processus de dégénérescence. Alors vient la décrépitude et la mort.

Pourquoi vieillit-on ? Tout simplement parce que les glandes sexuelles décrépissent. Alors, toutes les glandes endocrines décrépissent également, ce qui amène la décrépitude générale de l'organisme et la vieillesse. Mais s'il y avait une méthode qui permettait que les glandes sexuelles ne dégénèrent pas, n'entrent pas en décrépitude, nous pourrions préserver la vitalité des glandes endocrines, nous pourrions conserver tout le système nerveux en parfait état, et dès lors il n'y aurait pas de décrépitude ni de vieillesse, cela va de soi.

Or donc, grâce à cet art très raffiné : connexion du lingam-yoni sans éjaculation de l'ens-seminis - comme le professent ces grands médecins, Arnold Krumm-Heller et Brown-Séquard - il est possible de garder actives les glandes sexuelles pendant toute notre vie. Cela signifie qu'un homme qui mettrait cette méthode en pratique pourrait atteindre l'âge de 90 ou 100 ans en conservant la capacité de copuler, de jouir librement du plaisir sexuel...

Le plaisir sexuel est un pouvoir légitime de l'être humain, ce n'est pas un "péché", ce n'est pas "tabou", ce ne doit pas être un motif de honte ou de dissimulation, car cela constitue un droit légitime de l'homme. Ceux qui considèrent la jouissance sexuelle comme répréhensible, quelque chose qu'on doit cacher ou réprimer, sont dans l'erreur ; la jouissance sexuelle, je le répète, ne doit pas être méprisée, car nous y avons droit par nature...

Nous disions donc que grâce à la transmutation de "l'entité du sémen" en énergie, il se produit des changements psychologiques extraordinaires. La glande pinéale, entre autres, se développe. Cette glande était active autrefois, à une époque très reculée de l'Histoire ; l'être humain possédait alors cet oeil dont nous parle Homère dans son Odyssée : l'oeil des Cyclopes, l'oeil qu'Ulysse vit au front du terrible géant Polyphème qui voulait le dévorer. Cet oeil des Cyclopes n'est pas une simple légende sans fondement. Grâce à la transmutation sexuelle, cette glande se développe, entre de nouveau en activité ; c'est là que se trouve cet oeil qui nous permet de percevoir l'Ultra de toutes choses. Car notre monde n'est pas seulement à trois dimensions, comme le croient les "ignorants instruits" ; notre monde se prolonge dans une quatrième verticale. Plus encore nous pouvons affirmer en toute certitude qu'il existe une cinquième verticale, une sixième et une septième. Cela signifie que nous n'avons jamais vu notre monde tel qu'il est réellement, et nous ne le voyons pas parce que nos cinq sens sont dégénérés et que notre glande pinéale s'est atrophiée. Il existe aussi d'autres sens en nous qui ont dégénéré et que nous avons complètement perdus. Si nous réussissons à les régénérer, nous pourrons percevoir le monde tel qu'il est, avec ses sept dimensions.

Ainsi, la crue réalité des faits c'est que par la transmutation sexuelle nous pourrons régénérer la glande pinéale et les autres sens qui se sont atrophiés. Nous aurons alors accès à un monde de connaissances extraordinaires, nous aurons accès aux dimensions supérieures de la Nature et du Cosmos, nous pourrons voir, entendre, toucher et palper les grandes réalités de la vie et de la mort, nous pourrons appréhender, capter tous les phénomènes cosmiques en eux-mêmes, tels qu'ils sont réellement et non tels qu'ils paraissent être.

La transmutation est la clef : transformer le sperme, le changer en énergie, voilà l'essentiel. L'heure est venue, mes chers amis, de comprendre tout cela à fond, intégralement...

Si un homme se proposait de mettre en application cette formule tellement simple, cet art que nous ont légué Brown-Séquard et Krumm-Heller, de même que les alchimistes médiévaux, je puis vous affirmer sans l'ombre d'un doute que cet homme se transformerait à la longue en un Surhomme.

