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34 Entretiens ou conférences diverses à lire en ligne:
Gnose de Samael Aun Weor - Gnosis du Christ - Auto-réalisation Intime pour l'Homme Révolutionnaire
33 entretiens ou conférences de Samaël Aun Weor
 
1. Le Christ Cosmique et la Semaine Sainte
2. Le Feu Sacré
3. La Transformation des impressions
4. La Transformation des impressions et l'Eveil de la Conscience
5. Nous sommes proches d'une grande catastrophe
6. L'Ere du Verseau
7. L'Anneau d'Alcyone
8. L'Antéchrist
9. L'émancipation de la Conscience, Clef du Salut
10. La Moisson du Soleil
11. Les Niveaux de l'Etre
12. La Quatrième Verticale
13. La Gnose
14. Les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience
15. La Machine Humaine
16. Le Sens de l'Auto-Observation Psychologique
17. Les Trois Sortes de Mental
18. Conseils aux aspirants gnostiques
19. Sexologie Transcendantale
20. Message aux Dames Gnostiques
21. Le Penser Psychologique et le Mental Intérieur
22. L'Eternel Principe Féminin et notre Jeshua Particulier
23. La Mission de l'Avatar
24. L'enseignement de l'Avatar du Verseau
25. L'Horizontale et la Verticale de la Vie
26. La Sagesse de l'Etre
27. La Transformation Intérieure
28. Sur les cultures Maya et Nahuatl
29. Le Chemin Secret Révolutionnaire
30. Révélations Gnostiques sur le Baptême
31. Le Jugement Porté sur les Autres
32. La Technotronique
33. La Raison d'être du Mouvement Gnostique
34. 150 questions posées au VM Samaël Aun Weor


Conférences sur Différents Thèmes ou Entretiens

       


10. La Moisson du Soleil


Voir
PR30 Le Centre de gravité Permanent

Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "La Cosecha del Sol"

« Toute race créée par le Soleil n'a pas d'autre raison d'être que de servir aux intérêts de cette création et à l'expérience solaire. Si le Soleil échoue dans son expérience, il perd tout intérêt pour cette race qui se trouve, par le fait même, condamnée à la destruction et à l'involution » (La Psychologie révolutionnaire).

Avant toutes choses il nous faut comprendre qu'il y a en nous quelque chose de plus que la simple matière physique. Nous avons un corps de chair et d'os, bien sûr, c'est une réalité incontournable, mais très peu comprennent que nous avons aussi une psychologie susceptible de modifications. Il faut absolument le comprendre si nous voulons vraiment nous transformer. Ceux qui admettent qu'ils ont une psychologie propre commencent dès lors à s'auto-observer, afin de se connaître. Lorsqu'on entreprend de s'auto-observer, c'est le signe qu'on veut prendre les moyens de se transformer. Or, cette transformation est indispensable.

La vie en tant que telle n'est vraiment pas très attrayante. Naître, grandir, vieillir et mourir s'avère plutôt vide de sens. Est-ce uniquement pour cela que nous vivons ? Travailler pour survivre et subsister misérablement est absurde. Et pas seulement les pauvres, mais les riches aussi vivent de façon misérable. Il y a deux manières de se rouler dans la boue : il y a ceux qui se vautrent dans la boue du dénuement et ceux qui se roulent dans la fange de la richesse. Tout cela est désolant ! Bref, vivre ainsi, au jour le jour, vivre pour vivre, exister comme ça, parce qu'on existe, sans savoir pour quelle raison, ni dans quel but, est une chose qui n'a aucun sens.

Qui sommes-nous ? Quelle est l'objet de notre existence ? Sa raison d'être ? Tous ces efforts, ces désirs inassouvis, ces préoccupations, ces souffrances... Tout cela pour mourir bêtement à la fin !

Chacun de nous, sur Terre, n'est rien d'autre qu'une machine ayant pour fonction de transformer de l'énergie. Il se passe que les énergies planétaires du système solaire, que les énergies du cosmos ne peuvent être captées directement par la Terre qui a besoin pour cela d'intermédiaires, de canaux spécialement conçus à cette fin. Et c'est précisément le rôle que remplit la vie organique sur cette Terre. Car celle-ci est un organisme vivant qui doit se nourrir pour vivre, qui a besoin pour subsister des énergies cosmiques. Tout comme nous, la Terre a besoin d'énergie pour vivre. Mais alors que nous puisons notre énergie dans les aliments, les énergies dont se nourrit la Terre proviennent des planètes et étoiles de l'espace. La vie organique à la surface de la planète sert donc de canal transmettant l'énergie cosmique à l'intérieur de l'organisme planétaire. Il ne s'agit pas seulement de transmettre mais, d'abord, de transformer cette énergie universelle, de l'adapter afin qu'elle soit assimilable par l'organisme de la Terre.

Comme la Terre est différente des autres planètes du système solaire, l'énergie provenant du cosmos infini doit être transformée pour pouvoir nourrir notre planète et elle ne pourrait pas être transformée s'il n'y avait pas des canaux destinés à cette fonction de transformation. Et c'est le Soleil qui a créé ces canaux, qui sont constitués par la fine pellicule de vie organique que le Logos a fait croître sur l'écorce terrestre.

Ainsi donc, la délicate pellicule de la vie organique - végétale, animale et humaine - est indispensable pour que les énergies sidérales puissent être transformées et transmises à l'intérieur de la Terre. Ainsi seulement la Terre peut-elle vivre ; sinon elle ne pourrait pas exister en tant qu'organisme vivant.

Par conséquent, nous, les êtres humains, sommes simplement des canaux, des machines à travers lesquels l'énergie cosmique doit passer. Notre rôle est de capter certaines formes d'énergie, de magnétisme, que nous transformons inconsciemment et retransmettons ensuite aux couches intérieures de l'organisme planétaire. C'est pour cela que nous existons...

Que d'amertumes devons-nous subir pour que la Terre continue d'exister, pour que cette masse planétaire continue à tourner autour du Soleil ! Et nous qui nous croyons si grands, si puissants, alors que nous ne sommes que de petites machines transformatrices d'énergie. Et nous devons continuer à mener nos petites existences médiocres pour que cette gigantesque masse planétaire continue d'exister. C'est la raison de notre existence : servir à l'économie planétaire. Triste destinée que la nôtre ! Travailler pour manger, nous vêtir, nous loger, besogner sans relâche pour survivre, pour servir à l'économie de la nature ! Que lui importe, à la nature, nos idées, nos croyances, nos convictions ! La seule et unique chose qui l'intéresse, c'est de recevoir la nourriture dont elle a besoin, l'aliment énergétique qui doit passer par notre corps.

Et nous, pendant ce temps, comment vivons-nous ? Nous nous bagarrons à la maison, dans la rue, nous nous entretuons sur les champs de bataille ; nous peinons sous le talon d'un tyran, celui de l'usine ou du bureau ; nous payons des taxes, des impôts en tant que citoyens, nous payons un loyer pour qu'on ne nous jette pas dehors, etc., et tout cela afin que cette masse planétaire continue d'exister, afin que cette planète continue de faire partie du concert des mondes, afin qu'elle puisse palpiter et vivre...

Combien de gens souffrent de toutes sortes de maladies, combien n'ont pas de quoi manger, combien de vieillards sont affligés de divers maux, combien d'enfants sont grondés, battus quotidiennement, tout cela pour faire vivre une masse planétaire. C'est plutôt cruel, direz-vous, une mécanique impitoyable, n'est-ce pas ?

Si seulement nous étions des êtres humains, au moins serions-nous quelque chose, mais nous ne sommes même pas cela. Que de pauvres humanoïdes intellectuels, portant leur peine de vivre : voilà ce que nous sommes ! Cette vision des choses semblera à certains bien pessimiste, car il y a quand même des « compensations » : il y a les fêtes, les réjouissances, les rires devant une coupe de vin, les danses, la vie semble avoir ses moments de bonheur, mais c'est que nous ne savons pas ce qu'est le bonheur ; nous confondons les instants de plaisir avec l'authentique et véritable bonheur. De toute évidence, nous faisons fausse route.

Que reste-t-il après ces fugaces moments de plaisir ? La désillusion, la lassitude, la déception... Un homme et une femme croient s'adorer : ils se marient, mais en réalité, ils étaient fascinés, éblouis, ils ne s'aimaient pas vraiment ; ils pensaient qu'ils s'aimaient, mais ils ne s'aimaient pas. Ce qui se passe, c'est que l'on confond l'amour avec la passion ; une fois la passion animale satisfaite, tout ce qui reste dans le couple qui semblait tant s'adorer, c'est la lassitude, la déception, voire le dégoût... Toute leur existence devient banale, médiocre, routinière : on ne parle plus que de compte en banque, de loyer à payer, des vêtements qui sont sales et qu'il faut laver, du déjeuner qui doit être prêt à temps, parce qu'on doit partir pour le travail, etc. Une sortie de temps en temps, une promenade, un petit voyage, pour se distraire, pour échapper à l'ennui, ou une fête qui finit en soûlerie, avec la déception qui s'ensuit...