Il est important de ressentir le besoin de changer, de nous transformer en quelqu'un de différent. Le réactionnaire, le conservateur, le rétrograde, lui, ne désire pas changer. Mais lorsqu'on est vraiment révolutionnaire, on veut être différent, on veut changer fondamentalement, se transformer en quelque chose de distinct, se convertir en un Surhomme, faire de la doctrine de Nietzsche une réalité.

La transmutation sexuelle nous accorde la possibilité de changer. C'est la force sexuelle qui nous a mis sur le tapis de l'existence ; sans la copulation d'un homme et d'une femme nous ne serions pas là, n'est-ce pas ? Or, si la force sexuelle, si l'énergie du sexe a eu le pouvoir de nous mettre au monde, elle seule a vraiment le pouvoir de nous transformer radicalement.

Il y a dans le monde beaucoup d'idéologies, une foule de croyances, et chacun est libre de croire ce que bon lui semble, mais en vérité la seule force qui ait le pouvoir de nous transformer, c'est celle qui nous a créés, celle qui nous a donné le jour, c'est-à-dire, évidemment, la force sexuelle. Apprendre à manier cette merveilleuse énergie du sexe signifie se rendre maître de la création.

Lorsque le sperme sacré se transforme en énergie, il se produit des changements psychosomatiques prodigieux. Nous connaissons tous ces réservoirs hormonaux de nos gonades, comment les hormones passent de vaisseau en vaisseau, puis le long des cordons spermatiques, jusqu'à la prostate, où se produisent les plus grandes transformations de l'entité du sémen. Les hormones entrent enfin dans le torrent sanguin.

Le mot hormone vient d'un mot grec qui signifie "force d'activation" ou de "stimulation". Les hormones ont été étudiées par les hommes de science. Ce sont des substances merveilleuses dont l'action fondamentale sur les diverses fonctions organiques a été amplement démontrée. Les hormones sexuelles, par exemple, lorsqu'elles entrent dans le courant sanguin, réalisent des prodiges. Quand elles atteignent les glandes endocrines, soit la thyroïde ou les parathyroïdes, les surrénales, le thymus, etc., elles les stimulent, elles activent ces micro-laboratoires et leur font produire davantage d'hormones, lesquelles enrichissent le torrent sanguin et régénèrent organes et tissus de façon extraordinaire ; alors maux et maladies disparaissent.

De nos jours, hélas ! le sperme qui monte à la prostate est gaspillé dans l'éjaculation, et on ne laisse même pas la chance aux spermatozoïdes de se décomposer dans les hormones : aussitôt créés, ils sont évacués, éjectés bêtement hors de l'organisme. "L'entité du sémen" a bien souvent à peine le temps de s'engager dans les tubes séminifères, qu'elle est expulsée hors du corps.

Il convient ici de mettre en garde contre la masturbation qui, en plus de constituer un crime contre nature, peut être extrêmement dommageable. Au moment de l'éjaculation de "l'entité du sémen" il se produit, comme on sait, un mouvement péristaltique du phallus ; par ce mouvement le phallus évacue le sémen et aspire de l'utérus de la femme une certaine quantité d'énergie dont on a besoin pour nourrir le cerveau et compenser dans une certaine mesure la perte de la précieuse substance séminale. Mais lors de la masturbation le phallus ne recueille, par le mouvement péristaltique, que de l'air qui pénètre dans l'organisme et va au cerveau, contribuant à débiliter les facultés cérébrales.

Pour transmuter le sperme sacré en énergie créatrice, pendant l'union sexuelle de l'homme et de la femme, on doit à tout prix éviter l'éjaculation de l'ens-seminis. Car, comme disaient les plus grands sages du Moyen-Age, "dans l'ens-seminis se trouve l'ens-virtutis du Feu", c'est-à-dire, l'entité ignée du Feu...

Enrichir le sang par les hormones ne me semble pas un crime. La transmutation du sperme en énergie est une chose connue, bien documentée ; Sigmund Freud lui-même, parmi d'autres, en fait état à maintes reprises dans ses oeuvres.

En tout cas, l'important c'est de tirer profit au maximum de la puissance sexuelle pour séminiser le cerveau et développer la glande pinéale, de même que l'hypophyse et les autres glandes. Nous obtiendrons ainsi une transmutation organique merveilleuse.