C'est ainsi que la vie passe et que nous devenons des vieillards ; et quand nous sommes devenus vieux, nous nous sentons des « vétérans », nous aimons voir nos petits-enfants nous appeler « grand-papa » ou « grand-maman » et nous aimons leur raconter notre triste histoire dont nous sommes si fiers : « Dans mon temps c'était tellement mieux, les choses se passaient comme ceci ou comme cela , un tel a fait telle chose à tel autre... » Ou : « Mon frère est mort dans telles circonstances, mon cousin a perdu sa fortune à la bourse, etc. ». Ou encore, nous leur narrons telle sanglante bataille à laquelle nous avons pris part, leur exhibant, preuves à l'appui, nos mémorables blessures de guerre, nos galons dont nous nous enorgueillissons... Et la mort vient enfin mettre un terme à cette existence. Est-ce pour cette vie misérable que nous travaillons tant ? est-ce pour cela que nous souffrons tant ?

Que c'est triste et pitoyable, tout cela !

Heureusement, le Logos a prévu quelque chose de plus. Le Soleil est compatissant envers nous. Car, s'il est vrai qu'il a fait de nous de simples petites machines servant à l'économie de la nature, de cette nature qu'il a créée, il n'est pas moins vrai qu'il a aussi un intérêt créateur. Il ne crée pas une nature pour le simple plaisir, il ne crée pas une vie organique au service d'un monde chargé d'accomplir des rotations autour du centre solaire pour s'amuser ou se distraire, sans un but précis. Avoir créé cette planète pour rien n'aurait pas de sens ; il doit l'avoir créée pour quelque chose, sinon, ce serait faire preuve, pour ainsi dire, d'une suprême sottise. Vous même vous ne le feriez pas ; vous ne vous mettriez pas à fabriquer laborieusement un objet, un appareil, l'amenant à l'existence pour rien, pour ensuite le détruire...

Je suis convaincu que cette création a un objectif ; elle a coûté des efforts et le Logos exige un prix en retour. S'il a pris la peine de créer cette fine pellicule organique à la surface de notre monde, c'est qu'il veut en retirer quelque chose ; il a un intérêt dans tout cela, et il a parfaitement raison. Ce qu'il veut, c'est récolter une moisson d'Hommes solaires. L'idée est intéressante, mais très difficile à réaliser. Il s'agit d'une expérience, en quelque sorte, une expérience extrêmement laborieuse dans le tube à essai de la nature. Le Soleil, donc, veut créer des Hommes solaires.

Rappelons-nous, incidemment, le philosophe grec Diogène avec sa lanterne. On raconte que Diogène se promenait un jour dans les rues d'Athènes, brandissant une lanterne allumée en plein midi et disant partout qu'il cherchait un homme ; mais il n'en a pas trouvé. Il allait d'une maison à l'autre, interrogeait les passants, frappait à la porte des savants et des artistes d'Athènes, sa lampe à la main, cherchant dans tous les recoins, les corridors, les patios... « Que cherches-tu donc, Diogène », lui demandait-on. « Je cherche un homme ! - Mais les rues sont remplies d'hommes, les places publiques sont pleines d'hommes... - Ce ne sont pas des hommes, rétorquait-il, ce sont des bêtes : ils mangent, dorment et vivent comme des bêtes ! » Il va sans dire qu'il se faisait ainsi de nombreux ennemis : les gens se sentaient personnellement offensés par les propos de Diogène. Mais il avait raison : dans toute cette foule il cherchait des hommes et il n'en trouva pas. II est très difficile de trouver un homme véritable.

Méprisant les richesses, Diogène n'avait même pas de maison ; il vivait, dit-on, dans un tonneau. Alexandre le Grand, qui mit une partie de l'Europe et de l'Asie sous son sceptre, lui rendit visite à Corinthe et Diogène, sur son lit de mort, s'offrit le luxe d'éconduire Alexandre le Grand ! En effet, lorsque celui-ci lui demanda s'il désirait quelque chose, Diogène lui répondit : « Que tu te retires et que tu me laisses seul avec mon Soleil », c'est-à-dire, avec son Dieu intérieur. Ainsi, l'humble Diogène, qui mangeait et dormait dans un tonneau, mit le grand conquérant à la porte ! C'est un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre, n'est-ce pas ?

En un mot, nous pouvons affirmer qu'il est très difficile de rencontrer des hommes authentiques, dans le sens le plus complet du terme.

Toutefois, nous disions que dans le laboratoire de la nature le Soleil veut créer des hommes véritables. Il a déposé à cet effet dans nos glandes sexuelles les germes pour l'homme. Ces germes pourront se développer, à la condition de coopérer avec le Soleil ; nous cesserons alors d'être de simples machines parlantes, ce que nous sommes actuellement, pour devenir de véritables hommes, des rois de la création.

Prétendre que cette humanité est composée d'hommes, c'est très exagéré. Car, à mon sens, l'homme est le maître et le seigneur, le roi de la création, comme il est écrit dans la Genèse. L'homme a été créé pour régner sur toutes les espèces animales et végétales, pour dominer les éléments, les eaux de la mer, l'air, le feu et la terre... S'il n'est pas un roi, il n'est pas un homme !

Lequel d'entre vous peut commander aux éléments ? Lequel est capable de déchaîner ou d'apaiser les tempêtes ? De mettre en activité les volcans ou de faire trembler la terre ? D'apaiser la mer démontée ou d'éteindre un incendie ? Si nous ne sommes pas les maîtres de la création, nous ne sommes pas des hommes, car l'homme a été créé pour dominer la création. Ainsi, nous sommes des rois ou ne le sommes pas. Si un tremblement de terre peut tuer dix mille personnes, comme on l'a vu récemment, si un ouragan ou un raz-de-marée peut tout détruire et faire des milliers de victimes, si les éléments peuvent nous balayer aussi facilement que nous écrasons du pied une fourmilière, où est le seigneur et maître de la création ? Où est cette faculté de commander à la nature qui devrait être la caractéristique de l'homme ? En outre, si nous sommes victimes de toutes les circonstances de notre vie, si nous ne savons même pas manier les circonstances à notre gré, de quoi sommes-nous les rois ?

Par conséquent, bien que nous nous pensions des hommes, nous ne sommes que de simples « animaux intellectuels » condamnés à la peine de vivre. Mais il y a dans nos glandes sexuelles des germes qui pourraient nous permettre de nous transformer en hommes. Ces germes, avons-nous dit, peuvent se développer si nous collaborons avec le Soleil et avec les « idées solaires ». C'est pour cela, principalement, que le Soleil a créé la race humaine : pas seulement pour qu'elle serve à l'économie de la nature, mais dans le but bien défini de récolter une moisson d'Hommes solaires.

Au temps du prophète Abraham, le Soleil a récolté une bonne moisson d'Hommes solaires. Pendant les huit premiers siècles du Christianisme, il a obtenu une autre petite récolte, et quelques « fruits » encore au Moyen-Âge. À notre époque il fait une dernière tentative, car, étant donné que l'humanité perverse de notre siècle est devenue ennemie des idées solaires, terriblement matérialiste, complètement mécanique et lunaire, le Soleil tente un ultime effort pour prélever une toute petite moisson d'Hommes solaires. Après cela, une fois la récolte effectuée, il détruira la race humaine, parce qu'elle ne sera plus utile à son expérience. À quoi servirait alors cette race ? Elle n'aurait plus aucune raison d'exister, car elle ne servirait plus à l'expérience du Soleil ! Des gens qui n'ont plus aucun intérêt pour les « idées solaires », qui ne pensent qu'à leur compte en banque, aux rutilantes automobiles, aux actrices d'Hollywood, des gens qui ne veulent que satisfaire leurs passions charnelles, assouvir leurs désirs, s'enivrer, se droguer, etc., ces gens ne sont plus d'aucune utilité pour l'expérience du Soleil. Des hommes et femmes de cette sorte doivent être détruits, et c'est précisément ce que le Soleil s'apprête à faire : détruire ces gens et créer une nouvelle race humaine, sur de nouveaux continents qui surgiront du fond des mers...

Avant peu, les continents actuels seront engloutis dans les eaux ; les palais des gouvernements, les hôtels de ville, les somptueuses résidences seront habités par les poissons et les phoques. Des terres nouvelles émergeront des océans et une nouvelle humanité s'y épanouira, une race spéciale, différente, qui pourra servir à l'expérience du Soleil.

Qu'on l'accepte ou non, c'est la réalité des faits ! Je parle de ces choses à une époque fiévreuse, à une époque où les gens ne croient même plus à la « fin du monde », où les gens se préoccupent uniquement de gagner de l'argent, du qu'en dira-t-on, de la dernière mode, des plaisirs et de la luxure, où les gens disent seulement : « Mangeons et buvons, profitons du moment présent, parce que demain nous serons morts... »

Est-il possible de développer ces germes que le Soleil a déposés dans nos glandes sexuelles ? Oui, tout à fait ! Ces germes sont là pour que l'homme naisse en nous, de la même façon que le papillon naît de la chrysalide. Mais avant tout, il faut qu'il y ait la disponibilité à l'homme. Sinon, l'homme ne peut pas naître en nous. Les germes sont là, mais ils peuvent se perdre, et généralement ils se perdent. Car ce sont des germes très difficiles à développer. Il nous faut pourtant développer ces germes, et nous ne pourrons le faire que si nous coopérons avec le Soleil.