Le psychosomatique est en relation intime avec le sexuel. Une suprasexualité implique aussi quelque chose de suprasexuel dans le domaine psychosomatique. C'est pourquoi je puis vous affirmer en toute certitude que Hermès Trismégiste par exemple, ou Quetzalcoatl, ou Bouddha, ou Jeshua Ben Pandira (le grand Kabire Jésus), étaient des suprasexuels : le suprasexuel est le Surhomme de Nietzsche.

On peut atteindre la stature de Surhomme en entrant sur le chemin de la suprasexualité, en apprenant à jouir de l'Amour, en sachant vivre avec allégresse, avec plus d'émotion et moins de raisonnements futiles. C'est l'émotion avant tout qui compte.

Ainsi donc, d'un point de vue révolutionnaire, nous pourrions nous convertir en véritables Hommes-Dieux, si nous le voulions. Il suffirait que nous régénérions les différentes régions du cerveau, que nous les fassions toutes travailler, et nous aurions alors certainement un monde meilleur. En tout état de cause, je crois qu'il est indispensable de ne pas oublier que la clef de la transmutation est aussi la clef de la régénération.

Les sages de l'Antiquité parlaient d'un Feu solaire qui serait toujours présent dans toute matière, organique et inorganique. Ce Feu est enfermé, chez l'homme, dans son système séminal. Il ne s'agit pas, évidemment, d'un feu physique, mais plutôt d'un feu de type supradimensionnel, psychologique ou métaphysique. Ce Fohat - mot qui désigne strictement le "Feu sexuel" : nous ressentons tous ce Feu pendant la copulation - peut être éveillé et développé pour s'élever, depuis notre système séminal, le long du canal médullaire de notre épine dorsale. Lorsque ce Feu s'élève, il éveille en nous des pouvoirs que nous ignorons, d'extraordinaires pouvoirs de perception ou, pour mieux dire, d'extra-perception sensorielle ; des pouvoirs qui divinisent. Mais nous devons les éveiller au moyen de la transmutation de la libido, en sachant jouir intelligemment de l'Amour, l'homme de sa femme et la femme de son mari, car la femme a la même possibilité d'éveiller ses pouvoirs. Ce Feu permet de réaliser des prodiges. Les Orientaux l'appellent Kundalini ou la "Puissance du Serpent". Nos ancêtres mexicains l'appelaient aussi le "Serpent" parce que, disaient-ils, il a l'aspect d'un Serpent sacré, lequel s'élève le long du canal médullaire spinal.

En Orient, on professe l'existence de sept centres le long de l'épine dorsale : sept centres magnétiques - appelés chakras, c'est-à-dire "roues" - qui pourraient parfaitement être étudiés, au moyen d'instruments spéciaux et à l'aide d'aiguilles aimantées et d'autres méthodes d'investigation. Le premier de ces sept centres a sa racine dans le coccyx ; quand il entre en fonction il nous confère un certain pouvoir sur l'élément terre. Le second est situé à la hauteur de la prostate ou de l'utérus et il nous confère des pouvoirs sur l'élément aquatique de notre organisme. Le troisième est situé juste au-dessus du nombril et lorsqu'il est éveillé il nous permet de maîtriser notre tempérament ardent et d'agir sur le Feu universel. Le quatrième est à la hauteur du coeur et il peut indéniablement nous conférer certaines facultés extraordinaires, comme la télépathie, l'intuition, etc. Le cinquième centre, situé à la hauteur de la glande thyroïde qui sécrète l'iode biologique, nous confère un pouvoir psychique merveilleux que l'on nomme la clairaudience : c'est le pouvoir d'écouter les sons de l'Ultra. Le sixième centre, à la hauteur de l'entre-sourcils, nous donne quant à lui le pouvoir de la clairvoyance, qui nous permet de percevoir les dimensions supérieures de la Nature et du Cosmos. Et le septième, à la hauteur de la glande pinéale, nous accorde le pouvoir de voir par nous-mêmes les grands mystères de la Vie et de la Mort.