La création de l'Homme Solaire

Pour développer en nous la disponibilité à l'homme, nous avons besoin du Feu solaire, du Fohat, qui est la force génératrice, de nature sexuelle ; ce Feu central, vivant et philosophal peut engendrer à l'intérieur de la cosmo-biologie de l'« animal rationnel » l'authentique mutant, l'homme véritable.

Quand on parle de la sexualité, les gens pensent aussitôt à leurs vices, à leur lascivité, à leur déplorable fornication, à leurs tristes adultères...

L'énergie sexuelle imprègne toute la création ; elle est étroitement liée au pouvoir universel de l'amour. Indéniablement, l'amour jaillit du fond même de la conscience, c'est une fonction de l'Être, c'est une énergie cosmique et transcendantale. Pour qu'il y ait de l'amour entre deux êtres, il faut qu'il y ait affinité de pensées, affinité de sentiments, des préoccupations mentales similaires. Le baiser est la communion mystique de deux âmes, avides d'exprimer de manière sensible ce qu'elles vivent intérieurement ; l'acte sexuel est la consubstantialisation de l'amour dans la réalité psycho-physiologique de notre nature.

Regardons un vieillard amoureux : il rajeunit, les énergies qui fluent du fond de la conscience réactivent ces micro-laboratoires que sont les glandes endocrines, dont la sécrétion hormonale est enrichie, ce qui donne plus d'énergie, de vitalité, de santé. Car les hormones, diffusées par la circulation sanguine, opèrent un processus de reconstruction, de revitalisation cellulaire.

Il importe, donc, de réfléchir sur ce qu'est la sexualité, sur ce qu'est l'amour, parce que le sexe et l'amour sont intimement liés. Il faut cependant éviter de confondre l'amour avec la passion. L'amour est une chose grandiose : seules les grandes âmes peuvent et savent aimer !

Nous devons apprendre à travailler avec le pouvoir merveilleux du sexe. C'est grâce à l'amour, grâce à la sexualité, grâce à cette force extraordinaire qui imprègne tout ce qui est, tout ce qui a été et tout ce qui sera, que les créatures peuvent se reproduire et se multiplier sur la face de la Terre, qu'il peut y avoir des fleurs et des fruits... Par conséquent, considérer le sexe comme une chose dégoûtante, comme tabou, comme un péché, comme un motif de honte, c'est un blasphème contre l'Esprit-Saint, cela équivaut, franchement, à cracher sur le sanctuaire du Troisième Logos. Si toute la nature a été engendrée par le pouvoir merveilleux du Troisième Logos, si c'est par la force sexuelle que nous sommes venus au monde, il est dès lors indispensable de comprendre ce qu'est cette force, afin de ne pas la profaner et d'apprendre à l'utiliser pour nous transformer radicalement.

Nous avons donné à maintes reprises la clé de la transmutation sexuelle : connexion du lingam yoni sans éjaculation de l'ens-seminis, parce que dans l'ens-seminis il y a tout l'ens-virtutis du Fohat. Voilà la clé, voilà le secretum secretorum de la transmutation de nos énergies créatrices. J'ai usé d'un langage subtil, car le sexe est sacré et la clé de la transmutation doit être exposée de manière appropriée. Celui qui a de l'entendement, qu'il entende, qu'il travaille, c'est ce qui importe. Quand on transmute le sperme sacré en énergie, on peut engendrer un changement total…

Les sages alchimistes médiévaux nous parlent du « Mercure de la Philosophie secrète » ; le Mercure désigne l'Âme métallique du sperme sacré. Lorsqu'on ne commet pas le crime de renverser la Coupe d'Hermès Trismégiste - le « trois fois grand » Dieu Ibis-Thot - et qu'on transmute le sperme, on fabrique le Mercure des Sages, lequel n'est autre que l'énergie créatrice qui monte jusqu'au cerveau. Cependant, les alchimistes le savent, avant d'être utilisable ce Mercure doit passer par des phases déterminées. Savoir préparer le Mercure est indispensable. Au début, les eaux mercurielles sont noires comme le charbon, putréfiées, immondes. Beaucoup d'alchimistes perdent leur temps, car ils ne blanchissent jamais les eaux de la vie, et ils ne les blanchissent pas tout simplement parce qu'ils ne savent pas raffiner le « Sacrement de l'Église de Rome ». Comprenez bien : si vous lisez le mot Roma à l'envers, vous obtenez le mot... amor (amour), n'est-ce pas ? Le Sacrement de l'Église de Rome, c'est donc le Sacrement de l'Amour, et ce Sacrement est profané par de nombreux néophytes : ils travaillent grossièrement, de façon passionnelle, dans la Forge des Cyclopes ; ils ne raffinent pas leur travail et leurs eaux restent noires. Quand on commence à raffiner le travail, ces eaux deviennent blanches, ineffables ; on acquiert alors le droit de porter la tunique blanche de Thot, la tunique de la chasteté. Beaucoup plus tard, lorsque les eaux deviennent jaunes, elles peuvent être fécondées par le Soufre. Le Soufre, c'est le Feu latent dans nos organes créateurs. S'étant uni au Mercure, c'est-à-dire à l'énergie sexuelle, le Feu s'élève victorieusement par le canal médullaire spinal jusqu'au cerveau.

L'ascension du Feu sacré est extraordinaire. Le premier centre qu'il ouvre, au cours de cette ascension, c'est le centre magnétique du coccyx, l'Église d'Éphèse, qui nous confère la domination de l'élément terre. Le second centre que le Feu ouvre est situé à la hauteur de la prostate ou de l'utérus et nous donne pouvoir sur les eaux tumultueuses de l'océan. Le troisième centre magnétique à s'ouvrir est localisé à la hauteur du nombril et il nous confère le pouvoir de commander à l'élément feu ; nous pouvons alors activer ou apaiser les volcans de la Terre. Le quatrième centre qui s'ouvre est situé à la hauteur du cœur, et il nous donne le pouvoir d'entrer et sortir de notre corps à volonté ou de mettre notre corps en état de djinn ; l'éveil de ce centre magnétique nous confère la domination de l'élément air. Le cinquième centre que le Feu ouvre est situé dans le larynx créateur et nous confère le pouvoir du Verbe et la faculté d'entendre les symphonies du cosmos. Le sixième centre qui s'ouvre est localisé à la hauteur de l'espace entre les sourcils et nous confère la clairvoyance, faculté qui nous permet de voir les mondes supérieurs. Le septième centre à s'ouvrir est situé dans la glande pinéale (ou épiphyse) et il nous confère le pouvoir de la polyvoyance, soit la faculté de voir dans toutes les régions de l'espace infini.

Le Mercure uni au Soufre ouvre tous ces centres. Lorsque le Mercure s'unit au Soufre, c'est-à-dire au Feu, il devient rouge pourpre. Malheureusement, je le répète, nombreux sont ceux qui stagnent, parce qu'ils ne raffinent pas le Sacrement de l'Église de Rome.

L'excédent du Soufre, du Mercure et du Sel sublimé qui résulte de leur union, se cristallise dans nos cellules, dans notre système nerveux orthosympathique et prend alors la forme merveilleuse du corps Astral ; ce corps splendide est fabriqué dans le laboratoire de notre organisme. On sait qu'on a un corps Astral quand on peut en faire usage, comme les mains ou les pieds. Le corps Astral nous permet de visiter d'autres planètes du système solaire et de nous mettre en contact avec les trente Éons qui sont apparus à l'aurore de la création. Le corps Astral permet de nous mettre en contact avec tous les Décans, Archanges et Trônes qui existent dans l'Univers et de voyager dans tous les mondes de notre galaxie, y compris Sirius, qui est la « capitale » de la galaxie, l'étoile centrale autour de laquelle gravite toute la voie lactée ; en effet, toutes les constellations de la voie lactée, tous les systèmes solaires, dont le nôtre, tournent autour de Sirius ; c'est le centre de gravitation de tous ces mondes, le nôtre inclus.

L'Initié qui a fabriqué un corps Astral a la permission d'aller jusqu'au soleil central Sirius ; il lui est défendu d'aller plus loin, car au-delà de Sirius il y a d'autres galaxies régies par des lois différentes qu'il ne peut pas comprendre, à son stade de développement. Moi-même, lorsque j'ai eu mon véhicule sidéral Astral, que l'on appelle Eïdolon en Haute-Magie, j'ai voulu aller au-delà de Sirius, mais j'ai été ramené à Sirius, car il nous est défendu d'aller au-delà. J'ai appris qu'il y a là-bas d'autres galaxies dont nous ne comprendrions pas les lois ; il y a également des antigalaxies, de l'antimatière, des antisoleils, des antiatomes... Des galaxies d'antimatière, par exemple, s'avèrent pour nous totalement incompréhensibles. Même des savants comme Einstein seraient absolument ignorants dans les domaines de la physique ou des mathématiques si on les emmenait vivre dans une galaxie d'antimatière où les charges électriques, notamment, sont inversées. Une étoile régie par une telle physique est impensable pour nous, devant l'antimatière tous nos livres de science sont caducs. Dans une galaxie gouvernée par des lois que nous ne pouvons comprendre, même avec un corps Astral nous serions comme des bouts de bois ballottés par l'orageux océan. Comment pourrions-nous communiquer avec des gens ayant un corps d'antimatière et dont les concepts correspondent à des dimensions que nous ignorons ? Il serait impossible de comprendre quoi que ce soit.