Ainsi donc, ces facultés qui se trouvent latentes dans notre organisme peuvent être éveillées par ce Feu extraordinaire que les Hindous appellent Kundalini, qui monte par le canal médullaire au moyen de la transmutation sexuelle. Mais pour développer en nous ce Feu serpentin, il faut travailler sans relâche pendant des années avec ce secretum secretorum. Celui qui est résolu à consacrer sa vie à ce Grand-Oeuvre se transformera en Surhomme et pourra pénétrer dans l'amphithéâtre de la Science cosmique, il pourra entrer à l'université de la Science Pure et résoudre les problèmes que la science officielle n'a pu encore résoudre.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Si quelqu'un d'entre vous désire poser des questions, il peut le faire avec la plus entière liberté.

Q. Les gens que nous appelons communément "masochistes", dans quel type de sexualité pourrions-nous les classer ?

R. Le masochiste a une certaine ressemblance avec le sadique ; seulement, au lieu de maltraiter d'autres personnes, comme le fait le sadique et comme le préconisait allègrement le Marquis de Sade, il jouit en se mortifiant lui-même, de façon épouvantable. Assurément, sadiques et masochistes sont des infrasexuels ; ils appartiendraient en fait, pour employer le langage des vieux sages, à la sphère infrasexuelle de Lilith.

Q. L'union sexuelle que l'on effectue sans éjaculer l'entité du sémen, quelles fins, quels objectifs poursuit-elle ?

R. Tout ce que l'on cherche à travers cet art si simple à pratiquer, enseigné par le Dr Krumm-Heller et la société Onéïda, c'est donc de copuler, de s'unir sexuellement sans éjaculer "l'entité du sémen" parce que, soutiennent les sages et les savants, par cette méthode nous pouvons convertir le sperme sacré en énergie. De sorte que ce qui monte au cerveau, ce n'est pas le sperme lui-même, car nous deviendrions fous, mais l'énergie du sperme, ce qui très différent. Cela s'appelle "transmutation". Nous pouvons alors jouir du plaisir sexuel sans nous lasser et sans nous affaiblir. Normalement, après la copulation nous ressentons un certain abattement, voire un certain dégoût, mais si nous n'éjaculons pas "l'entité du sémen", nous garderons, après la copulation, le désir de la répéter un million de fois et, toujours heureux, nous pourrons jouir de l'union sexuelle sans jamais nous affaiblir. C'est enseigné notamment, je le répète, par la société Onéïda, aux Etats-Unis ; Jung, le célèbre psychologue, en a professé le principe et les plus grands sages du monde entier l'ont enseigné et l'enseignent encore, aujourd'hui même..



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1. Le Christ Cosmique et la Semaine Sainte (96)
2. Le Feu Sacré
3. La Transformation des impressions (34)
4. La Transformation des impressions et l'Eveil de la Conscience (39 et 61)
5. Nous sommes proches d'une grande catastrophe
6. L'Ere du Verseau
7. L'Anneau d'Alcyone
8. L'Antéchrist (103)
9. L'émancipation de la Conscience, Clef du Salut
10. La Moisson du Soleil (111)
11. Les Niveaux de l'Etre
12. La Quatrième Verticale
13. La Gnose
14. Les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience
15. La Machine Humaine (19)
16. Le Sens de l'Auto-Observation Psychologique
17. Les Trois Sortes de Mental (64)


18. Conseils aux aspirants gnostiques
19. Sexologie Transcendantale
20. Message aux Dames Gnostiques
21. Le Penser Psychologique et le Mental Intérieur (64)
22. L'Eternel Principe Féminin et notre Jeshua Particulier
23. La Mission de l'Avatar
24. L'enseignement de l'Avatar du Verseau
25. L'Horizontale et la Verticale de la Vie (55)
26. La Sagesse de l'Etre
27. La Transformation Intérieure
28. Sur les cultures Maya et Nahuatl (71)
29. Le Chemin Secret Révolutionnaire
30. Révélations Gnostiques sur le Baptême
31. Le Jugement Porté sur les Autres (35)
32. La Technotronique
33. La Raison d'être du Mouvement Gnostique (99)
34. 150 questions posées au VM Samaël Aun Weor

/// En italique, sont affichées les intitulés des conférences sur divers thèmes en doublon avec les conférences du 5ème Evangile
(voir explications au bas de la page Liste des Conférences sur Divers Thèmes)
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