Ainsi donc, il vaut vraiment la peine de posséder un corps Astral, afin de connaître d'autres régions de l'espace, même si nous ne pouvons pas aller au-delà de Sirius.

Une fois que nous nous sommes offerts le « luxe » de créer ce véhicule, il faut aussi créer le corps Mental, si nous voulons être des hommes dotés d'un mental individuel, parce qu'en ce moment nous n'avons pas de Mental individuel, mais plusieurs : car il y a en nous l'Égo, le Moi de la psychologie expérimentale, et celui-ci est pluralisé ; il est indéniable que chacun des éléments qui constituent l'Égo a son propre mental. Il y a donc en nous plusieurs mentaux et chacun a ses idées, ses conceptions, ses justifications ; chacun a sa logique propre et peut donc argumenter, se défendre, attaquer, commenter, discuter, etc. Chaque mental peut parfaitement se défendre devant un tribunal avec une intelligence surprenante, disant par exemple : « J'ai eu raison de tuer cet homme, parce qu'il avait fait telle chose, parce qu'il avait commis tel ou tel délit... »

Le Moi de la luxure a également sa logique ; il pourrait se présenter devant les meilleurs tribunaux et parvenir à se justifier en s'appuyant sur les plus grandes autorités en psychologie. Il dispose de nombreux arguments ; il pourrait dire, textes savants à l'appui, que sa luxure est une fonction naturelle de l'être humain, que tous les êtres doivent développer leur potentiel sexuel, ou que ce n'est pas de la luxure mais un épanouissement normal de sa fonction érotique et que l'Éros est naturel et qu'il existe en chacun de nous, plus ou moins développé. Il pourrait donner une conférence sur la question, dicter un cours magistral dans une faculté universitaire, en décrivant au tableau toute la physiologie de l'Éros en relation avec le fonctionnement des organes et glandes sexuelles, devant un public ébahi...

Ainsi donc, chacun des nombreux Moi que nous avons en nous a sa logique propre, son mental, ses raisonnements. Soulignons le fait que chaque mental, à l'intérieur de nous, discute avec les autres, se heurte aux autres, se dispute avec eux, etc., comme l'auto-observation psychologique nous permet de le constater.

Il nous faut donc créer un Mental individuel, ce qui sera impossible si nous ne transmutons pas le sperme sacré en énergie. Par la transmutation nous fabriquons, avons-nous dit, ce que les alchimistes appellent le Mercure, et c'est avec le Mercure des Sages uni au Soufre que nous pouvons cristalliser, former, créer en nous le Mental individuel. Lorsqu'on possède un corps Mental, on peut intégrer, assimiler toute la science de l'Univers ; on peut également utiliser le véhicule Mental pour voyager dans l'espace sacré et pénétrer dans le Devachan, c'est-à-dire, la région mentale supérieure du cosmos et de la nature.

Le Mental individuel est un véhicule splendide, extraordinaire, mais ce n'est pas tout. Les gens en général sont victimes des circonstances, ils sont les jouets des circonstances de leur vie, ils dépendent de la loi des accidents, comme on peut le constater quotidiennement. Nous ne pourrions véritablement apprendre à contrôler les circonstances tant que nous n'avons pas créé le corps de la Volonté consciente (ou corps Causal). Lorsque nous avons fabriqué ce corps, nous ne sommes plus esclaves des circonstances, nous pouvons au contraire les orienter à notre guise, nous en devenons seigneur et maître. Ce corps n'est créé qu'avec le Mercure des Sages, qui résulte de la transformation ou transmutation de l'énergie créatrice.

Dotés des corps Astral, Mental et Causal, en plus d'un corps physico-éthérique vivifié, régénéré, nous recevons alors nos principes animiques et spirituels et nous devenons des hommes véritables, des hommes réels. Le corps Causal est le dernier des véhicules que nous devons créer ; l'homme causal est l'homme véritable. Dans le monde des causes naturelles, nous pouvons voir les hommes véritables travailler pour l'humanité ; ce sont d'authentiques Boddhisattwas dans le sens transcendantal du terme, des Boddhisattwas qui travaillent sous la direction du Père qui est en secret. Chacun obéit à son Père divin, car « il y a autant de Pères dans le Ciel que d'hommes sur la Terre », chacun de nous a son Père éternel. L'homme causal, l'homme véritable se développe donc sous la direction du Père et vit dans le monde des causes naturelles. C'est dans cette région que résonnent les symphonies du cosmos, c'est dans cette région que l'on entend les mélodies de la vie universelle. On retrouve aussi dans cette région le Karma, car c'est là que travaillent les Seigneurs de la Loi.

L'homme véritable peut absorber en lui ses véhicules Astral et Mental pour vivre dans le monde Causal d'où il peut se projeter à volonté dans le Mental cosmique et ses profondeurs ou vers les régions du monde Astral, pour se manifester ensuite dans le monde physique. Ainsi, pour pouvoir vivre à vos côtés, pour pouvoir échanger avec vous, je dois me projeter depuis le monde Causal, car j'ai mon centre de gravité dans le monde des causes naturelles. De là je me projette d'abord vers le Mental, puis vers l'Astral et enfin, je viens ici-bas, dans ce monde physique, pour m'entretenir avec vous. Il me faut une concentration constante pour être en mesure de discourir avec vous, parce que mon centre de gravité est là-bas, dans le Causal ; je suis un homme du monde Causal, et ce que je vous dis, ce que je vous explique, c'est pour obéir à mon Père éternel, car on m'a ordonné de vous livrer cet enseignement, ce que je fais avec le plus grand plaisir, afin que vous puissiez fouler le sentier de la révolution de la Conscience, de la révolution en marche, de la révolution spirituelle intégrale !

Je veux donc que vous compreniez que ce qui compte, c'est d'accéder à l'état d'homme, que le Soleil a un intérêt à créer des hommes. Le Soleil veut récolter une moisson d'Hommes solaires, et il y travaille fébrilement en ce moment. Comprenez bien que lorsqu'une race perd tout intérêt pour les idées solaires, le Soleil perd à son tour tout intérêt pour cette race et la détruit, car elle n'est plus d'aucune utilité pour son expérience. Mais avant de la détruire, il fait un suprême effort pour extraire une dernière récolte, si minime soit-elle, d'Hommes solaires. Si vous répondez à notre appel, s'il se crée en vous la disponibilité à l'homme, le Soleil pourra peut-être vous élever à l'état d'Hommes solaires, mais il faut que vous coopériez avec le Soleil ; ainsi seulement pourrez-vous vous transformer en Hommes solaires.

Avant tout, il est urgent que vous appreniez à transmuter. L'Homme solaire ne peut être créé qu'avec l'énergie solaire, et cette énergie est contenue précisément dans le mercure brut des alchimistes, dans le minéral brut, expressions qui désignent le sperme sacré. Ceux qui commettent le crime de l'extraire de leur organisme en s'abandonnant à leurs passions charnelles s'enfonceront définitivement dans les mondes infernaux, jusqu'à leur désintégration finale.

Pour que les germes de l'homme puissent se développer dans notre organisme, il faut qu'ils soient vivifiés par les rayons ou les émanations du Soleil Sacré Absolu ; sinon les germes demeurent inféconds, dégénèrent et involuent, jusqu'à la « deuxième mort ».


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1. Le Christ Cosmique et la Semaine Sainte (96)
2. Le Feu Sacré
3. La Transformation des impressions (34)
4. La Transformation des impressions et l'Eveil de la Conscience (39 et 61)
5. Nous sommes proches d'une grande catastrophe
6. L'Ere du Verseau
7. L'Anneau d'Alcyone
8. L'Antéchrist (103)
9. L'émancipation de la Conscience, Clef du Salut
10. La Moisson du Soleil (111)
11. Les Niveaux de l'Etre
12. La Quatrième Verticale
13. La Gnose
14. Les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience
15. La Machine Humaine (19)
16. Le Sens de l'Auto-Observation Psychologique
17. Les Trois Sortes de Mental (64)


18. Conseils aux aspirants gnostiques
19. Sexologie Transcendantale
20. Message aux Dames Gnostiques
21. Le Penser Psychologique et le Mental Intérieur (64)
22. L'Eternel Principe Féminin et notre Jeshua Particulier
23. La Mission de l'Avatar
24. L'enseignement de l'Avatar du Verseau
25. L'Horizontale et la Verticale de la Vie (55)
26. La Sagesse de l'Etre
27. La Transformation Intérieure
28. Sur les cultures Maya et Nahuatl (71)
29. Le Chemin Secret Révolutionnaire
30. Révélations Gnostiques sur le Baptême
31. Le Jugement Porté sur les Autres (35)
32. La Technotronique
33. La Raison d'être du Mouvement Gnostique (99)
34. 150 questions posées au VM Samaël Aun Weor

/// En italique, sont affichées les intitulés des conférences sur divers thèmes en doublon avec les conférences du 5ème Evangile
(voir explications au bas de la page Liste des Conférences sur Divers Thèmes)
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